La manifestation du mouvement islamophobe PEGIDA annoncée ce samedi interdite

Les militants de PEGIDA France ne pourront pas manifester dans les rues de Calais ce samedi. La préfecture du Pas-de-Calais a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de ce vendredi soir minuit jusqu’à samedi minuit à Calais.

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La préfecture s’est basée sur des messages postés sur les comptes Facebook de PEGIDA France et de son président Loïc Perdriel, appelant à un rassemblement à 14 h devant la gare, puis à manifester dans les rues calaisiennes, pour justifier son arrêté. «  La manifestation n’a fait l’objet d’aucune demande officielle  », précise-t-elle.

Cet arrêté concerne également le Groupe antifasciste calaisien qui avait appelé, également sur Facebook, à un rassemblement devant le parc Richelieu à 14 h.

D’importantes forces de police sont prévues pour faire respecter cet arrêté et éviter d’éventuels affrontements. Le 6 février dernier, le mouvement PEGIDA avait déjà manifesté devant la gare de Calais, pour s’opposer à la présence de migrants à Calais. Déjà interdite, la manifestation avait débouché sur une vingtaine d’interpellations, dont celle du général Piquemal.

La Voix Du Nord

Centre d’accueil pour SDF : quand des militants FN veulent « vérifier » la nationalité des résidents

L’inauguration du centre d’accueil pour SDF dans le 16eme arrondissement de Paris s’est terminée par l’intervention d’une petite quarantaine de militants du Front national, venus « vérifier » la nationalité des personnes hébergées.
On savait l’ouverture de ce centre d’accueil pour SDF classée parmi les sujets sensibles. Cible d’une vive protestation de la part de quelques habitants du 16e arrondissement, puis d’une tentative d’incendie à la mi-octobre, le bâtiment était placé, pour son inauguration ce samedi 5 novembre, sous surveillance policière.

Mais ce n’est qu’après le départ de Anne Hidalgo, maire de Paris, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, venues rendre visite aux cinquante nouveaux arrivants du centre d’hébergement, que des militants du Front national ont débarqué sur les lieux. Sous surveillance policière, une quarantaine d’entre eux ont d’abord entrepris de marcher tout autour  du long bâtiment de bois, en tentant de regarder par les fenêtres.

« Si ce sont des migrants, on est contre »

Le but ? Ils l’expliquent aussitôt aux journalistes – dont LCI – sur place. « On est là pour vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. SI ce sont des migrants, on est contre ». Devant quelques caméras, le groupe de militants finit par déployer une banderole siglée « Français d’abord, clandestins dehors ». Le temps de quelques images et le happening est déjà terminé. Dans les étages, plusieurs personnes récemment hébergées passent une tête par la fenêtre, spectatrices de cette scène surréaliste.

Pourtant, l’association Aurore, dont plusieurs bénévoles gèrent le projet, précise à LCI que « ce centre n’est pas destiné à accueillir spécifiquement des demandeurs d’asile ». Quelques instants plus tard, à l’issue de sa visite des locaux, Emmanuelle Cosse a quant à elle détaillé : « Il y aura ici des personnes dont la situation administrative ne sera pas réglée, et d’autres qui n’auront pas ce problème. L’hébergement d’urgence est inconditionnel. »

LCI

Rassemblement sauvage d’extrême droite à Saxon

La police a mis en place un dispositif afin d’empêcher la tenue d’une manifestation nationaliste. Il pourrait s’agir des militants exclus du canton de Vaud.

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Un rassemblement suspect a été repéré samedi après-midi en Valais, dans la commune de Saxon. Selon la police cantonale, il pourrait s’agir des militants qui avaient prévus précédemment de se réunir à Lausanne, avant d’en être empêchés par le Conseil d’Etat.

«Les polices romandes se sont coordonnées afin de repérer tout déplacement suspect, car nous savions qu’il y avait un risque de report de cette manifestation sur un canton voisin, indique Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police valaisanne. Depuis environ 16h samedi, un dispositif est en place dans le but d’empêcher ce rassemblement qui n’a pas été autorisé. L’autorité judiciaire décidera de son côté de ce qu’il adviendra des individus identifiés.»

Selon nos informations, les personnes présentes ont tenté de faire une diversion à Riddes, avant de converger vers un établissement public de Saxon. Le propriétaire avait été induit en erreur par les organisateurs sur la nature exacte de l’événement.

Pour rappel, une conférence animée par des personnalités connues pour leurs positions identitaires devait se tenir ce jour à Lausanne. Elle avait été interdite par le Conseil d’Etat vaudois.

20 Minutes

Macron s’en prend au FN, «un parti qui salit la République»

Emmanuel Macron, qui rencontrait ce samedi les animateurs de son mouvement En Marche!, s’en est pris au Front national, dont il dit ne pas pouvoir accepter la présence au second tour de la présidentielle. 

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Le Front national Islandais obtient.. 0,2% des voix aux élections

Si les résultats des élections islandaises de samedi étaient très suivies à l’étranger en raison du parti pirate, ils ont également confirmé la place à part de l’Islande au sein des pays nordiques tant l’extrême droite y brille par son absence.

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En Suède avec les Démocrates suédois, en Norvège avec le Parti du progrès, au Danemark avec le Parti populaire, l’extrême droite et la droite populiste inondent peu à peu l’Europe du nord, obtenant sans cesse de nouveaux sièges dans les parlements nationaux et décrochant à chaque élection de nouveaux ministères.

Si ces partis connaissent des parcours différents et des vues divergentes sur le rôle de l’État-providence, force est de constater que leur dénominateur commun reste un rejet massif de l’immigration, de l’accueil de réfugiés et de l’islam, les trois thèmes se mêlant allégrement au sein de discours politiques xénophobes et islamophobes. La mise en scène du choc des cultures est particulièrement présente, opposant aux barbares violents et sexistes venus de l’étranger l’exceptionnalité de la démocratie scandinave, considérée comme l’unique rempart de la paix sociale, des droits des femmes et des LGBT. Il s’agit d’une stratégie particulièrement efficace dont s’est également inspirée l’extrême droite française.

Mais l’Islande, encore une fois, semble ici faire figure à part. L’île compte bien un parti d’extrême droite, le Front national islandais (Íslenska þjóðfylkingin) mais si celui-ci a réussi à se présenter dans deux circonscriptions aux élections législatives du 29 octobre, il n’a obtenu aucun député et seulement 303 votes en sa faveur dans tout le pays, soit moins de 0,2% du corps électoral islandais. Ce parti, qui lutte activement contre la construction de mosquées dans le pays, le port de la burqa et pour la sortie du pays de l’espace Schengen, reste incapable de percer politiquement malgré un scrutin à la proportionnelle particulièrement favorable aux petites structures.

Pourquoi? Faut-il encore hisser l’Islande au rang d’utopie nordique, où ses habitants seraient plus ouverts, plus tolérants, moins obsédés par les questions d’identité nationale?

l’Islande compte déjà près de 10% d’immigrés sur son sol, un chiffre comparable à celui de la France ou du Danemark par exemple. Si l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile reste une source de tension politique, la majorité des Islandais ne demande pas de politique gouvernementale plus stricte à leur égard, au contraire.

Alors que le pays a traversé la pire crise économique de son histoire en 2008, combiné à un effondrement de sa monnaie et à une explosion du chômage, cette situation n’a pas provoqué de fort ressentiment contre les migrants. La crise, son cortège de manifestations et la démission du gouvernement ont avant tout ouvert le débat médiatique sur la corruption des élites, la faiblesse de l’économie islandaise et le besoin d’exemplarité politique. Autrement dit, pour reprendre les mots de Virginie Despentes à propos de l’Espagne, face à la crise, les Islandais n’étaient pas convaincus que leur voisine voilée soit leur problème numéro un. Ce sont les politiques et leur gestion du pays qui ont été pointés du doigt .

Slate

Jean-François Copé défend les électeurs FN

Jean-François Copé n’est pas homme que l’on peut suspecter de vouloir s’acoquiner avec le Front national. L’ancien président de l’UMP, aujourd’hui candidat à la primaire de la droite, n’est pas comme son adversaire Jean-Frédéric Poisson : il tient au « cordon sanitaire » qui existe encore entre la droite républicaine et l’extrême droite.

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Pour autant, le député-maire de Meaux ne veut pas que l’on cible les électeurs de Marine Le Pen en se référant aux heures les plus sombres de notre histoire.

Dans Valeurs Actuelles en kiosque ce jeudi 3 novembre, l’élu LR explique donc que, selon lui, le FN « n’est pas un parti fasciste ». Et il en vient à avancer une défense pour le moins surprenante. Il dit :

Il faut arrêter de dire que les gens qui votent FN veulent le retour de Mussolini.

L’argument Mussolini semble pourtant assez peu répandu parmi les opposants à Marine Le Pen et au Front national, contrairement à l’argument Hilter. Jean-François Copé le dégaine et l’attaque afin de défendre non pas le FN mais les électeurs frontistes. Il affirme toutefois que la règle en vigueur dans son camp est celle du « ni-ni » et que donc, il ne s’alliera pas avec l’extrême droite.

C’est que Jean-François Copé est malin. Même si les plus fervents ne semblent pas trop vouloir participer à la primaire de la droite, certains sympathisants frontistes vont certainement aller voter les 20 et 27 novembre prochains. Et le député-maire de Meaux, à la peine dans les sondages, ne veut pas cracher sur ces voix potentielles.

Le Lab

En Paca, LR et le FN s’entendent sur une motion anti-migrants

Le texte, qui vise à bloquer l’établissement de «mini-jungles de Calais», a été adopté par une assemblée où la gauche a totalement disparu depuis les régionales.

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Il est des sujets sur lesquels les barrières tombent. Depuis que Christian Estrosi a remporté, grâce au retrait de la gauche dans l’entre-deux-tours, les régionales de décembre dernier en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), l’assemblée locale est désormais exclusivement composée d’élus de droite et du Front national. Mais si les Républicains (LR) se sont toujours refusés au moindre accord politique avec le FN, il peut toutefois leur arriver de s’entendre pour une alliance de circonstance sur certaines thématiques.

C’est notamment le cas de la délicate question de l’accueil des migrants, au coeur de l’actualité après les démantèlements de la jungle de Calais et du camp de Stalingrad. Ainsi, une motion visant à mettre «tous les moyens légaux» en œuvre pour bloquer «l’établissement de mini “jungles de Calais”», a été adoptée jeudi sur proposition de la majorité LR. «Accueillir plus de 1000 clandestins d’ici à la fin 2016 semble à la fois irréaliste et irresponsable», énonce le texte, cité par l’AFP.

Maréchal-Le Pen accuse LR de «plagier» le FN

En cause: les quelques centaines de migrants qui doivent arriver en Paca dans les jours à venir. Selon La Provence, «949 places ont été dégagées en plus des 200 qui existaient déjà» dans la région, bien que toutes ne pourront a priori «pas être attribuées cette semaine». «Les centres d’accueil et d’orientation (CAO), dispersés un peu partout dans la région, sont en tout cas prêts», précise encore le quotidien régional. Les principales villes concernées sont Marseille, Port-de-Bouc, ou encore Istres.

Le FN, qui avait déjà déposé une motion similaire à celle de LR, a immédiatement revendiqué la paternité de l’argumentaire développé par la droite. «Probablement pris de cours par cette initiative et gêné à l’entournure de devoir voter une motion du FN, (Christian Estrosi) a lui-même déposé dans la foulée une motion quasiment identique en un peu plus soft», s’est agacée la chef de file locale du parti, Marion Maréchal-Le Pen. Conclusion: elle juge sa famille «incontournable», et accuse la droite d’en «plagier» les idées. Ce qui n’a pas emêché les élus régionaux FN de voter en faveur de la motion présentée par les Républicains, adoptée à l’unanimité moins une abstention. La motion présentée par le FN a quant à elle été rejetée par la majorité régionale.

Le Figaro

Hayange : 3 mois avec sursis requis contre l’adjoint au maire FN accusé de violences sur une ado

La dernière commémoration du 19-Mars à Hayange avait totalement dégénéré. L’adjoint au maire est poursuivi pour avoir violenté une adolescente.

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«A Hayange, comme partout en France, on commémore la fin de la guerre d’Algérie », commence le président du tribunal correctionnel de Thionville. Oui, sauf qu’à Hayange, la cérémonie organisée en hommage aux victimes civiles et militaires est copieusement partie en vrille le 19 mars dernier ( RL des 20, 22 et 27 mars 2016).

Devant le monument aux Morts, brouhaha, violences, sifflets se sont invités dans le protocole. Pour mémoire, le maire frontiste de la commune, Fabien Engelmann, avait refusé de se rendre à la cérémonie. Selon lui, le 5 décembre 1962 serait la seule date valable pour marquer la fin du conflit en Algérie. Il l’a fait savoir par la voix de son adjoint aux travaux, Francis Langlois, chargé de lire un communiqué signé par le maire, en préambule au message officiel du secrétaire d’Etat. Et cela a provoqué un véritable tollé sur place, tant auprès de la population que des membres des associations d’anciens combattants présents.

L’instant a été filmé et abondamment partagé sur les réseaux sociaux. Les images sont à peine croyables. Elles ont d’ailleurs été soigneusement épluchées par les enquêteurs de police.

Car l’affaire n’en est pas restée là. Elle finit devant la justice. En effet, une jeune fille, âgée de 16 ans, venue assister à la cérémonie avec des proches, accuse l’adjoint au maire de l’avoir violentée alors qu’elle tentait de lui retirer des mains le discours du maire dont il faisait la lecture. Du coup, on a rembobiné la scène, hier, à la barre du tribunal.

Trois mois de prison avec sursis requis

« J’ai vu un couple en larmes, choqué. Je n’ai pas supporté, raconte l’adolescente. M. Langlois m’a repoussée par la gorge, j’y suis retournée et il m’a porté un coup. » « Il n’y a aucune excuse pour légitimer ce geste », renchérit l’avocat de la victime, Me Jérôme Tiberi.

Pourtant, le conseil parisien du prévenu, Me Paul Yon, plaide la légitime défense et donc la relaxe de son client, absent des débats.

L’avocat fait d’abord un arrêt sur images sur un porte-drapeau qui, le premier, a tenté de faire taire l’élu en le poussant et en tirant sur son écharpe tricolore. Puis il évoque « l’attaque » inattendue de la jeune fille. Selon Me Yon, l’adjoint conspué a été piégé par des opposants au maire FN. « Au nom de quoi une bande d’activistes peut-elle lui interdire de parler ? », interroge-t-il.

Quoi qu’il en soit, « la réponse est disproportionnée, martèle la substitut du procureur. C’est inadmissible de la part d’un représentant de l’autorité publique ».

Trois mois de prison avec sursis sont requis contre l’élu, toujours en fonction. Le tribunal rendra sa décision le 7 décembre prochain.

Republic Lorrain

Suisse : Le gouvernement interdit un rassemblement d’extrême droite pour troubles à l’ordre public

Le Conseil d’Etat invoque de possibles troubles de l’ordre public pour s’opposer à la manifestation du Parti nationaliste suisse.

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Le Conseil d’Etat vaudois a interdit mercredi la «conférence sur le nationalisme» qui doit se tenir samedi prochain dans la région lausannoise à l’initiative du Parti nationaliste suisse (PNOS). Le gouvernement cantonal invoque les dangers pour l’ordre public pour justifier sa décision. Le fait que de nombreux partis et organisations de la gauche vaudoise appellent à contre-manifester justifie de recourir à la clause générale de police, précise-t-on de source officielle.

En conséquence, la police cantonale interviendra le cas échéant pour empêcher la manifestation et les organisateurs s’exposent à des poursuites pénales s’ils maintiennent leur projet. L’interdiction est valable sur l’ensemble du territoire cantonal et reste applicable si la date du rassemblement est différée.

Le gouvernement vaudois ne donne pas d’information sur le lieu prévu pour ce rassemblement, si tant est qu’il soit déjà connu, avançant des raisons de sécurité. On ne sait pas davantage si une commune avait déjà accordé son autorisation pour que la manifestation se tienne.

La polémique sur l’activisme des milieux d’extrême droite en Suisse a enflé après le concert ayant réuni le mois dernier près de 5000 fans de rock néonazi à Unterwasser (SG).

Appel à une contre-manifestation

Dans le canton de Vaud, à l’initiative de Solidarités, et sous le slogan «Pas de fascistes dans nos quartiers», un appel à contre-manifester samedi 5 novembre a été lancé. Partis de gauche et syndicats s’y sont associés.

Sur l’affiche du rassemblement des nationalistes prévu le 5 novembre, on trouve les noms de Sébastien de Boëldieu, un militant de l’organisation italienne CasaPound, qui revendique l’expérience fasciste comme inspiration, du Français Daniel Conversano, qui se réclame du «militantisme blanc et nationaliste», et du Vaudois Philippe Brennenstuhl, responsable de la section romande du PNOS, lui-même condamné en 2002 à trois mois de prison pour discrimination raciale. La partie musicale du programme est confiée au groupe lyonnais de rock identitaire Frakass.

A Genève, c’est une conférence d’Alain Soral qui est déjà annoncée pour le 12 novembre, également dans un lieu ne devant être communiqué qu’à la dernière minute.

Le Temps

Meaux : poursuivi en diffamation par le FN, Vincent Morelle est relaxé

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Le tribunal de Paris l’a relaxé ce mercredi après-midi. Vincent Morelle était poursuivi pour diffamation par le Front national (FN). En cause, un article paru dans Libération, également poursuivi et relaxé, paru en janvier 2014. Dans les colonnes du quotidien, celui qui était à l’époque directeur de campagne de Béatrice Roullaud, devenue conseillère municipale FN à Meaux, détaillait les propos racistes et antisémites qu’il avait entendus au sein du parti.

Contacté, l’avocat du FN confirme la relaxe. « Lors de l’audience, le 13 septembre, les réquisitions du parquet allaient dans le sens de la relaxe car il considérait que les propos n’étaient pas directement dirigés contre le FN. » L’avocat ne sait pas encore s’il fera appel de la décision. À l’origine adhérent à l’UMP, Vincent Morelle, qui demeure à Nanteuil-lès-Meaux, avait rejoint le FN en 2013, « écœuré » par les querelles intestines entre Copéistes et Fillonistes.

Le Parisien

Des néonazis Allemands attaquent les réfugiés en quête d’asile dans la ville de Bautzen

Une cinquantaine de néonazis allemands ont attaqué des migrants en quête d’asile dans la ville de Bautzen (Land de Saxe, est du pays).

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Selon les médias locaux, les agresseurs ont scandé des insultes et des menaces à l’encontre des réfugiés avant de les attaquer à coup de pierres. La police est intervenue pour mettre fin aux violences, les migrants s’étant abrités dans le centre commercial Holzmarkt.

Au total, plus de 1 000 attaques visant des centres d’accueil de réfugiés ont été enregistrées an Allemagne en 2015.

Dailly Mail

Après Hayange, le Secours populaire menacé par le FN à Hénin-Beaumont

Le Secours populaire persona non grata à Hénin-Beaumont. La municipalité frontiste du Pas-de-Calais a demandé en fin de semaine dernière à l’association de rendre ce lundi les clefs de sa permanence, rapporte La Voix du Nord.

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En juin, la municipalité avait déjà demandé une première fois aux bénévoles de rendre les clefs du local qui appartient à la ville, afin d’effectuer des travaux de voirie. Ils avaient bénéficié d’un sursis.

En septembre, une autre municipalité FN, Hayange, avait également décidé de virer l’association caritative du local qu’elle occupait à titre gracieux depuis près de vingt ans, au motif qu’elle serait «pro-migrants».

Libe

 

Extrême droite : les identitaires utilisent de faux sites d’info locale pour faire leur propagande

« Trois nouveaux radars installés sur la rocade de Bordeaux » Le titre qui s’affiche à la « une » du site infos-bordeaux.fr, ne pose que peu question. Mais les autres articles mis en avant sur ce qui a tout l’air d’un site consacré à l’actualité bordelaise sont plus étranges :« Le local du Front national de nouveau vandalisé » ; « Des soldats d’Odin [milices d’extrême droite scandinaves] patrouillent dans les rues de Bordeaux » ; « Tentative d’incendie du futur centre de migrants » ; annonce d’une conférence d’Eric Zemmour…

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Sur la page d’accueil d’Infos Bordeaux, on trouve dix occurrences du terme « migrant », mais pas une seule pour évoquer le classement de la ville en tête des cités les plus « branchées » selon le guide Lonely Planet, qui a pourtant fait la une de la presse locale.

Le phénomène est le même sur Breizh Info, un site qui dit traiter « de l’actualité bretonne et internationale », et qui affiche dès sa page d’accueil douze fois le terme « migrants » et huit fois celui d’« islam »…

On pourrait faire le même constat sur Rhône-Alpes Info, là encore un site censément neutre et consacré à l’actualité régionale, sur Nord Actu, pour les Hauts-de-France, ou sur Lengadoc Info, son équivalent pour le Sud : autant de sites qui ressemblent à de petits portails d’information locale et qui n’annoncent jamais leurs réelles intentions, bien différentes. Seul un mot peut mettre en garde, et encore faut-il en connaître le sens : tous ces sites d’apparence banale évoquent le concept de « réinformation », une formule chère à l’extrême droite.

La mouvance identitaire, qui gravite autour du Bloc identitaire, groupuscule d’extrême droite héritier d’Unité radicale (dont l’un des militants, Maxime Brunerie, avait tenté d’assassiner Jacques Chirac en juillet 2002), est en pointe dans ces nouvelles stratégies. Et à l’instar des ultracatholiques d’Alliance Vita et de leur réseau de vrais faux sites d’information sur l’IVG, des groupes de militants d’extrême droite ont, ces dernières années lancé toute une série de vrais faux sites locaux.

Un réseau de sites « faux nez »

Malgré des apparences de sites d’information « neutres », il suffit de se promener quelques minutes sur Info Bordeaux, Rhone-Alpes Info et leurs homologues pour constater que quelques sujets (migrants, islam, chrétienté, insécurité) y occupent la majeure partie de la couverture éditoriale.

Plus ou moins mis à jour et fréquentés, il en existe désormais un par région française ou presque. Ils présentent de nombreux points communs, tant par leur nom que par leur forme générale, comme l’a noté le site « Debunker de hoax » spécialisé dans la vérification de rumeurs venues de l’extrême droite, qui a déniché nombre de ces faux nez.

LES « RÉGIONAUX » :

– Sur Rhone-Alpes Info, l’orientation du site n’est pas très difficile à deviner si l’on prend la peine de chercher un peu : le site mentionne dans sa page « A propos » (quelque peu cachée) le nom de Sébastien Jallamion comme directeur de publication. Celui-ci est relativement connu dans les cercles de l’extrême droite. Policier proche du FN (il est membre du mouvement « frère » SIEL, Souveraineté, identité et libertés), il écrit ainsi régulièrement sur le blog islamophobe Riposte laïque ou sur le site Boulevard Voltaire, lancé par Robert Ménard.

– Breizh Info se trahit également à quelques détails, comme ce titre de rubrique « La Bretagne orange mécanique » (allusion à un livre, La France orange mécanique, très populaire à l’extrême droite) ; cette interview du fondateur très islamophobde l’Observatoire de l’islamisation, Joachim Véliocas ; ou cette annonce d’un forum de la Fondation Polémia (créée par Jean-Yves Le Gallou, le théoricien cité plus haut). Parmi les membres de la rédaction, on compte d’ailleurs l’ancien président du mouvement identitaire Jeune Bretagne Yann Vallerie, ou un ancien candidat FN à Nantes, Thierry Monvoisin.

– Lengadoc Info est du même tonneau : parmi ses rédacteurs, Philippe Lambertin, qu’on retrouve dans les intervenants d’un colloque des identitaires du Midi en 2012 ; ou encore Jordi Vives, lui aussi présent sur le site des identitaires de la région, et contributeur au site d’extrême droite suisse Les Observateurs.

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– Nord Actu ressemble fort, graphiquement, aux autres sites de notre liste. Ici, le seul responsable identifié se nomme Antoine Decoster, un nom qui ne renvoie à aucun autre résultat. Par ailleurs, le nom de domaine est enregistré au nom de l’association Réinformation en Nord. Là aussi, il suffit de quelques clics pour y trouver un « entretien exclusif » avec le patron de Génération identitaire Flandre-Artois-Hainaut, ou de nombreuses reprises d’autres sites de la mouvance, comme Breizh Info.

LES « CITADINS »

– Infos Toulouse est un autre site local, auquel le site de France 3 Midi-Pyrénées a consacré un article, expliquant qu’il était tenu par quelques « étudiants », qui admettent leur proximité avec l’extrême droite. On y trouve ainsi des « tribunes libres » de militants de La Manif pour tous, une rubrique « islamisation » et une autre « vivre ensemble », deux mots-clés du jargon des militants d’extrême droite, ou une annonce pour le prochain « opus » de Dieudonné, « fin connaisseur de la haine médiatique ». 

– Infos Bordeaux est le plus discret : nulle mention de ses responsables dans la page « A propos », qui se contente d’évoquer une « agence de presse indépendante », qui « analyse les faces cachées de l’actualité, dont les grands médias ne parlent pas ». Plusieurs éléments permettent pourtant de deviner qui est derrière ce site : un renvoi vers TV libertés, webTV d’extrême droite ; ou celle d’un bandeau guidant vers un dossier sur le « mariage » homosexuel, où le terme est placé entre guillemets. Le nom du directeur de la publication du site, Bertrand Lescure, qui pourrait être un pseudonyme, ne renvoie aucun écho, sinon une chaîne YouTube contenant une quinzaine de vidéos stigmatisant les migrants, le mariage homosexuel ou l’islam.

– Paris Vox : La région parisienne dispose aussi de « son » site local de réinformation. Là encore, sous une apparence « banale », les titres et les sujets traités laissent peu de place au doute : évocation régulière d’actions de militants identitaires ou de militants de la mouvance La Manif pour tous, sans parler des conférences de la Fondation Polémia de M. Le Gallou. Quant aux contributeurs de ce site, le directeur de la publication, Xavier Neman, comme le rédacteur en chef, Pierre d’Her, sont tous deux membres actifs de la mouvance identitaire. Le premier est chroniqueur à Elements, la revue du Gréce (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne, l’un des creusets de l’extrême droite moderne) ; le second est trésorier d’une association, Solidarité identités, qui gravite dans la sphère identitaire.

– Nice Provence : Une nouvelle fois, sous des dehors de site d’informations locales, Nice Provence cache mal un certain tropisme identitaire. Et pour cause : son rédacteur en chef, Georges Gourdin, fut membre du bureau directeur du Bloc identitaire en 2012. Un autre chroniqueur, Pierre Lance, est également une figure intellectuelle à l’extrême droite.

Faire masse et tromper le public

L’objectif de tous ces sites est de contribuer à gonfler les résultats des recherches sur quelques thèmes, toujours les mêmes : islam, immigration, insécurité, défense des traditions, etc.

Forts tout au plus de quelques milliers de militants, les identitaires, grâce à ces tactiques, se font plus gros que ce qu’ils sont, et contribuent avec bien d’autres à mettre en avant des thèmes qui correspondent à leur agenda politique, bernant au passage des lecteurs qui cherchaient simplement une information locale.
Le Monde

Extrême droite : le député islamophobe Geert Wilders jugé après 6 400 plaintes pour incitation à la haine raciale

Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine s’est ouvert lundi matin, en son absence, à quelques mois des élections législatives.

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Le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders change de tactique : il a annoncé qu’il serait absent du procès qui lui a été intenté, suite au dépôt de quelque 6 400 plaintes, pour discrimination, incitation à la haine et insultes. Les audiences prévues – une douzaine au total – devaient commencer lundi 30 octobre, dans un tribunal hautement sécurisé de Schiphol.

Alors qu’il se présentait jusque-là comme l’apôtre de la « parole libre » et devait, pensait-on, utiliser ce procès pour défendre son projet anti-immigration et anti-islam, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) a indiqué qu’il serait seulement représenté par son avocat. Le ministère public pourrait toutefois exiger sa comparution s’il la jugeait indispensable.

M. Wilders dénonce le « procès politique » qui lui a été intenté et entend seulement s’expliquer devant ses collègues du Parlement de La Haye. Il affirme, en outre, que ce qui lui est reproché – vouloir « moins de Marocains » aux Pays-Bas – figure depuis longtemps dans le programme de son parti. Dans une lettre diffusée vendredi 28 octobre, il écrivait :

« C’est mon droit et mon devoir, en tant qu’homme politique, de parler des problèmes de notre pays. » 

« Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains, poursuit l’allié du Front national au Parlement européen. Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régnertellement de Marocains. » Ce qu’il a rappelé lundi matin avant l’ouverture de son procès dans un message en néerlandais et en anglais diffusé sur Twitter : « Les Pays-Bas ont un mégaproblème avec les Marocains. Se taire à ce propos est lâche. » Une sorte de pied-de-nez au tribunal, qui a indiqué qu’il rendrait son arrêt le 9 décembre.

« Figure carnavalesque »

Le procès porte, en fait, sur des propos tenus en mars 2014, à La Haye. M. Wilders avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu en souriant : « Nous allons nous en charger ».

Acquitté lors d’un autre procès pour racisme, en 2011, le dirigeant populiste n’a, en tout cas, pas changé de cap. Au cours des derniers mois, il a répété que son objectif était de faire fermer toutes les mosquées des Pays-Bas et interdire le Coran. Cela lui a attiré les foudres de tous les partis, mais pas la disgrâce des électeurs potentiels : des sondages organisés en vue des législatives, qui auront lieu en mars 2017, affirment que le PVV reste la première formation du pays, devant le parti libéral du premier ministre Mark Rutte.

Il apparaît toutefois de plus en plus improbable que la formation populiste de M. Wilders puisse arriver un jour au pouvoir, même si son chef, qui se voit premier ministre, affirme l’inverse. Tous les partis rejettent désormais l’idée de gouverneravec lui. M. Rutte avait tenté de bâtir, en 2010, une coalition soutenue de l’extérieur par M. Wilders. Il a dû rapidement constater son erreur.

Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou un peine de travaild’intérêt général. « S’il est acquitté, comme la première fois, cela renforcera certainement sa popularité, mais s’il est jugé coupable, cela découragera les gens de voter pour lui », a expliqué à l’AFP Meindert Fennema, auteur d’une biographie (non traduite) du dirigeant.

« Le PVV est un parti protestataire et sa chance de revenir au pouvoir m’apparaît nulle, écrit quant à lui l’historien et commentateur Maarten van Rossem. Wilders n’est plus un politique sérieux, mais seulement une figure carnavalesque, ce qu’il a, en fait toujours été. Cela n’empêche pas que l’on doive se demander d’où vient la colère qui anime ses supporteurs. »

Le Monde

 

Assistants parlementaires FN salariés aux frais du contribuable européen : L’UE réclame 339 000 € à MLP

L’Office européen de lutte antifraude (Olaf) soupçonne Marine Le Pen, députée européenne et patronne du Front national d’avoir salarié deux assistants aux frais du contribuable européen, alors qu’ils travaillaient pour le parti. La somme réclamée atteint 339 000 €.

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L’Olaf a demandé en août au Parlement européen de lancer une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine Le Pen. Dans la foulée, il a prévenu la présidente du FN qui n’a pour le moment pas répondu, toujours selon les deux médias. Le montant réclamé correspond aux salaires versés entre 2010 et 2016 à deux assistants de Marine Le Pen : Catherine Griset et Thierry Légier.

Volet judiciaire en France

La première, ex-belle soeur de la patronne du FN était, sur la période visée par l’Europe, responsable du secrétariat de Marine Le Pen, avant de devenir en février 2015, sa chef de cabinet. Or, d’après Marianne, son job d’assistante parlementaire était un « contrat à temps plein équivalent ».

Quant à Thierry Légier, garde du corps pendant vingt ans de Jean-Marie Le Pen, il était chargé de la protection de la présidente du FN. Et dans le même temps, il devait la suppléer et tenir sa permanence à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) quand elle n’y était pas, au titre d’assistant local de l’eurodéputée. Cette situation aurait durer quelques mois, à partir de la fin 2011.

L’Olaf a transmis un « rapport d’enquête administrative » à la justice française, le 26 juillet, selon Marianne. Car les suspicions concernant Marine Le Pen et ses deux assistants pourraient s’inscrire dans le cadre d’investigations sur « l’affaire des assistants parlementaires FN » qui a entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris en 2015.

L’enquête française porte alors sur des faits qui débutent au début de l’actuelle mandature, en juillet 2014. ont été étendues, fin août, à des faits couvrant désormais la période 2010-2016.

Le Parisien