Articles par Fdebranche

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram est assassiné par l’extrême droite

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Aux alentours de 11h30, sur le pont du Carrousel, cinq hommes, le look skinhead – crâne rasé, blouson Bombers et rangers – quittent la queue du cortège de la manifestation du Front national et descendent en courant vers les quais. En contrebas, Brahim Bouarram, 29 ans, épicier de son état, flâne sur les berges de la Seine. Lorsque le groupe aperçoit le jeune Marocain, trois d’entre eux se précipitent vers lui. Selon des témoins, tout se passe très vite.

Il n’a pas eu le temps de réagir, raconte l’un d’eux. Deux skinheads l’ont empoigné et précipité dans la Seine. »

A cet endroit, le courant est puissant, Brahim Bouarram coule à pic. Les deux assassins prennent immédiatement la fuite ainsi que leurs trois complices. Selon plusieurs témoins, ils rejoignent la manifestation et se fondent dans un groupe composé d’une centaine de skinheads qui affichent de manière ostentatoire des insignes nazis.

Deux hommes et une femme qui se trouvaient sur les quais à la hauteur du pont du Carrousel ont observé la scène. Ils appellent immédiatement les secours. Mais quand les sauveteurs réussissent à repêcher le corps de Brahim Bouarram, il est trop tard. Le jeune Marocain est mort.

Chez beaucoup de policiers des renseignements généraux affectés à la surveillance des groupes d’extrême-droite et aux « Violences urbaines », on ne cache pas sa colère. Les RG ne comprennent toujours pas pourquoi la queue du cortège a été laissée sans surveillance. Pour ce syndicaliste, ce qui s’est passé est inadmissible:

Des fonctionnaires qui s’occupent habituellement des groupuscules d’extrême-droite ont été envoyés pour surveiller la manif des anars, le matin.
Quant à la section des Violences urbaines, elle a brillé par son absence. Je ne dis pas que nous aurions pu empêcher ce crime, mais les types, nous les aurions coincés si nous avions été là où nous devions être. »

Pour cet autre policier, bon connaisseur de l’extrême-droite, il n’est pas certain que cela soit des skinheads qui aient tué le jeune Marocain.

Beaucoup de groupes nazillons, explique-t-il, gravitent autour du FN. Il y a le GUD, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires qui, à plusieurs reprises, ont assuré le service d’ordre dans des meetings de Jean-Marie Le Pen. »
Mais voilà, dit un autre policier, depuis la restructuration des RG, Pasqua ne s’intéresse plus qu’aux terroristes islamistes. C’est son obsession. Ce qui fait que presque toutes les sections travaillent là-dessus au détriment du reste. »

L’Obs

Pierre étrangle et poignarde a mort Alexia car « elle refusait ses avances »

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Pierre, c’est son prénom, dort depuis hier soir dans un établissement pour mineurs dont la localisation reste inconnue. Le jeune homme de 16 ans a donné pendant sa garde à vue des détails sur la scène de crime qui font froid dans le dos. On en sait désormais davantage sur sa personnalité.

Mis en examen pour meurtre, le mineur de 16 ans a avoué qu’il avait fait des avances à Alexia et que celle-ci les avait refusées alors que les deux adolescents étaient scolarisés dans la même classe de seconde. Il s’en est suivi un déchaînement de violence : des coups au visage, un étranglement et plusieurs coups de couteau portés avec un Opinel que les enquêteurs ont retrouvé au domicile du meurtrier.

Le mineur a également indiqué qu’il avait creusé lui-même un trou avec ses mains avant d’y mettre le corps d’Alexia et de le recouvrir soigneusement de branchages. Il a ensuite récupéré le mobile et les écouteurs de la victime avant de les cacher. Pierre n’habitait pas Oléron. Il résidait à Fontenay-le-Comte en Vendée et passait la semaine en pension au Cepmo (Centre expérimental pédagogique maritime à Oléron) qui vient d’annoncer sur son site que les portes ouvertes du Centre prévues le samedi 30 avril 2016 étaient annulées.

France 3

Turquie : Les « rebelles » Kurdes revendiquent l’attentat suicide contre la mosquée de Bursa

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Mercredi, une kamikaze s’était fait exploser à Bursa (nord-ouest), blessant 13 personnes. Cette attaque a été revendiquée dimanche par un groupe dissident du PKK, les « Faucons de la lierté du Kurdistan » (TAK).

Dans un communiqué, ce groupe a précisé que sa militante, une jeune femme de 23 ans nommée Eser Cali, avait « raté sa cible« , laissant entendre que celle-ci était la grande mosquée, haut lieu touristique de cette grande ville située à une centaine de kilomètres au sud d’Istanbul.

Le même groupe avait déjà revendiqué deux attentats sanglants commis à Ankara en février et en mars.

L’Express

Stéphane B, 44 ans, le ravisseur de la petite Fiona interpellé

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Stéphane B., un Alsacien de 44 ans, a été placé en garde à vue ce jeudi pour avoir emmené avec une lui une mineure de 13 ans à Saint-Pol-sur-Ternoise. Stéphane B. a 44 ans. Il vit en Alsace, à Ribeauvillé, près de Colmar.

Il est marié et père de famille. Il travaille en Allemagne, à Europa Park, un parc d’attractions, près de Fribourg. Il est ce jeudi en garde à vue au commissariat de Mulhouse pour répondre de « soustraction de mineure à un titulaire de l’autorité parentale« .

Il sera transféré dans le Pas-de-Calais prochainement. Il devrait y être mis en examen. Jusque-là, il n’était pas connu pas de la justice comme étant un « prédateur ». Il a à son casier judiciaire deux affaires de petite délinquance : « en 2012, pour un fait de vol, et ultérieurement pour un fait de dégradation« , a précisé Hugues Weremme, procureur de la République d’Arras.

France 3

Selon la police du Haut-Rhin, Fiona Cardon a été retrouvée, saine et sauve, ce jeudi matin. Elle se trouvait dans un hôtel de la région de Mulhouse, avec l’homme de 43 ans avec qui elle était partie lundi de Saint-Pol-sur-Ternoise. Stéphane B. a été interpellé à 11h à Illzach-Modenheim et placé en garde à vue, selon le Parquet d’Arras. L’adolescente est également entendue par les enquêteurs ce jeudi.

Ce sont des habitants qui ont vu la voiture signalée dans l’appel à témoins qui ont alerté les gendarmes. Sa mère nous a confirmé cette bonne nouvelle en fin de matinée : « Je suis ravie. Pour moi c’est une renaissance, c’est un soulagement. Y’a pas de mots. C’est un nouveau départ. (…) Elle est vivante, elle est bien, c’est le principal« , a-t-elle réagi. Elle n’a pas encore eu sa fille au téléphone. Avec le père de l’adolescente, elle va se rendre en Alsace pour retrouver sa fille.

France 3

L’accord Haavara, signé en 1933 entre les autorités sionistes et nazies

“Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif. Ben Gourion, décembre 1938 (un mois après les Nuits de cristal) (1)

Une représentation de l’État d’Israël semble généralement aller de soi pour le sens commun, les autorités politiques et judiciaires internationales et nationales et même très souvent le discours académique. Israël incarnerait la vocation à « sauver les Juifs » : foyer d’accueil pour les rescapés du Génocide et havre de sécurité pour les Juifs persécutés du monde entier.

Pourtant le sionisme réel est loin d’être conforme à cette représentation, en fait l’idéologie sioniste, mythe fondateur de l’État d’Israël. (2) Un accord signé entre les autorités sionistes et nazies me paraît particulièrement révélateur.

Le 7 août 1933 – quelques mois à peine après l’arrivée de nazis au pouvoir le 30 janvier 1933 – l’Accord Haavara (passage, transfert en hébreu, l’expression hébraïque est également utilisée dans les documents nazis) a été conclu entre les plus hautes autorités de l’État nazi et les plus hautes autorités du mouvement sioniste, notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine (le Yichouv, de Hayichouv Hayehoudi beEretz Israël, l’implantation juive en Terre d’Israël).

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Rugby : Yannick Larguet victime d’injures racistes pendant un match de la part d’adversaires

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Lors d’une rencontre le 3 avril dernier, face à l’équipe de Balma, deux d’entre eux ont proféré des insultes racistes, doublées d’autres provocations, envers le capitaine du club de l’agglomération toulousaine ainsi que de son flanker rapporte le site Rugbyrama.

Si l’arbitre de la rencontre n’a fait aucun rapport, n’ayant pas été témoin directement des propos tenus par les joueurs, le président du club de L’Isle-Jourdain leur a demandé des explications après avoir reçu un courrier du capitaine balmanais.

Ces derniers n’ont pas nié et le président a présenté officiellement ses excuses au club adverse ainsi qu’aux victimes des injures.

Racisme aussi au haut niveau

Une affaire qui a suscité la réaction de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment celles de l’ancien capitaine du XV tricolore et joueur du Stade toulousain, Thierry Dusautoir.

Le racisme dans le monde du ballon ovale existe, comme dans les autres sports. Certains joueurs de haut niveau y ont été confrontés, comme l’ancien joueur du Biarritz Olympique, Serge Betsen.

20 Minutes

Vidéo : Gilbert Collard défend l’usage de la torture

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« Si c’est de la torture gratuite, c’est complètement délirant! », assène Gilbert Collard. En revanche, dans d’autres situations, il est prêt à justifier la torture. L’avocat, également député (proche du FN), répondait ainsi à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV ce jeudi matin, en citant le candidat républicain américain Donald Trump, selon qui « Il aurait fallu torturer Salah Abdeslam pour éviter les attentats de Bruxelles ».

Jean-Jacques Bourdin insiste: « Donc on peut autoriser l’usage de la torture? » Gilbert Collard répond: « lorsqu’on a la certitude que l’individu qu’on tient sait où est posée la bombe qui va tuer des innocents, il faut qu’il nous dise où elle est! »

Ce n’est pas la première fois que le député frontiste défend l’usage de la torture: en 2014, alors qu’était publié par la CIA elle-même un rapport sur le sujet, il avait utilisé le même argument. Le rapport en question montrait pourtant, sans aucune ambiguïté, l’inutilité de la torture dans les faits…

Et la journaliste d’I-télé qui l’interrogeait alors rappelait à M. Collard que le cas qu’il décrit – tenir un poseur de bombe avant que celle-ci n’explose – ne se présente jamais dans la réalité.

Gilbert Collard avait défendu le général Paul Aussaresses, lui-même tortionnaire et défenseur de la torture, notamment pendant la guerre d’Algérie.

« Hitler a soutenu le sionisme » : L’ex-maire travailliste de Londres suspendu pour ses propos

Afin de défendre une députée du Labour – elle-même suspendue pour ses déclarations sur Israël -, Ken Livingstone a affirmé que Hitler « soutenait le sionisme ».

L’ancien maire de Londres Ken Livingstone a été suspendu jeudi du Parti travailliste pour avoir dit que Hitler « soutenait le sionisme », en défendant une députée du Labour suspendue la veille pour des déclarations sur Israël. « Ken Livingstone a été suspendu par le Parti travailliste dans l’attente d’une enquête pour avoir nui au parti », a déclaré un porte-parole du Labour.

« Ses remarques étaient exagérées, mais elle n’est pas antisémite », a déclaré Ken Livingstone jeudi sur la radio BBC Radio London, au sujet de Naz Shah, députée de Bradford West (Nord), suspendue par son parti mercredi pour avoir posté en 2014 des commentaires jugés antisémites.

Le Point


Ken Livingstone, ancien maire de Londres : « Hitler a soutenu le sionisme »

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L’ancien maire de Londres Ken Livingstone a affirmé mercredi qu’Adolph Hitler, le chef du parti nazi, a soutenu le sionisme pour « débarrasser » l’Europe de ses Juifs.

« Quand Hitler est arrivé au pouvoir en 1932, il envisageait de déporter les Juifs en Palestine », a déclaré l’ancien maire travailliste de Londres dans un entretien accordé à la BBC. « Il a soutenu le projet sioniste avant de devenir fou et de massacrer les Juifs », a-t-il ajouté.

« Les pro-Israéliens mènent actuellement une campagne hostile contre les travaillistes qui s’opposent à la politique israélienne contre les Palestiniens », a accusé M. Livingstone, alors que plusieurs élus travaillistes ont été contraints ces derniers jours après des propos antisémites.

Fin mars, l’ancien président de Médecins sans frontières, Rony Brauman, avait qualifié le sionisme de « projet commun » des sionistes et des nazis pour « débarrasser l’Europe de ses Juifs ».

Le Monde Juif

Gérard, mystique chretien, mis en examen pour avoir égorgé et démembré José

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Déféré devant un juge d’instruction de Bastia ce mardi matin dans le cadre de l’affaire du cadavre démembré et décapité retrouvé la semaine dernière, le suspect a été mis en examen pour « meurtre précédé accompagné ou suivi d’actes de torture et barbarie » et placé en détention provisoire à Borgo.

Les enquêteurs ont procédé à 30 relevés biologiques sur les onze scènes d’infractions. Des traces de sang ont été retrouvées au domicile, dans le coffre du véhicule et dans le réfrigérateur de Gérard Giorgetti. L’arme du crime serait un couteau.

Dans une conférence de presse donnée ce mardi après-midi au Palais de Justice de Bastia, la substitut du procureur Vanina Lepaul-Ercole a détaillé le parcours judiciaire déjà lourd de Gérard Gorgietti : son casier judiciaire fait état de 9 condamnations, dont 11 ans pour tentative de meurtre dans les Bouches-du-Rhône et 12 ans pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner en Haute Garonne

Concernant la victime, José Vicente Grarcia, homme célibataire de 49 ans, n’était pas connu des services de police. Arrivé en Corse en 2011, il vivait du RSA et est défini par la substitut du procureur comme étant « en siuation de semi-marginalité ».

France 3

Carrure de déménageur, épaule gauche tatouée du mot Liberty, le principal suspect de l’affaire du buste du Lancone s’affichait volontiers, avant son interpellation, sur des réseaux sociaux où il partageait clichés de grosses cylindrées, photos de femmes dénudées et signalements d’animaux disparus. Le tout, entre deux commentaires mystiques inspirés par des passages du Nouveau Testament et des vidéos d’exégète amateur des Evangiles.

Corse Matin

 

Julien, Cyril et Sylvain condamnés « Ils alimentaient en héroïne tout un quartier »

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Quatre hommes, voisins dans la rue de la Pinterie, à Fougères, ont été condamnés jusqu’à 18 mois de prison ferme pour trafic de drogue, lundi 25 avril.

Cyril Bourdin, 27 ans, a comparu, lundi 25 avril, devant le tribunal correctionnel à Rennes, en compagnie de ses trois complices poursuivis pour trafic. Lui et ses comparses, qui habitaient rue de la Pinterie, non loin du château, alimentaient tout le quartier en héroïne, depuis le début de l’année. Leur trafic a été démasqué, à partir de la découverte, chez un particulier, de flacons de méthadone, le produit de substitution à l’héroïne, fourni par une pharmacie de Fougères.

Sur les quatre trafiquants présumés, trois étaient aussi des consommateurs qui voyaient dans le trafic une manière de financer leur héroïne. Seul Sarkisov, originaire de l’Azerbaïdjan, soupçonné d’être le « boss » local, gardait visiblement ses distances avec le produit. Il a été le plus lourdement condamné : dix-huit mois de prison ferme.

Julien Galoppe a pris douze mois ferme, Sylvain Marie, dix-huit mois dont six avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Cyril Bourdin a écopé de la même peine. Les quatre hommes ont été maintenus en détention.

Ouest France

Une ONG lance une pétition réclamant la transparence d’activités suspectes autour de Manuel Valls

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L’enquête de « l’Obs » sur l’Alma Chamber Orchestra, l’orchestre dirigé par Anne Gravoin – l’épouse de Manuel Valls – n’en finit pas de faire des vagues. Après la démission d’Anne Gravoin de son poste de directrice artistique, annoncée par nos confrères de « Closer », l’ONG Sumofus a mis en ligne lundi 25 avril au matin une pétition pour demander la publication des comptes financiers de la société d’Anne Gravoin, AG Productions, prestataire et productrice de l’Alma Chamber. Mardi à la mi-journée, la pétition recueillait déjà 23.000 signatures.

Dans le numéro du 31 mars, « l’Obs » révélait que cet orchestre pour la paix avait été aidé et financé par deux proches de Denis Sassou-Nguesso, le dictateur congolais. Le premier, Jean-Yves Ollivier, s’est longtemps occupé de l’écoulement de la production pétrolière du Congo-Brazzaville. L’autre, Ivor Ichikowitz, est le principal fournisseur d’armes du régime de Sassou-Nguesso.

Après 32 ans de règne, ce dernier a été reconduit à la présidence du Congo-Brazzaville le 20 mars dernier, dans des conditions très controversées. De nombreux affrontements ont eu lieu depuis dans le pays.

A travers l’histoire de cet orchestre, ce sont bien les liens entre Manuel Valls et le régime de Sassou-Nguesso qui posent question. Le 17 juin 2015, le Premier ministre français remettait en personne les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Jean-Yves Ollivier. Quelques jours plus tard, il se rendait à l’hôtel Shangri-La, à Paris, où séjournait Denis Sassou-Nguesso, alors en voyage officiel en France.

Nabil Berbour, chargé de campagne de Sumofus en France, lance :

« Nous n’accusons personne. Nous demandons simplement à Manuel Valls des explications sur cette affaire, de la même manière qu’avec David Cameron lors de sa mise en cause dans les Panama Papers. » 

Fondée par Taren Stinebrickner-Kauffman, une américano-australienne qui vit à San Francisco, Sumofus dit combattre « les abus de pouvoir des multinationales ». En France, où elle affirme compter sur un réseau de 450.000 membres, elle s’est illustrée le mois dernier avec une pétition contre le néonicotinoïde, un pesticide qui tue les abeilles (plus de 200.000 signatures).

L’Obs

Exigez que M. Valls donne l’exemple et fasse la lumière sur le financement de la société de son épouse.

Comment le camp Valls pousse la gauche dans le néoconservatisme

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Les vallsistes font le pari d’un combat militaire, sécuritaire et culturel.

Sauf lorsqu’il parle du cannabis, les propos de Jean-Marie Le Guen (secrétaire d’État aux relations avec le Parlement) ont en général moins d’audience que ceux de Manuel Valls. Pourtant, c’est bien lui qui formule le mieux et le plus régulièrement, dans des textes pour la Fondation Jean-Jaurès, le fond de l’orientation politique du Premier ministre que de nombreux observateurs tentent de décrypter. Dans La gauche qui vient (un essai en ligne), le cap idéologique et stratégique du camp vallsiste continue ainsi de se préciser sous sa plume.

En juillet 2014, nous avions déjà évoqué sur Slate la tentation «sociale-conservatrice» de Manuel Valls. Ce terme voulait désigner l’esquisse, depuis le camp social-démocrate, d’un modèle de société fondé sur la méritocratie, la compétitivité et l’évitement des conflits moraux et économiques, sous les auspices d’un ordre républicain figé. Depuis, certaines évolutions frappantes du discours vallsiste inciteraient presque à parler de tentation «néoconservatrice».

Il faut dire que la politique étrangère française tend davantage que par le passé à se caractériser par un interventionnisme armé et une diplomatie punitive justifiés par des valeurs universalistes, ce qui n’empêche pas des décisions de realpolitik confinant au cynisme.

Manuel Valls est un de ceux qui poussent le plus loin, surtout à gauche, la rhétorique de «guerre contre le terrorisme» et de défense de la «civilisation», tout en assumant crânement des relations complaisantes avec l’Arabie saoudite.

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Des nationalistes célèbrent l’anniversaire du Maréchal Pétain en présence d’un prêtre

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Comme depuis des dizaines d’années, l’Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain est venue à Cauchy-à-la-Tour, vendredi 22 avril, pour célébrer l’anniversaire du militaire et homme d’État français

Ils sont une cinquantaine. Ils défendent bec et ongles la mémoire de Pétain. Héros de la bataille de Verdun, dont on célèbre le 100e anniversaire cette année, le Maréchal est considéré comme le traître de la Seconde Guerre mondiale par certains, comme un sauveur par d’autres.

Ils sont Parisiens pour moitié, débarqués au 6, rue de Camblain à Cauchy, avec le bus affrété par l’Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP). Les autres sont venus du Nord – Pas-de-Calais, de la Somme ou de Belgique, pour fêter l’anniversaire de celui qui est né un 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour.

10h40, la cinquantaine de convives se réunit dans une ancienne étable du corps de ferme, transformée en chapelle. Sous les ordres du Père Chalufour, prêtre parisien, ils vont d’abord répéter quelques chants, avant d’assister à une messe traditionnelle, en latin.

Interdiction est faite aux journalistes de photographier l’autel. On s’abstient aussi durant la communion. C’est sacré. Le père Chalufour ne tarit pas d’éloge au sujet de Philippe Pétain: « Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné le Maréchal, qui a évité à la France le sort de la Hollande et de la Pologne, d’avoir évité des morts inutiles. Dans la zone libre, les Français étaient heureux. Il a mené une politique familiale digne de ce nom. Au ciel, il n’a pas besoin d’être réhabilité car il n’a jamais été condamné. La France plus que jamais aurait besoin d’un autre Maréchal.» Plus vraiment de nostalgiques ?

L’Avenir de l’Arthois