L’extrême droite propose une loi pour interdire les muezzins des mosquées à Jerusalem

A Jérusalem, un député reçoit le soutien d’universitaires et d’élus de droite pour son texte visant à interdire les haut-parleurs des mosquées

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L’affaire est aussi explosive que celle de l’accès à l’esplanade des Mosquées de Jérusalem. Mais Mordechai «Moti» Yogev, député du parti d’extrême droite le Foyer juif, estime qu’il «fait œuvre de salubrité publique». Soutenu par sa formation et par de nombreux élus du Likoud (les nationalistes au pouvoir) ainsi que du parti de centre droit Koulanou, il pousse à fond sa proposition de loi visant à interdire aux muezzins l’usage du haut-parleur pour l’appel à la prière.

Libe

Valls: l’antisionisme est « synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël »

Au dîner du Crif, lundi soir, le Premier ministre a voulu se montrer rassurant face aux angoisses exprimées un peu plus tôt par Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives.

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« Les Français juifs ne doivent pas douter de la France ». Voilà la réponse qu’a apporté lundi soir Manuel Valls à « l’angoisse » exprimée par le président sortant du Conseil représentatif des institutions juives de France, lundi soir lors du 31e dîner annuel du Crif.

En l’absence de François Hollande, retenu à Bruxelles par la prolongation d’un sommet extraordinaire UE-Turquie sur la crise des migrants, mais en présence de plusieurs membres du gouvernement, c’est donc le Premier ministre qui a répondu, dans un discours préparé par le chef de l’Etat et complété par ses soins, à Roger Cukierman.

Valls met sur le même plan antisionisme et antisémitisme

Emporté par son discours, le Premier ministre s’est quelque peu écarté de la version écrite, martelant que « mener des politiques fortes contre l’antisémitisme ou l’antisionisme ne fera pas perdre des voix ici ou là dans tel ou tel quartier », mais « honorera tous ceux qui seront engagés dans ce combat ». « Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…) il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël« , a-t-il fait valoir.

L’Express

Le FN ne veut pas aller au dîner du Crif mais aurait quand même bien aimé être invité

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Vingt-quatre heures après avoir regretté de ne pas y être convié, le Front national s’est trouvé bien content de ne pas assister au dîner annuel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Réponse du berger à la bergère. Le FN, vexé, ne veut, finalement plus participer au dîner du CRIF. Pas décidé à en rester là, la formation l’a fait savoir par la voix de son président, Louis Aliot, qui s’est fendu d’un communiqué dans lequel il qualifie le rendez-vous annuel du Crif de « dîner mondain, communautaire, discriminatoire et stérile ».

Et de citer, sans le nommer, Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly et figure connue au sein de la communauté juive qui déclare au Figaro :

Le Crif ne représente plus personne, et son fonctionnement n’est pas démocratique (…) Le Crif a cessé d’être le représentant des juifs auprès des politiques, pour devenir le représentant des politiques auprès des juifs. Je trouve pathétique ce défilé d’élus, qui ne veulent pas qu’on leur reproche de ne pas y être allés.

Ce 7 mars, la 31e édition de cet événement doit accueillir des responsables politiques de divers bords politiques, dont Nicolas Sarkozy et trois candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre. En revanche, le Front national n’est jamais invité.

Un choix qui attriste Florian Philippot, le vice-président du FN, qui a dit regretter sur Europe 1 le 6 mars que Roger Cukierman ne respecte pas le « pluralisme politique ». « Je ne suis pas l’Assemblée nationale », lui a sèchement répondu le principal intéressé dès le lendemain, sur la même antenne.

Roger Cukierman en a profité pour justifier son refus d’inviter la présidente du FN, Marine Le Pen. Il l’avait pourtant qualifiée « d’irréprochable » le 23 février 2015, même si elle était à la têted’un parti « pas fréquentable ». Des propos qui avaient suscité une violente polémique. Ce 7 mars 2015, il a visiblement changé de cap :

Quand vous faites un dîner chez vous, vous avez tendance à inviter plutôt vos amis ? Eh bien moi, je n’ai pas envie d’inviter les héritières de Jean-Marie Le Pen, sa fille, sa petite-fille. Je pense que c’est un parti xénophobe, populiste, démagogue et donc je préfère ne pas l’inviter (…) parce que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Le Lab

Dîner du Crif : un couvert à 900 euros… et 800 euros déductibles d’impôt

Pour participer au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif), il vous en coûtera 900 euros, comme en atteste le carton d’invitation qui circule sur les réseaux sociaux. Mais 800 euros sont déductibles d’impôt. Pour Daniel Schneidermann, ce sont donc les contribuables qui ont financé l’événement à hauteur de 528 euros par personne.

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C’est un chiffre qui fait tourner la tête. Depuis mardi, une photo circule sur les réseaux sociaux. Celle du carton d’invitation du trentième dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif). Une coquette somme si vous souhaitez y assister : il y est indiqué que le couvert se chiffre à 900 euros par personne. Mais pas de panique, en bas du même carton, une annotation précise « Cerfa à 800 déduction ».

Dans un billet publié sur le site Arrêt sur imagesDaniel Schneidermann explique que ce « dîner de gala » se déroule « aux frais du contribuable » puisque « le carton d’invitation [ouvre] droit à une déduction fiscale de 800 euros ».

Joint par Arrêt sur images, Yonathan Arfi, vice-président du Crif, s’explique. « Non, l’Etat ne rembourse pas 800 euros. La mention indique seulement que sur les 900 euros dépensés pour participer au dîner, seuls 800 euros sont considérés comme un don, les 100 euros restants sont le prix du repas uniquement. Et seuls les 800 euros ouvrent droit à une déduction fiscale, et non un remboursement ».

Sur ces 800 euros donc, 66% sont déductibles d’impôt, comme tout don à une association. Ainsi, les participants-donateurs peuvent potentiellement déduire du fisc 528 euros. Les contribuables sont de cette manière mis à contribution pour financer la soirée.

Metro News

Un meeting de Donald Trump a pris des airs d’Allemagne nazie

La main droite levée des supporters de Donald Trump jurant qu’ils voteraient pour lui rappelle le salut nazi de l’Allemagne des années 1930.

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Lors d’un rassemblement à Orlando, en Floride, Donald Trump a demandé à ses supporters de jurer solennellement qu’ils voteraient pour lui. Et pour cela de lever la main droite. La foule a suivi avec enthousiasme les consignes du candidat en tendant le bras de telle sorte que ces saluts ne peuvent pas manquer de rappeler l’Allemagne des années 1930.

Slate

« Les femmes sont là pour faire des enfants »: le sénateur Jean-François Mayet, « macho de 2015 »

L’association féministe les Chiennes de garde a décerné samedi le prix de « macho de l’année » au sénateur Les Républicains (LR) Jean-François Mayet, pour avoir dit que les femmes « sont quand même là pour faire des enfants ».

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Et le vainqueur est? Comme chaque année, l’association féméiniste les Chiennes de garde, a décerné ce samedi son prix du « macho de l’année ». En 2015, le sénateur Jean-François Mayet avait estimé que l’une des causes de la désertification médicale en France est « la féminisation, puisque 75% des nouveaux diplômés sont des femmes. Or nonobstant l’égalité, elles sont quand même là pour faire des enfants« .

 

« Une place de ministre pour une pipe? »

Son « dauphin » est le militant écologiste Stéphane Lhomme, pour un tweet au sujet de l’ex-députée écologiste Barbara Pompili, nommée secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité dans le remaniement de février: « La fausse écolo mais vraie notable #barbarapompili vole au secours de l’aviateur familial #manuelvalls: une place de ministre pour une pipe ? ». 

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L’Express

Le dîner du Crif : tous le gratin politique convié sauf ceux complaisants aux campagnes anti-israël

Le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui réunira lundi soir 800 personnes, sera présenté pour la dernière fois par Roger Cukierman. L’antisémitisme en France devrait être l’un des principaux sujets abordés.

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En trente ans, le dîner annuel du Crif est progressivement devenu un rendez-vous politique incontournable. Pour preuve, il réunira, lundi 7 mars au soir, 800 personnes dont tous le gratin politique. De François Hollande à Manuel Valls mais aussi Bernard Cazeneuve -ministre de l’Intérieur-, Najat Vallaud-Belkacem -Education-, Emmanuel Macron -Economie- sans oublier la maire de Paris Anne Hidalgo mais aussi Nicolas Sarkozy et au moins trois candidats déclarés à la primaire de la droite, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire.

Ce 31e dîner, organisé dans un hôtel parisien, sera organisé -pour la dernière fois- par Roger Cukierman, 79 ans. Son successeur à la tête de la vitrine politique de la première minorité juive d’Europe -un demi-million en France-, doit être élu en mai.

En revanche, les responsables politiques soupçonnés de prêter une oreille complaisante aux campagnes anti-israéliennes n’ont pas été conviés au dîner, à l’instar de ceux du Front de gauche, qui en réponse accusent souvent le Crif de « communautarisme ». De même, personne au Front national n’a reçu de carton d’invitation.

L’Express

Gilles Simeoni : en Corse, le nationalisme est le meilleur rempart contre l’extrême droite

Président du Conseil exécutif de Corse, avocat, ancien maire de Bastia, Gilles Simeoni est un nationaliste modéré. Au salon de l’agriculture de Paris, il confie à RT France sa vision pour une Corse autonome, aux rapports apaisés avec le continent. 

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Le nationalisme, rempart contre le FN ? 

Interrogé sur le fait que la Corse est la région où le Front National a obtenu son plus faible score, Gilles Simeoni estime que le nationalisme est le meilleur rempart contre la montée de l’extrême droite, même si paradoxalement, le nationalisme corse est souvent lié aux partis de gauche.

En Corse, en France ou en Europe, le meilleur antidote contre l’extrême droite, ce sont des mouvements politiques forts qui apportent des réponses de fond dans le domaine économique, social et concernant le modèle d’intégration. En Corse, le nationalisme a cette vocation

RT

 

Saint-Pons : le maire accusé de vol dans un magasin de bricolage

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Voilà une quinzaine de jours que la rumeur grossit dans la vallée de l’Ubaye : Michel Nicolao, maire de Saint-Pons et vice-président de la communauté de communes de la vallée de l’Ubaye (CCVU), est accusé de vol chez Mr Bricolage, un magasin de sa commune. Suspicions et accusations s’enchaînent dans la vallée.

Plus d’un mois après les faits, l’élu s’explique : « J’ai fait une erreur, une faute. Il y a environ un mois de cela, je m’y suis rendu pour faire des achats, notamment des lames de scie vibrante. J’en ai vu dans la boîte d’un outil en exposition et les ai prises. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas. Je me suis rendu au magasin pour présenter mes excuses, mes regrets au directeur et aux membres du personnel présents. »

Le Dauphine

Etats-Unis: un journaliste agressé par un garde du corps de Donald Trump

Lors d’un meeting de Donald Trump, un photographe du magazine Time a été violemment interpellé par un agent des services secrets chargé de la sécurité du candidat républicain.

En 1927, le père de Trump a été arrêté lors d’une manifestation du KKK

Un certain Fred Trump a été arrêté le 30 mai 1927 pendant une émeute provoquée par le Ku Klux Klan dans le Queens. Ce que Donald Trump nie.

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Si Donald Trump affirmait sur CNN qu’il ne connaissait rien au Ku Klux Klan, l’organisation suprémaciste blanche américaine —dont l’ancien leader a appelé à voter pour lui—, son père devait sans doute être mieux renseigné sur le sujet.

Selon un article du New York Times publié en 1927, repéré par The Washington Post et le site d’information Boing Boing, Fred Trump, le père du candidat à l’élection présidentielle américaine, a été arrêté pendant une émeute provoquée par le Ku Klux Klan et un groupe de sympathisants fascistes le jour du Memorial Day, en 1927.

Selon un flyer, le Ku Klux Klan manisfestait parce que les «Américains de souche protestants» étaient «agressés par la police catholique de New York». L’organisation suprémaciste blanche ne faisait bien évidemment pas référence aux tribus autochtones avec le terme «Américains de souche» mais absurdement aux descendants protestants des colons européens.

Le 30 mai de cette année-là, des bagarres éclatent à New York. Dans le Queens, où 1.000 membres du Ku Klux Klan défilent vêtus de leurs robes à capuche blanches sur les rues du quartier jamaïcain, sept hommes sont arrêtés pendant une rixe. Fred Trump fait partie du lot. Représentés tous les sept par les mêmes avocats, Fred Trump sera finalement relaxé.

Selon une mise à jour du Washington Post, un article du Daily Star publié à l’époque de la manifestation soulignait que Fred Trump avait été arrêté «pour avoir refusé de quitter les lieux alors qu’on lui ordonnait de le faire».

Slate

Trump propose de saisir le pétrole irakien et syrien au bénéfice des compagnies américaines

Comment le milliardaire incendiaire voit-il le monde ? Quel rôle veut-il que l’Amérique joue sur l’échiquier planétaire ?

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Malgré ce que l’on croit, Donald Trump, qui décroche succès sur succès dans la primaire républicaine et pourrait donc bien obtenir l’investiture pour l’élection présidentielle, a des idées certes dingues mais assez cohérentes en matière de politique étrangère.

Saisir le pétrole

Saisir manu militari les puits de pétrole irakiens et syriens au bénéfice des compagnies américaines. Cela fait plusieurs années que Donald Trump affirme que Washington doit adopter les méthodes des conquérants d’autrefois et se « payer sur la bête« .

Rétablir la torture

Employer de nouveau la torture contre les terroristes et massacrer leurs familles. Donald Trump veut non seulement réintroduire le « waterboarding » dans les techniques d’interrogatoire mais, selon lui, « ce n’est pas assez dur »… Evidemment, il ne fermerait pas la prison de Guantanamo, qu’il ferait au contraire prospérer.

Faire éliminer Kim Jong-un par la Chine

Récemment le milliardaire a déclaré que Pékin devait « faire disparaître » le leader nord-coréen. Cette proposition radicale a le mérite de la franchise… En revanche, il propose d’augmenter fortement le déploiement américain dans le Pacifique en vue de contrer ce qu’il considère comme la vraie menace contre les Etats-Unis : la Chine.

L’Obs

Trump refuse de prendre ses distances avec un ancien dirigeant du Ku Klux Klan

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Le candidat à la primaire présidentielle républicaine Donald Trump a refusé dimanche de prendre ses distances avec l’ancien dirigeant du Ku Klux Klan, David Duke, qui lui a officiellement apporté son soutien, s’attirant de nombreuses critiques.

Célèbre personnalité publique d’extrême-droite, David Duke a été le chef de file de l’organisation raciste durant les années 70 mais a pris officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.

Suppremassiste, révisionniste et antisémite

Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s’en prend très régulièrement aux juifs.

Interrogé sur le soutien que lui avait témoigné cette figure de l’extrémisme aux Etats-Unis, Donald Trump a assuré ne rien savoir de David Duke.

Il faudrait que je me renseigne

Pressé de condamner le Ku Klux Klan et les mouvements que soutient l’extrémiste, Donald Trump a expliqué qu’il lui faudrait d’abord se «renseigner» sur ces groupes.

«Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien. Il faudrait que je me renseigne», a expliqué le promoteur new-yorkais sur la chaîne d’information continue CNN.

Un tweet de citation de Mussolini

Dimanche toujours, Donald Trump a également été mis en cause pour un message publié sur Twitter.

Critiqué pour avoir retweeté une citation de l’ancien dictateur italien Benito Mussolini, il a défendu son geste et expliqué qu’il ne s’intéressait pas à l’auteur mais à la phrase en elle-même.

«Il vaut mieux vivre une journée comme un lion que cent ans comme un mouton», disait la citation.

Le Soir

Nucléaire : « Les Outre-Mer nous ont servi de dépotoir »

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« Moruroa : irradiés pour la France », c’est l’intitulé de l’émission « C dans l’air » de mardi soir sur France 5, animée par Yves Calvi. Sur son plateau quatre invités parmi lesquels Jean-Luc Sans, président de l’association de vétérans des essais nucléaires (AVEN), Françoise Vergès, politologue et spécialiste des outre-mer, Pierre Servant expert en stratégie militaire et colonel de réserve, ancien porte parole du ministère de la Défense, et Dominique Merchet, journaliste correspondant Défense et diplomatie de l’Opinion.

« Les outre mers nous ont servi de dépotoir. » La sortie est signée Françoise Vergès en réponse à Yves Calvi. La politologue assure d’ailleurs que si les essais avaient été effectués en France, il n’y en aurait certainement pas eu 193.

Françoise Vergès affirme également qu’en métropole : « on parle des outre-mer s’il y a des cyclones (…). On ne sait pas qui sont ces gens vraiment, on ne s’y intéresse pas beaucoup, on ne les écoute pas beaucoup ».

Radio 1

Les Suisses disent non à l’expulsion automatique des criminels étrangers

Ce dimanche, les Suisses ont rejeté une proposition de la droite populiste qui visait à expulser automatiquement les auteurs étrangers de crimes et de certaines infractions. A l’annonce des résultats, des dizaines d’images de moutons heureux et fraternels ont déferlé sur le Web.

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Après une campagne agitée, les Suisses auraient finalement rejeté la proposition polémique de la droite populiste qui voulait expulser automatiquement les étrangers criminels, selon les premières estimations après la clôture des bureaux de vote ce dimanche.

Très contestée, la proposition élargissait le renvoi automatique à tout étranger ayant déjà été condamné au cours des dix dernières années, qui serait reconnu coupable d’avoir commis des infractions mineures comme des « lésions corporelles simples » ou d’avoir participé à une rixe.

Une campagne virulente

Le gouvernement et le Parlement avaient jugé la proposition de l’UDC contraire aux « règles fondamentales » de la démocratie. Aucun autre parti national ne soutenait l’initiative.

L’Express

L’ancien leader du Ku Klux Klan appelle à voter pour Trump

La candidature de Donald Trump attire le soutien des suprémacistes blancs.

Le nationaliste blanc David Duke, qui était le leader du Ku Klux Klan dans les années 1970, vient d’appeler à voter pour Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, rapporte Buzzfeed.

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«Voter contre Donald Trump serait trahir vos origines», a-t-il expliqué lors de son émission radio le 24 février. Il demande ensuite à ses auditeurs de faire du bénévolat pour la campagne du milliardaire new-yorkais:

«Ils ont besoin de bénévoles. Allez-y, vous allez rencontrer des gens qui ont le même état d’esprit que vous.»

Comme le rappelle le Southern Poverty Law Center, Duke est un néo-nazi et un négationniste qui pense que les blancs sont massivement discriminés aux États-Unis. Il a malgré tout été élu comme représentant à l’assemblée de Louisiane en 1989 et a obtenu 32% des voix lors de sa campagne de 1991 pour devenir gouverneur de l’État.

Libérer la parole raciste

Sur son site internet, il explique notamment qu’il faut voter Trump pour contrer la domination juive du Parti républicain.

En décembre 2015, Duke avait expliqué au site Politico que la candidature de Trump avait permis aux blancs (qu’il nomme «Euro-Américains») de libérer leur parole raciste:

«Il a rendu possible le fait de parler des inquiétudes des Euro-Américains aujourd’hui, parce que je pense que les Euro-Américains sont le seul groupe qui ne peut pas défendre ses intérêts et son point de vue.»

Avec sa rhétorique anti-musulmans et anti-immigrés, Trump fédère l’électorat américain le plus raciste mais, à l’été 2015, il avait officiellement déclaré qu’il ne voulait pas du soutien de David Duke.

Soutien de suprémacistes blancs

Pourtant, de plus en plus d’extrémistes font campagne pour lui, même si c’est sans son approbation officielle. Avant les primaires républicaines de plusieurs États, un groupe de suprémacistes blancs a en effet enregistré des messages téléphoniques encourageant les électeurs à voter pour Trump:

«La race blanche est en train de s’éteindre en Amérique et en Europe parce que nous avons peur d’être appelés “racistes”.»

Après quelques mots sur le «génocide graduel de la race blanche», le message audio finit ainsi:

«Ne votez pas pour un Cubain. Votez pour Donald Trump

Le mot «cubain» fait référence aux deux principaux opposants de Trump: Marco Rubio, dont les parents sont cubains, et Ted Cruz, dont le père est cubain.

Slate