Le Secours populaire de Saint-Sébastien ciblé par l’extrême-droite

Le mur du vestiaire du secours Populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire tagué.

Un collectif anti-migrants s’attaque de nuit aux locaux des associations humanitaires en mettant de la colle dans les serrures et signe son acte par un tag.

 #On ferme est leur signature. Ce groupe d’activistes d’extrême-droite s’attaque aux associations caritatives parce qu’elles apportent de l’aide aux réfugiés.

Ils sévissent dans toute la France et revendiquent leurs actes de vandalisme sur les réseaux sociaux, photos à l’appui. Le 11 novembre, le Secours populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire était leur cible. De nuit, ils ont encollé une serrure et signé leur méfait par un tag.

Ce n’était pas une porte habituellement empruntée, aussi les bénévoles ont mis quelques jours à comprendre qu’ils avaient eu des visiteurs. La secrétaire générale du comité sébastiennais vient de porter plainte.

« Nous luttons contre la pauvreté et l’exclusion sans distinction d’origine, de confession, ni d’opinions et nous continuerons à œuvrer pour nos valeurs sans nous laisser intimider », déclare-t-elle.

« Le Secours populaire français est une association laïque, reconnue d’utilité publique et grande cause nationale, dont l’unique but est la solidarité. »

Ouest France

Des « Suprémacistes blancs » tirent sur 5 noirs lors d’une manifestation. Sont-ils terroristes?

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Cinq personnes ont été blessé par balle lors d’une manifestation intitulée « Les vies des noirs ne comptent pas » dans le Minnesota, par des prétendus « militants racistes ».

Alors que la police a confirmé mardi que qu’elle recherchait trois hommes blancs dans le cadre de l’attaque, un porte-parole de la manifestation a affirmé que les hommes étaient des « suprémacistes  blancs »

Alors que la police n’a pas encore confirmé l’identité et le motif des assaillants, des témoins ont rapporté avoir vu entre trois et quatre personnes de race blanche cachant leurs visages avec des masques, portant des gilets pare-balles et portant des armes.

Le Minneapolis City Pages a rapporté que la semaine dernière, des suprémacistes blancs armés avaient menacé les manifestants dans une  vidéo montrant deux hommes masqués dans une voiture en brandissant un fusil chargé.

Independent

2 jeunes maghrébines « filles de Harkis » agressées par des individus qui chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi

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Trois jeunes femmes ont été insultées et agressées samedi soir par plusieurs individus. «Ils nous ont dit : «Rentrez chez vous les Arabes» en chantant la Marseillaise.»

«Ça a commencé dans la boîte de nuit par des insultes du style: Rentre chez toi l’Arabe. Puis ça a continué dehors au fumoir. Les videurs nous ont mis dehors avec nos agresseurs et là, il y a eu les coups.» Gifles, coups de poing. «Ils chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi. On leur a dit qu’on était autant françaises qu’eux. Cela n’a pas suffi.»

Fouzia, 24 ans, et Ouarda, 30 ans, se sont fait agresser parce qu’elles sont d’origine maghrébine. «Nous sommes petites-filles de harkis. Nous avons un travail. Nous sortons parce que nous en avons la liberté, nous ne cherchons pas de problèmes. Les gens nous connaissent pour ça.» Avec elles, samedi soir, en boîte de nuit, Léa, 18 ans, qui a aussi pris des coups «parce qu’elle était avec nous tout simplement».

La rixe a été stoppée avec l’arrivée de deux voitures de policiers, ce qui a mis en fuite les agresseurs. Les jeunes filles se sont rendues à l’hôpital où cinq jours d’ITT ont été prescrits pour chacune d’elles. Hier matin, elles ont porté plainte au commissariat.

Fouzia et Ouarda, deux jeunes femmes belles et libres, comme peuvent l’être toutes les jeunes femmes françaises, ce que le monde nous envie, affirment : «Maintenant, nous n’avons plus envie de sortir de chez nous. Ce qu’il va se passer, c’est que nous irons travailler et de suite après, nous rentrerons».

Elles revendiquent leur appartenance à la France et à ses valeurs : «Il n’est même pas question d’intégration, nous sommes françaises depuis toujours.»

Peut-être plus encore que les coups qui leur ont été portés, que l’humiliation qu’elles ont subie, c’est l’indifférence générale des spectateurs lors de l’agression qui a choqué les jeunes femmes.

La Depeche

Christophe Boudot, tête de liste FN, déclare qu’il aurait été pétainiste en 1940

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Au Front national, certains en disent du bien. Jean-Marie Le Pen peut en attester, lui qui a été exclu du parti pour avoir notamment défendu le maréchal dans la revue d’extrême droite Rivarol. C’est pourtant à cet exercice que se livre Christophe Boudot, tête de liste FN pour les régionales Rhône-Alpes-Auvergne.

Dans le numéro de novembre du magazine Lyon Capitale, Christophe Boudot répond à une question sur 1940 et le régime de Vichy, une date qu’il a déjà évoquée de lui-même peu avant en expliquant que la France avait connu « des fractures énormes en 1940 et 1968 ». Ce parallèle vous posant un personnage, on comprend où le frontiste veut en venir.

Il dit :

La droite nationale s’est séparée en deux en 1940. Mais beaucoup de pétainistes étaient germanophobes. Mais le dire, c’est défendre les pétainistes. Je ne suis pas nostalgique de Pétain. Comme une grande partie des Français, j’aurais été pétainiste en 1940, mais je serais rentré très vite dans la résistance.

De le dire, je vais passer pour un pétainiste. Tous les Français étaient pétainistes en 1940.

Christophe Boudot revendique le droit de pouvoir parler de Vichy sans être taxé de collabo. D’après le chef de file frontiste en Rhône-Alpes-auvergne, « les observateurs font trop d’idéologie« .

Au FN, certains se sont fait taper sur les doigts pour avoir tenu des propos sur ce thème. Jean-Marie Le Pen, lui, s’est carrément fait lourder après avoir largement défendu le maréchal Pétain – et un peu critiqué Florian Philippot. Ce qui ne se fait pas.

Europe 1

Jean-Marie Le Pen chante les louanges du parti néonazi grec Aube Dorée

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Dans une double page publiée le 25 juillet dernier dans le journal Empros («En Avant»), détenu par des cadres du parti, puis cinq jours plus tard dans Chryssi Avghi («Aube dorée»), le journal officiel du mouvement, Jean-Marie Le Pen compare sa situation à celle du parti grec sulfureux, et dont le chef de file est toujours poursuivi par la justice.

«Moi, les eurodéputés d’Aube dorée je les connais. Je leur serre la main. Ils se distinguent. Et je me réjouis car quand je salue les députés d’Aube dorée, les autres s’énervent», s’amuse aujourd’hui le fondateur du FN. Il juge que le parti compte parmi les leviers qui feront bouger l’Europe. Des flatteries que lui retourne le magazine d’extrême droite en présentant Jean-Marie Le Pen comme «l’un des politiciens les plus importants de sa génération»

Les ennuis avec la justice, une autre proximité entre Jean-Marie Le Pen et Aube Dorée. Le numéro 2 de ce parti, déclaré organisation criminelle par la justice grecque, est actuellement jugé après 18 mois de détention préventive, dans le cadre d’une enquête pour le meurtre d’un rappeur antifasciste en 2013.

«Je comprends ce que traverse Aube dorée, car j’ai été traqué et j’ai subi des injustices», explique Jean-Marie Le Pen. Une référence, non pas aux procès qui l’ont récemment opposé à la direction du FN, mais à celui portant sur ses propos sur les chambres à gaz, perdu en 1991.

Le Figaro

Montpellier : des étudiants agressés par des identitaires ?

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Des étudiants ont été la cible d’une attaque en règle dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre, au Peyrou.

« Ils venaient vraiment pour se battre, pour faire la chasse aux hippies. Ils en prenaient un et le passaient à tabac. C’était d’une rare violence avec des insultes racistes contre les rebeus. » Cet étudiant de 20 ans n’en revient toujours pas. Avec ses camarades de promotion, ils ont été la cible d’une attaque en règle dans la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre.

« Des gens comme toi salissent l’Europe »

Vers 1 h 30, ces élèves en licence de théâtre à Paul-Valéry se trouvaient au Peyrou pour terminer leur soirée d’intégration. Certains faisaient de la musique et l’ambiance était bon enfant entre cette quarantaine de personnes. « Un groupe est arrivé et ils ont commencé à vouloir se battre, rapporte une autre étudiante, typée asiatique, qui s’est enfuie en courant avant d’être prise pour cible. Elle n’a rien eu.

Il se revendique des Jeunesses identitaires

« Mais une copine, Antillaise, a été agressée par des individus qui lui ont dit : “T’es fière d’être noire ? Des gens comme toi salissent l’Europe, reste chez toi”. Et un autre a eu le nez et des dents cassés. »

Selon l’étudiant de 20 ans, des coups de matraque télescopique et de casque de moto ont été portés, des bouteilles en verre jetées sur eux et une victime s’est retrouvée un couteau sous la gorge. Après la bagarre, il raconte qu’un des agresseurs a été attrapé et s’est revendiqué des Jeunesses identitaires, issu du Bloc identitaire, mouvement radical d’extrême droite. Tous les plaignants devaient déposer plainte dimanche 22 ou ce lundi 23 novembre.

Midi Libre

« On peut être nazi, mais un nazi stylé ». Quand les fascistes d’Europe se donnent rendez-vous à Rungis

Samedi 14 novembre, le Gud avait filé un rencard aux partis nationalistes européens, pour refaire le monde et faire la fête près de Paris. Un rassemblement évidemment interdit aux journalistes. Reportage.

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Ça déconne sec dans la voiture. Il y a Sophie*, il y a Jean et puis moi, journaliste infiltré. On part tous de la région Centre, pas loin de chez « notre pucelle nationale ». Un bon petit convoi de patriotes en ce samedi 14 novembre. On roule vers Rungis, dans le Val-de-Marne, « un département de bougnes ! » (bougnoules) hurle Edouard, bras tendu. Tout le monde éclate de rire en frappant des mains.

C’est là que se tient le congrès européen du Gud. Le deuxième du nom. Gud pour Groupe Union Défense, syndicat d’extrême droite nationaliste révolutionnaire, célèbre pour ses actions violentes et un temps interdit.

Au programme, une ribambelle de groupes de l’ultra droite européenne. En Guest Star ? Aube Dorée, la sulfureuse bande néonazie grecque. A part ça, des groupes d’Italie, d’Espagne, de Chypre, de Belgique, de Russie, d’Afrique du Sud, et avec, son cortège de militants.

Jean, 21 ans, les phalanges déjà abîmées

Forcément, tout le monde est impatient. Surtout Jean. Il a envie d’en découdre. Traduction : des ratonnades. Jean, c’est le plus excité de la bande. Il est tout jeune, 21 ans,  les phalanges déjà abîmées, quelques bagues au doigt et des marques de la tête aux pieds. Bien sapé. Le mois dernier, il a failli se faire la nana « d’un enculé de nègre ».

« On peut être nazi, mais un nazi stylé. »

Et c’est parti pour une séance de saluts hitlériens sur fond de musique punk glorifiant le Maréchal Pétain.

Entre blancs

On arrive vers 12 heures. Déjà une centaine de personnes présentes. Des jeunes, des vieux, des femmes et des gamins. Beaucoup de tatoués, surtout des crânes rasés, tous ou presque habillés de sombre. J’aime pas les clichés mais là, il y a une belle photo à faire. Ça fume des clopes, ça boit des bières et mange des saucisses « 100% porc ».

Ça discute attentats de la veille mais pas trop.

C’est la guerre là, il faut prendre les armes. On a la chance d’être entre blancs donc parlons-en … », propose un ancien qui n’a pas le temps de conclure.

Tout le monde se retourne. Stupéfaction. Voilà qu’arrive Logan Dijan, leader du Gud. Un tatouage qui ressemble fort au blason de la division SS Charlemagne sur le bras gauche. Il donne quelques consignes, un peu tendu. Dit qu’il ne veut pas en voir certains traîner ici. Tu m’étonnes, début octobre, il a cogné l’ancien leader du Gud à son domicile. Une castagne qui l’a envoyé éphémèrement derrière les barreaux.

« Pas de poing américain, pas de couteau ? »

Elam ouvre la première partie consacrée à l’actualité européenne. Elam, c’est un parti chypriote grec se vantant d’être « l’Aube Dorée » de Chypre. Il faut « reconquérir les territoires », lance-t-il, et « retrouver la liberté avec les mains et le sang ». Dans leur cas, expulser les turcs de l’île. Les gens hochent la tête, ça plait, applaudissements nourris dans une ambiance quasi militaire.

Au tour de Casapound de s’exprimer, parti fasciste italien, et de son leader, Gianluca Iannone, un géant à la longue barbe poivre et sel façon cascade de ruisseaux. Lui aussi dira de l’immigration que c’est un « venin ». Idem pour Aube Dorée juste après, qui rendra même hommage à ses militants emprisonnés. Rien, pour les victimes de l’attentat qui a frappé Paris la veille. Rien, à part qu’ils l’avaient « prévu », tous.

Surtout Hervé Van Laethem. C’est le fondateur de Nation, un mouvement identitaire belge prônant la rémigration.  « avant-garde de l’Europe et premier rempart contre le Djihadisme ». Et jure que « l’Europe vaincra ».

Oui, mais comment ? Au tour du Gud d’apporter un fragment de réponse dans son « plaidoyer pour une jeunesse rebelle ». « Les peuples blancs de la planète doivent s’unir (…) car nous ne sommes pas tous égaux », avance le jeune porte-parole.

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Fans de la Wehrmacht et de Jean-Marie Le Pen

En parlant d’arme, Jean veut me montrer quelque chose. Ça tombe bien, c’est la fin. Il file vers sa voiture, ouvre sa boîte à gants et brandit façon trophée une matraque télescopique « toute neuve ».

Près du stand de livres, là où ça vend du Robert Brasillach sans trompettes. A l’écart, là où des skins écoutent un chant de la Wehrmacht sous un ciel vidé d’étoiles. Dehors, où on adule Jean-Marie Le Pen au terme d’une journée sans soleil. Là près des toilettes, où sa fille « Marine est une pute » et le FNJ « une bande de bourgeois sans consistance ». Dans la salle des concerts, où une jeune femme fluette arbore un t-shirt « 88 » (pour « Heil Hitler »). Là enfin où des bras se lèvent comme des grues, formant un essaim de saluts nazis bourdonnant au rythme des basses.

L’Obs

Deux dignitaires musulmans ont reçu des menaces de mort d’un groupuscule identitaire

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L’imam et le président de l’association des musulmans de Quimper, Anli Hamidani et Redouane Zouine, ont reçu des menaces de mort d’un groupuscule identitaire breton, et déposé une plainte, ont-ils indiqué lundi à l’AFP, confirmant une information du quotidien Ouest-France.

Les deux hommes ont déposé plainte dimanche au commissariat de Quimper, a confirmé une source policière.

Anli Hamidani et Redouane Zouine ont reçu vendredi une lettre dans laquelle avait été glissé un article de journal accompagné d’une photo sur laquelle leur tête avait été remplacée par une cible.

L’article était accompagné d’un mot leur demandant de partir. Il était signé de l’Adsav, un groupuscule identitaire et nationaliste breton.

Respect mag

Attentats: Le prêtre Hervé Benoît renvoie dos-à-dos les victimes et les terroristes

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Le père Hervé Benoît exerce des fonctions de prêtre à la basilique de Fourvière. Au sein du plus important symbole de Lyon lorsque la ville est qualifiée de « très catholique ». Le religieux s’est fendu d’une longue et hallucinante tribune sur le site catho très conservateur « Riposte catholique ».

Intitulé « Les Aigles (déplumés) de la mort aiment le diable ! », avec un point d’exclamation, l’édito du prêtre revient notamment sur les paroles d’une des chansons des Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait ce soir-là au Bataclan :

« Ne me dites pas que ce ne sont que des mots. Que c’est pour rire. À force de ne rien prendre au sérieux, tout fini par devenir tragique. »

Une entrée en matière lui permettant d’écrire ensuite :

« Je vais allez plus loin. Tant pis pour les lecteurs sensibles. Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique, « jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence” (sic).

Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… »

Hervé Benoit n’a pas fini de régler ses comptes, il égratigne une presse jugée charognarde, un monde postmoderne empli de smartphones que les victimes du Bataclan ne manquaient pas, selon lui, de tenir dans leurs mains juste avant le carnage.

Sans s’en rendre compte, ce prêtre lyonnais déroule l’exact même discours que celui des djihadistes terroristes qui se voient comme les bras armés d’une prétendue exigence divine. Pour Hervé Benoit, c’est bel et bien la punition divine qui s’est abattue sur une jeunesse a minima perdue, au pire dépravée  le drame de l’humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit… et qui en meurt ! »).

Le chapelain lyonnais montre volontiers à quel extrême il appartient, en poussant loin sa démonstration grotesque :

« 130 morts, c’est affreux ! Et 600 morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour. »

Rue 89

 

Un raciste frappe un homme noir de 79 ans et se filme

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Un homme qui s’est filmé au moment où il frappait un vieillard noir au visage a été condamné pour crime racial haineux,.

Conrad Barrett, 29 ans, a filmé la vidéo du moment où il a trouvé et frappé au visage Roy Coleman âgé de 79 ans à Katy, au Texas.

Coleman s’est retrouvé avec deux fractures à la mâchoire ainsi que des dents en moins. Barrett a plaidé coupable à l’assaut en juin. Il a été condamné à 71 mois de prison.

Journal du Québec

Air Cocaïne : mandat d’arrêt contre Aymeric Chauprade et 2 autres Francais

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La justice dominicaine a émis un mandat d’arrêt contre trois Français pour leur participation à l’évasion de République dominicaine de deux pilotes français condamnés à la prison dans une affaire de trafic de drogue, dite Air Cocaïne.

Parmi eux se trouve le député européen Aymeric Chauprade. Les deux autres sont Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du parti d’extrême droite Front national.

Le procureur a annoncé la diffusion par Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), d’une demande internationale d’arrestation, appelée «notice rouge».

«Cela implique que si l’un ou plusieurs d’entre eux venaient à quitter le territoire français pour se rendre dans un autre pays, ils seraient arrêtés pour répondre devant la justice dominicaine de violation de la loi 137-03 sur le trafic illégal de migrants et la traite de personnes», a déclaré le procureur.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite «Air Cocaïne». Ils avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, les pilotes ont toujours clamé leur innocence.

Libération

FN: entre racisme et amateurisme, un ex-cadre raconte les coulisses du parti

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Insultes, racisme, homophobie… Vincent Morelle, ex-directeur de campagne à Meaux, raconte comment le FN, parti qu’il croyait « javéllisé » n’en a pas fini avec ses vieux démons. « Ecoeuré », il détaille le déroulé de la campagne municipale 2014 à Meaux.

Une opportunité « de faire gagner le souverainisme », c’est ce qui a poussé Vincent Morelle à rejoindre le Front national en avril 2013. Lundi, cet ex-directeur de campagne a rendu sa carte, « écoeuré » par le racisme et l’amateurisme du parti frontiste. Dans Libération, il raconte son passage au sein du mouvement d’extrême droite.

« Notre score sera celui de Marine Le Pen »

Ce qui interpelle dans le récit de ce jeune homme de 24 ans, c’est le manque de sérieux des personnes avec qui il a travaillé. « J’ai adhéré au Front en avril 2013, quand je me suis installé en Seine-et-Marne avec ma compagne » raconte-t-il. Quelques mois plus tard, il rencontre Béatrice Roullaud la candidate aux municipales investie par le FN pour affronter Jean-François Copé à Meaux.

Dès la première rencontre, elle m’a proposé de devenir son directeur de campagne » poursuit Vincent Morelle. Un peu surpris, il accepte tout de même.

L’étonnement est encore là, à la rentrée 2014, lorsque débute réellement le marathon électoral. Le choix des thèmes de campagne? « Pour le moment, c’est une perte de temps: on va d’abord boucler la liste. Notre score sera celui de Marine Le Pen » lui assure la candidate.

Un colistier ivre du soir au matin

Béatrice Roullaud est sujette à la paranoïa raconte le Vincent Morelle. « Elle est persuadée que Copé l’a mise sur écoute, elle a peur qu’il la cambriole pour obtenir sa liste. Même à moi, qui étais son directeur de campagne, elle ne voulait pas donner le nom de ses colistiers » raconte-t-il à Libération. Une situation qui trouve un semblant d’explication quelques mois plus tard lorsque la candidate se plaint d’avoir du mal à constituer sa liste. Commence alors une campagne de recrutement.

« L’amateurisme, c’est une chose. Après tout, des incompétents, on en trouve partout. Mais les propos que j’ai entendus n’ont pas à être tenus ni tolérés. Ce n’est pas ma guerre: je ne me bats pas contre les Juifs ou les Noirs » explique l’ancien directeur de campagne dans les colonnes de Libération avant de mettre en cause la direction nationale. « Un général d’armée est responsable des exactions de ses troupes » conclut-il.

Lexpress

Marion Maréchal-Le Pen estime que les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les chrétiens

LAÏCITÉ À 2 VITESSES – La nièce de Marine Le Pen, candidate du FN en région Paca pour les régionales, a opéré une distinction entre islam et catholicisme, ce vendredi. Une sortie très éloignée de l’esprit de la loi de 1905 sur la laïcité dont elle se revendiquait pourtant il y a un an.

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Les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les catholiques en France. C’est la déclaration de Marion Maréchal Le Pen dans une interview au quotidien national et chrétien Le Présent relayée par l ‘AFP vendredi.

« Pas le même rang que la religion catholique »

Pour la candidate aux élections régionales en Paca, « il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l’affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne. »

Et la députée du Vaucluse de persister : « Et dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu’ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd’hui qu’ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique. Ne serait-ce que parce que nous avons des traditions populaires qui ont des connotations spirituelles qui peuvent s’exercer dans le cadre public, ce qui, aujourd’hui, ne peut pas être le cas de l’islam. »

Moins d’indulgence qu’en 2014

Un an plus tôt pourtant, Marion Maréchal Le Pen se montrait plus nuancée au micro de Jean-Jacques Bourdin. Le 18 novembre 2014, elle déclarait ainsi sur BFM TV-RMC : « Au Front national, on est laïc. Même si on peut être croyant on est laïc. » Et de poursuivre : « En tant qu’élus FN, on respecte cette laïcité. »

Dans le même entretien, la benjamine de l’Assemblée nationale s’inquiétait même de l’image de son parti auprès des musulmans après la suspension de Maxence Buttey, cet élu FN d’une commune de Seine-Saint-Denis converti à l’islam et accusé de prosélytisme : « On a pas voulu envoyer un mauvais signal à nos électeurs musulmans », avait-elle alors déclaré.

Metro News

 

« Le FN est l’allié objectif des terroristes », selon Éric Coquerel

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Jeudi, dans L’Humanité, Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de Gauche a déclaré, après que la tête de liste frontiste pour les régionales en Île-de-France Wallerand de Saint-Just a proposé de mettre la ville de Saint-Denis sous tutelle de l’État.

L’objectif de Daesh est de diviser le pays. Si les balles des tueurs n’ont pas fait le tri vendredi entre français, les irresponsables du Front National le font eux en stigmatisant les quartiers populaires et les Français selon leur religion ou supposée telle. Ils aident ainsi objectivement les buts du groupe terroriste.

Europe 1

Le CRIF dans les eaux marécageuses de l’extrême droite

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Pour le Conseil représentatif des institutions juives en France, l’extrême droite ne représente plus dans notre pays un danger pour les Juifs mais uniquement pour les Musulmans.

Au moment où des donneurs de leçons somment plus de quatre millions de Musulmans de s’excuser pour les crimes commis par les Merah, frères Kouachi, Coulibaly et autres, il est temps de braquer les projecteurs sur le CRIF, par souci d’équilibre.

Première remarque : le CRIF est une structure communautaire dont l’objet (paradoxalement) est de lutter contre le communautarisme (musulman bien entendu). Grosso modo, cet inconditionnel défenseur d’Israël peut s’organiser comme il le désire tout en stigmatisant tous ceux qui de leur côté tentent de s’unir pour être plus efficace dans leur lutte. Une injustice parmi d’autres.

Deuxième remarque : le CRIF ne représente pas tous les Juifs français, il se transforme en organe politique avec son fameux dîner annuel où chaque année les chefs d’État et/ou de gouvernement vont s’exprimer et prendre des engagements. Aucune autre religion en France ne déroge ainsi à la sacro-sainte laïcité où César va trinquer avec « Dieu ». Est-ce raisonnable ?

Troisième remarque : le CRIF est un tribunal communautaire qui condamne d’autres Juifs opposés à la politique d’Israël. Il les afflige du stigmate de la « haine de soi », considérant qu’ils trahissent l’identité juive en dénonçant par exemple la colonisation de la Cisjordanie. Ceux qui ont la « haine de soi » ont la vie dure au CRIF.

Quatrième remarque : la dérive droitière du CRIF qui se rapproche dangereusement du Front national.

Ainsi, lors de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002, Roger Cukierman, déjà président du CRIF, déclara à un journal israélien que cette victoire politique de l’extrême-droite servirait à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien en France. Le score du FN est alors analysé comme un message adressé aux Musulmans de France leur indiquant de se tenir tranquille.

Autrement dit, le CRIF considère que l’extrême-droite ne représente plus un danger pour les Juifs de France mais uniquement pour les Musulmans de France.

Le parti d’extrême droite apparaît comme une digue de défense face à un supposé danger islamique. Dans cette perspective, CRIF et FN deviennent des alliés objectifs, nonobstant l’antisémitisme déclaré de Jean-Marie Le Pen et la présence au sein du FN de cadres négationnistes.

Plus récemment, M. Cukierman trouvait la  présidente du Front national, Marine Le Pen, « irréprochable ». Une déclaration qui a fait bondir Serge Klasfeld.

Enfin, le CRIF n’a jamais condamné clairement les groupuscules violents à l’instar de la LDJ et du Bétar gravitant autour de lui alors qu’ils prônent la violence.

Tout cela nous amène à conclure qu’on ne peut pas demander aux quatre millions de Musulmans de France de s’excuser pour les actes criminels perpétrés au nom de l’Islam sans demander des comptes au CRIF : la première entité communautariste de France.

On ne peut pas stigmatiser toute une communauté pour des forfaits simplement commis en son nom.

Sinon, il suffirait d’une prise d’otages au nom du CRIF par un individu se présentant comme tel pour engager la responsabilité du CRIF.

Alexandre Thomas

 

Un mannequin représentant un Juif brûlé lors d’une manifestation anti migrants

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La justice polonaise a ouvert vendredi une enquête après une manifestation anti-migrants au cours de laquelle un mannequin censé représenter un Juif a été brûlé, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet a été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz auquel il a transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de Juif’ ».

Selon le parquet, cité par l’agence PAP, l’enquête a été ouverte pour « insulte publique à une partie de la population ou à une personne, en raison de leur appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse », un délit qui entraîne une peine maximale de trois ans de prison.

Time of israel