Allemagne : Lisa, l’ado germano-russe a menti sur son viol par des migrants

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Les enquêteurs allemands ont pu établir que Lisa F., une adolescente de 13 ans, a menti sur un prétendu viol par des hommes de type « méditerranéen ». La communauté germano-russe, à laquelle elle appartient, s’est mobilisée et son témoignage a créé une petite brouille entre Berlin et Moscou.

L’Express


 Prétendue agression d’une adolescente par des réfugiés : elle dormait en fait chez un ami

L’adolescente germano-russe qui avait prétendu avoir été enlevée et violée par des «Méditerranéens» à Berlin a en fait dormi chez un ami allemand car elle craignait de rentrer chez elle en raison de «problèmes scolaires», a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire.

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L’histoire de cette jeune fille de 13 ans a créé un incident diplomatique entre l’Allemagne et la Russie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ayant accusé Berlin d’avoir «très longtemps dissimulé» des informations sur le dossier.

 Cette dernière n’a «pas disparu de son plein gré pendant 30 heures», avait dit le diplomate, une thèse clairement contredite par les nouveaux éléments recueillis par la justice berlinoise qui déjà disait qu’elle n’avait été ni enlevée ni violée.

Des relations sexuelles consenties

La justice a par ailleurs pu établir que la jeune fille avait eu des relations sexuelles consenties, avant sa disparition, avec deux hommes d’une vingtaine d’années, «un ressortissant turc et un Allemand d’origine turque». Une enquête pour abus sexuels visant ces faits a été ouverte en raison du statut de mineure de la jeune fille, a précisé Martin Steltner.

Ces derniers développements «déminent clairement la propagande qui s’était développée ces derniers jours sur ce cas», a réagi Frank Henkel, sénateur berlinois chargé de l’Intérieur. Sans mentionner directement Moscou, il a rappelé que l’Allemagne était «un Etat de droit» et qu’aucune «pression politique venue de l’étranger» ne lui ferait «changer (ses) principes constitutionnels».

Les parents de la jeune fille ont toujours affirmé que les autorités avaient fait pression sur l’adolescente pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol et d’enlèvement par des étrangers. Sergueï Lavrov avait lui sous-entendu que les autorités cherchaient à passer l’affaire sous silence à des fins politiques. Angela Merkel est en difficulté en raison de sa politique d’accueil des migrants jugée trop généreuse par ses détracteurs.

Le Parisien


L’extrême-droite accuse la police de taire une agression fictive d’une adolescente par des réfugiés

Les groupuscules d’extrême-droite accusent les autorités de vouloir taire l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans. Agression fictive, assure la police.

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L’agression n’a pas eu lieu, selon la police allemande. Pourtant la télévision publique russe a relayé l’affaire: l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans germano-russe. La jeune fille aurait été retenue 30 heures par ses trois ravisseurs «arabes». L’agression serait intervenue le 11 janvier dernier dans le quartier de Marzahn, à Berlin. L’histoire a enflammé les réseaux sociaux et réveillé les groupuscules d’extrême-droite, persuadés que les autorités cachent la vérité sur les dangers de l’immigration. Quelque 250 personnes ont manifesté lundi soir à Marzahn.

Face à la polémique et pour tenter de ramener le calme, le parquet a promis, mercredi, «d’examiner les versions contradictoires» de l’histoire. La famille de la victime présumée accuse la police d’avoir fait pression pour que la jeune fille se rétracte. Si celle-ci a bien disparue un temps, les enquêteurs assurent qu’il n’y a eu «ni enlèvement ni viol». Elle se serait contredite plusieurs fois durant son audition.

 

Le Figaro

Gironde : des armes et 200 kg de munitions saisies lors de perquisitions dans les milieux de l’ultra-droite violente

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Des perquisitions administratives «dans les milieux de l’ultra-droite violente» en Gironde, toujours en cours ce mercredi matin, ont abouti à l’interpellation d’une personne et permis la saisie d’armes et de munitions, selon une source policière.

«Deux perquisitions administratives ont lieu depuis ce matin dans les milieux de l’ultra-droite violente en Gironde», a indiqué cette source. Au moins une personne a été arrêtée et placée en garde à vue, et une trentaine d’armes et plus de 200 kg de «munitions de tous types» saisies, a-t-elle ajouté.

Le Parisien

L’ex-FN Aymeric Chauprade dénonce l’influence d’Alain Soral au Front national

Lorsqu’Aymeric Chauprade a annoncé, début novembre, qu’il quittait le Front national, l’eurodéputé visait surtout un ennemi : Florian Philippot. On apprend ce lundi 18 janvier que le poids du numéro 2 du FN n’est pas la seule raison qui a poussé Aymeric Chauprade à claquer la porte du parti de Marine Le Pen. L’influence d’Alain Soral au sein du parti frontiste a aussi joué.  

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Interrogé par Street Press, l’ancien conseiller sur les questions internationales de Marine Le Pen dit :

L’influence d’Alain Soral sur une partie du Front Nationala été l’une des raisons de fond qui m’ont poussé à quitter ce mouvement.

Alain Soral, anciennement proche de Marine Le Pen, connu pour son antisionisme notoire et son antisémitisme assumé, aurait donc d’après Aymeric Chauprade, une « influence » sur « une partie » du FN. Oui mais laquelle ? L’été dernier, après avoir assisté à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, il a officiellement créé avec Dieudonné le parti politique « Réconciliation nationale ».

Aymeric Chauprade lui-même reconnait avoir diné une fois avec Alain Soral et… Frédéric Châtillon, proche de Marine Le Pen. À la tête de la société Riwal, Frédéric Châtillon a été mis en examen en janvier 2015 dans le cadre de l’enquête sur le financement  du FN.

Concernant le dîner en question, Aymeric Chauprade raconte avoir eu « l’impression d’être auditionné, comme pour voir si [sa] ligne était compatible ». Il dément en revanche avoir sollicité l’aide de « cet antisémite » d’Alain Soral pour les européennes de 2014.

Comme le rappelle Street Press, dans une vidéo de septembre 2014, Alain Soral explique qu’Aymeric Chauprade a demandé à Égalité & Réconciliation de tracter pour lui lors des européennes.

D’autres membres d’Égalité & Réconciliation seraient proches du FN. C’est le cas par exemple de Stéphane Perez, candidat frontiste lors des municipales à Bagnols-sur-Ceze, dans le Gard, et adhérent de l’association d’Alain Soral. Élu conseiller municipal, il a quitté le FN, estimant que la parti a pris « un virage anti-islam ».

Le Lab

Bruno Gollnisch (FN) participe à une conférence du mouvement d’Alain Soral

L’ancien dauphin de Jean-Marie Le Pen s’exprimera sur les rapports entre Orient et Occident, jeudi, à Reims, pour une section locale du mouvement Égalité et Réconciliation.

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«J’ai 66 ans, je m’exprime devant qui m’invite à le faire!». Contacté par le Scan ce lundi, l’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen Bruno Gollnisch est agacé de devoir se justifier, après que l’AFP a annoncé sa participation jeudi à Reims à une «conférence privée» organisée par une section régionale du mouvement Égalité et Réconciliation (ER). Ce mouvement présidé par l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, condamné à plusieurs reprises pour diffamation ou propos à caractère raciste ou antisémite, se revendique comme une association politique «trans-courants» se réclamant «de la gauche du travail et de la droite des valeurs».

«Il est en effet prévu que je fasse une intervention sur un sujet que je maîtrise bien: les civilisations de l’Extrême-Orient et la relation que les Occidentaux doivent avoir avec elle», a confirmé Bruno Gollnisch. «Ce serait à l’invitation de M. Mélenchon, de la CGT ou de Civitas, ce serait la même chose. Je m’exprime devant les gens qui m’invitent, et souvent devant des gens qui ne sont pas d’accord avec moi. Aujourd’hui, on a perdu cette habitude. Pourtant, je réponds bien aux questions de journalistes souvent hostiles, comme ceux du Monde ou de Libération, alors pourquoi pas celles répondre à ER?», s’interroge l’élu.

Sur le site d’ER figure la conférence est annoncée en ces termes : «Jean-Marie Le Pen ayant été écarté du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés (ENL) créé autour de Marine Le Pen en juin 2015, Bruno Gollnisch siège avec l’ancien leader du FN comme non-inscrit à Bruxelles et Strasbourg. Dans cette période troublée où les peuples européens sont agressés de toutes parts, il est clair que les problèmes des Français ne peuvent être résolus sans prendre un peu de hauteur.Qui de mieux placé qu’un député européen, patriote et très au fait du droit international comme Bruno Gollnisch, peut nous éclairer sur les problèmes réels et les solutions possibles?», s’interroge le mouvement d’Alain Soral.

Alain Soral, un sulfureux vétéran du FN

Interrogé au sujet des condamnations multiples d’Alain Soral et de la réputation sulfureuse d’Égalité et Réconciliation, l’eurodéputé fulmine: «Ce sont des méthodes staliniennes! Sous prétexte des condamnations d’un membre on ne devrait plus parler à cette organisation? Moi je m’en fous, je vais parler là où on me demande de le faire. Je ne porte pas de jugement sur ce mouvement», tranche-t-il. Au risque pour ce soutien affirmé de Jean-Marie Le Pen de déroger à la ligne du parti? «Après tout, Soral est un ancien du FN», relève le membre du bureau politique du FN.

Alain Soral a été membre du FN de 2007 à 2009, de même que plusieurs cadres du parti ont été membres ou proches du mouvement Égalité et Réconciliation comme le sénateur-maire de Fréjus David Rachline. Lors de son passage au FN, Alain Soral avait d’ailleurs soutenu Bruno Gollnisch face à Marine Le Pen. Mais depuis les condamnations de Soral et la censure de ses livres en 2013, ER apris de nettes distances avec le parti de Marine Le Pen, dont il critique volontiers l’entourage.

Contactée par le Scan, la direction du FN ne s’est pas encore prononcée sur d’éventuelles suites à donner à cette conférence.

Le Figaro

Quand Marine Le Pen se découvre féministe suite aux viols de Cologne

Profitant de l’émotion liée aux agressions sexuelles de Cologne, la patronne du FN dénonce l’immigration comme une menace pour le droit des femmes.

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Féminisme et Front national n’ont jamais fait bon ménage. Pourtant, lorsqu’il s’agit de dénoncer les agressions sexuelles perpétrées par des migrants à Cologne (Allemagne) et dans d’autres villes européennes, Marine Le Pen n’hésite pas à prendre des accents résolument… féministes. Et va même jusqu’à citer, une fois n’est pas coutume, Elisabeth Badinter et Simone de Beauvoir.

Dans une tribune publiée hier par « l’Opinion », la présidente du parti d’extrême droite s’alarme : « J’ai peur que la crise migratoire signe le début de la fin des droits des femmes », écrit-elle. Pour appuyer son propos, elle se présente comme responsable politique mais aussi comme « une femme française libre, qui a pu jouir toute sa vie durant des libertés très chères, acquises de haute lutte par nos mères et nos grands-mères ».

Il est vrai que pour le Front, qui n’a de cesse de dénoncer l’immigration, l’occasion était trop belle. Marine Le Pen en profite d’ailleurs pour conclure sa tribune en réclamant à François Hollande d’organiser un référendum pour demander aux Français s’ils « souhaitent oui ou non qu’on cesse d’accueillir les migrants sur leur territoire ».

De quoi faire bondir les associations féministes : « C’est de la récupération à des fins politiques, racistes et xénophobes. Un beau jour de janvier 2016, Marine Le Pen a découvert qu’il y avait des attaques faites aux femmes, alors qu’elle s’illustre depuis des années avec ses prises de position contre les femmes, notamment sur la question de l’avortement », s’étrangle Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez le féminisme. L’association dénonce les agressions sexuelles commises à Cologne mais sans stigmatiser les migrants : « Marine Le Pen joue sur les peurs en expliquant en substance que les migrants viennent en Europe pour nous violer. Cela revient à nier la réalité des 84 000 femmes qui sont victimes de violences sexuelles chaque année en France », poursuit Claire Serre-Combe.

En se convertissant soudainement au féminisme, le FN espère aussi séduire les femmes. Un électorat qui lui est encore assez éloigné.

Le Parisien

« Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » et croix gammées sur un immeuble

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inscriptions « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » ont été découvertes mercredi matin dans un immeuble du quartier Croix-de-Pierre, à Toulouse…

L’alerte a été donnée mercredi matin par le bailleur social Habitat Toulouse, qui gère les lieux. Toutes les portes des 18 appartements d’un petit immeuble situé au 35, rue Pierre-Bourthoumieux, dans le quartier Croix-de-Pierre, ont été recouvertes d’inscriptions racistes.

Les parties communes également taguées

Le message inscrit ? « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN ». Le ou les intrus ont aussi sévi dans les parties communes du bâtiment. Des croix gammées ont également été dessinées.

L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale.

20 Minutes

Cologne : quand l’extrême droite diffuse de fausses images des agressions

Deux vidéos soi-disant tournées le 31 décembre en Allemagne circulent sur le Web. Elles ont en fait déjà été diffusées il y a quelques années, avec une autre description.

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Une semaine après les nombreuses agressions qui ont eu en Allemagne la nuit du 31 décembre, des vidéos qui montreraient des femmes se faisant agresser à Cologne ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Souvent relayées par le site Live Leaks, qui s’est spécialisé dans la diffusion de vidéos choquantes, on peut suivre l’instrumentalisation de vidéos sorties de leurs contextes puis relayées par les sites d’extrême droite.

La première, qui a été vue plus de 100 000 fois sur YouTube, est intitulée en anglais «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants». On y voit une foule d’hommes emporter une femme seule dans ce qui semble être une bouche de métro, surplombée de graffitis en arabe et d’un panneau en anglais «Ne pas fumer». Cette première indication permet de douter de l’origine du lieu où a été tournée la vidéo. En remontant dans le fil de publication du site Live Leaks, on peut la retrouver sous différentes présentations, toutes postées cette semaine :

– «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants», postée vers 2 heures du matin ce mardi

– «Des douzaines d’Arabes essaient de violer une femme européenne», postée vers 8 heures du matin ce mardi

– «Agression sexuelle islamiste au Caire, en Egypte», postée juste avant minuit lundi.

En recherchant cette vidéo sur YouTube, on trouve une version postée le 2 juillet 2013 sur la chaîne du site d’information égyptien Daily News Egypt et intitulée «Agression sexuelle sur la place Tahrir le 30 juin». Cette date correspond au début des manifestations qui ont eu lieu au Caire et qui réclamaient la démission du président Mohamed Morsi, qui fût chassé ensuite par les militaires le 3 juillet 2013.

On comprend donc que la «vidéo de Cologne» est un faux, et d’une certaine manière comment ces vidéos naissent. Une personne poste une ancienne vidéo au contexte similaire (ici, les agressions sexuelles en pleine rue), puis cette vidéo est repostée par un tiers sous un autre nom pour une actualité différente.

La deuxième a été postée dimanche. Son titre en anglais est très explicatif «Une fille de Cologne se fait tripoter et agresser sexuellement par des musulmans – FUCK ISLAM» et suffit pour décrire la vidéo. Pourtant elle non plus n’a pas été filmée à Cologne la nuit du 31 décembre. On retrouve cette vidéo sur le site Live Leaks, postée le 30 juin 2013, qui expliquait alors qu’elle montre l’agression d’une touriste néerlandaise sur la place Tahrir au Caire. Une personne l’a même repostée sur le site en précisant qu’il s’agissait d’un faux. Ce fact-checking courageux lui vaut des remarques sarcastiques dans les commentaires :«J’ignorais que Merkel avait un compte sur LL[abréviation de Live Leaks, ndlr]»

Libe

Plus de 200 casseurs d’extrême droite arrêtés à Leipzig

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La police allemande a annoncé mardi matin avoir interpellé 211 militants d’extrême droite ayant incendié des voitures et brisé des vitrines à Leipzig (est), en marge d’un rassemblement islamophobe.

Cinq membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés au cours des incidents, a précisé la police locale, sans plus de détails sur la nature des blessures.

Ces militants et hooligans de football se sont rendus lundi soir dans un quartier connu pour être un fief de militants de gauche, Connewitz, à l’heure où défilaient dans le calme ailleurs dans la ville quelque milliers de partisans de l’antenne locale du mouvement islamophobe Pegida.

Les casseurs ont brisé des vitrines à coups de pierre, tiré des engins pyrotechniques, incendié des voitures et des poubelles. Un étage d’un immeuble a aussi connu un départ de feu. Des militants de gauche ont pour leur part saccagé un bus affrété par l’extrême droite. Au total, 57 délits ont été commis dans la nuit, selon la police. La manifestation de la mouvance Pegida s’est elle déroulée sans incident.

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Un Kebab saccagé

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A Potsdam aussi (Brandebourg, est), des militants d’extrême droite et des policiers en sont venus aux mains dans la nuit de dimanche à lundi. Sept policiers ont été blessés, selon l’agence DPA.

L’Allemagne, avec l’arrivée record de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015, a connu une hausse des délits et crimes attribués à l’extrême droite ainsi qu’une hausse dans les sondage de mouvements populistes. Le pays a aussi été choqué par les violences massives attribuées à des personnes d’origine immigrée la nuit du Nouvel An à Cologne. Plus de 500 plaintes ont été déposées dont 40% pour agressions sexuelles.

7sur7

Une élue du FN «veut déverser du sang de porc»

Annie Pirckher est conseillère municipale dans la majorité Front National. Elle a récemment publié des propos qui choquen.

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Annie Pirckher est conseillère municipale dans la majorité Front national de Villers-Cotterêts depuis mars 2014. Comme beaucoup de gens, elle a un profil Facebook. Jusque-là, rien que de très banal. L’accès à cette page n’est pas limité. Elle est consultable par n’importe qui. C’est pour cette raison que des Cotteréziens qui la connaissent sont tombés sur un article qu’elle a partagé le 28 décembre dernier sur la déchéance de nationalité mais surtout sur le commentaire qui l’accompagnait.

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L’élue propose en effet de : « Juste les expédier du haut d’un avion dans leur pays d’origine que cela leurs plaisent ou non, bien sure accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déversser du sang de porc par dessus tout. Pour moi c’est le seul chatiment a leurs accordés. »

Dominique Lestrat, membre du collectif de lutte contre l’extrême droite dans l’Aisne, « ses fautes d’orthographe ne font que corroborer son manque de culture. » Sur le fond, il fait l’analyse suivante : « Ils ont des consignes au FN de cacher leurs idées jusqu’en 2017 mais de temps en temps, ça craque et c’est là qu’apparaît le fondement raciste du Front national ».

Le collectif de lutte contre l’extrême droite dans l’Aisne et le mouvement « Villers-Cotterêts Citoyen », eux, ont « la ferme intention de porter plainte contre Madame Pickher », indique Jean-Claude Monnier, Cotterézien.

Contactée ce vendredi après-midi, Annie Pickher coupe aussitôt court à la conversion téléphonique : « Ça, c’est personnel. Ça ne regarde pas les journalistes. »

Elle raccroche. Impossible de la contacter de nouveau ou de lui laisser un message.

Le maire FN de Villers-Cotterêts, Franck Briffaut, lui, répond à nos questions : « Je l’apprends. je ne lis pas ces trucs-là mais je suis totalement rétif et récalcitrant à tout ce qui est Facebook et autres. » Les réseaux sociaux sont, selon lui, le lieu où « les gens se lâchent. Si on commence à commenter, on passerait notre temps à ça. Mais je ne partage pas ce qu’elle dit. »

L’Union

 

Un colistier de Marion Maréchal-Le Pen a aidé un skinhead en cavale

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Loin de la « dédiabolisation » voulue par Marine Le Pen, Guillaume Pradoura, colistier de Marion Maréchal-Le Pen et assistant parlementaire du numéro 3 du FN, Nicolas Bay, a entretenu, jusqu’en 2010 au moins, des relations très amicales avec un skinhead raciste violent, proche du Ku Klux Klan. Il l’a même aidé à trouver des points de chute à l’étranger, alors qu’il était recherché par la police. 

Colistier de Marion Maréchal-Le Pen aux dernières élections régionales, Guillaume Pradoura avait échappé aux écrans radars médiatiques. Marion Maréchal-Le Pen l’avait présenté à la presse le 28 novembre dernier comme l’un de ses « experts », appelé à l’aider à diriger la région si elle l’emportait – mais elle a perdu. Il est aussi l’assistant parlementaire à Strasbourg de l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général et numéro 3 du parti.

Il est enfin l’un des animateurs du Collectif liberté et création (Clic), le cercle culturel lancé en juin par le Front national. À l’heure de la « dédiabolisation » du FN, ses liens étroits avec un skinhead violent, auquel il a porté assistance quand il était recherché par la police, font un peu désordre.

Médiapart

 

Finlande: Le groupe d’extrême droite «Les Soldats d’Odin» contre «l’instrus islamique» inquiète le gouvernement

Le gouvernement est inquiet des activités de ces groupes qui patrouillent contre «l’instrus islamique»…

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Des groupes d’autodéfense d’extrême droite ont fait leur apparition ces derniers mois dans plusieurs villes de Finlande où ils affirment patrouiller pour protéger la population de ce qu’ils nomment «des intrus islamiques», s’est inquiété jeudi le gouvernement finlandais.

«Organiser des patrouilles de rue relève d’un comportement extrémiste. Cela ne permet pas d’augmenter la sécurité» de la population, a déclaré le ministre finlandais de l’Intérieur Petteri Orpo à la télévision YLE. Ces milices «n’ont pas le droit d’utiliser la force», a-t-il souligné.

Les «Soldats d’Odin»

Des groupes d’hommes non armés, qui se revendiquent pour la plupart «Soldats d’Odin», le dieu de la guerre dans la mythologie nordique, ont été vus ces cinq derniers mois dans différentes villes autour de centres d’accueils pour immigrants qui ont récemment ouvert. Certains d’entre eux figurent sur des photos publiées dans les médias, portant des vestes noires et des casquettes estampillées «S.O.O» pour «Soldats d’Odin».

Selon la police, certains membres de ces groupes ont des liens avec les mouvements d’extrême droite, dont des groupes néonazis. «Attaquer ne fait pas partie de nos principes. C’est seulement de la défense. Et tout le monde a le droit de se défendre lorsqu’il est attaqué. Nous nous défendons et nous appelons la police», ont assuré trois membres d’une patrouille de la ville de Joensuu dans un récent entretien au journal local Karjalan Heili. Ils ont revendiqué 20 membres à Joensuu et jusqu’à 500 dans le pays.

Sur son site internet, le groupe dénonce «les intrus islamiques» qui, selon lui, augmentent l’insécurité en Finlande, appelant «les patriotes et ceux qui critiquent l’immigration» à le rejoindre.

20 Minutes

Deux politiciens tchèques d’extrême-droite inculpés pour antisémitsme

Adam Bartos et Ladislav Zemanek ont souligné « le besoin urgent de résoudre la question juive » dans une note signée.

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Deux politiciens tchèques d’extrême-droite ont été inculpés pour incitation à la haine et diffamation dans une note qu’ils ont écrit soutenant l’accusation de sang datant du 19e siècle.

La police a lancé des poursuites pénales contre les hommes, le 20 décembre.

Adam Bartos, président de la Démocratie nationale, un parti politique tchèque d’extrême-droite, et Ladislav Zemanek, un responsable du parti, ont laissé la note signée de leurs noms pendant les dernières fêtes de Pâques à un mémorial pour Anezka Hruzova, une femme de 19 ans qui a été assassinée en 1899. Bartos n’a pas nié avoir laissé la note.

Leopold Hilsner a été condamné à mort pour le crime, qui a été perpétré, selon les avocats, dans le cadre d’un rituel juif. L’affaire a reçu une grande attention et est devenue l’un des procès les plus notoires pour l’accusation de meurtre rituel contre les Juifs en Europe. Hilsner a été gracié après 18 ans de prison mais n’a jamais été acquitté.

La note, signée par Bartos et Zemanek au nom du Démocratie nationale, affirmait que le meurtre a « uni la nation tchèque et a montré le besoin urgent de résoudre la question juive. La question juive n’a pas été traitée de manière satisfaisante à ce jour ».

La police de la ville tchèque de Jihlava a déclaré que les hommes ont laissé la note à un mémorial au nom de la jeune femme assassinée à Polna, une ville voisine. Les deux hommes ont publié plus tard une photographie de la note dans les médias sociaux.

Les hommes pourraient être condamnés jusqu’à trois ans de prison en cas de condamnation.

Time Of Israel

Enquête sur le financement du FN: Marine Le Pen entendue par les juges

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La présidente du Front nationalMarine Le Pen, a été entendue mardi comme témoin assisté dans l’enquête sur des soupçons de fraude dans le financement des campagnes 2012 du parti d’extrême droite, ont indiqué mardi des sources proches de l’enquête. Contactée par l’AFP, Marine Le Pen n’a pas donné suite. Elle avait déjà été convoquée à deux reprises cet automne comme témoin assisté (un statut intermédiaire entre témoin simple et mis en examen), mais elle avait refusé de se présenter devant les magistrats.

Le parti de Marine le Pen, qui dénonce un complot politique, a été mis en examen le 9 septembre pour recel d’abus de biens sociaux et complicité d’escroquerie dans cette enquête qui porte notamment sur le financement des législatives de 2012. Les magistrats ont mis en examen sept autres personnes, dont le trésorier du parti d’extrême droite Wallerand de Saint-Just et l’un de ses vice-présidents, Jean-François Jalkh.

Les juges soupçonnent le FN, le microparti Jeanne géré par des proches de Marine Le Pen et l’imprimeur du parti, Riwal, d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public. D’après les enquêteurs, Riwal, dirigé par Frédéric Chatillon, un proche de la présidente du FN, aurait notamment surfacturé les prix de kits de campagne (tracts, affiches) vendus aux candidats, dont les dépenses ont été ensuite remboursées par l’État comme le prévoit la loi pour les partis qui obtiennent plus de 5% des suffrages exprimés. Cette thèse est fermement réfutée par le FN, qui a déjà utilisé d’autres voies de recours, avec notamment une requête en nullité de sa mise en examen.

Marine Le Pen estimait que les garanties d’impartialité n’étaient pas réunies. Le 24 septembre dernier, la Cour de cassation a rejeté la demande, formulée par le Front national, de dessaisissement des juges qui enquêtent sur cette affaire.

Le Parisien

Des milliers de nationalistes ukrainiens défilent en l’honneur d’un collaborateur Nazi

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L’extrême droite ukrainienne a défilé aux flambeaux vendredi soir à Kiev pour commémorer l’anniversaire de la naissance du chef des nationalistes ukrainiens Stepan Bandera, célèbre pour avoir collaboré avec les nazi durant la seconde guerre mondiale.

Alors que les manifestants marchaient à travers le centre-ville jusqu’au Maïdan, la place centrale de Kiev et haut lieu des protestations qui ont conduit au renversement en février 2014 du président Viktor Ianoukovitch, ils ont scandé «Gloire à l’Ukraine! Gloire aux héros! Mort aux ennemis!».

Réunis à l’appel des partis d’extrême droite ultranationalistes et reprenant l’idéologie nazie Svoboda et Pravy Sektor, les protestataires brandissaient des drapeaux nationalistes rouge et noir ainsi que des portraits de Stepan Bandera (1909 – 1959).

«Aujourd’hui est un grand jour car la nation ukrainienne s’est battue pour ses droits et continue de se battre pour eux, afin de se sentir maître sur sa terre», a expliqué à l’AFP un manifestant, Vita Bichenko, qui exerce la profession d’avocat.

 

RT

Des « identitaires » au Conseil régional de PACA

Philippe Vardon et Benoit Loeuilliet, deux anciens dirigeants du Bloc Identitaire élus sur les listes de Marion Maréchal Le Pen, sont entrés au Conseil régional vendredi dernier alors que sa tante disait ne pas vouloir les voir sous la bannière du FN  

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Le zoom de la rédaction aujourd’hui en région Provence Alpes Côte d’Azur, où Christian Estrosi a été élu vendredi dernier à la présidence du Conseil régional avec une large majorité. Le candidat de la droite avait remporté le scrutin cinq jours plus tôt avec les voix de la gauche -elle s’était retirée pour faire barrage au Front National.

Lors de la séance inaugurale, les projecteurs se sont essentiellement braqués sur Christian Estrosi et sa principale opposante, Marion Maréchal Le Pen. Mais à cette occasion, deux personnalités sulfureuses ont fait leur entrée au parlement régional : Philippe Vardon et Benoit Loeuilliet, deux anciens dirigeants du Bloc Identitaire, élus sur les listes de Marion Maréchal Le Pen.

Avant la campagne, Marine le Pen, présidente du Front National, avait pourtant pris ses distances avec cette mouvance d’extrême droite qui s’est faite connaitre pour ses actions coup de poing islamophobe – occupation de la mosquée de Poitiers en 2012, soupe populaire au cochon pour les SDF, « tournées anti-racaille » à Lille ou Lyon.

Regardez Philippe Vardon entonnant un chant nazi : 

https://dailymotion.com/video/x2b7a0q

France Inter