USA : un homme empoisonnait les aliments des épiceries avec de la mort aux rats

Un homme qui empoisonnait les étales en libre-service dans des épiceries du Michigan a été interpellé.

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Un mélange de mort aux rats et de savon. Tel est le cocktail qu’un Américain de 29 ans s’est amusé à répandre sur des aliments en libre-service dans plusieurs épiceries américaines. Les images de vidéosurveillance diffusées par les autorités ont permis d’identifier Kyle Andrew Bessemer, un jeune homme de 29 ans.

Il a depuis été interpellé à Ann Arbor, une ville proche de Detroit. Selon l’enquête, il aurait déversé son mélange dans pas moins de 15 enseignes. Si aucune intoxication n’a pour le moment été détectée, les investigations se poursuivent pour déterminer si d’autres magasins auraient pu être contaminés.

Connu pour ses antécédents psychiatriques, l’homme a expliqué être persuadé que quelqu’un voulait l’empoisonner, d’où son geste… étonnant. Il est maintenant poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation et risque près de 70 ans d’emprisonnement.

RTL

Aux Etats-Unis les jeunes mères peuvent abandonner leurs bébés dans des boîtes

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Depuis début avril, on peut trouver dans les rues de l’Indiana (Etats-Unis) de bien étranges boîtes : des boîtes à bébé. Ces petites couveuses insérées dans le mur et garnies de trous sont équipées d’un matelas auto-chauffant et d’un système d’alarme qui se déclenche dès que l’on pose le bébé pour prévenir les centres de soins les plus proches.

Mises en place sous l’impulsion de l’association Safe Haven Baby Boxes dirigée par Monica Kelsey, elle-même abandonnée à sa naissance par sa mère de 17 ans suite à un viol (comme elle le raconte dans sa vidéo devenue virale, « Conceived in Rape »), ces « boîtes à bébé » ont pour but de garantir un anonymat total aux parents et de mieux protéger les enfants abandonnés. 

De plus, ces boîtes ne sont pas sans rappeler les « tours d’abandons » qui pullulaient en Europe au Moyen-Age pour permettre aux femmes d’abandonner anonymement les enfants illégitimes afin d’éviter le déshonneur

Terrafemina

USA : Plus de 67 établissements privés visés par plus de 200 plaintes d’agressions sexuelles

Selon le « Boston Globe », plus de 67 établissements privés ont été visés par des accusations d’agressions sexuelles ou de harcèlement depuis 1991.

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Le quotidien Boston Globe a révélé que des abus sexuels ont eu lieu, durant des décennies, dans plusieurs dizaines d’écoles privées du nord-est des États-Unis. Le journal indique que les responsables ont parfois tardé à réagir voire ignoré les accusations des plus de 200 victimes présumées.

Beaucoup de ces faits, qui se sont déroulés en Nouvelle-Angleterre, sont déjà connus de la justice, précise le quotidien, évoquant plus de 90 actions en justice distinctes. Nombre d’entre eux sont frappés par la prescription et ne peuvent plus faire l’objet de poursuites qu’au civil. Plus de 67 établissements privés ont été visés par des accusations d’agressions sexuelles ou de harcèlement depuis 1991, selon des données rassemblées par la Spotlight Team, la cellule d’investigation à l’origine des révélations sur des prêtres pédophiles au début des années 2000.

Un entraîneur accusé puis réintégré

Le Boston Globe cite le cas d’un professeur dont les premiers agissements connus dateraient de 1968 et qui aurait continué à enseigner dans divers établissements jusqu’en 2003, à harceler et agresser des adolescents. L’école St. George’s de Middletown, dans le Rhode Island, est particulièrement visée dans l’enquête du Boston Globe.

En 2003, un entraîneur de l’école a ainsi été accusé par onze élèves de s’être livré à des attouchements, ainsi qu’à du harcèlement. La direction l’a mis à pied mais a considéré, après enquête, que les faits n’étaient pas constitutifs d’agression sexuelle et a choisi de ne pas les signaler à la justice. L’entraîneur a même été réintégré.

En 2002, une vaste enquête du Boston Globe avait permis de révéler comment la hiérarchie catholique locale avait couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs pendant plusieurs décennies. L’histoire a servi de base au film « Spotlight », qui a reçu l’Oscar du meilleur film en février dernier.

Le Point

Un économiste italien suspecté de terrorisme à cause de sa peau mate et équation de maths

Une passagère américaine a fait arrêter un vol, car son voisin « griffonnait rapidement des suites de chiffres et de lettres sans signification ».

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Lorsqu’une passagère d’un avion américain qui s’apprêtait à décoller a vu son voisin, à la peau mate et aux cheveux bruns frisés et un accent étranger, griffonner rapidement sur un papier des suites de chiffres et de lettres sans signification, elle a fait stopper l’avion. Se prétendant trop malade pour voyager, elle a obtenu que l’avion, déjà sur la piste, revienne à la porte pour qu’elle puisse descendre. Et là, une fois au sol, elle a expliqué ce qu’elle avait vu : manifestement un terroriste et son code secret.

La sécurité a alors interrogé le passager en question, qui s’est révélé être un économiste célèbre qui travaillait sur… une équation différentielle. Ce professeur italien, Guido Menzio, lauréat de la médaille Carlo Alberto qui récompense le meilleur économiste italien de moins de 40 ans, est professeur à l’université de Pennsylvanie, sur la côte est des États-Unis.

Tout en reconnaissant, auprès du Washington Post, qu’il avait été traité tout à fait correctement par ceux qui l’ont interrogé, il a estimé qu’on pouvait « reconnaître dans ce genre d’incident les émotions qui guident les électeurs de Donald Trump », avec ses discours anti-immigrants et anti-musulmans.

Le Point

Etats-Unis: Une élève voilée rebaptisée avec l’acronyme de Daesh dans l’annuaire de son lycée

Une élève américaine portant le voile a été nommée à tort «Isis», l’acronyme anglais de l’organisation Etat Islamique, dans l’annuaire d’un lycée californien…

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Véritable tradition aux Etats-Unis, le livre de l’année (yearbook en VO), annuaire qui compile les portraits des élèves, est en général un recueil de doux souvenirs scolaires. Celui du lycée Los Osos en Californie a cette année un goût amer, surtout pour l’une des lycéennes. Une jeune femme a vu son portrait légendé du nom Isis Phillips. Problème : elle s’appelle en réalité Bayan Zehlif. De confession musulmane et arborant un voile sur la photo du livre, elle est choquée d’avoir été rebaptisée de l’acronyme anglais de l’organisation djihadiste Etat islamique, Isis (pour Islamic State of Irak and Syria).

Une « faute de frappe » ?

« Je suis extrêmement attristée, dégoûtée, blessée et embarrassée que l’annuaire du lycée Los Osos puisse s’en tirer comme ça », a déploré Bayan Zehlif sur sa page Facebook samedi. « Apparemment je suis « Isis » dans l’annuaire des élèves. L’établissement m’a contactée et a eu l’audace de dire qu’il s’agissait d’une faute de frappe. Je ne suis pas d’accord, soyons honnêtes ».

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Le lycée a réagi dimanche. La principale Susan Petrocelli a présenté ses « sincères excuses » sur Twitter, expliquant que l’établissement fait tout pour que cette « regrettable coquille » soit « corrigée et élucidée ».

20 Minutes

Washington condamne la comparaison de Tsahal aux nazis

Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde inquiétude » suite à une comparaison entre les soldats israéliens attaquant les lanceurs de pierres palestiniens et les nazis étouffant le soulèvement du ghetto de Varsovie, faite par l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne à l’ONU.

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Le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, a fait ces commentaires en réponse à une conférence de presse du 27 avril de l’Ambassadeur Riyad Mansour.

« De toute évidence, nous condamnerons fortement toute remarque antisémite », a déclaré Toner, notant qu’il n’avait pas encore examiné les commentaires de Mansour, et se fondait sur son évaluation des remarques que lui avait lu un journaliste de JTA. « C’est extrêmement inquiétant ».

Mansour, qui a demandé cette conférence de presse pour discuter de l’action des Nations unies sur Israël et les Palestiniens, a attaqué des diplomates israéliens pour leurs qualifications des lanceurs de pierres comme étant des « terroristes ».

« Tous les colonisateurs, tous les occupants, y compris ceux qui ont supprimé l’Insurrection de Varsovie ont étiqueté ceux qui leur résistaient comme des terroristes », a-t-il dit.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a rejeté la comparaison de Mansour purement et simplement, et a déclaré que les puissances mondiales devraient être dégoûtées par les allégations de l’émissaire palestinien.

 

Time Of Israel

USA: « On a le droit de toucher les femmes», un policier arrache de force le voile d’une musulmane

Une musulmane a porté plainte lundi contre des policiers en Californie, dans l’ouest des Etats-Unis, qu’elle accuse de lui avoir enlevé son voile de force après l’avoir arrêtée. Kirsty Powell et son mari ont été interpellés en voiture par deux policiers alors qu’ils rentraient chez eux en mai dernier, d’après une plainte contre la ville de Long Beach et ses forces de l’ordre.

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Kirsty Powell, qui est noire, affirme qu’au poste de police l’un des agents lui a enlevé de force son voile devant d’autres policiers et détenus masculinsaffirmant qu’elle n’avait «pas le droit de porter son foulard» et que les policiers avaient «le droit de toucher les femmes». L’incident a infligé à Mme Powell «une grande honte, humiliation, anxiété et détresse émotionnelle», selon la plainte.

Mme Powell a ensuite été arrêtée en lien avec deux procédures judiciaires toujours en cours: l’une liée à sa sœur qui aurait usurpé son identité, et l’autre sur un incident de vol à l’étalage dans une épicerie en 2002.

Emails xenophobes

«Les actes des agents de police de Long Beach n’étaient pas nécessaires et représentent une grave atteinte à l’intégrité physique de Mme Powell», a dénoncé Yalda Satar, avocate de l’association de défense des droits des musulmans Cair (Council on American-Islamic Relations), qui a déposé la plainte.

«La manière dont Mme Powell a été traitée par les policiers du LBPD ne servait qu’à montrer leur autorité sur une femme de couleur qui ne pouvait se défendre, et témoigne de la discrimination face aux femmes qui portent le voile», a-t-elle ajouté.

La plainte, dans laquelle Mme Powell demande un procès et des dommages et intérêts d’un montant non spécifié, est rendue publique au moment où les polices de Los Angeles et de San Francisco sont accusées d’être à l’origine d’emails ou de textos xénophobes et sexistes.

20 Minutes

Une journaliste juive assaillie d’injures antisémites par des partisans de Donald Trump

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La journaliste Julia Ioffe a publié un portrait de Melania Trump, la femme de Donald, dans le magazine GQ cette semaine. On y apprend entre autres qu’en Slovénie, le père de Melania a eu un fils hors mariage qu’il a toujours refusé de reconnaître, et dont Melania préfère éviter de parler.

Les supporters du candidat républicain ont trouvé le papier trop critique, et pour exprimer leur colère contre la journaliste, ils se sont concentrés sur le fait qu’elle était juive. Moins de 24 heures après la publication du papier, Julia Ioffe a reçu un déluge d’insultes antisémites, souvent violentes.

Les trolls pro-Trump ont posté des images photoshoppées de la journaliste dans lesquelles elle porte l’étoile jaune et un uniforme de camp de concentration avec la légende «Julia Ioffe au camp Trump».

Elle a égalememt reçu plusieurs coups de téléphone anonymes dans lesquels un interlocuteur mystérieux diffuse des enregistrements de discours d’Hitler. Sur Twitter, les fans de Trump n’ont pas hésité à utiliser des images antisémites des années 1930 et des références à la Shoah.

Bonne journée, de la part des trolls pro-Trump du coin!

«J’ai commencé par vouloir en rire, mais à la fin de la journée, après plusieurs appels téléphoniques comme ça, avec des discours de Hitler, et les images, et les gens qui disent que mon visage serait bien pour faire un abat-jour, c’est dur de rigoler», a-t-elle déclaré au Guardian.

Pendant des meetings politiques de Trump, il est arrivé que des supporters hurlent des insultes racistes, tapent des militants noirs, et crient «Sieg Heil». En règle générale, les groupes suprémacistes blancs et néonazis sont plutôt fans de Trump. En février, David Duke, un ancien leader du Ku-Klux Klan qui gère un site internet antisémite, a appelé ses supporters à voter pour le milliardaire new-yorkais.Slate

USA: 83 sénateurs demandent à Obama d’augmenter l’aide militaire à Israël

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire.
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83 des 100 représentants du Sénat américain ont signé lundi une lettre demandant au président Barack Obama d’augmenter l’aide militaire des Etats-Unis à Israël, au-delà de l’aide actuelle qui s’élève à trois milliards de dollars.

L’initiative de la lettre a été lancée par les sénateurs républicains Lindsey Graham et Chris Koons.

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire, a rapporté le site Reuters. Le candidat démocrate Bernie Sanders n’a en revanche pas souhaité signer la lettre.

La lettre ne précise pas la somme de l’aide versée mais Israël souhaite un nouvel accord qui lui attribuerait entre 4 et 4,5 milliards de dollars.

 

I24

Chicago: une musulmane éjectée d’un avion pour avoir demandé à être assise côté couloir

Les expulsions arbitraires de passagers musulmans seraient-elles la face cachée honteuse des compagnies aériennes américaines ?

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Les cas de débarquements, humiliants et iniques, subis par des voyageurs dont l’islamité est visible, se suivent et se ressemblent outrageusement de l’autre côté de l’Atlantique, et il en faut très peu pour être éjecté d’un avion sans autre forme de procès, comme en a fait récemment la douloureuse expérience Hakima Abdulle, une Américaine voilée d’origine somalienne.

Après avoir pris place dans un appareil de la Southwest Airlines, afin de s’envoler pour Seattle où sa nièce était sur le point d’ accoucher, cette habitante de Chicago était loin d’imaginer que sa simple requête pour s’installer côté couloir, avec l’assentiment de son voisin, allait faire perdre tout bon sens mais aussi la raison à l’équipage…

En guise de réponse à sa demande bien anodine, motivée par la peur impossible à réprimer d’être assise près du hublot, la malheureuse Hakima Abdulle, qui de surcroît ne maîtrise pas encore toutes les subtilités de la langue de Shakespeare, a été poussée vers la sortie sans ménagement. Interloquée par ce refoulement brutal et foncièrement injuste, elle est restée figée sur place lorsque la police est montée à bord pour procéder à son évacuation manu militari.

C’est sous bonne escorte qu’elle a été reconduite vers le hall de l’aéroport de Chicago, où supplice suprême, elle a dû attendre plusieurs heures interminables, sans que l’on daigne lui fournir la moindre explication et encore moins la rassurer, avant d’être autorisée à rallier sa destination finale.

Oumma

Charles Beigbeder, portrait d’un Donald Trump à la française

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Charles Beigbeder s’est fait remarquer cet été lors de sa sortie sur le FN. Depuis, l’homme d’affaires se fait discret et tente de fédérer un mouvement à droite de la droite pour peser sur les primaires de 2017. Portrait d’un Donald Trump à la française.

La vie d’élu est une nouveauté pour Charles Beigbeder. Elle date de début 2014 quand l’entrepreneur, furieux de ne pas avoir obtenu de siège sur les listes de NKM à Paris, lance une liste dissidente, “Paris Libéré”. Le mouvement fait le grand écart entre partisans de la Manif pour tous et proches de l’UDI. Il est largement battu un peu partout, sauf dans le VIIIe, où Charles Beigbeder sauve la mise : 24,2 %. Pas de quoi siéger au conseil de Paris. Il devra se contenter du conseil d’arrondissement. Celui des Champs-Elysées, des ambassades et des sièges d’entreprise. La sienne, d’ailleurs, – Audacia, une société de gestion – est située à deux pas.

En mars dernier, accompagné de Charles Million, il lance avec fracas “Phénix” qui a pour but de présenter chaque mois un programme pour 2017. Quatre mois plus tard, rien n’a été finalement publié et le collectif est fondu dans “l’Avant-garde”, nouveau think-tank utlra-conservateur, qui regroupe le même Charles Million, mais aussi Julie Graziani, égérie de la Manif pour Tous ou Christian Vanneste, l’ancien député du Nord, dont les déclarations homophobes ont fait scandale.

Nous nous inspirons de ce qui se fait aux Etats-Unis”, explique Beigbeder, manière d’évoquer les très conservateurs Tea Party, qui n’hésitent pas à lorgner très à droite pour se faire entendre. Quelques jours après le lancement du mouvement, Beigbeder déjeune d’ailleurs avec Marion Maréchal Le-Pen – “une maturité incroyable pour son âge” – et annonce à un journaliste qu’il “n’hésiterait pas une seconde à voter FN”. De quoi émouvoir jusqu’au sein du Medef et des Républicains.

Ce catholique pratiquant entend par exemple peser pour remettre en cause la loi Taubira. Sur la question des migrants, ce catholique pratiquant assure qu’il “faut respecter ce beau principe de l’asile, qui est d’ailleurs un héritage de la chrétienté”. Mais tempère aussitôt : “Mais si on accueille des gens et que ça se termine en guerre civile, c’est pas un cadeau.”

Nous sommes des libérateurs enracinés !” conclut Begbeider, en sortant une petite fiche cartonnée sur laquelle il a griffonné un graphique. “Regardez, j’ai fait ça il y a deux jours pour expliquer notre position à un ami”. Sur le papier, deux axes : “libérateur/étatistes” et “enracinés/déconstructeurs”.

Les Inrocks

New York: la Pâque juive célébrée dans une mosquée

Près de 100 Juifs et Musulmans ont participé ensemble cette semaine à une célébration de la Pâque juive (Pessah) dans une mosquée de New York, sur l’île de Manhattan, rapporte le site d’information JTA.

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Organisé par le Comité de solidarité judéo-musulman de New York, le rassemblement a eu lieu jeudi à la Société islamique de Mid Manhattan, a précisé la chaîne locale News 4 New York.

« Je ne pense pas qu’un tel événement ait déjà eu lieu à New York auparavant », a déclaré le rabbin Allison Tick Brill de la synagogue Emanu-El, une importante congrégation juive libérale à Manhattan.

« C’est particulièrement puissant de célébrer Pessah ici, dans cette mosquée, parce que, malheureusement, les Américains musulmans se sentent étrangers dans leur propre pays », a ajouté Tick Brill

« N’est-ce pas beau d’avoir nos frères et sœurs juifs dans une mosquée ? », a déclaré l’imam Ahmed Dewidar. « Je pense que nous devrions être fiers de notre communauté ici à New York. »

Si la Pâque juive commence vendredi soir prochain, les organisateurs ont proposé un repas symbolique, pour lequel les tables étaient dressées au sol.

Sur chacune d’elles, était posée un plateau avec les différents éléments nécessaires à la célébration de la Pâque, et les participants ont lu une haggadah adaptée (texte en hébreu ancien utilisé pour la cérémonie du Seder de Pessa’h, qui raconte l’histoire des Hébreux et leur exil d’Égypte), composée de deux textes traditionnelles et d’ajouts modernes telle que la chanson de Bob Marley « One Love ».

« Il ne s’agit pas simplement des Juifs et des Musulmans, il s’agit de la société tout entière », a-t-il dit. « Nous voulons donner un exemple non seulement à l’Amérique, mais au monde tout entier », a-t-il ajouté.

I24

USA: un étudiant éjecté d’un avion et interrogé par le FBI pour avoir parlé arabe au téléphone

« Pourquoi parliez-vous arabe dans l’avion ? » Un étudiant irakien de l’université de Berkeley (Etats-Unis) a été exclu d’un avion à l’aéroport de Los Angeles, rapporte le New York Times (en anglais) dimanche 17 avril. Son tort : un coup de fil, passé en arabe à son oncle de Bagdad (Irak), qui a inquiété un passager.

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Les faits se sont produits le 6 avril. Ce jour-là, Khairuldeen Makhzoomi embarque à bord d’un vol Los Angeles-Oakland de la compagnie Southwest Airlines. Il appelle son oncle, pour parler de sa rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, lors d’un colloque« J’étais très excité donc j’ai appelé mon oncle pour lui raconter », explique-t-il au New York Times.

« Il m’a parlé comme si j’étais un animal »

C’est après avoir raccroché qu’il se rend compte qu’il y a un problème. Sa voisine le fixe, puis se lève. Un employé arabophone de la compagnie arrive quelques minutes plus tard. « Pourquoi parliez-vous arabe dans l’avion ? », lui lance-t-il, avant de l’escorter hors de l’avion. « Il m’a parlé comme si j’étais un animal », raconte Khairuldeen Makhzoomi, 26 ans.

Un représentant de l’association CAIR, qui défend les droits des musulmans aux Etats-Unis, explique au quotidien américain que ce cas n’est pas isolé. Selon ses calculs, six musulmans ont été éjectés d’un vol depuis le début de l’année« Nous sommes inquiets parce que les musulmans sont de plus en plus surveillés et harcelés de manière injustiée lorsqu’ils voyagent », explique Zahra Billoo.

Ejecté de l’avion, Khairuldeen Makhzoomi a ensuite été fouillé par les policiers de l’aéroport en public, avant d’être interrogé par trois agents du FBI dans une pièce. Lavé de tout soupçon, il a ensuite pu obtenir le remboursement de son billet.

Yahoo

Colonies en Cisjordanie : Les Etats-Unis refusent de s’avancer sur un soutien à la Palestine

Alors que l’Etat hébreu a approuvé la construction de plus de 200 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie, la Palestine souhaite proposer une résolution de condamnation à l’ONU. Les Etats-Unis se font hésitants. 

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Israël semble décidé à reprendre sa colonisation de la Cisjordanie. Récemment, l’Etat hébreu a approuvé la construction de plus de 200 nouveaux logements. John Kirby, porte-parole du département d’Etat américain, fait souvent preuve d’une indignation de circonstance, s’inquiétant «de la situation sur le terrain» ou critiquant, comme en janvier dernier, l’annonce de la construction de 150 nouveaux logements israéliens en Cisjordanie.

Mais lorsque l’autorité palestinienne propose une résolution à l’ONU qui condamnerait la colonisation, l’Oncle sam hésite à la soutenir.

Mais si l’on s’en tient à une analyse empirique de la situation, difficile de ne pas constater que malgré ses critiques, Washington ne soutient presque jamais les efforts palestiniens pour faire pression sur Israël aux Nations unies.

Et en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, les Etats-Unis y disposent d’un droit de veto dont il se servent souvent pour protéger leur allié israélien.

RT

La France « islamophobe » et « antisémite » selon Washington

Le rapport mondial annuel sur les droits de l’homme, présenté jeudi par le chef de la diplomatie américaine John Kerry, reprend nombre de reproches qu’il est possible de faire à la France depuis l’extérieur.

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A l’international, on reproche parfois à la France son côté donneuse de leçons. Cette fois-ci, on ne peut pas dire que ce soit le cas. Par la voix du chef du département d’État chargé des Affaires étrangères John Kerry, les Etats-Unis n’épargnent pas la France jeudi dans leur rapport mondial annuel sur les droits de l’homme :

Entre autres reproches, la montée de l’islamophobie et de l’antisémitisme, les violences de la police française contre des migrants, ou encore les abus sexuels de soldats français en Afrique.

John Kerry fait état d’un « nombre croissant d’incidents islamophobes » (insultes, agressions, attaques de lieux de culte) l’an dernier en France, en progression de 281% au cours des six premiers mois de 2015 par rapport à 2014.

Le rapport américain cite l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Du côté des actes antisémites, ils se seraient propagés après l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Washington s’appuie sur les chiffres du Service de protection de la communauté juive (SPCJ) qui dénombre 508 dans les cinq premiers mois de 2015, en hausse de 84% par rapport à la même période en 2014. Sur l’ensemble de l’année cependant, ces actes ont diminué, passant de 851 à 808 actions et menaces.

Parmi les autres points noirs de la France niveau droits de l’homme, la diplomatie américaine pointe aussi du doigt « les expulsions de camps illégaux de Roms » ainsi que des incidents où les forces de l’ordre françaises auraient été trop violentes. Le rapport note que la police française a « battu, frappé et utilisé des gaz irritants contre des migrants et des demandeurs d’asile dans le port de Calais ».

John Kerry n’oublie pas de mentionner l’enquête de l’ONU ouverte sur les accusations de viols d’enfants par des militaires Français en Centrafrique en janvier 2016, ni la surpopulation carcérale, les violences contre les femmes, le trafic d’êtres humains, ou encore les discriminations à l’embauche.

Atlantico

Une employée accuse Zara de discrimination à cause de sa coiffure afro

Une jeune afro-américaine employée au sein d’un magasin Zara, à Toronto, dit avoir été discriminée à cause de sa coiffure qui « ne rentre pas dans les standards de Zara », selon ses managers. Profondément choquée et humiliée, elle songe à porter plainte.

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L’enseigne Zara est, une fois de plus, accusée de discriminer ses employés. Une jeune vendeuse, Cree Ballah, a en effet subi des remarques désobligeantes concernant sa coiffure. Lorsqu’elle s’est présentée pour son premier jour de travail au magasin, deux managers lui ont demandé « d’arranger » ses cheveux, raconte-t-elle. La jeune femme a déclaré à CBC Newsque les responsables ont assuré « ne pas vouloir l’offenser ». « Nous voulons que nos employés aient une allure propre et professionnelle, et la coiffure que tu as n’entre pas dans les standards de Zara« , lui auraient-ils déclaré.

« C’était très humiliant »

Les deux managers ont, par la suite, tenté « d’arranger » les cheveux de la jeune femme au beau milieu du magasin, devant les autres employés. « C’était très humiliant, et pas professionnel du tout », a rapporté la jeune femme. Et de poursuivre: « Ma nature de cheveux est liée à mes origines, alors pour moi, cette remarque était une remarque discriminatoire dirigée contre mon groupe ethnique, avec tout ce que cela implique », a-t-elle souligné, avant de poursuivre: « ma nature de cheveux est difficilement maîtrisable, et j’essaie de la coiffer du mieux que je peux: mais visiblement, ce n’est toujours pas suffisant pour Zara. »

L’enseigne Zara déjà épinglée

Pourtant, ce n’est pas la première fois que l’enseigne espagnole est accusée de discrimination raciale: en novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, elle avait ainsi interdit l’accès d’un magasin de la capitale à une femme voilée. 

L’Express