Israël : un nouveau ministre démissionne et dénonce « un gouvernement extrémiste »

Avi Gabay quitte le ministère de l’Environnement pour protester contre la nomination de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman à la Défense, à la suite d’un accord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

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La nomination de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman à la tête du ministère de la Défense n’est pas du goût de tous au gouvernement israélien. Le ministre de l’Environnement Avi Gabay, membre du parti de centre-droit Koulanou, a annoncé sa démission ce vendredi en guise de protestation.

Avi Gabay s’est dit « incapable d’avaler » la décision du Benjamin Netanyahu de donner à Avigdor Lieberman le portefeuille de la Défense, jusqu’alors aux mains de Moshé Yaalon, du Likoud, le parti de droite du chef du gouvernement. « Je ne peux pas accepter le départ de M. Yaalon, un ministre de la Défense professionnel », qui a dénoncé une tendance grandissante vers l’extrémisme au sein du Likoud et d’Israël en général, a-t-il déclaré.

« Un peu plus d’extrémisme dans la société »

« Le pays a le droit d’avoir un gouvernement de droite mais je ne crois pas qu’il soit juste de former un gouvernement extrémiste, a-t-il ajouté. Les événements politiques récents et le changement de ministre de la Défense sont pour moi des événements graves qui font fi de ce qui est important pour la sécurité de l’Etat et vont exacerber un peu plus l’extrémisme dans la société. »

L’Express

Entre racisme et sexisme, les femmes musulmanes paient le prix fort de l’islamophobie en Europe

Sur la base de l’origine, du genre et de la religion, c’est « une triple peine » à laquelle peuvent faire facilement face les femmes musulmanes. L’ENAR, réseau européen liant divers mouvements antiracistes, a travaillé pendant un an, entre décembre 2014 à décembre 2015, autour de l’impact de l’islamophobie en Europe sur les femmes de confession musulmane. 
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Intitulé « Forgotten Women : the impact of Islamophobia on Muslim Women », le rapport, présenté jeudi 26 mai lors d’un symposium à Bruxelles, comporte 50 pages proposant une lecture à l’intersection du racisme et du sexisme. L’enquête, basée sur des recherches documentaires, des table-rondes et des entretiens, porte sur huit pays européens : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède.

Les femmes musulmanes face aux stéréotypes

La représentation médiatique des femmes musulmanes est le premier des points abordés par l’ENAR, qui rappelle leur sous-représentation dans les médias. « Leurs voix sont réduites au silence. On ne leur accorde aucun crédit et elles sont rarement invitées à parler pour elles-mêmes », souligne l’organisation, ajoutant qu’en France ou en Italie, « elles apparaissent dans les médias principalement comme des victimes, impliquées dans des incidents ou des procédures judiciaires ».
L’ENAR pointe du doigt la tendance qu’ont les médias mainstream d’imposer le stéréotype de « la femme musulmane voilée » à travers des couvertures et éditoriaux des hebdomadaires tels que Le Point, L’Express ou Valeurs Actuelles en France.
Les sondages d’opinion reflètent l’existence de ces stéréotypes sur les femmes musulmanes, perçues comme « un groupe homogène qui soutient la violence domestique, le terrorisme, l’homophobie et le sexisme ». « Alors qu’aucune communauté ou société n’est immunisée contre le racisme, le sexisme et la violence, pointer du doigt un groupe entier contribue à nourrir les préjugés », explique le rapport.

Soulignant que les mouvements féministes mainstream se déchirent sur la question de l’islam, le rapport indique que ce sont souvent les vieilles générations de féministes qui voient dans les vêtements dits islamiques un instrument d’oppression incompatible avec le principe d’égalité des sexes. Même constat du côté des partis politiques, notamment ceux de gauche.

En France, « certains politiciens de gauche, se présentant comme humanistes, laïques et féministes se révèlent belliqueux envers la liberté des femmes à se vêtir selon leur choix », affirme l’ENAR, citant l’actuel Premier ministre Manuel Valls qui faisait valoir en 2013 que le voile est « un combat essentiel » pour la République.

De gros obstacles dans le marché de l’emploi

Côté emploi, la discrimination est un phénomène répandu pour les femmes musulmanes et « est souvent liée à la perception d’ »islamité » (…). Cela est confirmé par les testings sur base de CV et les enquêtes de victimisation ». Au Royaume-Uni, 50 % des femmes interrogées portant un foulard ressentent qu’elles ont « manqué des opportunités de progression à cause de la discrimination religieuse, et que le port du voile a été un des facteurs ».

Le cadre n’est cependant pas appliqué de manière cohérente, en particulier à cause de régulations régionales et nationales dans certains pays de l’Union Européenne (UE) qui ont tendance à exclure les femmes musulmanes de l’emploi à cause de leur interprétation exclusive des concepts de « laïcité » ou « neutralité ».

Ce type de discrimination dans les régulations juridiques est qualifié de « discrimination légale » par l’Agence des Droits fondamentaux de l’UE », fait savoir l’ENAR, qui appelle les entreprises à adopter, d’une part, des chartes de la diversité qui reconnaissent toutes les formes de discrimination et leurs conséquences et à cesser, d’autre part, l’adoption de règlements intérieurs interdisant totalement le port de signes religieux.

Mieux penser l’approche intersectionnelle de l’islamophobie

Une autre constante en Europe : les femmes musulmanes sont les principales victimes des attaques physiques et verbales (81,5 % en France selon le CCIF.

Un drone filme le pillage des dernières forêts du Sénégal par la Chine

Les drones ne servent pas qu’à faire la guerre ou à amuser les enfants. Ils peuvent aussi devenir des armes pour lutter contre le pillage des ressources naturelles. L’ancien ministre de l’environnement sénégalais, Haïdar El-Ali a rendu publiques, jeudi 26 mai à Dakar, des images montrant l’un des centres névralgiques du trafic de bois de vène (pterocarpus erinaceus)entre la Casamance et la Gambie. Il s’agit d’un bois précieux utilisé en Chine pour la fabrication de meubles de luxe destinés aux nouvelles élites.

A 50 mètres d’altitude, l’appareil positionné au-dessus du marché de Saré-Bodjo, un village situé à un kilomètre de la frontière sénégalaise, filme des milliers de troncs alignés prêts à être chargés dans des camions de gros tonnages. On voit plusieurs véhicules qui ont déjà fait le plein et des hommes qui s’activent à sangler les dernières grumes avant de tirer une grande bâche pour dissimuler la cargaison jusqu’à Banjul, la capitale, où elle sera revendue à des opérateurs chinois.

« Installer le désert »

Ces troncs proviennent d’arbres illégalement coupés dans le département du Medina Yoro-Foula, en Casamance, du côté sénégalais de la frontière, comme le montrent aussi ces images en suivant les charrettes chargées de bois. Tirées par des chevaux ou des ânes, elles font la navette pour approvisionner le marché de Saré-Bodjo.

Dans le Code forestier sénégalais, le bois de vène est une espèce protégée et interdite d’exportation depuis 1998. Par ailleurs, la Gambie, qui n’a presque plus de forêts, n’a autorisé qu’une seule entreprise à exporter du bois, Westwood, directement rattachée au chef de l’Etat, Yayah Jammeh. Elle est le passage obligé pour écouler le bois frauduleusement prélevé en Casamance vers la Chine.

« Les Chinois installés en Gambie pillent et souillent notre pays en installant tranquillement le désert », Haidar el Ali, ex-ministre de l’environnement du Sénégal.

 

Le trafic du bois de vène est présent dans toute l’Afrique de l’Ouest, qui est devenue une source d’approvisionnement majeure pour les trafiquants chinois après avoir largement prélevé d’autres bois rouges dans les forêts d’Asie. En 2015, plus de la moitié des bois rouges importés par la Chine provenaient d’Afrique, selon les statistiques des douanes chinoises.

Le Monde

 

Après les avoir insultés, Trump drague les électeurs musulmans

Pour tenter de dissiper les déclarations islamophobes du candidat, l’équipe de Trump veut rassurer les musulmans conservateurs. 

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En décembre 2015, Donald Trump avait déclaré qu’il fallait interdire l’entrée de tous les musulmans sur le territoire américain pour protéger le pays du terrorisme. Depuis, le candidat républicain a commencé à faire marche arrière sur le sujet. Dans une interview avec la radio de Fox News le 12 mai, il avait ainsi affirmé que cette interdiction n’était qu’une «suggestion». 

Ce changement de position coïncide avec une tentative de séduction de l’électorat musulman, malgré les déclarations à l’emporte-pièce de Trump (il a dit en mars que l’islam haïssait les Etats-Unis). Le ton islamophobe de la campagne de Trump est tel que récemment, un sénateur républicain de 82 ans en train de mourir dans un hôpital a demandé à sa famille de trouver des musulmans pour qu’il puisse personnellement leur présenter ses excuses pour la campagne de Trump.

Pourtant, un article du site The Hill confirme que Walid Phares, un conseiller de Trump d’origine libanaise, a commencé à parler à ses contacts musulmans, et à les rassurer par rapport à certaines déclarations du milliardaire. Il explique que les efforts dans cette direction seront intensifiés dans les mois à venir. A propos de l’interdiction des musulmans du territoire, Phares, qui est chrétien, a précisé:

«Pour l’instant, cette interdiction, ce ne sont que quelques phrases dans une déclaration de politique étrangère et un tweet. Ce n’est pas comme s’il avait écrit des livres ou publié des articles ou fait des discours sur le sujet. Il va continuer à ajouter du contexte et des détails au fur et à mesure qu’il obtient plus d’informations.»

Certaines personnalités musulmanes républicaines soutiennent déjà ouvertement Donald Trump et sont en contact avec des membres de son équipe, comme la blogueuse Shireen Qudosi ou encore Saba Ahmed, qui a fondé la coalition des musulmans républicains et est devenue célèbre lorsqu’elle est apparue sur Fox News avec un hijab aux couleurs du drapeau américain. Elles pensent que seul Trump sera assez offensif contre l’islamisme radical et le terrorisme.

Il existe même des groupes de supporters musulmans de Trump, notamment l’American Mideast Coalition for Trump («coalition américaine du Moyen-Orient pour Trump») et le plus modeste Muslims for Trump («musulmans pour Trump»), dont le fondateur, un entrepreneur d’origine pakistanaise, vient d’être interviewé sur CNN.

«Prise d’otages» «terrorisme» quand les médias dominants criminalisent les mouvement sociaux

S’agit-il d’un glissement sémantique, d’une dérive idéologique, ou des deux à la fois ? Il ne se passe pas un jour sans que les grands médias et les responsables politiques, en étroite interaction avec des communicants qui font commerce d’éléments de langage, ne nous inondent de formules désignant les grèves, les occupations et les blocages sous l’expression de « prise d’otages ».

Posons tout d’abord qu’un blocage de route, une grève dans une raffinerie ou dans les transports en commun constituent indéniablement une gêne, ont des conséquences dommageables sur la liberté d’aller et venir, créent des problèmes divers, et ont un impact sur l’activité économique.

Cela étant dit, le terme de « prise d’otages » pendant une grève devrait rester cantonné aux comptoirs de café. Les vrais otages, eux, sont kidnappés sous la menace des armes, privés de liberté, souvent violentés et torturés pendant plusieurs mois, et parfois exécutés. Ceux qui ont survécu à ce crime (j’en connais), tout comme leurs familles et leurs proches, ne peuvent qu’être blessés ou choqués d’entendre pareille comparaison abusive tourner en boucle sur des radios et des télés.

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Dans le même élan de réprobation éruptive, ou de diatribe réactionnaire, on entend même parler de « terrorisme » à propos des mouvements sociaux. Un éditorial du Figaro, publié le 24 mai, utilise le terme de « terrorisme social » pour évoquer les actions de la CGT. Quelques jours plus tôt, l’ancien haut responsable policier sarkozyste et élu (LR) Frédéric Péchenard parlait d’actes « pré-terroristes » pour évoquer les dégâts provoqués par les casseurs en marge des manifestations contre la loi sur le travail.Le terrorisme, faut-il le rappeler, consiste à créer la terreur et la sidération par des actes spectaculaires et le plus souvent meurtriers, la violence politique visant alors à affaiblir un État ou à l’abattre. Les assassinats de lord Mountbatten par l’IRA, du préfet Claude Érignac par des nationalistes corses, du général Audran et de Georges Besse par Action directe ont pu être qualifiés de terroristes. Faire exploser une voiture piégée est un acte terroriste.

Mais vouloir à toute force criminaliser les mouvements sociaux actuels, aussi violents puissent-ils être, en utilisant de pareilles expressions, ne résout rien. La pénalisation de l’action syndicale et des diverses violences est déjà effectuée sévèrement par la justice. Vouloir disqualifier un adversaire par un langage guerrier est moralement condamnable, et de surcroît contre-productif. L’affaire de Tarnac a montré que ce mélange des genres, de la part des politiques et de l’appareil répressif, n’est pas meilleur pour la démocratie que ce qu’il prétend combattre.

MediaPart

Lycée musulman Averroès: l’ex-professeur Soufiane Zitouni condamné en appel pour diffamation

Soufiane Zitouni professeur lycee Averroes condamne  diffamation injure publique islamisme

Soufiane Zitouni avait publié le 6 février une tribune dans le journal Libération , intitulée «Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès».

Il y accusait les responsables de l’établissement scolaire lillois de diffuser «de manière sournoise et pernicieuse une conception de l’islam qui n’est autre que l’islamisme», dénonçant «l’antisémitisme quasi culturel de nombre d’élèves».

Des propos qui ont profondément choqué les élèves ainsi que le personnel de l’établissement, classé meilleur lycée général de France en 2013.

Condamné en appel pour diffamation

C’est pourquoi, suite à cette tribune, le lycée Averroès a porté plainte pour diffamation non publique, ainsi que pour injure non publique, Soufiane Zitouni ayant adressé des courriels à la direction de l’établissement le qualifiant de «nid de vipères hypocrites».

Le 4 septembre, Soufiane Zitouni a été condamné par le tribunal de police pour diffamation non publique et injure non publique.

L’ex-professeur d’Averroès avait donc décidé de faire appel devant la cour d’appel de Douai. Bien que se disant «plutôt optimiste sur le verdict», Sofiane Zitouni, a été condamné de nouveau, ce jeudi 26 mai, pour diffamation. 

«Contrairement aux médias la justice, elle, est impartiale»

Le directeur du lycée Averroès, El Hassane Oufker, se félicite de cette condamnation à Zaman France: « l’établissement se félicite que justice ait été rendue», avant d’ajouter qu’il ne peut s’empêcher de relever le fait «que contrairement aux médias, la justice, elle, est impartiale».

En effet, la tribune de Soufiane Zitouni avait subi une surmédiatisation prenant pour argent comptant les propos de l’ancien professeur de philosophie. 

Des inspections académiques en faveur du lycée

L’établissement avait en revanche eu la visite de plusieurs inspections académiques, ainsi que d’une commission sénatoriale, qui toutes ont conclu que les accusations de Soufiane Zitouni ne reposaient sur rien.

L’inspection académique «n’a relevé aucun fait d’antisémitisme, de radicalisation ni d’atteinte aux principes et aux valeurs de la République».

Zaman

L’ancienne municipalité PS accusée d’avoir fiché les musulmans

Une perquisition a été menée hier matin à la mairie de Mantes-la-Ville, par les enquêteurs de la division des affaires économiques et financières de la police judiciaire de Versailles.

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A l’origine de cette visite des policiers : une plainte adressée anonymement au parquet, dénonçant un fichage des musulmans de la commune par l’ancienne municipalité socialiste. « D’après le courrier, l’idée était d’établir un fichier afin de préparer les élections municipales  (NDLR : de 2014), précise une source proche de l’affaire. Mais en spécifiant la religion des habitants, on tombe quand même dans le fichage ethnique ce qui est illégal ».

« Je tombe des nues ! Je n’ai jamais entendu parler d’un tel fichier que je n’aurais jamais toléré ni cautionné », martèle l’ancienne maire socialiste, Monique Brochot très surprise. « Durant les campagnes électorales il est fréquent de se procurer les listes électorales auprès de l’état civil pour ensuite démarcher des électeurs bien particuliers comme des commerçants, mais il est formellement interdit de les ficher par catégorie », se défend l’ancienne maire, battue en 2014 et désormais conseillère municipale d’opposition.

Un fauteuil que Monique Brochot a perdu au profit de Cyril Nauth (FN) lors de la dernière élection municipale, à l’issue d’une campagne à l’ambiance délétère entre les différents prétendants. La maire sortante avait notamment affronté la précédente maire socialiste, Annette Peulvast, dans une lutte fratricide. A la suite de cette défaite, la ville, bastion de gauche depuis des décennies, était devenue la première commune francilienne dirigée par le Front national.

« Des enquêteurs de la police judiciaire ont effectivement procédé à une perquisition pendant plusieurs heures dans les locaux de l’hôtel de ville à la recherche de documents. La seule chose que je peux vous dire c’est que les faits sur lesquels porte l’enquête concernent la majorité précédente », s’est de son côté contenté de confirmer l’édile frontiste.

Le Parisien

A Tel Aviv, l’empire Drahi somme Valls de casser les grèves

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En direct de Jaffa-Tel Aviv, Manuel Valls était interviewé le 23 mai par pas moins de quatre médias partenaires, tous détenus par Patrick Drahi : BFMTV, Libé, L’Express et la chaîne d’info en continu israélienne i24news. Résultat ? Plutôt que la « diversité éditoriale » promise, le plateau a plutôt été mono-colore, notamment sur le mouvement social contre la loi travail en France.

Quatre médias pour une seule interview. Mais pas n’importe laquelle : celle du premier ministre français, Manuel Valls, depuis Jaffa-Tel Aviv, et en duplex de Paris. Une « émission spéciale diffusée en direct sur i24news et BFMTV, en partenariat avec Libération et L’Express ». Si les trois derniers sont bien connus en France, la chaîne d’info en continu i24news l’est moins. Lancée en 2013, diffusée en français, anglais et arabe, elle se veut « une alternative à Al Jazeera au Moyen-Orient » et revendique de « porter le point de vue de la société israélienne« , comme l’expliquait à @si son président, Frank Melloul, il y a deux ans.

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« Anti-arabes » et « pro colonisation », l’ultranationaliste Lieberman entre au gouvernement

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conclu mercredi un accord sur l’entrée au gouvernement de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, appelé au poste crucial de ministre de la Défense supervisant les Territoires palestiniens.

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Après une semaine de laborieuses discussions, le Likoud et Israël Beiteinou, les partis de M. Netanyahu et Lieberman, ont annoncé s’être entendus dans la nuit pour que M. Lieberman prenne le portefeuille de la Défense et qu’un autre membre de sa formation devienne ministre de l’Absorption, autrement dit de l’immigration.

Ces derniers posent la question d’un durcissement de la politique à l’encontre des Palestiniens avec l’arrivée à la Défense de M. Lieberman, connu pour ses diatribes anti-arabes et son populisme belliqueux, dans un climat déjà tendu.

Quelques jours avant d’engager les négociations avec M. Netanyahu, M. Lieberman accusait le gouvernement de manquer de fermeté face aux attaques palestiniennes et de ne pas construire dans les grands blocs de colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le retour de M. Lieberman «est une preuve supplémentaire du fait que Netanyahu préfère promouvoir l’extrémisme», avaient commenté les Affaires étrangères palestiniennes sans attendre la confirmation d’un accord gouvernemental.

Libe

Noël Mammere: «Valls utilise la laïcité comme arme de guerre contre les musulmans»

Le député de Gironde (Sud-ouest de la France) Noël Mammere a accusé lundi Manuel Valls d’ « utiliser la laïcité comme arme de guerre contre les musulmans ».

 

« Je combats Manuel Valls lorsqu’il se sert de la laïcité comme une arme de guerre contre les musulmans – qui sont la deuxième religion de France – en faisant croire que la plupart des musulmans seraient empoisonnés par le salafisme, et peut-être demain des terroristes. Je trouve que tout cela est gravissime, que ce n’est que contribuer à diviser un peu plus les Français et à s’inventer des ennemis de l’intérieur », a déclaré Noël Mammere sur la chaîne LCP.

Tsa Algerie

Un politicien anglais : « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Tony Greenstein a écrit sur Twitter que les « sionistes collaboraient avec les nazis » et que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

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Tony Greenstein, à qui l’adhésion au parti avait été refusée l’année dernière mais qui a pu s’inscrire depuis l’élection de son nouveau dirigeant Jeremy Corbyn, a écrit que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient, les nouveaux sous-hommes » – le terme nazi pour ceux qu’ils considéraient comme inférieurs – et il a accusé Israël d’utiliser « la même logique que celle que les nazis appliquaient ».

 

Selon le Daily Telegraph, Greenstein a auparavant écrit sur des forums internet que Margaret Thatcher était une cible « évidemment légitime » pour l’IRA et que les « sionistes collaboraient avec les nazis ».

Time Of Israel

«5000 à 6000 € en liquide chaque jour»: Soupçons de détournement de fonds au Sénat

Des perquisitions ont eu lieu au Sénat ce lundi matin, dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds qui auraient profité à des sénateurs UMP.

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Les investigations, visant notamment à recueillir des documents comptables, ont été conduites par les policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne.

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Des juges financiers sont saisis depuis novembre 2013 de cette enquête qui porte sur des faits présumés d’abus de confiance et recel de ce délit, et de détournement de fonds publics.

La perquisition visait des documents en lien avec l’Union républicaine du Sénat (URS), une ancienne association sénatoriale qui recevait des financements du groupe UMP et dont l’ex-secrétaire général a été mis en examen en juillet 2015 pour détournement de fonds publics.

Ce dernier, François Thual, avait livré son témoignage au Monde en novembre 2014: «Jusqu’à cet été, j’allais tous les mois, ou presque, retirer entre 5.000 et 6.000 euros en liquide de l’un des comptes de l’URS, et je le remettais au trésorier du groupe UMP du Sénat, Jean-Claude Carle.»

L’enquête des juges René Cros et Emmanuelle Legrand porte également sur des fonds perçus par le sénateur UMP de l’Yonne Henri de Raincourt, y compris lorsqu’il était au gouvernement sous Nicolas Sarkozy.

L’élu avait admis avoir perçu 4.000 euros par mois versés depuis un compte au nom de son groupe politique. Il avait évoqué «des aides et des soutiens pour une activité parlementaire», expliquant que les sommes reçues lorsqu’il était ministre correspondaient à une activité antérieure.

Le Bien Public

Une historienne anglaise refuse un prix israélien de 300 000 dollars

Dimanche 22 mai, Catherine Hall, une célèbre historienne britannique et professeure d’Histoire sociale et culturelle moderne britannique à l’University College de Londres, a refusé d’accepter le prix académique israélien Dan David citant des raisons politiques concernant la Palestine.

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L’historienne, Catherine Hall, connue pour ses travaux sur la lutte pour les droits des femmes et contre le racisme a refusé de recevoir le prestigieux Prix Dan David, d’une valeur de 300 000 dollars qui devait lui être décerné le dimanche 22 mai lors d’une cérémonie à Tel Aviv, rapporte le journal Haaretz.

Un refus pour des raisons politiques

«Ce fut un choix politique indépendant, entrepris après de nombreuses discussions avec ceux qui sont profondément impliqués dans la question israélo-palestinienne, mais avec différents points de vue sur la meilleure façon d’agir», a déclaré dans un communiqué Catherine Hall, rapporté par Haaretz.

Le Comité britannique pour les universités de Palestine a décrit le mouvement de Hall comme «une reconnaissance significative de la campagne pour mettre fin à des liens avec les institutions israéliennes».

Un prix d’une valeur de 300 000 dollars 

Décerné chaque année, le Prix Dan David est l’une des distinctions académiques les plus prestigieux d’Israël.

Prix d’un montant de 1 million de dollars à se partager entre les lauréats des trois domaines : passé, présent et futur.

Hall devait recevoir le prix dans le domaine «passé» pour son «impact sur l’histoire sociale, comme une pionnière dans l’histoire du genre, de la race et de l’esclavage».

Suite au refus de l’historienne, les organisateurs du Prix Dan David ont annoncé que le prix de 300 000 dollars serait reversée en tant que bourses d’études pour les jeunes étudiants en histoire à l’Université de Tel Aviv et dans le monde.

Zaman France

Allemagne : L’AfD droite anti-islam veut se rapprocher du Front National

Le parti de la droite anti-islam allemande AfD veut renforcer sa coopération avec le Front national (FN) français et d’autres partis eurosceptiques, a affirmé sa co-présidente dans un entretien à paraître mardi 24 mai.

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«La coopération avec le Front national au niveau européen est souhaitable en terme de Realpolitik», a expliqué Frauke Petry dans un quotidien local de Munich (sud), Münchner Merkur, selon des extraits diffusés lundi 23 mai alors qu’en Autriche, le candidat de l’extrême droite a été battu de justesse à l’élection présidentielle sur fond de montée des populismes en Europe.

Certains craignent également, au sein de l’AfD, de se rapprocher d’un parti français connu par le passé pour certains dérapages verbaux liés à l’Holocauste, un sujet tabou en Allemagne. L’AfD, créé par des opposants à l’euro, est déjà la cible de maintes critiques notamment pour sa dérive droitière et ses saillies anti-islam.

RT