«Espèce de salope, va juger les bougnoules dans ton pays, car tu en es une»

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La procureure de la République de Dieppe, Valérie Cadignan

«Espèce de salope, va juger les bougnoules dans ton pays, car tu en es une. » Cet extrait résume à lui seul la teneur de la lettre anonyme que la procureure de la République de Dieppe, Valérie Cadignan, a eu le déplaisir de recevoir le 19 septembre 2014. Cette dernière contenait également des menaces de mort. L’affaire a été prise très au sérieux. L’identité de l’auteur n’est pas longtemps restée secrète.

Le laboratoire de la police ayant rapidement isolé une empreinte qui a pu être comparée à celle de deux prévenus que la magistrate a fait condamner il y a peu. 

Luis Pedrosa Marquès, 61 ans, s’avère être l’expéditeur. Il a été jugé par le tribunal correctionnel de Rouen pour éviter tout conflit d’intérêts. La procureure, originaire d’outre-Mer, ayant effectué la majeure partie de sa carrière en Normandie, s’est montrée étonnée de l’identité du responsable : l’audience de comparution immédiate durant laquelle elle avait requis une peine ferme à l’encontre du sexagénaire s’était pourtant bien passée.

 

C’est une nouvelle peine ferme de quatre mois qui est prononcée à l’encontre de Luis Pedrosa Marquès.

Paris Normandie

Dépendant au cannabis, Anthony violente sa fille d’un mois

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Rappelée par l’avocate du bébé victime, la chronologie de ce dossier connu du tribunal correctionnel du Havre fait froid dans le dos. La petite naît le 23 janvier 2011. Elle est admise une première fois aux urgences le 15 février 2011. Une seconde fois le 26 février 2011. Aujourd’hui, son père âgé de 31 ans est à la barre. Il a toujours varié dans ses versions. «Peut-être parce que vous avez quelque chose à cacher ? », s’agace le président du tribunal. Anthony maintient ne pas avoir frappé son bébé.

L’expert a énoncé que les quatre fractures du poupon et ses autres blessures ont été causées par «des compressions multiples », avec « intervention d’un tiers ». D’abord, les services pédiatriques ont retenu une blessure à l’oreille nécessitant une prise en charge chirurgicale

Des examens approfondis ont permis de découvrir les fractures : aux métatarses (partie du squelette du pied), au tibia, au crâne.

Anthony varie jusque devant le juge d’instruction. Quand le tribunal le soupçonne d’avoir « quelque chose à cacher », il répond sèchement : «Non. Je m’en veux ». Si les juges lui réclament « plus d’explications», le gros consommateur de cannabis abat la carte d’un malaise pour justifier les fractures« Je suis tombé accidentellement sur ma petite ».

« Un rapport particulier au monde»

L’expert psychiatre a retenu chez Anthony « un rapport particulier au monde », éventuellement en lien avec le cannabis. Devant ce médecin, le Havrais déjà condamné à une reprise pour violence conjugaleLa mère de la petite a déclaré avoir subi des violences, ainsi que leur fils aîné.

Anthony est reconnu coupable de violences volontaires sur son bébé. Il écope de deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

Florian condamné pour des vols et cambriolages en série

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«Je vis dans des foyers, chez des amis, je dors à droite à gauche mais je n’ai pas de domicile », lance depuis le box des prévenus Florian Deshayes, condamné récemment en comparution immédiate pour une impressionnante série de vols et de cambriolages commis depuis le mois d’avril dernier.

Au cumul, l’homme a cambriolé deux fois une même maison à Rouen, a volé cinq voitures et un scooter, a « visité » à six reprises les vestiaires du CHU pour briser des casiers, prendre des sacs et voler des clés de véhicules, a amassé un impressionnant butin de hi-fi, appareils photos et ordinateurs qu’il dit avoir revendus dans la rue pour se nourrir. Le tribunal n’a pas apprécié : trois ans de détention, dont la moitié avec un sursis assorti d’une mise à l’épreuve, et surtout un mandat de dépôt immédiat.

Des voitures volées « pour rien »

Pour la police, l’affaire commence le 14 décembre dernier, par un simple contrôle sur le parking du CHU, quand Florian Deshayes est en train de voler une Audi A3 dont il a trouvé les clés en brisant un casier d’un membre du personnel.

Un appel au secours partiellement entendu puisqu’au terme de sa détention le prévenu sera suivi par le service d’insertion et de probation pendant deux ans, histoire de trouver un travail et d’indemniser les victimes.

Paris Normandie

Guillaume et Franck attaquent au couteau un gérant d’une supérette

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Pour une simple pochette contenant des documents sans valeur. Le responsable d’une supérette de Lillebonne a été attaqué en mai 2008 par deux individus armés de couteaux. Ils ont porté leurs lames à sa veste. Parce que celle-ci était renforcée pour la pratique de la moto, elle a amorti les coups. « Cet homme a certainement eu la vie sauve grâce à ce détail ».

Il cambriole un bar, un coiffeur…

Il s’agit essentiellement de vols par effraction dans le même quartier de Lillebonne où le Havrais résidait à l’époque. Avec un ou deux complices, dont un mineur, il cambriole un bar, un commerce de vêtements, un coiffeur… Ils pénètrent par une porte ou une fenêtre après avoir pratiqué une pesée. Ils volent des dizaines de bouteilles, des habits de marques à la mode, des cosmétiques. Une étiquette de vêtement sera retrouvée dans la cage d’escalier de Guillaume identifié aussi par un témoin.

Le gérant de la supérette est attaqué au petit matin. Il chute au sol. Quand il parvient à se dégager, il est encore agressé par le duo aux couteaux. Il finira par lâcher sa sacoche dont les protagonistes ne tireront aucun bénéfice.

Guillaume, est condamné à deux ans de prison dont la partie ferme est couverte par la préventive. Le mineur a déjà été jugé de quelques complicités par le tribunal pour enfants.

Par la correctionnelle, Franck, autre majeur, est reconnu coupable d’avoir aidé Guillaume dans un cambriolage. Avec vingt-cinq antécédents pénaux, il écope de dix mois ferme. Deux receleurs de biens dérobés étaient également poursuivis.

Paris Normandie

Johann, Steve et Tom jugés pour braquage et agression avec arme

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«La violence a commencé avant même qu’il n’y ait quoi que ce soit. J’ai été frappé tout le long, se souvient, devant les juges, le gérant d’une supérette de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, braqué le 24 novembre 2014.

Aussitôt, le quinquagénaire est gazé. « Je n’y voyais plus rien », résume-t-il. Parce que cela ne suffit pas aux braqueurs, le plus grand cogne.

Pendant que le premier frappe, les deux autres cherchent de l’argent et des bouteilles d’alcool. Le tiroir-caisse est vide. Ils se rabattent sur un rangement où se trouvent quelques dizaines d’euros et des jeux à gratter. Enfin, les voleurs vont finir par repartir, sous les yeux d’un témoin. Près de l’église, ils appellent un taxi pour redescendre au Havre.

Les enquêteurs remontent à Johann Jaisson, instigateur du braquage aux six antécédents pénaux. Chez lui, on retrouve un plan du déroulement du vol griffonné sur un papier, au cours de la soirée précédente.

Dans cette bien mauvaise affaire, son frère Steven l’a suivi et a gazé le commerçant.

Tom Brenant, dix condamnations au casier dont l’une aux Assises, a aussi violenté.

Trois ans de prison ferme sont prononcés à l’encontre de Johann et de Tom. Ils sont récidivistes du vol, contrairement à Steven qui écope de dix-huit mois ferme et d’autant avec sursis.

Paris Normandie

Giovanni tire un coups de feu à l’hôpital, il passe Noël en prison

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Assis face aux magistrats de la chambre de l’instruction, noyé dans un jogging qui semble trop grand pour lui, Giovanni Reyes, 31 ans, le crâne rasé, dodeline de la tête.

« Est-ce que vous pouvez arrêter de vous dandiner ! », cingle la présidente. Un brin de gravité est de mise : cet habitant de la cité Gély, fief de la communauté gitane de Montpellier, est en prison depuis le 9 décembre pour « violence en réunion et tentative d’assassinat ». Des faits commis au sein de l’hôpital des enfants.

Midi Libre

Les babouches au cannabis : Nicolas Vilain condamné à de la prison ferme

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Face au tribunal, Nicolas Villain a joué la carte de l’innocence hier après-midi. Il était jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux après avoir été interpellé par les douaniers, lundi à l’aéroport de Mérignac.

Alors qu’il s’apprêtait à récupérer ses bagages, le chien spécialisé dans la détection de stupéfiants a fortement marqué l’un de ses sacs. À l’intérieur, les agents des douanes ont découvert 150 paires de babouches, et plusieurs kilos de résine de cannabis conditionnés dans les semelles.

Interpellé, le quadragénaire qui revenait du Maroc a été placé en garde à vue à la direction interrégionale de la police judiciaire.

Sud Ouest

Rudy Sauvage insulte et menace de mort un médecin des urgences

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Rudy Sauvage, 21 ans, a écopé de quatorze mois de prison ferme pour avoir menacé de représailles le médecin qui s’occupait de lui au centre hospitalier de Calais. 

Le 6 mars, les policiers de Calais conduisent au centre hospitalier un individu passablement énervé : il se trouve dans un état ressemblant à une crise de démence ou à un manque de produits stupéfiants. Le médecin qui va s’occuper de lui, devant l’état de surexcitation de ce patient, décide de lui passer les ceintures de contentions afin d’assurer sa sécurité et celle du personnel soignant.

Menaces de représailles

À partir de cet instant, les insultes vont fuser en direction du médecin qui assure ne pas en prendre cas. Mais une chose va toutefois le perturber : les menaces de mort prononcées à l’encontre de sa famille.

Convoqué devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer, Rudy Sauvage, 21 ans, sept mentions au casier judiciaire, se voit infliger une peine de six mois de prison et, suivant l’avis du juge de l’application des peines, le tribunal a révoqué à hauteur de huit mois un précédent sursis. Il devra également indemniser la victime en lui versant la somme de 800 euros.

La Voix Du Nord

Christophe comparait pour vols, il est interpellé en pleine audience pour violence

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C’est un homme au nom de famille bien connu des services de police et de la justice qui comparaissait ce mercredi matin. Seul, puisqu’il n’était pas assisté d’un avocat, pour répondre d’un cambriolage commis il y a un an, à Bruay-sur-l’Escaut, chez sa voisine.

Une cafetière, un lecteur DVD et des bijoux avaient alors été dérobés. « Je n’ai jamais volé dans ma rue », s’est défendu Christophe Remetter qui est incarcéré depuis le mois de janvier et jusqu’en septembre 2016, pour un autre vol. Reste que son ADN a été retrouvé sur un tournevis oublié sur place.

« Sa profession, c’est voleur. Quand il est en prison, c’est un accident du travail ! »

Des arguments qui n’ont pas fait mouche auprès du procureur, d’autant que le prévenu cumule déjà 28 mentions à son casier judiciaire, principalement pour des vols. « Sa profession, c’est voleur. Et quand il est en prison, c’est un accident du travail ! », a estimé François Pérain avant de requérir deux ans d’emprisonnement.

C’est à ce moment-là, au moment où les policiers lui remettaient les menottes, que Christophe Remetter s’est violemment énervé.

Balançant ses papiers et quantité d’invectives. Tandis que des policiers le plaquaient au sol. L’homme a donc été placé en garde en vue au commissariat de Valenciennes pour outrage, rébellion et menaces. C’est Me Riglaire qui assistera le prévenu pour ces nouvelles poursuites.

La Voix Du Nord

 

Un slovaque vole pour 150 000 € de vélos

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Un homme âgé de 37 ans et de nationalité Slovaque a été condamné, jeudi dernier, par le tribunal correctionnel de Gap à 30 mois de prison pour vol et recel.

L’homme a été incarcéré. Récidiviste, l’individu, qui a nié les faits, a été jugé coupable du vol de 40 vélos de haut de gamme d’une valeur totale de 119 500 euros. Les vols ont été commis dans des campings du nord est du département des Hautes-Alpes durant l’été 2014 (7 séries de vols) et durant l’été 2015 (2 séries de vols, en plus de la série de vols du 22 juillet 2015, date à laquelle l’auteur des faits a été interpellé).

Le lendemain, le prévenu avait été condamné en correctionnel à Gap à 8 mois de prison ferme pour recel de 9 vélos volés d’une valeur de 33 000 euros. Les vélos dérobés ont été transportés en Slovaquie pour être revendus, parfois auprès d’acheteurs domiciliés en Grande-Bretagne.

la Provence

 

Enervé, Bruno descend de sa voiture et agresse un automobiliste

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Le 19 octobre dernier à Grand-Couronne, Bruno D, 42 ans, n’a pas une minute à perdre. Sa petite fille pleure à l’arrière et cet automobiliste qui refuse de se rabattre commence à l’énerver.

Il lui fait des appels de phares, colle son pare-chocs. Quand le quadragénaire, déjà hors de lui, croit apercevoir un doigt d’honneur dans le rétroviseur, c’en est trop.

Il lui fait une queue de poisson et lui fait signe de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence, bien décidé à en découdre. L’autre ne s’arrête pas, mais va se garer un peu plus loin près d’un rond-point.

Le père de famille, malgré son empressement, se permet alors un détour et le suit. Décidé à savoir pourquoi il a été traité ainsi, l’homme peu rapide se dirige vers la voiture du chauffard.

Bruno D. sort alors une bombe lacrymogène. « La bombe n’a pas marché, elle a fui. J’ai eu peur, j’ai pensé qu’il allait m’agresser, me sauter dessus. Quand j’ai vu sa carrure, je me suis dit qu’il avait peut-être fait des sports de combat», argumente le prévenu à la barre du tribunal correctionnel de Rouen.

Il mord sa victime

Après cet épisode, l’enragé ne s’arrête pas là. Il fonce droit à la voiture de la victime et en prend le volant. Le propriétaire tente de rentrer par la vitre dans l’habitacle et doit parcourir une centaine de mètres avec les jambes dépassant de son véhicule. Il est même mordu par le père de famille et doit lâcher prise.

Pour ce débordement, Bruno D. est condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis.

Paris Normandie

Emilien crache et agresse les gendarmes venus secourir son père suicidaire

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Le 2 décembre dernier, les gendarmes sont appelés par un gardien d’immeuble de Caudebec-en-Caux. Les locataires du deuxième, connus pour poser problème dans la résidence, sont extrêmement agités. Il semble qu’ils soient fortement alcoolisés. Les agents se rendent sur place. Ils demandent un retour au calme et repartent. Une fois passée la porte, ils entendent que le père de famille menace de se suicider. Le problème est très vite réglé, les pompiers sont appelés pour l’emmener.

À l’intérieur de l’appartement, se trouve également Emilien J., fils du suicidaire. Il est âgé de 30 ans, et tout comme son père, est cet après-midi-là fortement alcoolisé. Pendant l’extraction de son père, il montre des signes d’énervement et d’hostilité envers les gendarmes. Ils lui demandent alors de rester dans l’appartement pour faciliter le travail des secours.

Le récalcitrant n’obtempère pas, la décision de le conduire en cellule de dégrisement est prise. Arrivé au poste, il insulte les gendarmes et leur crache dessus.

Déjà jugé dans le passé pour des faits de violence sous l’emprise d’alcool, Emilien J. écope cette fois de huit mois de détention dont quatre avec sursis.

Paris Normandie

Gilles cogne sa femme enceinte et tente de l’étrangler avec une ceinture

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La femme de 35 ans a été diagnostiquée schizophrène voilà plusieurs années. Cela confère un statut de victime « vulnérable ». Cette circonstance pénale aggravante est aussi justifiée en 2010 par sa grossesse. Elle est enceinte de 7 mois en décembre quand elle trouve refuge en pyjama à l’hôpital Pierre-Janet, au Havre.

Établissement qui a l’habitude de la suivre. Elle décrit avoir encore été frappée par son concubin, encore alcoolisé. Il la pousse à arrêter son traitement relatif à sa maladie. Et, cette nuit-là, il la tire par les cheveux, la cogne et tente de l’étrangler avec une ceinture. Une fois l’homme endormi, la victime en profite pour s’échapper.

« C’est un homme avec ses failles qui a rencontré une femme avec ses failles, plaide Maître Farid Kaci.Ce sont deux paumés de la vie qui se sont connus à Pierre-Janet. Il sortait de prison. »

Sept condamnations figurent au casier de Gilles.  Il écope de vingt mois de prison, dont huit ferme déjà largement purgés en détention provisoire. Une interdiction de contact avec la victime est prononcée, ainsi que 6 000 € de dommages-intérêts.

Paris Normandie

Enceinte, Aurélie insulte, menace et crache sur des gendarmes

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La tête enfoncée dans le col de son blouson noir, remonté jusqu’aux oreilles comme pour se faire oublier, les traits tirés, le visage fatigué, les cheveux blond caramel mollement relevés en une maigre queue-de-cheval… Aurélie, 32 ans, n’incarne pas vraiment la future maman rayonnante. En récidive, la jeune femme enceinte, originaire de Pont-Audemer, comparaît devant le tribunal correctionnel d’Évreux, ce lundi, pour outrage, rébellion et violence sur trois représentants des forces de l’ordre.

La justice lui reproche d’avoir insulté, menacé, frappé, puis craché sur trois gendarmes, le 6 novembre à Quillebeuf-sur-Seine, au domicile de l’ex-femme de son nouveau compagnon. À minuit, les militaires ont été appelés par la prévenue pour un différend familial. À leur arrivée, ils ont été accueillis par des insultes et des menaces : «Si je croise ta femme, je la défonce, et pareil pour tes enfants », a-t-elle notamment proféré. Ont suivi une pluie de coups de poing, de pied et de crachats.

Recel, usage de stupéfiants, violence en réunion, conduite en état d’ébriété… Son casier judiciaire est déjà bien rempli« Quand vous n’êtes pas en prison, vous travaillez madame ? », s’enquiert la présidente du tribunal. « Je suis au RSA mais j’ai entrepris des démarches pour être aide à domicile », répond la jeune femme du bout des lèvres.

Le procureur requiert huit mois de prison ferme.

Paris Normandie

Letitia la policière qui revendait des objets volés saisis par la police

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«La confiance qu’on a placée en elle, mais aussi dans toute la police, a été trahie », tonne le procureur de la République de Rouen en regardant Lætitia G., 39 ans, toute tremblante et légèrement en pleurs.

L’affaire est dramatiquement simple. En janvier 2012, une vaste enquête est déclenchée au Havre pour interpeller les braqueurs d’un magasin Damart. Les recherches se concentrent dans un foyer et une vaste perquisition est déclenchée. La police découvre de très nombreux objets de valeur (hi-fi, photo etc.) qui ne sont pas en lien direct avec l’attaque du Damart. C’est, comme on dit dans le jargon, « une saisie incidente ». Le procureur demande la destruction de ce matériel volé.

Elle revend un camescope volé à un collègue

Lætitia G., qui a procédé à l’inventaire de cette perquisition, prend selon ses dires un appareil photo et un caméscope. En mai 2013, alors qu’elle est à la brigade criminelle, elle propose à un collègue la revente du caméscope. Ce dernier a un doute sur sa provenance, des rumeurs courent comme quoi la policière revend des objets pris dans les saisies de la police, et le cabinet de déontologie de la police enquête.

La policière avoue son vol, est suspendue de son statut d’OPJ pendant deux ans, est exclue de ses fonctions 24 mois (dont 21 avec sursis). Voilà pour la « punition » administrative. Reste la sanction pénale, devant le tribunal. 

le tribunal condamne Lætitia G. à quatre mois de prison avec sursis.

Cette peine peut entraîner la révocation définitive de la policière voleuse. Elle est aussi susceptible d’être frappée d’appel jusqu’au 28 décembre

Paris Normandie

Dimitri fracture onze voitures et cambriole deux fois une école maternelle

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« C’est une grosse bêtise. Je m’en veux » D’une voix à peine audible, Dimitri, 18 ans et six mois, tente d’expliquer au tribunal correctionnel réuni en comparution immédiate comment avec la complicité d’un ami mineur, il a fracturé dans la nuit du 10 au 11 décembre dernier onze voitures et cambriolé l’école maternelle de Peyruis par deux fois !

« Ce n’est pas tant la valeur des objets volés que les dégâts causés aux véhicules fracturées et les nuisances incidentes que la société reproche à ce jeune délinquant » dira Ludivine Clerc substitut du procureur de la République.

Dans la nuit du 10 au 11 décembre, onze voitures stationnées place de la Mairie à Peyruis ont été fracturées au moyen d’un tournevis ou d’un pied de biche. Le 11 au matin les gendarmes contrôlent Dimitri et notent certains éléments d’information qui vont s’avérer déterminants. Car, après recoupement, le 16 décembre, les enquêteurs perquisitionnent le domicile du jeune majeur situé au rez-de-chaussée d’une villa occupée par son père et retrouvent un certain nombre d’objets volés.

Volés aussi au préjudice de l’école maternelle de Peyruis (ordinateur, machine café…) Un établissement visité en fait par deux fois. Dans la nuit du 29 au 30 novembre, puis du 5 au 6 décembre. La première fois après effraction. La deuxième avec les clés volées de l’école lors des la première agression.

Les gendarmes n’auront aucun mal à recueillir les aveux de Dimitri et de son comparse âgé de 17 ans. Un duo qui avouera aussi être l’auteur d’une cinquantaine de vols perpétrés depuis l’été dernier et sur lesquels la justice se penche.

Finalement le tribunal présidée par Catherine Ouvrel condamne Dimitri à 18 mois de prison dont 14 avec sursis et maintien en détention.

Le Dauphiné