Quand François Hollande fait l’éloge de… Marine Le Pen

En professionnel de la politique, le chef de l’État « admire » le travail effectué par la présidente du Front national à la tête de son parti. Et s’en effraie.

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En parcourant Un président ne devrait pas dire ça… (Stock), la chronique quinquennale des états d’âme de François Hollande, on n’est pas surpris par les éloges de ce dernier sur Ségolène Royal, mère de ses enfants et actuelle ministre de l’Environnement, sur Jean-Marc Ayrault, ex-soldat fidèle et dévoué, ou encore Manuel Valls, jugé énergique et bon communicant. En revanche, on ne s’attendait pas à y découvrir un président admiratif du travail effectué par l’un de ses adversaires les plus pugnaces, Marine Le Pen.

« La force d’un parti uni »

Selon les auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme, un rendez-vous avec la présidente du FN l’aurait particulièrement marqué. Soucieux d’associer toutes les formations politiques à la réforme des régions concoctée par l’exécutif, le président la reçoit le 16 mai 2014. Hollande a été « saisi », ce vendredi de mai, « sincèrement étonné par le travail fourni par le Front national, très argumenté, bien charpenté », racontent les auteurs. « Et puis c’est le pack d’une équipe de rugby qui se présente face à lui, groupé, pénétrant. Il ressent la force d’un parti uni », ajoutent-ils. Une dynamique qui tranche avec les autres formations politiques, et notamment l’UDI, « venus à sept ou huit », avec « autant de positions que de participants », remarque Hollande.

Évidemment, le président est à des années-lumière des idées de Marine Le Pen. Mais, lorsque elle lui lit son texte très critique contre la réforme, il juge son discours « très efficace » : « La seule qui est venue avec un texte articulé, avec une logique, qui peut s’entendre, qui est de dire : En fait, vous faites cette réforme parce que l’Europe vous demande de la faire, c’est Marine Le Pen..» « Si ce discours avait été prononcé à l’extérieur, il aurait été très efficace. Les autres étaient dans le calcul politicien… » explique-t-il encore aux journalistes du Monde.

« La cohérence de l’argumentation »

Pour Davet et Lhomme, « cet épisode résume assez bien ce qu’inspire à Hollande la patronne du FN » : le président aurait d’autant plus peur de Marine Le Pen qu’il reconnaît ses qualités. Hollande ressentirait « une extrême inquiétude face à la démagogie des arguments avancés, et surtout au potentiel explosif des propositions d’un mouvement populiste ». Mais aussi « une forme d’admiration devant la faconde politique, l’organisation huilée, la cohérence de l’argumentation… Un respect très professionnel face à la puissance de la machine FN, miroir de son incapacité à l’enrayer ».

 

Le Point

«MLP reste profondément d’extrême droite», «Le Monde» explique pourquoi il ne publiera pas de tribunes du FN

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C’est par un éditorial que Jérôme Fenoglio, directeur du journal « Le Monde« , explique en détails la décision de sa rédaction de ne pas publier de tribunes de Marine Le Pen ou d’autres dirigeants du Front national. Après avoir décortiqué point par point la stratégie de « banalisation » enclenchée en 2011 par la présidente du parti frontiste, le quotidien veut prendre la responsable politique « à ses propres mots, pour mettre en lumière ses non-dits« , en démarrant dès aujourd’hui par une analyse de son discours prononcé aux Estivales de Fréjus en septembre.

Couvrir le FN avec « la même rigueur que les autres partis politiques »

« Cet exercice de décryptage et de mise en perspective, que nous réitérerons aussi souvent que nécessaire, démontre qu’il serait, plus que jamais, dangereux de se laisser duper par cet air du temps qui veut faire croire que la présidente frontiste, au verbe policé, aux thèses apaisées, serait devenue fréquentable« , explique Jérôme Fenoglio dans son édito, pour qui « le marinisme reste profondément imprégné de la pensée d’extrême droite qui inspirait Jean-Marie Le Pen. »

Maintenant son principe de ne publier aucune tribune de Marine Le Pen ou d’un hiérarque du Front national dans ses colonnes, le journal ne veut pas pour autant « minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste« . Il assure couvrir le Front national « avec la même rigueur, les mêmes règles, la même exigence que les autres partis politiques« , en passant par « l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait. »

« Prendre Marine Le Pen à ses propres mots, c’est l’engagement de la rédaction »

Dans la suite de son article, Jérôme Fenoglio souligne que « cette volonté de ne pas accorder à la direction du parti ce qu’elle espère ne doit pas, non plus, exonérer (la rédaction) de remplir une mission cruciale en ces temps de trouble dans notre démocratie« . Il termine ainsi son éditorial : « Prendre Marine Le Pen à ses propres mots n’a de sens que si l’on décrit inlassablement ce qui, aujourd’hui, la rend audible. C’est l’engagement que prend la rédaction du Monde à l’orée de ces mois de campagne électorale. »

Ozap  et Le Monde

Le responsable du collectif seniors au FN voulait « niquer la race de Taubira » et « expulser les musulmans »

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Maurice Gosseaume avait publié et relayé sur sa page Facebook des messages racistes. Il a été écarté du collectif « seniors » lancé jeudi par Marine Le Pen.

Une carrière météorique. Le Front national a écarté ce vendredi Maurice Gosseaume, un responsable du collectif « seniors » lancé jeudi. En cause, des propos controversés tenus sur les réseaux sociaux, selon l’Opinion.

Sur la page Facebook de cet ancien dirigeant d’une entreprise de produits agricoles, figurait un appel à Marine Le Pen à ce qu’elle « refasse Charles Martel » ou le relais d’un article appelant à « expulser les musulmans » pour « éviter le génocide des Français », une position qu’il qualifie « d’évidente ».

Ce vendredi, Maurice Gosseaume avait retiré une publication du 10 octobre qu’il avait relayée sur l’ex-Garde des Sceaux Christiane Taubira appelant à lui « niquer sa race« . Il avait apposé un « like » à une photo de « ouistiti » en commentaire de cette publication.

 L’Express

Un célèbre footballeur insulté sur Twitter pour avoir défendu les réfugiés, The Sun appelle à sa démission

En dénonçant « l’attitude raciste » d’élus britanniques, la légende du foot s’est attirée les foudres de certains utilisateurs du réseau social.

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Les anti-migrants se déchaînent sur Gary Lineker. L’ancien footballeur anglais essuie depuis une semaine des critiques et des insultes, parce qu’il a dénoncé sur Twitter « l’attitude raciste » de certains élus britanniques vis-à-vis des migrants.

Lundi 17 octobre, quatorze mineurs isolés en provenance de la « jungle » de Calais ont été accueillis au Royaume-Uni, ce qui a fait réagir plusieurs personnalités de droite. Celles-ci accusent ces jeunes d’être plus vieux qu’ils ne le prétendent. Un élu conservateur a ainsi demandé que l’on mesure leurs dents pour déterminer leur âge, explique Libération.

Le lendemain, Gary Lineker a tweeté à ses 5 millions d’abonnés : « L’attitude de certains envers ces jeunes réfugiés est hideuse, raciste et sans cœur. Que se passe-t-il dans notre pays ? »

Le « Sun » appelle à sa démission

Cette prise de position a valu de nombreuses insultes à la star du foot sur le réseau social. Le tabloïd The Sun, marqué à droite, a même titré sur Gary Lineker, en appellant à sa démission de la BBC, où il anime une émission depuis 1999.

« Je prends une petite fessée aujourd’hui, mais les choses pourraient être pires : imaginez, juste une seconde, être un réfugié obligé de quitter sa maison », a simplement commenté sur Twitter Gary Lineker.

France Info

 

Entre racisme et antisémitisme, l’ingérable Henry de Lesquen à Radio Courtoisie

Rien ne va plus dans cette station, marquée à l’extrême droite. Les délires racistes et antisémites de son président, Henry de Lesquen, ont même fini par braquer ses très droitiers collaborateurs. Baston et purges.

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Elle n’a sans doute jamais aussi mal porté son nom. Sur Radio Courtoisie, les débats ont habituellement lieu dans une atmosphère feutrée, entre des intervenants le plus souvent d’accord sur les méfaits du socialisme, de l’immigration ou de l’islam. Après tout, depuis sa création, en 1987, cette radio associative se veut le relais de «toutes les droites» – même si la tendance Jean-Marie Le Pen est nettement préférée à celle d’Alain Juppé. Mais, derrière les micros, se joue désormais une guerre sans merci. Un psychodrame qui a éclaté au grand jour en juin dernier, lorsqu’, Henry de Lesquen, accusé de nuire à son image par ses «déclarations publiques insupportables».

 

Il est vrai que, depuis le début de l’année, leur patron a «pété un câble», dixit l’un d’eux. Lesquen, qui s’est proclamé candidat à la présidentielle, a pris l’habitude de dérouler son délirant programme sur les réseaux sociaux : «racisme républicain», «réémigration» des étrangers, bannissement de la «musique nègre», démontage de la tour Eiffel… Mais ce qui transforme définitivement le clown Lesquen en triste sire, c’est son antisémitisme assumé. En avril, le patron de Radio Courtoisie va jusqu’à s’étonner dans un tweet de «la longévité des « rescapés » de la Shoah morts à plus de 90 ans».

« Il a fait de cette radio son jouet » 

C’en est trop, même pour les très droitiers animateurs de Radio Courtoisie, qui craignent de ne plus pouvoir attirer des invités, mais redoutent aussi le courroux du CSA. L’autorité de l’audiovisuel a déjà mis en demeure la station pour des propos tenus par Lesquen en 2013. Et Radio Courtoisie, qui n’émet qu’en région parisienne et dans quelques villes en région, peut faire une croix sur l’octroi d’autres fréquences. «Un patron comme Henry de Lesquen jette le discrédit sur la radio. Il en a fait son jouet», se lamente Bernard Antony. Ce vieux compagnon de route du Front national, chef de file de la frange catholique traditionaliste, dirigeait une émission depuis 2007. Henry de Lesquen l’a viré en août. Au total, 15 frondeurs ont quitté la station pendant l’été. Une moitié de limogés, l’autre, de démissionnaires.

 

Même Jean-Yves Le Gallou, ex-eurodéputé frontiste devenu incontournable dans la «fachosphère», a fini par sauter de la barque. L’homme est pourtant un ami de quarante ans d’Henry de Lesquen, avec lequel il a cofondé le Club de l’Horloge, un cercle qui cherchait dans les années 70-80 à établir des passerelles idéologiques entre la droite et le FN. «Lesquen n’a jamais été très facile de rapport. Ça semble s’aggraver avec le temps», lâche Le Gallou. D’autres révoqués de Radio Courtoisie sont beaucoup moins tendres. Tous empruntent au vocabulaire de la pathologie psychique pour décrire Henry de Lesquen : «un fou», «un malade mental», «un pervers narcissique» désormais «bouffé par la haine». «Il n’y a plus rien de rationnel chez Lesquen. Il est obsessionnellement antisémite», tranche Bernard Antony.

Contre le club identitaire La Citadelle interdit aux « non blancs », la mobilisation se construit

L’ouverture en septembre du club identitaire la Citadelle dans le centre de Lille continue de susciter de farouches oppositions. Samedi, le mouvement Action antifasciste NP2C organisait une réunion publique de mobilisation.

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Ne pas sous-estimer l’adversaire. Chef régional de Génération identitaire, Aurélien Verhassel aura eu droit à toute l’attention des intervenants d’une rencontre entre une cinquantaine de militants antifas, samedi à Lille. «  Son intention n’est pas simplement de former une armée de dix mecs  », met en garde un orateur. En clair, le patron des identitaires se voit volontiers à la tête d’une école de cadres. Objectif : mettre la main, à plus ou moins long terme, sur le Front national et son épais bas de laine de voix.

Groupusculaire

Dans ce contexte, l’ouverture de la Citadelle (un club privé bunkerisé dans une courée du centre-ville) trouve tout son sens. C’est un bureau «  pour rabattre pour le FN, y compris dans la frange violente  », estiment les opposants. «  Dans leurs rangs, il y a des bourrins et des intellectuels  », rappelle un participant.

Alors, comment agir ? Le testing ? «  Cela ne sera pas efficace, balaie un animateur de la rencontre. La Citadelle ne se veut pas un bar, mais un club privé. Pour y aller, il faut payer sa cotisation. » Sensibiliser les voisins ? «  Pourquoi pas  ?, approuve un autre militant. On a déjà reçu une dizaine de messages de riverains pas très contents. » L’idée des échanges est également de marteler l’aspect groupusculaire de Génération identitaire. Avec l’ambition de décourager les personnes n’appartenant pas au noyau dur de franchir le seuil de la Citadelle. «  Verhassel voudrait que ce lieu soit dynamique, relève un militant. C’est peut-être là qu’il faut agir. En créant un climat local défavorable. » Peut-être en stimulant une «  contre-culture antiCitadelle. » Le 24 septembre, une manifestation avait réuni de 500 à 1 000 opposants au club. Une pétition a réuni, elle, plus de 60 000 signatures. Et maintenant ?

La Voix Du Nord

Policiers en colère: un mouvement infiltré par l’extrême droite? #ManifPolice

Depuis le début de la semaine, des centaines de policiers défilent la nuit dans différentes villes de France. A Paris, ils affirment être un mouvement « sans tête » et apolitique, mais la tentative de récupération de l’extrême droite plane.

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Depuis lundi 17 octobre, des centaines de policiers en colère se réunissent chaque soir dans les rues de Paris, mais aussi à Lyon, Marseille ou encore Toulouse et Montpellier. Un « ras-le-bol » face au manque de moyens, d’effectifs et de sécurité, deux semaines après l’agression de quatre agents au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essone).

Rarissime, ce mouvement pose aussi de nombreuses questions: qui le dirige? qui en est à l’origine? Difficile de savoir, puisque les manifestants, qui défilent cagoulés, tentent de préserver leur anonymat. Ils n’ont d’ailleurs pas déclaré la manifestation de lundi à la préfecture de police de Paris, un « oubli » normalement puni de 7500 euros d’amende et de six mois d’emprisonnement. Et pour cause, le droit de manifester des policiers, s’il n’est pas explicitement interdit par leur code de la déontologie quand ils sont hors service et en civil, n’est pas non plus évident, comme l’explique Le Monde.

Un mouvement « manipulé » par le FN?

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis voit dans ces manifestations « la patte du FN ». Et le secrétaire général d’Alliance police, Jean-Claude Delage, a affirmé sur France Info vendredi, qu’il y a « des manipulateurs » qui oeuvrent en coulisses.

Selon un journaliste militant, un manifestant parisien n’aurait pas hésité à proférer des menaces de mort à son encontre. Les images montrant des membres du cortège arborant chaînes, bagues de combat, bombers et « foulard tête de mort », apparats dont s’affublent traditionnellement les groupes identitaires, ne plaident pas forcément en leur faveur.

Le mouvement a-t-il pour autant été récupéré par les mouvements d’extrême-droite? Pas selon « un brigadier d’origine maghrébine » interrogé par Le Pointpour qui « C’est une aberration que Schwartz s’autoproclame porte-parole, les collègues ne sont pas d’extrême-droite ». Interrogé par L’Express, Rémy Buisine, un reporter qui a couvert les manifestations de Paris sur Periscope et Twitter, estime lui aussi qu’il est « difficile de tirer des conclusions ».

« Sans tête et apolitique »

« Honnêtement, il serait très hasardeux d’affirmer que le mouvement est piloté par qui que soit. C’est vrai qu’il y a eu des slogans comme ‘Les racailles en prison!’, qui interrogent, mais peut-on en conclure quelque chose? Le principal slogan, c’était surtout de chanter la Marseillaise toutes les 10 minutes », explique Rémy Buisine.

« J’essaye, comme beaucoup de gens, de comprendre qui a impulsé le mouvement et s’ils ont une idée politique derrière la tête. C’est ambigu car aucun manifestant n’a voulu donner son nom, uniquement un numéro de matricule, regrette-t-il. Mais la grande majorité m’a affirmé être un mouvement ‘sans-tête’, apolitique et totalement détaché des syndicats. Ils réclament plus de moyens et plus de protection, la démission de Bernard Cazeneuve [le ministre de l’Intérieur], Jean-Marc Falcone [le patron des policiers] et de François Hollande. Surtout, ils réfutent tous à 100% les accusations de Cambadélis. »

Les syndicats tentent de reprendre la main

« J’ai discuté avec une personne qui se revendiquait ouvertement d’un groupe identitaire. Il n’était pas de la police, mais tenait à apporter son soutien, précise Rémy Buisine. Mais si l’on veut rester totalement factuel, il n’y avait aucun représentant officiel du Front national dans le cortège. Et si des politiques étaient venus, je pense qu’ils n’auraient pas été les bienvenus. C’est probablement pour ça qu’aucun ne s’y est hasardé. »

Mais un mouvement policier qui opère dans les limites de la légalité peut-il rester « sans-tête » indéfiniment, à la manière d’un Nuit Debout? Ce n’est pas l’avis des syndicats de la police qui, s’ils ont été dépassés par l’événement les premiers jours, tentent désormais de reprendre la main, notamment en ayant décroché une réunion la semaine prochaine avec François Hollande. Pas sûr que cela suffise à calmer la grogne des policiers.

L’Express

Menaces de mort et injures racistes : une aire de jeux dégradée et taguée avec des signes chrétiens et nazis

Les jeux pour enfants, des bancs, le sol ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie et raciste.

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Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 octobre, l’aire de jeux pour enfants du parc de Drouille de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) a été vandalisée par de très nombreuses inscriptions à caractère raciste et xénophobe. La quasi-totalité des jeux, mais aussi des bancs ou même le sol, ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie (comme des croix gammées), mais aussi religieuse, sans compter des menaces de mort et autres injures à connotation raciste… peintes à la bombe noire.

 

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Ce n’est malheureusement pas la première dégradation dont est victime cette aire de jeux, puisqu’il y a quelques mois, les nouveaux grillages qui avaient été posés avec été vandalisés, abîmés… et la municipalité avait finalement décidé de les enlever face aux dégradations récurrentes.

Dès ce jeudi matin, la municipalité a déposé plainte contre X auprès du commissariat de Police, « après avoir fait constater par la Police Municipale et la Police Nationale » a confirmé le premier adjoint au maire de la ville de Manosque, Bernard Diguet.

Haute Provence Info

Jean-Marie Le Pen : Africains et Européens n’ont pas le même «âge mental et biologique»

Le fondateur du FN est revenu sur la série de violences qui ont récemment visé le corps enseignant, et la juge notamment due au brassage ethnique dans les classes.

Toujours fidèle au poste, Jean-Marie Le Pen poursuit ses commentaires de l’actualité dans son «journal de bord» hebdomadaire. L’occasion pour l’octogénaire de dispenser ses analyses et ses bons mots, flirtant régulièrement avec l’outrance à tonalité raciste. Une limite allègrement franchie dans le dernier numéro de l’émission présentée par son assistante Marie d’Herbais, qui a suivi «son président d’honneur» dans l’exil, aux marges du FN. La sortie de route du jour concerne l’analyse que fait le «Menhir» de la série de violences qui ont visé ces derniers jours le corps enseignant. «Pas un jour ne passe sans qu’un enseignant ne soit agressé, de l’école primaire en passant par le collège jusqu’au lycée, quelle est la raison de cette débâcle?», lance Marie d’Herbais.

Pour Jean-Marie Le Pen, «il y a beaucoup de raisons». «L’une d’entre elle tient à l’attitude laxiste et complaisante du corps enseignant (…) L’enseignement public, et par contagion, peut-être un peu le privé, est profondément marxisé, ou peut-être même pire encore anarchisé. Il était de bon ton de considérer que l’enfant est roi. Il n’y a pas d’autre accès à la connaissance que le travail, l’effort. Et cela ne se fait pas dans une ambiance de vacances permanentes», vilipende l’ancien parachutiste.

Le Pen n’en est pas à son coup d’essai

L’autre explication de ces évènements se trouve selon lui dans «l’ambiance de melting-pot (brassage ethnique, ndlr) physique». L’eurodéputé regrette de voir mis «dans la même classe des jeunes Africains de 14 ans avec de jeunes Européens du même âge». «Mais ils n’ont pas le même âge biologique, ni le même âge mental, ni le même niveau de connaissance et d’éducation», estime Jean-Marie Le Pen, dans la lignée des saillies ethno-différencialistes dont il a le secret. «Un enfant qui ne suit pas la classe, l’enseignement, il s’ennuie. Quand il s’ennuie, il s’amuse et se détend, ou s’exprime par des violences, et nous allons donc voir s’aggraver ces violences», juge encore le père de Marine Le Pen, qui n’hésite pas à voir là un début de «désintégration du système» scolaire. «Système qui ne peut reposer que sur l’ordre, sur l’autorité, sur la hiérarchie, sur des valeurs que l’enseignement français a niées pendant des décennies», brocarde le pourfendeur de «la migrance».

Ce n’est pas la première fois que Jean-Marie Le Pen utilise son journal de bord pour diffuser des propos propres à susciter de vives polémiques. En juin 2014, encore intégré au FN, il avait notamment promis de faire «une fournée» d’une série d’artistes, dont Patrick Bruel. Une boutade selon Jean-Marie Le Pen, dont les accents antisémites avaient provoqué l’éclatement d’un nouveau conflit politico-familial. Un affrontement qui a conduit Marine Le Pen à suspendre son père du parti et à la priver des moyens nécessaires au tournage et à l’hébergement du journal de bord. Jean-Marie Le Pen dispose donc désormais de son propre site et ses vidéos sont notamment relayées par le site du polémiste d’extrême droite Alain Soral

Le Figaro

Racisme et menaces : l’essayiste d’extrême droite Alain Soral au tribunal

Le parquet a requis jeudi six mois de prison contre l’essayiste d’extrême droite, poursuivi notamment pour harcèlement moral, menaces et injures raciales, par une ancienne mannequin qui l’avait éconduit.

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Ce pourrait être l’histoire, tristement banale, du type éconduit qui, vexé du rejet de celle qu’il convoite, se met à l’insulter. Des affaires comme celles-ci, il en arrive tous les jours : les harcèlements, de rue ou d’ailleurs, dont sont régulièrement victimes les femmes, parce qu’elles n’ont pas répondu favorablement à un compliment lourdingue ou à une invective machiste.

Sauf qu’ici, le prévenu s’appelle Alain Soral. Et à la gravité des faits qui lui sont reprochés s’ajoute le caractère racial. Plus un travail de sape méthodiquement organisé par les proches de l’essayiste d’extrême droite, pour faire taire sa victime. Ce jeudi, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, l’homme était jugé pour des faits présumés d’injures raciales, menaces, envois réitérés de messages malveillants, et harcèlement. Il n’a pas fait le déplacement.

C’est donc celle qui l’accuse, Binti Bangoura, une grande femme noire de 34 ans, qui va livrer sa version du dossier : deux ans en enfer pour avoir osé repousser les avances d’Alain Soral. Pendant longtemps, elle a préféré ne rien dire. Parce qu’elle avait peur. Pendant des semaines, Binti Bangoura s’est terrée en Allemagne, craignant de rentrer en France, craignant «pour [sa] vie»«Ecoute bien, crasseuse, et passe le message à qui tu veux. Un conseil, oublie Alain, et ne t’avise pas de venir sur Paris», l’a-t-on prévenue un soir, dans un mail. Un de plus, au vu des nombreux messages d’insultes que la jeune femme a reçus entre août et novembre 2014, entre le moment où elle a dit «non», et celui où elle a finalement porté plainte.

«Les Blancs prennent les Blacks pour des putes»

A la barre, Binti Bangoura raconte. Elle a fait la connaissance de l’auteur de la Sociologie du dragueur le 3 mars 2014. A l’époque, l’ancienne mannequin, hôtesse d’accueil, qui tente de percer dans la musique, commence à s’intéresser aux vidéos d’un certain Dieudonné, à qui elle prête un rôle d’avocat de la cause noire. «J’avais l’impression qu’il s’agissait d’un leader, qu’il voulait dénoncer des choses», explique-t-elle. Via Facebook, elle envoie à Egalité et Réconciliation, le mouvement antisémite d’Alain Soral, un article sur l’Afrique, précisément la Guinée, dont elle est originaire. Elle aimerait le voir relayé «pour dénoncer des injustices». C’est Soral lui-même qui répond. Commence un échange, qui peu à peu se transforme en flirt. L’homme promet de la mettre en relation avec des producteurs intéressés par sa fibre artistique. A l’époque, «il me faisait la cour, mais il était charmant et très gentleman. Il ne me faisait pas d’avances sexuelles», raconte-t-elle.

De temps en temps, elle converse avec Soral via Skype ou échange des photos. Parfois dénudées. Puis l’homme devient insistant, il souhaite la rencontrer. Binti Bangoura raconte recevoir alors le message d’une femme, qui se présente comme la maîtresse de l’essayiste. Elle se veut rassurante au sujet de l’idylle naissante : «elle m’a dit que ça ne la dérangeait pas», mais essaye de s’immiscer dans la relation, dit Binti Bangoura, qui décide de tout arrêter. «Cela ne m’intéressait pas». Elle contacte Alain Soral pour le lui dire, l’embrouille un peu. Puis reçoit ces textos : «vu comme ça effectivement tu peux aller te faire foutre»«ce soir je pense que c’est le moment de te remettre à ta place. J’ai renoncé depuis longtemps à ton cul. Tu es le genre de fille qui n’a aucun pouvoir sur moi»«ton destin est d’être un fantasme à vieux blanc juif pervers…»«les Blancs prennent les Blacks pour des putes, ce qu’elles sont le plus souvent»«finalement il ne te reste de sûr que les juifs et les pédés»«les pédés comme amis pour t’écouter chialer que ton destin c’est d’être une pute à juifs…».

«Comme ça tu vas peut-être finir par la fermer»

Nous sommes le 16 août 2014, les menaces dureront plusieurs mois. Le soir même : «Tiens, je te renvoie cette photo, j’ai trop peur qu’elle se perde et se retrouve sur Facebook, les gens sont si méchants». Un autre, anonyme : «Salut, notre ami vient de nous filer tes photos… Pas mal… Si on entend reparler de toi : diffusion publique de tes photos et crois-nous on a du fan sur YouTube et nos sites». Puis un autre : «On te prévient, on est là pour prendre la suite» ; encore : «Fais bien attention à ne pas aller trop loin, tu y laisserais des plumes». Certains contiennent des photos : «Comme ça, tu vas peut-être finir par la fermer. Au passage belle paire de nichons». Plus menaçants encore : «La tournante s’est déroulée dans une cave de La Défense». Un proche la contacte, joue la carte communautaire, tente de la raisonner «tu vas pas aller voir la jew-stice [«jew» veut dire «juif» en anglais, ndlr] ? C’est tout ce qu’on combat.»

«Toutes les personnes [gravitant] autour d’[Alain Soral] ont commencé à me contacter, pour reprendre le relais des menaces à sa place», raconte Binti Bangoura, ajoutant que des fans d’Egalité et Réconciliation, où des articles – encore en ligne aujourd’hui –, lui sont consacrés, se joignent au «tsunami». «Tout le monde venait m’insulter sans me connaître. Chacun faisait des posts sur Facebook pour me faire passer pour une prostituée. Ils ont fini par publier toutes les photos». Binti Bangoura tombe peu à peu dans la dépression, se sent abandonnée, se tourne vers des associations anti-racistes, sans succès. «Alain Bonnet [le vrai nom d’Alain Soral, ndlr] a donné de moi l’image d’une bimbo. Les gens ne voulaient pas m’aider».

«Alain Soral a dit qu’il ne va pas s’arrêter»

Elle devient parano – «je me suis dit : il a 200 000 fans sur Facebook, si tu parles, ces personnes se tourneront toutes contre toi» –, se croit suivie, observée – «j’étais sûre qu’il allait envoyer quelqu’un pour me tuer ou me faire du mal»«Bonnet donne l’impression de quelqu’un qui n’a peur de personne, quelqu’un de politique, qui connaît du monde. Quand quelqu’un venait me parler, je pensais systématiquement qu’il était envoyé par [Soral]». Elle a «des idées noires», finit par appeler au secours. Un médecin la prend en charge. Elle quitte l’Allemagne et rentre en France, va au commissariat. Nous sommes le 16 novembre 2014.

Au tribunal, jeudi, Binti Bangoura est venue seule, accompagnée par son avocat, Me Philippe-Henry Honegger. Deux ans après les faits, elle dit n’avoir plus confiance en personne. Elle enchaîne les petits boulots, la boule au ventre. Elle raconte qu’une fois, à Orange, où elle était hôtesse, elle a retrouvé des inscriptions la concernant sur les murs : le petit copain d’une collègue était fan d’Alain Soral. «Les employeurs me demandent systématiquement des comptes sur cette histoire, car quand on tape mon nom sur Internet, ce sont les articles d’Egalité et Réconciliation qui remontent en premier». Aux juges qui l’interrogent, elle répond, un petit tremblement dans la voix, qu’elle craint pour la suite : «Alain Soral a dit qu’il ne va pas s’arrêter». 

C’est par la voix de son avocat que l’homme réplique. Mais pas question d’évoquer les messages, dont il n’a «jamais contesté» l’existence. Me Lahcène Drici axe sa plaidoirie ainsi : «il n’y a pas de preuve qu’Alain Soral en était l’auteur». Il souligne qu’aucun huissier n’a constaté qu’ils provenaient bien de son téléphone.

Le parquet a réclamé six mois ferme pour l’essayiste. Le jugement a été mis en délibéré au 26 novembre.

Libe

Une vingtaine d’élus frontistes démissionnent, il n’y plus de groupe FN à la Métropole Aix-Marseille

Une vingtaine d’élus Front national viennent de démissionner dans les Bouches-du-Rhône, notamment à Marseille où il n’y a désormais plus de groupe FN représenté à la métropole. 

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Le Front national marseillais traverse une grave crise politique. Ces derniers jours, trois nouveaux élus ont décidé de lâcher le maire FN du 7e secteur de la ville, Stéphane Ravier. Conséquence : le FN ne peut plus siéger à la Métropole Aix-Marseille. En effet, il faut un minimum de 18 conseillers et aujourd’hui ils ne sont plus que 16. Pour la plupart, ces élus FN démissionnaires étaient des novices en politique que les cadres du parti sont allés chercher juste avant les municipales de 2014.

Europe 1

Meeting avec Ménard, «lobbies sionistes» : Jean-Frédéric Poisson se place à l’extrême-droite de la primaire

Le soir du premier débat de la primaire de la droite, Jean-Frédéric était apparu comme un candidat modéré. Las, ses liens avec l’extrême-droite et ses positions radicales viennent de ressurgir.

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Toutes les « hypes » ont une fin. Celle de Jean-Frédéric Poisson pourrait intervenir prochainenement, la faute à quelques inititatives pour le moins controversés. Depuis son irruption sur la scène médiatique, au soir du premier débat de la primaire de la droite, le président du Parti chrétien-démocrate vivait sur un petit nuage politique. Il avait suscité la curiosité sur les réseaux sociaux, son nom terminant même la soirée sur le podium des « tendances » de Twitter. Ses propos plus mesurés que ceux des autres candidats sur les syndicats ou l’intégration avaient été remarqués. Une étude Kantar Sofres pour le Figaro, LCI et Public Sénat  vendredi 14 octobre révélait un bond de 29 % dans les opinions favorables à Jean-Frédéric Poisson. Vanter sa sympathie pour le « petit » candidat de la primaire devenait presque à la mode. La tendance devrait s’inverser.

Deux initatives viennent de rappeler brutalement la proximité de Jean-Frédéric Poisson avec une droite dure, proche de l’extrême-droite. Interrogé sur la présidentielle américaine, dans une interview accordée à Nice-Matin et publiée ce mercredi 19 octobre, le député des Yvelines dézingue Hillary Clinton avec cet argument :

« La proximité de Mme Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». 

« Il existe bien des groupes de pression sionistes »

Soumission aux lobbies sionistes ? Il est bien inhabituel que cette thèse, fréquemment rebattue du côté de l’extrême-droite complotiste et des amis d’Alain Soral, soit relayée par un candidat à une élection de Les Républicains. Contacté par France Info ce jeudi, Jean-Frédéric Poisson assume la totalité de ces propos, mais il ne voit « aucune espèce de thèse conspirationniste », car « il existe bien des groupes de pression sionistes qui agissent aux Etats-Unis ». Le même jour, il s’excuse finalement sur le réseau Radios chrétiennes francophones pour « l’émotion » suscité par sa phrase. « J’en suis désolé, parce que ce n’était évidemment pas mon intention, et je veux redire ici toute l’amitié que j’ai pour l’Etat d’Israël et pour le peuple juif dans son ensemble », insiste-t-il.

Trop tard. Thierry Solère, le président de la commission d’organisation de la primaire, affirme que des suites seront données à cette affaire lors de la prochaine réunion de cette instance, le 26 octobre prochain. « Le terme ‘lobby sioniste’ n’a pas du tout la même signification en France qu’aux Etats-Unis. Cette déclaration alimente, en effet, des thèses conspirationnistes mâtinées d’antisémitisme« , considère le député des Hauts-de-Seine. Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a pour sa part demandé l’exclusion de Jean-Frédéric Poisson de la primaire s’il ne retire pas ses propos.

Meeting avec Ménard

Deuxième lame ce vendredi 21 octobre, quand  que Jean-Frédéric Poisson participera le 12 décembre à un meeting en compagnie de plusieurs figures de l’extrême-droite et de la droite dure. Robert Ménard, le maire apparenté FN de Béziers, Karim Puchikh, président du SIEL, un parti affilié au FN, ou encore Philippe de Villiers, seront présents pour promouvoir l’union des droites. Un socle d’idées autour de « la souveraineté, l’identité, la liberté », sera présenté.

Plus qu’un dévoilement, ces initatives viennent rappeler la proximité idéologique assumée entre Jean-Frédéric Poisson et la droite dure, voire l’extrême-droite. Dans une interview à Valeurs Actuelles, le 12 octobre dernier, il avait plaidé pour « en finir avec le cordon sanitaire autour du FN« . En mai dernier, déjà, ce fidèle soutien de la Manif pour tous a affirmé se sentir « plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de Nathalie Kosciusko-Morizet« . Le soir du fameux débat où il est apparu en pleine lumière, Jean-Frédéric Poisson avait d’ailleurs invité dans le public Karim Ouchikh, soutien indéfectible de Marine Le Pen. Pas vraiment ce qu’il y a de plus modéré, ce Poisson.

Marianne

#ManifPolice : un faux policier proche du FN s’autoproclame leader du mouvement

Depuis une semaine, il est de tous les rassemblements de policiers à Paris, ou presque, il court les caméras et les micros. Problème : ce porte-parole autoproclamé n’est même pas policier. Et cet employé de la grande distribution est proche du Front national.

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Il s’appelle Rodolphe et depuis une semaine, il s’affiche en première ligne à tous les rassemblements de policiers à Paris. Il est même à l’origine de certains appels à manifester. Son nom apparaît dans les textos qui circulent. Il court les micros et les caméras pour tenter de s’imposer comme leader, ou au moins comme porte-parole des manifestants. 

Pourtant, cet homme n’est pas du tout policier. Il ne l’a d’ailleurs jamais été. C’est ancien adjoint de sécurité a raté les concours en 2012 et depuis, il travaille dans la grande distribution et a créé une association de défense de la police.

Leader sans légitimité

Deuxième élément important : l’homme serait proche de l’extrême droite. Son nom apparaît sur la liste Front national dans le 18e arrondissement de Paris, lors des élections municipales de 2014. Lui jure qu’il s’agit d’un homonyme.

Contacté par nos soins, l’homme reconnaît qu’il n’est pas policier, affirme se sentir proche du mouvement mais annonce son intention de s’en désengager. C’est une demande qui lui a été faite : beaucoup de policiers, de bonne foi, découvrent en effet, effarés, que leur porte-parole autoproclamé n’est, en fait, même pas un de leurs collègues.

France Tv

Délation : Le FN publie sur Facebook les adresses d’appartement occupés par des réfugiés à Lourdes

La page Facebook du Front national des Hautes-Pyrénées a dénoncé l’accueil de 250 migrants à Lourdes qui sont « logés, nourris et soignés gratuitement ».

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Le Front national a-t-il diffusé les adresses des appartements où logent des migrants à Lourdes ? C’est en tout cas l’information dévoilée par le site StreetPress et repérée par Le Lab. Sur la page Facebook du parti dans les Hautes-Pyrénées, on pouvait trouver un post dans lequel il était écrit en commentaire : « Les Pyrénées ne veulent pas des envahisseurs islamistes, on feta tout pour les virer ». Le post en lui-même est intitulé : « Scandaleux camouflage des autorités sur les 250 migrants-clandestins de Lourdes ».

« Un petit texte accompagne la publication, ainsi qu’un document, présenté comme une note interne de la police locale », explique StreetPress. « Qui sait qu’il y a aujourd’hui 250 ‘migrants’, logés, nourris et soignés gratuitement, et même payés aux frais du contribuable dans Lourdes ? (…) On ne peut qu’être révoltés devant cette injustice et cette préférence étrangère », peut-on lire. Depuis, le post a été supprimé de la page Facebook.

Olivier Monteil, conseiller régional FN, rétorque au site : « Quand on installe des immigrés chez nous, la population est en droit de le savoir (…) Ce sont des logements sociaux qui sont payés par nos impôts, qui sont normalement destinés à des travailleurs français dans la détresse et on les a réquisitionnés pour les donner à des migrants. C’est une injustice et une discrimination ». Selon StreetPress, « le FN a faux sur toute la ligne ». Ce ne sont pas 250 personnes qui sont logés à Lourdes mais 108 demandeurs d’asile, note La Dépêche du midi.

RTL

2 militants d’extrême-droite jugés après avoir violé une collégienne de 12 ans pour faire croire à un crime raciste

Deux frères de 46 et 35 ans seront jugés au printemps par la cour d’assises du Calvados pour le viol d’une pré-adolescente de 12 ans à Vire en 2004. L’ordonnance de mise en accusation a été rendue fin juin par la cour d’appel de Caen. Le crime n’a pu être élucidé que 10 ans après les faits.

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Il voulait violer une femme, comme ça, au hasard

Le 9 octobre 2004, les deux frères rentrent d’un meeting d’extrême droite. L’ainé, très alcoolisé et qui a également consommé de la cocaïne, veut violer une femme, au hasard. En arrivant à Vire, ils croisent la route d’une collégienne. La petite fille, âgée de 12 ans, rentre chez elle. Ils l’enlèvent, la menacent de mort avec des ciseaux. Le plus jeune conduit la voiture jusqu’à un endroit isolé dans un bois, à Saint-Sever, près de Vire. Le plus âgé la viole sur la banquette arrière. Pendant les faits, ils s’appellent par des prénoms à consonance maghrébine, prétendant être tunisiens.

Crime élucidé 10 ans après les faits

L’enfant racontera tout cela aux enquêteurs. Mais rien ne permet de les identifier. L’affaire est classée sans suite en 2007. Ce n’est finalement que 10 ans après les faits, en 2014, à l’occasion d’une tentative de braquage en Bretagne, que le profil génétique du frère aîné est rapproché des traces ADN, retrouvées à l’époque sur les vêtements de l’enfant. La procédure est rouverte.

Ils voulaient faire croire à un acte anti-français

Les enquêteurs caennais se rendent donc à Rennes, où les 2 hommes sont emprisonnés. Lors de leur garde à vue, ils reconnaissent les faits, expliquant avoir voulu faire passer leur crime pour un acte anti-français. L’aîné fréquente les milieux ultra-nationalistes, il a sur le crâne et le corps des croix gammées tatouées et d’autres symboles néonazis. Il a déjà été condamné pour apologie du nazisme. Le plus jeune, moins impliqué dans l’extrême droite, aurait subi l’influence de son frère.

Tous deux ont été condamnés en mars 2015 pour la tentative de braquage en Bretagne. 4 ans de prison ferme pour l’aîné, et 3 ans ferme pour le plus jeune. Ils vont donc de nouveau comparaitre devant la justice, face à la cour d’assises du Calvados cette fois.

La cour d’appel de Caen a rendu son ordonnance de mise en accusation le 29 juin 2016. Le premier sera jugé pour viol. Le second pour complicité. Le procès devrait avoir lieu au printemps. Plus de 12 ans après les faits, ils vont donc se retrouver enfin face à leur victime, aujourd’hui âgée de 24 ans.

France Bleu

 

«Je-b***-les-Arabacciu» une élu victime d’injures racistes de la part de l’extrême droite

L’élue socialiste de Cognac a dévoilé un message anonyme qui la couvre d’insultes liées à l’accueil des migrants. Le Front national dément l’implication d’un de ses militants.

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Certains l’appellent la « fachosphère » : une communauté d’individus actifs sur Internet pour propager les thèses de l’extrême droite. Est-ce l’un de ses membres ou un individu isolé qui a insulté Marianne Reynaud-Jeandidier ?

Ce mardi après-midi, Marianne Reynaud-Jeandidier a publié sur Facebook le message que lui a envoyé un certain « Je-b***-les-Arabacciu ». Le contenu verse clairement dans linsulte à caractère raciste et l’incitation à la haine (aussi, nous avons choisi de ne pas les retranscrire ici).

Ces propos violents et orduriers, passibles de poursuites judiciaires, semblent liés à l’engagement de l’élue socialiste en charge des affaires sociales à la mairie de Cognac. En effet, elle s’est clairement affichée en faveur de l’accueil des migrants à Cognac.

Sud Ouest