Cinq perquisitions administratives mais six portes enfoncées par erreur

photo-d-archive-le-progres-1449259321La dernière perquisition en date a été menée le matin du mardi 24 novembre dans le quartier de « Guitard » au Puy-en-Velay. Elle a été entachée d’un « couac » puisqu’avant de fouiller l’appartement qu’ils ciblaient, les policiers se sont trompés d’étage dans l’immeuble et ont forcé la porte d’un appartement voisin… La perquisition menée finalement dans le logement ciblé n’a, par ailleurs, rien donné.

Le week-end précédent, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 novembre, quatre perquisitions avaient déjà été réalisées à La Chomette, Bains et au Puy-en-Velay par les gendarmes. Ces derniers cherchaient un individu signalé en voiture dans les bois du secteur du Puy-en-Velay, le week-end des attentats, armé d’une kalachnikov.

L’arme en question avait été retrouvée : il s’agissait d’une réplique de AK-47 destinée à la pratique de l’airsoft. Une réplique de Beretta a également été découverte. En revanche, lors des perquisitions, le père du suspect a été placé en garde à vue quelques heures avant d’être relâché : un chargeur de pistolet-mitrailleur très ancien avait été découvert à son domicile.

Le Progres

Le CRIF appelle a faire barrage au FN et dénonce les velléités de suprématie d’une France chrétienne

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Les responsables de la communauté juive en Provence-Alpes-Côte d’Azur ont appelé jeudi à faire barrage aux régionales à la liste Front national de Marion Maréchal-Le Pen, en tête dans les sondages.

« Nous n’avons pas la bêtise de croire que nous ne faisons pas partie du lot des personnes que (le Front national) exclut », a déclaré la présidente régionale du Crif, Michèle Teboul, dont l’organisation a reçu les deux principaux concurrents de la candidate FN, le socialiste Christophe Castaner et Christian Estrosi (Les Républicains).

« Mme Maréchal-Le Pen base son discours sur la suprématie d’une France chrétienne où nous, juifs, ne trouverions pas notre place. (…) Nous ne sommes pas dupes. Si les musulmans n’étaient pas là, ce seraient les juifs qu’elle exclurait », a-t-elle poursuivi, lors d’une conférence de presse à Marseille.

« Pas une voix juive ne doit se porter sur le Front national », a complété William Labi, président délégué du Consistoire, lors de cette conférence à laquelle assistait également le grand rabbin de Marseille.

« Pour l’instant, les juifs ne sont pas visés (par le FN), ce n’est pas pour autant que nous ne devons pas le combattre », a déclaré Élie Benarroch, président du Fonds social juif unifié (FSJU). « En tant qu’individus, démocrates, juifs, nos valeurs sont opposées à celles du Front national. » « Il se peut qu’une infime minorité » de Français juifs soient séduits par le discours du Front national, notamment sur l’islam, mais les représentants de la communauté estiment qu’en « aucun cas,il ne faut se jeter dans les bras » de ce parti, a ajouté Élie Benarroch.

Au niveau national, le Crif a appelé après les attentats les « Français à se rendre massivement aux urnes » et a rappelé « sa position de rejet de l’extrême droite (en particulier du Front national) et de l’extrême gauche, dont les valeurs sont contraires à notre pacte républicain ».

Le Point

État d’urgence, le préfet condamné par la justice suite a un arrêté abusif contre un imam

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Le tribunal administratif de Nice a suspendu l’arrêté préfectoral qui lui interdisait  de fréquenter tout lieu de culte à Cannes et Grasse dans le cadre de l’état d’urgence.Au lendemain de l’audience, le tribunal administratif de Nice a rendu son jugement.

Les documents fournis par la préfecture pour justifier cette interdiction ne permettent pas de conclure que l’imam appartient à une mouvance radicale menaçant la sécurité publique, estime le tribunal dans ses conclusions publiées jeudi.

L’interdiction est donc suspendue et l’État doit verser une somme de 1.000 euros au plaignant, conclut le tribunal.

Pendant l’audience, le jeune imam avait reçu le soutien du recteur de la Grande mosquée de Cannes, Mustapha Dali. Ce dernier s’était  félicité d’avoir employé depuis un an cet homme, qui étudie pour l’obtention d’un doctorat et dont il connaît les professeurs.

France 3

Les musulmans ne peuvent être français que sous condition, juge Marion Maréchal-Le Pen

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« Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a déclaré la députée FN et candidate en Paca.

Pour la candidate Front National en Paca Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans ne pouvent être Français « qu’à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie » hérités de l’histoire notamment chrétienne du pays. « Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a lancé la députée FN, lors d’un meeting à Toulon (Var).

Pendant plusieurs siècles, les rois de France ont été sacrés dans la cathédrale de Reims, symbole de l’alliance entre le pouvoir royal et l’Eglise catholique. La fête de la Fédération est elle un symbole républicain, la célébration du premier anniversaire de la prise de la Bastille.

« Nous ne sommes pas une terre d’Islam, et si des Français peuvent être de confession musulmane, c’est à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie que l’influence grecque, romaine, et seize siècles de chrétienté ont façonné », a-t-elle ajouté : « Chez nous, on ne vit pas en djellaba (longue robe à capuchon traditionnelle dans les pays arabes, ndlr), on ne vit pas en voile intégral et on n’impose pas des mosquées cathédrales ».
La France de Charles Martel

Avant ce discours centré sur « l’identité », le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard s’était exprimé à la tribune, affirmant vouloir « retrouver » la France de Charles Martel. « Je veux retrouver notre France, celle de Louis XIV, de Napoléon, et celle, si le ministère de l’Intérieur me l’autorise, de Charles Martel », souverain des Francs qui a affronté les armées musulmanes lors de la bataille de Poitiers en 732, a-t-il lancé.

« Je veux continuer à vivre dans un pays ou l’on parle Français et non pas un espèce de sabir de banlieue », « je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l’ombre des églises, je veux une crèche dans mon hôtel de ville », a poursuivi le maire de Béziers.

Le point

Dans le Loiret, l’Education nationale rêve d’un fichage des parents «ostensiblement religieux »

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La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d’établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents «ostensiblement religieuses».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 «relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire», la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits «pouvant porter atteinte aux valeurs de la République».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure «l’atteinte au principe de laïcité». Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout «parent portant atteinte» à ce principe au travers, notamment, de «tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. «Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques», dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

«On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée !»

Libe

24 militants militants de gauche assignés à résidence au nom de l’état d’urgence

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Vingt-quatre militants ont été assignés à résidence dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats djihadistes, dans le but de les empêcher d’aller manifester à Paris lors de la COP21, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur, une situation dénoncée par leurs soutiens.

Dans trois de ces arrêtés, consultés par l’Agence France-Presse, les personnes visées, âgées de 27 à 30 ans, soupçonnées d’appartenir à « la mouvance contestataire radicale », ont interdiction de quitter leur ville de l’ouest de la France, à moins d’obtenir une autorisation du préfet ; elles doivent pointer trois fois par jour au commissariat et ont l’obligation de rester à leur domicile de 20 heures à 6 heures, jusqu’au 12 décembre, lendemain de la clôture de la conférence climat à Paris.

« Une atteinte au droit de manifester »

Contactée par l’Agence France-Presse, leur avocate, Marie Dosé, dénonce « une atteinte au droit de manifester » et « un détournement de l’état d’urgence ». Elle va former des recours au tribunal administratif.

Le Point

Joël Domenjoud, militant écologiste assigné a résidence en vue de la COP21

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Les assignations à résidence ne concernent pas que les personnes soupçonnées de liens avec l’islam radical. Les militants qui voulaient se faire entendre pendant la COP21 viennent de l’apprendre.

Joël Domenjoud, qui participe à la «legal team» (le conseil juridique) de la Coalition climat (qui regroupe 130 organisations de la société civile), doit désormais pointer trois fois par jour au commissariat, a indiqué la Ligue des droits de l’homme dans un communiqué.

Selon l’ONG, le ministère de l’Intérieur reproche à ce membre du collectif de soutien aux opposants à Notre-Dame-de-Landes de faire «partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP».

Cette assignation à résidence s’ajoute à d’autres mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, à commencer par l’interdiction de toute manifestation.

Libération

Perquisitions et assignations a résidence dans les milieux zadistes et alternatifs

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Quelques jours avant l’ouverture de la COP21, plusieurs assignations à résidence et perquisitions ont visé des militants proches des milieux zadistes et écologistes, mercredi 25 et jeudi 26 novembre, dans toute la France.

Six personnes ont été assignées à Rennes, ainsi qu’un membre de l’équipe juridique de la Coalition Climat21, qui rassemble 130 associations, organisations non-gouvernementale et syndicats. Les policiers ont également tenté de notifier cette mesure à plusieurs personnes à Rouen et à Lyon, notamment.

Des perquisitions ont eu lieu à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et… chez des maraîchers bio de Dordogne. Les assignations que nous avons pu consulter ont une durée limitée – jusqu’au 12 décembre, le lendemain de la fin de la conférence sur le climat – et visent clairement les éventuels mouvements revendicatifs qui pourraient entourer l’événement, qui débute dimanche 29 novembre.

Inquiétude depuis des semaines

Mardi 24, plusieurs intellectuels ont lancé un appel à « braver l’état d’urgence » dans Libération, et l’événement « Marche mondiale pour le climat (appel à la désobéissance) » créé sur Facebook réunissait, vendredi, 4 700 participants.

La méthode utilisée par le gouvernement pour contrôler la mobilisation autour de la COP21 n’est pas sans rappeler l’« interdiction administrative de manifester », l’une des propositions du député (PS, Seine-Saint-Denis) Pascal Popelin, rapporteur de la commission parlementaire créée dans la foulée de la mort d’un manifestant à Sivens (Tarn), le 26 octobre 2014.

Le Monde

C’est officiel : la France envisage d’enfreindre les Droits de l’Homme

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La France vient d’informer le Conseil de l’Europe qu’elle pourra, à cause de l’état d’urgence, déroger à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Signée par les 47 membres du Conseil de l’Europe et basée sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette convention protège les libertés fondamentales : la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la liberté de réunion et d’association, le droit à un procès équitable…

Des abus concernant l’application de ces mesures commencent à faire réagir (lire nos articles : L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux et Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »).

L’ONG Human Rights Watch fait l’inventaire de tous les droits garantis par la convention européenne que menace la nouvelle loi. L’état d’urgence voté en France pour trois mois permet d’enfreindre certains libertés fondamentales, telles la liberté de circulation, la liberté d’expression ou le respect de la vie privée : assignation à résidence, perquisitions sans autorisation judiciaire, copie de données informatiques,…

Basta Mag

Les américains ne bombardent pas les puits de pétrole de l’EI pour des raisons environnementales

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Un ancien directeur de la CIA a déclaré que la coalition menée par les USA pour lutter contre l’État islamique s’est montré réticente au sujet des bombardements des puits de pétrole contrôlés par le groupe extrémiste, en partie à cause de ses préoccupations environnementales.

« Nous ne sommes pas allés frapper les puits de pétrole que l’EI contrôle parce que nous ne voulons pas faire des dommages environnementaux, et nous ne voulons pas détruire l’infrastructure», a déclaré l’ancien chef de la CIA, Michael Morell.

Un porte-parole du Pentagone a déclaré précédemment que la coalition voulait «paralyser» les capacités de distribution d’huile de l’Etat islamique, mais ne voulait pas détruire la production de pétrole et les infrastructures de la région parce qu’ils seront nécessaire pour les habitants après l’éradication l’État islamique.

L’État islamique est censé générer près d’un demi-milliard par an de recettes pétrolières.

The Washington Times

Le candidat FN Wallerand de Saint-Just qualifie la période post attentat de « moments très enthousiasmants »

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Pour se faire connaître, le trésorier du FN (conseiller régional sortant en… Picardie) a rasé ses pointes de moustache vieille France, s’est laissé pousser la barbe et a affiché sa nouvelle tête sur des milliers de murs de la région, « grâce à une campagne de collage intensive »

S’il se vante d’avoir les 84 pages de son programme, l’ex-avocat de Jean-Marie Le Pen se glisse désormais dans les pas de sa fille.

« Nous profitons d’une dynamique nationale. On vit des moments très enthousiasmants. »

Le Parisien

Perquisition administrative chez des maraîchers bio « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »

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La ferme d’Elodie et Julien, à mi-chemin entre Périgueux et Angoulême, figure dans une plaquette de l’office de tourisme au chapitre « vente directe de fruits et légumes ». Il faut croire qu’on la trouve aussi dans les petits papiers du préfet de Dordogne.

Mardi matin à 7h20, depuis sa chambre avec vue sur l’arrière de la maison, un ami hébergé par le couple entend des claquements de portières et aperçoit la lumière de lampes torches. C’est une perquisition administrative. « Quand on est descendus, les gendarmes étaient déjà dans la cuisine », raconte Elodie, 36 ans. Elle ne sait pas si l’ami «  a ouvert ou s’ils sont entrés tout seuls », de toute façon « la porte était ouverte ». Devant elle et son compagnon Julien, 34 ans, s’alignent « une dizaine » de gendarmes de Nontron, Ribérac et Verteillac.

Comme les maraîchers bio demandent des explications, les forces de l’ordre invoquent l’état d’urgence et leur montrent un ordre de perquisition signé par le préfet Christophe Bay (voir ci-dessous). Selon ce papier, faisant référence aux attentats du 13 novembre et à « la gravité de la menace terroriste sur le territoire national », « il existe des raisons sérieuses de penser » que chez eux « peuvent se trouver des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ». « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? », plaisante Elodie après coup. Installés depuis trois ans et demi en Dordogne, Julien et sa compagne ont une fille de deux ans, vendent des légumes de saison à la Biocoop et le samedi au marché.

« Le G8, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ? »

Pendant deux heures quarante, les gendarmes fouillent chaque pièce en regardant « dans les placards, les coffres, la bibliothèque, les recoins, les boîtes », détaille Elodie. Ils semblent « très intéressés par les petits carnets, les coupures de presse. Les livres moins. » Et demandent quelle surface fait la ferme, s’il y a des appentis. L’un d’eux prend les choses particulièrement au sérieux. « Il nous dit : “le G8, les sommets européens, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ?” et mentionne aussi la Cop21. Visiblement, la perquisition a un rapport avec nos activités militantes. »

« Ils nous parlent d’extrême gauche et sous-entendent qu’on est islamistes ? »

« On parle de quoi là ? Ils nous parlent d’extrême gauche et d’un coup sous-entendent qu’on est islamistes ? On ne sait pas ce qu’ils cherchent. » Pour seule réponse, les habitants récoltent un « voyez ça avec le préfet, nous on exécute les ordres ».

A 10 heures, après avoir fait signer un compte-rendu de perquisition reconnaissant qu’ils n’ont rien trouvé, les gendarmes repartent comme ils sont venus. Les maraîchers pensent quand même « qu’il faut que ça se sache ».

1233 perquisitions, 165 interpellations, 142 gardes à vue, 230 armes saisies

Sur l’ensemble du territoire, on dénombrait mardi 1233 perquisitions administratives, conduisant à 165 interpellations, dont 142 gardes à vue, et la saisie de 230 armes. Un certain nombre d’abus et de bizarreries sont déjà signalés : citons par exemple une fillette de 6 ans blessée à Nice, un TGV évacué pour un film d’action, un trompettiste retenu sans motif Gare du Nord, un restaurant investi par la police en plein service… Au point que les recensions de ces dérapages ont été systématisées par La Quadrature du Net et remplissent les pages des journaux.

Basta Mag

L’élu FN Adrien Mexis démissionne, lassé par un parti qui « alimente la chronique judiciaire »

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Déjà marqué par le départ de deux de ses colistiers lors du dernier conseil municipal, l’élu Adrien Mexis, encore il y a peu directeur de cabinet de Stéphane Ravier, le sénateur-maire FN a donc décidé de claquer la porte du parti, et de repartir vers d’autres destinées professionnelles.

Au coeur de cette démission, les élections régionales, et l’élaboration de la liste FN. Ce n’est pas ma conception de la politique, et je ne pouvais pas participer à une liste qui, malgré la présence de certaines personnes pour qui j’ai de l’estime et de la sympathie, contient trop de contradictions avec les principes qui devraient être ceux d’une saine action publique : volonté d’exercer son mandat, loyauté, assiduité, travail des dossiers… Sans parler bien sûr de qui alimente davantage la chronique judiciaire des journaux que les pages politiques. Je n’ai donc plus de raisons de m’associer à tout cela.  »

La Provence

L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux

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Des militants écologistes qualifiés de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente » et interdits d’entrée en Eure-et-Loir. A Paris, une soixantaine de personnes ayant manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes.

En Île-de-France, les premières convocations sont arrivées quasi immédiatement dans les boîtes aux lettres. 58 personnes soupçonnées d’avoir participé à un rassemblement de soutien aux migrants, qui a réuni quelques centaines de personnes le 22 novembre à Paris, sont visées, indique la préfecture de police de Paris.

Elles ont « commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence », selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info.

« Parmi les 58 personnes poursuivies, il y a deux militants de Droit au logement dont le porte-parole Jean-Baptiste Eyraud, détaille Annie-Pourre, membre de l’association, contactée par Basta !. Ils ont visé haut. Le Préfet de police a indiqué qu’ils devaient faire l’objet de « poursuites exemplaires ».

C’est un acte politique », dénonce t-elle. Apparemment, les policiers n’ont procédé à aucun contrôle d’identité pendant la manifestation et ont identifié les contrevenants grâce aux images des caméras de vidéo surveillance. « Or, certaines personnes qui n’étaient pas présentes ont été convoquées », réagit Annie Pourre.

« L’état d’urgence tourne à la caricature », insiste Annie Pourre. Et pas seulement à Paris. La préfecture d’Eure et Loire vient d’interdire aux militants de « Cap sur la Cop » de traverser le département.

Ce convoi rassemble 200 opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes qui se rendent en vélos et tracteurs à Paris. L’arrêté préfectoral qualifie ces militants de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente ». « Jusqu’où le gouvernement ira-t-il pour arrêter cinq tracteurs, un triton, une cabane, une cantine mobile et 200 cyclistes de 1 à 77 ans, armés d’un peu d’huile de chaînes et de pompes à vélo ? », réagissent les personnes visées par l’arrêté. Des responsables du convoi envisagent de déposer un référé liberté contre cette décision.

Basta Mag