Bourges : un sympathisant FN devant le tribunal après des violences en réunion

Un homme présenté comme un « sympathisant du Front national » est convoqué devant le tribunal après l’agression, le 5 novembre dernier à Bourges, d’un militant du Parti communiste, quelques heures après un rassemblement anti-migrants, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

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Trois hommes avaient agressé le responsable des Jeunes communistes du Cher et l’avaient frappé alors qu’il marchait avec deux amis. Trois jours d’incapacité totale de travail lui avaient été prescrits.

Le rassemblement anti-migrants, organisé par le Front national, avait suscité un contre-rassemblement à l’appel de partis et d’organisations de gauche. L’agression s’était produite dans ce contexte, quelques heures après les rassemblements et à distance du lieu où ceux-ci s’étaient déroulés.   La police avait ouvert une enquête après la plainte du militant communiste.

Identifié grâce à une vidéo tournée lors des deux rassemblements et interpellé mardi, l’agresseur présumé, un jeune homme de 21 ans, a reconnu avoir frappé la victime, selon la police. Il a en revanche refusé de donner le nom des deux autres agresseurs.

Selon le parquet, cet homme est un « sympathisant du Front national, mais pas un adhérent ». Il comparaîtra  en mai 2017 devant le tribunal correctionnel de Bourges pour violences volontaires en réunion.

BFM

Haine raciale contre les marocains : 5.000 € d’amende requis contre Geert Wilders

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Le ministère public néerlandais a requis jeudi une amende de 5.000 euros mais pas de peine de prison à l’encontre du député d’extrême droite Geert Wilders lors de son procès pour discrimination et incitation à la haine à la suite de ses propos de 2014 sur les Marocains. Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu’il y en aurait « moins » dans son pays à l’avenir.

Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d’inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l’intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution.

Au cours d’une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ».

Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger ».

Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations.

Il s’agit du deuxième procès de ce type pour l’élu, relaxé en 2011.

Il encourt un maximum de deux ans d’emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d’après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d’une croix rouge, comme privé de sa liberté d’expression.

LaLibre

USA : inculpation de 2 néonazis qui voulaient décapiter et tuer une centaine d’afro-Américains

Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Obama, ils sont poursuivis pour sept chefs d’accusations…

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Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Barack Obama. Ils ont été inculpés au lendemain de l’élection de leur cible à la présidence des Etats-Unis. Les deux jeunes néonazis seront poursuivis pour sept chefs d’accusation.

Parmi ceux-ci, «menaces contre un candidat à la présidence», «possession illégale d’arme à feu» et «complot pour vol d’arme». Ils encourent cinq ans de prison pour les menaces, et cinq à dix ans pour chacun des autres chefs d’accusation.

Un mois de conspiration pour une mission-suicide

Daniel Cowart, 20 ans, et Paul Schlesselman, 18 ans, comptaient dévaliser une armurerie, puis tuer par balles 88 Noirs et en décapiter 14 autres, «en visant notamment une école majoritairement afro-américaine», d’après les autorités. Ils ont été arrêtés en possession de plusieurs armes à feu dont un fusil à canon scié.

D’après le procès-verbal, «les accusés ont assuré qu’ils étaient prêts à mourir durant cette tentative d’assassinat». Les deux jeunes prévoyaient de foncer en voiture sur Barack Obama et de lui tirer dessus depuis la fenêtre de leur véhicule. Ils comptaient tous deux porter pour l’occasion un smoking blanc et un haut-de-forme.

20 Minutes

«Les anciens du GUD au coeur de la campagne de Marine Le Pen»

Les anciens du GUD (groupe union défense, un groupuscule étudiant d’extrême droite radicale) sont plus que jamais présents au cœur de la campagne de Marine Le Pen.

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Axel Loustau, un de ses anciens chefs de file, va par exemple s’occuper des finances : il est déjà trésorier de Jeanne, le microparti de Mme Le Pen.

Frédéric Chatillon, lui, ami de jeunesse de la présidente du FN, patron de la société Riwal, a laissé entendre de son côté qu’il pourrait être salarié de la campagne : comme Axel Loustau et comme Riwal, il a été renvoyé en correctionnelle à la suite de l’enquête menée par la justice sur le financement du FN.

Riwal n’ayant pas le droit de travailler avec le parti dans le cadre des campagnes électorales, cela permettrait à Frédéric Chatillon de garder son rôle de prestataire. Il vient en tout cas régulièrement au siège de campagne.

Le directeur de campagne David Rachline, maire de Fréjus, ne cache pas être un ami de « Fred ». Quant à l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, qui représente la génération des gudards des années 1970 (Chatillon et Loustau y étaient, eux, dans les années 1990), il continue de jouer le rôle de visiteur du soir auprès de Marine Le Pen.

Le Monde

La « France sans islam » de Philippe de Villiers: « Un racisme à peine déguisé »

Dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers évoque sa volonté de voir « une France sans islam ». Notre contributeur, l’avocat et directeur du site Cultures&Croyances Asif Arif, met en garde devant le danger que représentent de tels propos.

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Depuis quelques semaines, on sentait une certaine accalmie sur la question tumultueuse de l’islam en France ou l’islam de France. Les médias étaient préoccupés par la montée de Donald Trump et par la question migratoire, sauf Valeurs Actuelles qui, en couverture de son dernier numéro, proposait un entretien exclusif avec Philippe de Villiers évoquant « [sa] France sans islam ».

Lecteur du Coran à ses heures perdues, Philippe de Villiers ne semble pas avoir tiré grand-chose des enseignements fraternels qui en découlent. Au contraire, il semble que ses conceptions moyenâgeuses de la France ont fait résurgence sur son caractère. Bien plus que commenter ses opinions sur l’islam, il s’agit en réalité de penser, aussi intellectuellement que possible, une France sans l’islam.

Viser l’islam, mais pas les musulmans

Ce titre se pose de multiples questions. Que veut-il dire par là? Parle-t-il d’un pays sans mosquée, sans patrimoine culturel oriental? Faut-il s’en baser seulement au Puy du Fou? Comment concevoir une France sans islam mais avec des musulmans? Cela revient étrangement à faire choisir les musulmans entre islam et République, alors que les deux sont compatibles.

La République offre à l’islam une palette de libertés qu’elle ne saurait gérer sans remettre en cause ses fondements: la liberté de conscience et la liberté de religion. Penser un pays comme la France sans islam, c’est rêver, comme Donald Trump, d’une Amérique sans migrants! Outre l’écho populiste que trouve cette affirmation de Philippe de Villiers, elle ne porte que très peu d’intérêt pratique.

Une affirmation illicite

Il est impossible de concevoir une telle France: l’islam fait partie intégrante du patrimoine religieux du pays. Cette sortie fait suite à beaucoup d’autres, toutes preuves d’un racisme à peine déguisé contre les populations immigrées ou nées sur le territoire français et d’origine africaine ou maghrébine.  

Il faut que ces Unes cessent, car elles portent atteinte à notre pacte républicain. Elles sont une atteinte continue à l’un des piliers de notre société, à savoir, la fraternité. Pas un seul discours politique ne fait l’effort de prendre le recul nécessaire et proportionné nécessaire au traitement du fait religieux. Cette hystérie continuelle dans les débats politiques ne peut plus durer.

Elle enlève toute crédibilité aux partis républicains et donne de la force à deux entités redoutées par la République: Daech d’un côté et le Front national de l’autre, l’avers et l’envers de la même pièce. Ils contribuent, tous les deux, à diviser notre société en faisant croître et en montant en épingle nos différences. Il est urgent que la République prenne le dessus et que de tels propos soient sanctionnés, au nom de notre fraternité républicaine.

L’Express

Marine Le Pen se réapproprie une œuvre de Banksy, artiste engagé pour les migrants

Marine Le Pen inaugurait, ce mercredi 16 novembre, son siège de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, un joli QG dénommé « L’Escale » et installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, à seulement 1,7 kilomètre de l’Élysée.

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Sur un mur, bien en évidence, on pouvait voir une image représentant un manifestant jetant un bouquet de roses bleues

 

Cela n’est certainement pas un hasard : le Front national aime les clins d’œil, même les plus évidents. En témoigne donc le nom et l’adresse de ce QG, comme pour signifier à ceux qui n’auraient pas encore compris que la présidentielle n’est, dans l’esprit frontiste, qu’un chemin menant au pouvoir.

Les photos et le logo affichés dans le QG témoignent de la même volonté : s’amuser avec les codes existants pour promouvoir une symbolique propre au FN. La décoration du siège de campagne a été pensée dans ce sens. On pouvait donc apercevoir dans les salles et les couloirs des photos détournées de Clint Eastwood, « seul courageux » à s’être déclaré pour Donald Trump selon Marine Le Pen, de Brigitte Bardot, des Tontons Flingueurs ou encore d’Albert Einstein et des Rolling Stones – déjà récupéré par Donald Trump…

Cette image est loin d’être inconnue. Elle est signée Banksy, street-artist britannique présenté par certains comme un « artiviste », à savoir un artiste aux messages politiques notamment liés aux mouvements altermondialistes.

Là où le choix frontiste détonne, c’est que Banksy, dont on ignore l’identité exacte, a notamment œuvré en faveur des migrants de Calais. En 2015, il avait réalisé plusieurs œuvres dans la « jungle », et notamment une peinture de Steve Jobs, équipé d’un ordinateur et d’un baluchon. Une manière pour Banksy de signifier que le cofondateur d’Apple était le fils d’un Syrien ayant immigré aux États-Unis au milieu du XXe siècle. En août 2015, il avait également mis à la disposition des migrants les matériaux ayant servi à la construction de son parc d’attraction éphémère Dismaland.

Le Lab

 

Extrême droite : Twitter a suspendu plusieurs comptes de supremacistes blancs américains

La mesure survient dans le même temps que le réseau social américain intensifie sa lutte contre le harcèlement et les conduites abusives. Twitter a suspendu plusieurs comptes liés à l’extrême droite étasunienne. Parmi les comptes visés, celui de Richard Spencer, l’une des figures du mouvement de la « droite alternative », qui véhicule des idées nationales et suprématistes blanches. Des comptes liés à son magazine et à son centre de réflexion ont subi le même sort.

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Dans une vidéo publiée sur YouTube, l’Américain a réagi, qualifiant cet acte de « stalinisme d’entreprise ; il y a une énorme purge en cours ». Plus, il a comparé cette suspension de comptes à la « nuit des longs couteaux », pendant laquelle Adolf Hitler avait fait assassiner ses opposants en 1934 pour consolider son pouvoir. Pour justifier ces suspensions, Twitter renvoie vers son règlement, qui proscrit les « menaces violentes, le harcèlement, les conduites haineuses », soulignant un passage expliquant que les comptes « dont le premier objectif est d’inciter à faire du mal à d’autres » ne sont pas autorisés.

Après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les réseaux sociaux sont en plein examen de conscience. Ils ont été accusés d’avoir aidé le milliardaire à être élu, en laissant notamment circuler de fausses informations.

RTL

La fausse histoire du «sapin de Noël massacré par des musulmans» en France ou en Suède

Des internautes diffusent une vidéo censée montrer des musulmans détruire un sapin de Noël en France ou en Suède. C’est faux.

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Une vidéo censée montrer des musulmans en train d’attaquer un sapin de Noël a largement circulé sur les réseaux sociaux depuis le début du mois de novembre. Certains internautes et sites Internet d’extrême droite laissent entendre plus ou moins directement qu’elle aurait été tournée en France ou en Suède et la présentent comme une insulte aux coutumes occidentales. Ces images ont en réalité été complètement détournées de leur contexte.

« Voilà le respect […] envers la France et nos coutumes », lit-on par exemple dans un post Facebook accompagné de la vidéo, visionné près de 2 millions de fois depuis le 2 novembre.

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Une autre version, véhiculée par les sites d’extrême droite resistancerepublicaine.eudreuz.info ou lesobservateurs.ch, indique que la vidéo aurait été tournée en Suède, avec les mêmes conclusions : « Eux se permettent de s’attaquer à nos croyances, à nos traditions, à nos coutumes… » 

Cette rumeur a également largement circulé sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis. « C’est pour cela que nous ne voulons pas de musulmans en Amérique », s’insurge ainsi cet internaute nationaliste dans un message partagé des milliers de fois sur Twitter.

Ces présentations sont en réalité complètement erronées. La première occurrence de la vidéo que nous avons pu retrouver sur les réseaux sociaux a été publiée le 4 janvier 2016 sur YouTube. L’auteur affirme alors qu’elle a été tournée au centre commercial Mall of Arabia, au Caire (Egypte).

A l’image, on voit une foule bruyante massée autour d’un sapin. Plusieurs personnes grimpent sur celui-ci et lancent des objets. La vidéo s’interrompt au bout d’une minute et trente-six secondes, sans intervention de personnels de sécurité. Le sapin est alors toujours debout et décoré.

Des enfants qui ont enlevé des décorations de l’arbre

Le centre commercial Mall of Arabia du Caire confirme au Monde que cette scène s’est bien déroulée dans son enceinte lors de la période des fêtes de Noël 2015. On nous précise en revanche que l’incident n’est pas allé plus loin que ce que l’on peut voir à l’image :
« Il s’agissait d’enfants qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient et notre équipe de sécurité s’en est occupée dès qu’elle les a vus. »
On est donc bien loin du prétendu « massacre » de sapin de Noël par une population hostile aux valeurs occidentales.

Le Monde

Steve Bannon : Trump nomme un «suprémaciste blanc et antisémite» comme haut conseiller

KKK, néonazis: Steve Bannon fait l’unanimité chez les suprémacistes blancs

Le patron du site d’extrême-droite Breitbart, nommé haut conseiller à la Maison Blanche par Donald Trump, remporte une vive adhésion chez les plus extrémistes des mouvements racistes et antisémites.

Le Ku Klux Klan s’est trouvé un nouveau porte-voix

La liste des soutiens à Stephen Bannon, ultra-conservateur connu pour ses liens avec les suprémacistes blancs, patron du site raciste, nationaliste et complotiste Breitbart, est éloquente.

ll a été félicité par David Duke, ancien responsable du Ku Klux Klan, qui a tenté un retour en politique cette année en surfant sur la vague Trump. « C’est excellent », a-t-il dit à CNN. « Une idéologie est au final l’aspect le plus important de n’importe quel gouvernement », a estimé Duke. Sur Twitter, il s’est écrié « Dieu bénisse WikiLeaks », en référence aux emails publiés par le site de Julian Assange et qui ont fait beaucoup de tort à Hillary Clinton.

Les néonazis derrière Bannon

D’autres figures du suprémacisme blanc ont également publiquement exprimé leurs félicitations à Bannon, comme Peter Brimelow, qui dirige le site VDARE, Brad Griffin, blogueur sur Occidental Dissent, Jared Taylor du site American Renaissance, ou encore Richard Spencer du National Policy Institute. Brad Griffin juge que la nomination du patron de Breitbart est le signe que Trump tiendra ses promesses. Richard Spencer se montre encore plus optimiste, espérant que Bannon poussera Trump à être « de plus en plus radical ». 

Bannon obtient un soutien encore plus sulfureux, de la part du Parti Nazi Américain de Rocky Suhayda. « Peut-être que Donald est sérieux et ne va pas se révéler une marionnette de plus contrôlée par les ‘Tireurs de Ficelles’ habituels, et qu’il a vraiment l’intention de secouer le cocotier? L’avenir le dira », a déclaré le leader du parti néonazi, dont des tracts ont été distribués dans le Montana, accusant les juifs de contrôler les médias. En août, Suhayda avait déclaré que Donald Trump offrait « une réelle opportunité » de bâtir un mouvement nationaliste blanc.  


Donald Trump a nommé comme haut conseiller à la Maison Blanche Steve Bannon, patron du site controversé Breitbart, plaque tournante de la « droite alternative », mouvement associé aux idées nationalistes et partisan de la supériorité de la race blanche, contempteur virulent de l’establishment politique.

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Steve Bannon, 62 ans, dirigeait le site Breitbart jusqu’à son recrutement en août par Donald Trump en tant que directeur général de sa campagne. Dimanche, le président élu a annoncé qu’il le garderait à ses côtés à la Maison Blanche, en tant que chef de la stratégie et haut conseiller, aux côtés de Reince Priebus, nommé secrétaire général, avec qui il devra travailler en tandem.

Sa nomination au sommet de l’Etat fédéral a suscité la consternation des démocrates, qui ont rappelé les innombrables articles incendiaires publiés sur Breitbart et frôlant l’antisémitisme, alimentant la nostalgie pour le drapeau confédéré du Sud esclavagiste pendant la Guerre de Sécession ou dénonçant l’immigration et le multiculturalisme.

« Les partisans de la suprématie de la race blanche seront représentés au plus haut niveau de la Maison Blanche de Trump« , a dénoncé Adam Jentleson, porte-parole du chef des démocrates du Sénat Harry Reid.

« L’extrême-droite raciste et fasciste est représentée au seuil du Bureau ovale. L’Amérique devra être très vigilante« , a écrit sur Twitter John Weaver, proche de l’ancien candidat modéré aux primaires républicaines John Kasich.

Le candidat conservateur indépendant à la présidence Evan McMullin a également dénoncé la promotion de « l’antisémite Steve Bannon« .

Et les démocrates de citer les accusations de l’ex-femme de Steve Bannon, Mary Louise Piccard, qui dans des procédures de divorce il y a près d’une décennie a affirmé selon le New York Daily News que son ex-mari avait refusé d’envoyer leurs enfants dans une certaine école en raison de la présence de juifs. Des accusations qu’il réfute.

En août, à l’annonce qu’il intégrait l’équipe de Donald Trump, l’entourage d’Hillary Clinton avait accusé Steve Bannon et Breitbart d’avoir rapporté d’innombrables « théories du complot anti-musulmanes ou antisémites« .

 

« Je viens d’une famille démocrate de cols bleus, catholiques irlandais, pro-Kennedy, pro-syndicats« , expliqua Steve Bannon en 2015 à Bloomberg. « Je n’étais pas politique avant de rentrer dans l’armée et de découvrir à quel point Jimmy Carter a foutu le bordel. Je suis devenu un grand admirateur de Reagan, et je le suis toujours. Mais le déclencheur, contre l’establishment, a été de diriger des entreprises en Asie en 2008 et de voir que Bush a mis autant de bordel que Carter. Tout le pays était une catastrophe« .

 

L’Express

FN : le frère de Florian Philippot, conseiller de Marine Le Pen

Annoncé partant de l’institut de sondage Ifop, Damien Philippot, le frère du numéro 2 du Front national, devrait rejoindre l’équipe de campagne de la candidate frontiste.

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L’entourage de Trump dément avoir contacté Marion Maréchal-Le Pen pour travailler avec elle

Marion Maréchal-Le Pen a laissé entendre sur Twitter que le directeur de campagne de Donald Trump lui a demandé de travailler avec lui. Une journaliste américaine dément cette information.

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A l’annonce de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, Marion Maréchal-Le Pen a salué sur Twitter la «victoire de la démocratie et du peuple face aux élites, à Wall-Street et au politiquement correct médiatique», avant de souhaiter «bonne chance» au milliardaire. Dans deux autres tweets publiés samedi en anglais et français, la députée FN du Vaucluse a laissé entendre que le directeur de campagne de Donald Trump, Stephen Bannon, voulait collaborer avec elle. «Je réponds oui à l’invitation de Stephen Bannon, directeur de la campagne Trump, à travailler ensemble», a-t-elle écrit.

 

Malgré cet intérêt certain, une journaliste de l’agence Bloomberg a démenti dimanche que Stephen Bannon avait contacté l’élue française. «L’équipe de Trump m’a dit que Bannon n’avait pas contacté Marion Le Pen, une leader du parti conservateur (sic) français, ou quiconque en lien avec elle ou son oncle (sic)».

Paris Match

Extrême droite : Une manifestation néonazie dégénère en Suède

Cinq personnes ont été arrêtées samedi à Stockholm au cours d’une manifestation d’un mouvement néo-nazi, à laquelle se sont opposés des militants antifascistes qui s’en sont pris aux forces de l’ordre.
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Les interpellations ont concerné des contre-manifestants antifascistes qui souhaitaient en découdre avec les néonazis et s’en sont pris à la police, selon cette dernière.

Des milliers de personnes hostiles à cette manifestation organisée par le Mouvement de résistance nordique (NMR) ont convergé en milieu de journée dans le centre de la capitale suédoise.

Manifestants entourés

La police a réussi à former un cordon étanche autour des quelques centaines de manifestants qui protestaient contre ce qu’ils appellent « l’invasion par les étrangers » de la Suède.

Un débat avait eu lieu dans la presse les jours précédents sur l’opportunité d’autoriser cette manifestation, vu l’idéologie ouvertement raciste et antisémite du NMR et la récurrence des incidents entre extrémistes de droite et antifascistes pendant les rassemblements de ce type.

RTS

Var : Un ex-député UMP sera candidat aux législatives pour FN

Le Front national a investi un ancien député UMP, Jérôme Rivière, comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

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Jérôme Rivière a été le directeur de campagne de Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF) pour les élections européennes de 2009.

Conseiller régional en Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 1998 à 2004, Jérôme Rivière a été député UMP des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007 avant d’être exclu du parti présidé par Nicolas Sarkozy pour s’être présenté, pour les législatives de 2007, contre le candidat investi par l’UMP, Eric Ciotti. C’est lui que le Front national a choisi comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

Se plaçant à droite de la droite, M. Rivière a indiqué s’être « opposé à Sarkozy sur plein de sujets », prônant notamment un accord avec le Front national et le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes. M. Rivière a ensuite adhéré au MPF de Philippe de Villiers dont il a été le directeur de campagne pour les élections européennes de 2009.

CAMPAGNE SUR L’IDENTITÉ ET SOUVERAINETÉ

Inscrit comme avocat au barreau de Paris, il est devenu ensuite chef d’entreprise. Mais  « la politique est une passion », a-t-il expliqué. Le futur candidat qui représentera la FN aux législatives de 2017 dans la 6e circonscription du Var, sans toutefois prendre sa carte d’adhérent, mènera campagne sur « (s)es valeurs: identité et souveraineté ».  

France 3

Le frère de Florian Philippot démissionne de l’Ifop pour rejoindre le FN

Présenté comme un visiteur du soir de Marine Le Pen, Damien Philippot a quitté mercredi ses fonctions au sein de l’institut de sondage. Il pourrait être un acteur important de la future campagne du Front national pour 2017.

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Le frère du vice-président du Front national Florian Philippot, Damien Philippot est l’objet de toutes les attentions ce vendredi soir, après la révélation de sa démission de l’institut de sondage Ifop afin de briguer d’éventuelles responsabilités pour la prochaine campagne présidentielle au sein du parti frontiste. Celui qui a commencé sa carrière à l’Ifop en 2003 avait été récemment nommé directeur adjoint du département opinion de l’institut de sondages dirigé par Laurence Parisot, l’ex-patronne du Medef, toujours très virulente à l’encontre de Marine Le Pen.

Deux sources frontistes ont révélé à l’AFP que Damien Philippot aurait «fourni des infos» au FN provenant de ses activités professionnelles à l’Ifop. Olivier Bauby, directeur général de l’Ifop, avait démenti ces accusations en mai 2015: le frère du vice-président du parti frontiste «n’a jamais communiqué au FN, avec lequel l’Ifop n’a aucune relation commerciale, des études commandées par nos clients, a fortiori sous embargo ou non encore publiées».

Un «conseiller de l’ombre» de Marine Le Pen

Tour à tour présenté comme un «conseiller de l’ombre» et un «joker» de Marine Le Pen par différents membres du parti, Damien Philippot pourrait être un acteur important de la future campagne du Front national pour 2017. Un conseiller régional l’affirme: Damien Philippot pourrait soit «travailler avec Marine, soit être candidat à des élections». Plusieurs sources frontistes confirment avoir vu Damien Philippot au siège du FN: «Je l’ai vu au moins deux fois dans le bureau de Marine, ce n’était pas particulièrement secret», affirme un élu. Paul-Marie Coûteaux, porte-parole de la campagne présidentielle 2012 de Marine Le Pen, affirme, quant à lui, avoir «revu Damien Philippot assez souvent» au siège du FN à Nanterre. «Ils sont tellement soudés qu’ils réfléchissent ensemble, font des notes ensemble» pour les transmettre ensuite à la présidente du Front national.

Ni Damien Philippot ni son frère Florian, contactés par l’AFP, n’ont souhaité réagir, tout comme Marine Le Pen. Agacé, le vice-président du FN avait exclu sur France 2 en octobre que son frère ait un «rôle politique» au FN. Mais le suspense devrait prendre fin en début de semaine prochaine, puisque la présidente du parti doit dévoiler son organigramme de campagne mardi.

Le Figaro

Le Ku Klux Klan défilera pour fêter l’élection de Donald Trump

Le Ku Klux Klan a annoncé sur son site Internet qu’une parade sera organisée en décembre pour célébrer l’élection de Donald Trump à la présidence.

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Alors que l’élection de Donald Trump provoque d’importantes manifestations à travers les Etats-Unis, certains comptent bien la célébrer : le Ku Klux Klan. Sur son site internet, le groupe raciste annonce qu’une «klavalkade de la victoire» sera organisée le 3 décembre prochain en Caroline du Nord. Pas de précision quant au lieu et à l’heure de ce rassemblement n’a été donné, mais le KKK a écrit : «Trump = La race de Trump a uni mon peuple», juste au-dessus d’un photomontage de Donald Trump.

Derrière cet appel à manifester se trouvent les Loyal White Knights (les Loyaux chevaliers blancs) de Pelham, qui compte entre 150 et 200 membres selon l’Anti-Defamation League. Ce groupe est «probablement le plus actif du Klan aux Etats-Unis à ce jour», selon l’organisation.

Le soutien de David Duke

En février dernier, David Duke, ancien cadre du KKK, avait déjà salué les propos de Donald Trump. «La révolution arrive aux Etats-Unis pour les vrais gens, la vaste majorité des Américains. Je suis ravi de voir que Donald Trump et la plupart des Américains s’approprient les questions que je soulève depuis des années», avait-il déclaré en juillet, annonçant sa candidature pour devenir sénateur de la Louisiane. Un mois plus tard, David Duke appelait les électeurs à voter pour lui : «A moins d’un arrêt immédiat de l’immigration massive, nous deviendrons minoritaires dans notre propre pays. Il est temps de nous défendre et de voter pour Donald Trump comme président, et de voter pour moi, David Duke, au Sénat.» L’homme n’a pas été élu mardi.

Au début de l’année, Donald Trump avait tardé à désavouer ce soutien venu d’un personnage négationniste issu de l’extrême droite. Mais cet été, l’équipe de campagne du candidat républicain avait rapidement rejeté ce soutien. «C’est tout à fait inquiétant. L’équipe Trump ne sait rien de la campagne de David Duke, et nous avons désavoué David Duke et ne cautionnons aucune de ses activités», avait déclaré Katrina Pierson, une porte-parole du milliardaire.

Paris Match