En Angleterre, forte hausse des violences racistes après le Brexit

Les incidents à caractère raciste ont augmenté de 42% au cours des deux semaines qui ont suivi le Brexit, selon des statistiques de la police britannique. Les Polonais sont particulièrement visés.

Capture d’écran 2016-07-08 à 22.46.34.png

Le vote en faveur du Brexit a ouvert les vannes de la violence raciale en Grande-Bretagne. Les crimes raciaux enregistrés au cours des deux dernières semaines sont en hausse de 42% par rapport à cette période de l’année, selon les statistiques de la police britannique (NPCC). 

3076 incidents ont été enregistrés entre le 16 et le 30 juin, rapporte le quotidien The Independent, soit 915 de plus que pour la même période de 2015. Les incidents ont connu un pic le 25 juin, au lendemain de l’annonce des résultats, avec 289 incidents.  

Il s’agit principalement de violences contre des personnes. Les incidents à caractère raciste avaient déjà augmenté après les attentats de Paris en 2015, souligne la police. 

Une page Facebook, nomme « Signaux inquiétants (Worrying signs) » a été créée pour réunir les témoignages de ceux qui ont été témoins ou victimes de harassement ou d’agression.  

« Retournez dans votre f*** pays »

Parmi les derniers incidents, un couple de Polonais de Plymouth (Devon) a confié son inquiétude à la BBC après avoir reçu une lettre anonyme de menace : « Retournez dans votre f*** pays ».  

Cette famille, installée depuis 9 ans à Plymouth, a témoigné de sa peur après qu’un hangar leur appartenant a été brûlé.  

« Aujourd’hui, les Polonais ont peur de parler polonais dans les rues« , a confié à la BBC Ewa Banaszak, 22 ans, fille de cette famille agressée dans le Devon. 

Les Polonais ont été près d’un million à immigrer au Royaume-Uni depuis leur entrée dans l’Union européenne en 2004. L’immigration a été l’un des principaux arguments de campagne des partisans du Brexit. 

L’Express

Après la défaite de Allemagne, l’extrême droite fustige la diversité de la Mannschaft

0dfa5abc8e27072d2a5f5eac84f83a17-1419242854.jpg

Les allusions racistes liées à la diversité des joueurs de football ne sont pas le monopole de l’extrême droite française. Après la défaite surprise de la Mannschaft face aux Bleus en demi-finale de l’Euro 2016, le parti de la droite populiste allemande AfD, faux-frère du Front national de Marine Le Pen, a suscité une nouvelle polémique outre-Rhin en s’en prenant à la sélection jugée pas assez « nationale » par une de ses figures de proue.

Dans un tweet envoyé quelques minutes après la fin du match, Beatrix von Storch, porte-parole adjointe du parti europhobe et farouchement anti-migrants, a écrit: « Peut-être faudrait-il que ce soit de nouveau l’EQUIPE NATIONALE allemande qui joue de nouveau la prochaine fois? », un commentaire suggérant que la sélection allemande comptait trop de joueurs de couleur.

Vendredi matin, l’élue AfD avait retiré son tweet, plaidant le malentendu. « Je continue à l’appeler équipe nationale. Car c’est ce qu’elle est, avec tous ses joueurs », a-t-elle écrit sur son compte Facebook, critiquant le « politiquement correct » des médias qui, selon elle, ont créé la polémique sur son message initial.

L’AfD n’en est pourtant pas à sa première polémique du genre. Au cours de cet Euro, le parti s’en était déjà pris aux joueurs d’origine étrangère de l’équipe nationale allemande. Le vice-président du parti, Alexander Gauland, avait ainsi choqué l’opinion en affirmant que les gens appréciaient certes le défenseur international Jérome Boateng « en tant que footballeur » mais ne voulaient pas l’avoir « comme voisin ». Le père du joueur est ghanéen. Alexander Gauland s’était ensuite interrogé sur l’identité de la Mannschaft, affirmant qu’elle n’était « depuis longtemps plus allemande », un commentaire qui fait directement écho à celui de Beatrix von Storch.

La cheffe de file de l’AfD, Frauke Petry, avait elle aussi attaqué l’équipe nationale ces dernières semaines en s’en prenant à Mesut Özil. Le milieu d’Arsenal, d’origine turque, s’est ainsi vu reprocher sa foi musulmane (il avait osé poster des images de son pèlerinage à la Mecque) et le fait de ne pas chanter l’hymne national.

Quand Le Pen critiquait « la proportion de joueurs de couleur »

Ce type de commentaires racialistes a longtemps été une spécialité de l’ancien dirigeant du Front national, Jean-Marie Le Pen. En 2006, avant la qualification des Bleus pour la finale de la Coupe du Monde, le candidat à la présidentielle avait estimé que « la France ne se reconnaît pas totalement dans cette équipe ». Visant le sélectionneur de l’époque, Raymond Domenech, Jean-Marie Le Pen jugeait qu’il avait « exagéré la proportion de joueurs de couleur ». « Peut-être qu’il aurait dû garder dans ce domaine-là plus de mesure, peut-être s’est-il laissé entraîner par ses choix idéologiques », avançait-il alors.

En 2006, après la finale perdue face à l’Italie, le bras droit de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, ne faisait pas non plus dans la dentelle. Ceui-ci estimait alors que l’équipe nationale est « peut-être représentative de la France de demain. Elle ne correspond pas à celle d’aujourd’hui ». « J’aurais été favorable à une discrimination positive avec un peu plus de Français d’origine européenne », ironisait-il alors.

Huff

Le Val-de-Marne met sa loupe sur le racisme dans le sport

5949489_062328b4-445f-11e6-81dd-eea4f7678614-1_1000x625.jpg

« Il y a dans le sport des phénomènes de racisme, et dans le même temps des valeurs réelles d’épanouissement », pose Thierry Leleu, préfet du Val-de-Marne. Le comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA) — dispositif national lancé à l’automne — s’est réuni ce jeudi à Créteil pour présenter les travaux de son groupe technique axé sur le sport.

Ce dernier doit permettre à tous les acteurs du domaine sportif de se rencontrer pour échanger, faire remonter des problèmes, émerger des solutions sur les problèmes de racisme sur les terrains.

Plus de 900 associations sportives du 94 ont été sondées, 22 % seulement ont répondu au questionnaire envoyé. Sur ces sondés, 3,4 % disent avoir rencontré des actes de violence physique à caractère raciste, mais 15,7 % ont signalé des insultes à caractères racistes (entre 1 et 5 faits depuis un an). « Nous avons été confrontés à des insultes discriminatoires sur l’appartenance religieuse ainsi qu’à des propos haineux de certains parents à l’égard des entraîneurs », rapporte l’étude, citant une association sportive. « La pédagogie » doit être la première réponse, se sont accordés les participants.

Si l’on prend les faits signalés à la police, les actes racistes ont baissé dans le 94 si l’on compare les six premiers mois de 2016 à la même période en 2015. Ainsi, 14 actes antisémites ont été signalés (contre 35 en 2015), 3 actes islamophobes (contre 11), 6 actes anti-chrétiens (contre 10) et 35 faits d’apologie de crime terroriste (contre 70).

Le Parisien

Courrier raciste : « Nègres, ratons… » le maire de Montigny-lès-Cormeilles dépose plainte

maxresdefault52

« A la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons ». « Occupe-toi donc de ta ville de ratons. » C’est en substance la teneur du courrier anonyme que vient de recevoir Jean-Noël Carpentier (MDP), le député-maire de Montigny-lès-Cormeilles. Scandalisé par les insultes racistes à l’encontre des habitants de sa commune, l’élu a décidé de porter plainte auprès du procureur de la République contre le(s) auteur(s) de cette lettre, « bien que conscient de la difficulté de [les] identifier ».

Pour Jean-Noël Carpentier, « la poussée populiste que nous connaissons actuellement libère la parole raciste ». « Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté », conclut-il.

Le Parisien

Intissar Kherigi : Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe

maxresdefault
Intissar Kherigi est une chercheuse tuniso-britannique et doctorante à Sciences Po Paris en sociologie politique comparative. Elle est titulaire d’une licence en droit du Kings College (université de Cambridge) et d’un master en droits de l’homme de la London School of Economics. Elle est avocate et a travaillé à la Chambre des Lords, aux Nations unies et au Parlement européen.

Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe. Il s’agit de la conclusion clé du premier rapport de recherche européen portant sur la discrimination à l’encontre des femmes musulmanes, réalisé par le Réseau européen de lutte contre le racisme, lancé à Bruxelles la semaine dernière.

Le rapport, impliquant huit pays européens, se concentre sur la discrimination lors de l’accès à l’emploi, mais également dans l’éducation et les crimes de haine. Il illustre le fait que les femmes musulmanes doivent faire face à une « triple sentence » – elles sont victimes de la même discrimination liée au genre que les autres femmes, à laquelle viennent s’ajouter discriminations raciale et religieuse du fait de leurs origines, de la couleur de leur peau et de leur foi.

Ces formes de discrimination se manifestent de plusieurs façons, aussi complexes soient-elles – par exemple, au Royaume-Uni, 1 femme blanche sur 30 explique avoir illégalement été questionnée sur ses intentions de se marier ou d’avoir des enfants, alors que cela concerne 1 femme pakistanaise sur 8 – cela représente 4 fois plus de femmes. Un employeur sur quatre au Royaume-Uni admet également qu’il hésiterait à embaucher une femme musulmane du fait des stéréotypes culturels, insistant sur le fait que tout ce qui concerne garde et soins apportés aux enfants seraient un problème.

De plus, un autre problème vient, bien évidemment, du fait que les femmes musulmanes portant le voile subissent des niveaux plus élevés de préjudice que les autres. Malgré les réglementations juridiques mises en place pour lutter contre la discrimination à l’embauche sur la base de la religion ou de la foi, les femmes musulmanes restent régulièrement exclues des opportunités professionnelles en Europe.

Quarante-quatre pour cent des employeurs belges déclarent que le port du voile a une influence négative lors de la sélection des candidats. En France, des tests montrent que les demandeuses d’emploi avec un nom à consonance française et que celles avec un nom à consonance arabe portant un voile présentent un écart de 71 points concernant les réponses positives suite à un entretien.

Lire la suite sur Les Cahiers de l’Islam

Meurtre raciste : un réfugié Nigerian battu a mort devant sa fiancé en Italie

Emmanuel Chidi Namdi, il 36enne nigeriano richiedente asilo in coma irreversibile a Fermo dopo un pestaggio da parte di un ultr‡ 35enne della Fermana, che prima aveva insultato la moglie dandole della "scimmia africana". Lui e la sua compagna Chinyery, di 24 anni, erano arrivati al seminario vescovile di Fermo, che accoglie profughi e migranti, lo scorso settembre. ANSA/ PER GENTILE CONCESSIONE DI IL REDATTORE SOCIALE ++HO - NO SALES EDITORIAL USE ONLY ++

Le drame s’est déroulé dans la ville de Fermo, dans le centre du pays. Emmanuel Chidi, un réfugié nigérian de 36 ans, a été battu à mort dans le centre de cette petite ville des Marches, a annoncé le maire Paolo Calcinaro, mercredi 6 juillet. Un crime au motif raciste, selon l’agence italienne Agi, qui présente l’agresseur comme un « ultra » de l’équipe de football local. 

Emmanuel Chidi se promenait avec sa fiancée, avec laquelle il avait quitté le Nigeria, quand il a été violemment pris à partie par un homme. Il a répondu verbalement à ses provocations racistes, explique l’agence, avant d’être frappé à la tête à de nombreuses reprises. Hospitalisé dans un état grave, le Nigérian est mort mercredi sans avoir repris connaissance.

Emmanuel Chidi et sa compagne se trouvaient à Fermo depuis huit mois, accueillis dans un centre de réfugiés de la Caritas, ONG catholique. Ils avaient fuit leur pays et la jeune femme avait perdu son bébé juste après une difficile traversée de la Méditerranée.

France TV

«Le judaïsme est l’ennemi de l’Occident chrétien» une sortie antisémite fait imploser le parti populiste allemand

CaHGkcpWcAAdmFv.jpg large

La guerre est déclarée dans les rangs du groupe parlementaire régional du parti populiste Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD) au Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Jörg Meuthen, le patron de l’AfD dans cette région, a réclamé l’exclusion de l’élu local Wolfgang Gedeon pour ses propos antisémites : ce dernier a écrit que «le judaïsme du Talmud est l’ennemi intérieur de l’Occident chrétien» et s’étonne que les Allemands trouvent normal d’avoir érigé au cœur de Berlin un mémorial de l’Holocauste. Un Holocauste dont il considère que la négation relève de la liberté d’expression.

La demande d’exclusion n’a pas obtenu la majorité de deux tiers nécessaires pour être adoptée, seulement 13 des 23 députés du Parlement régional ont voté pour. En conséquence, ces 13 députés ont d’eux-mêmes quitté le parti, déclarant être la «vraie» AfD. Une scission qui donne une nouvelle occasion à Jörg Meuthen de contester le leadership de la coresponsable du parti, Frauke Petry. Depuis plusieurs mois, les deux se livrent à un bras de fer dont le dernier épisode constitue le point culminant.

Frauke Petry a réussi à convaincre Wolfgang Gedeon de se retirer lui-même du parti pour éviter sa division. Pas suffisant pour retenir Jörg Meuthen. Qui a annoncé qu’il ne voulait pas retourner au sein d’un parti rebaptisé «alternative pour antisémites».

«Alternative pour le Bade-Wurtemberg»

Ce mercredi, la scission du parti est devenue réalité. Jörg Meuthen a annoncé la création de «son» groupe parlementaire, Alternative für Baden-Würtemberg, composé des 13 députés favorables à l’exclusion de Gedeon.  Cette division au sein du groupe parlementaire du Bade-Wurtemberg, où le parti a obtenu en mars plus de 15% des voix, a des répercussions au niveau national. Le quotidien allemand Die Süddeutsche Zeitung  parle même d’une décomposition de l’AfD.

Libération

L’extrême-droite utilise de nouvelles parenthèses pour mener ses attaques antisémites

Après la parenthèse, la parenthèse inversée. Il y a un mois, 20 Minutes vous parlait de l’« écho », code utilisé par les suprématistes américains pour désigner les noms juifs. En fait, ces militants d’extrême droite encerclaient sur Twitter les noms à consonance juive de six parenthèses (ou parfois de crochets), pour encourager les trolls à harceler ces personnes.

Capture d’écran 2016-07-06 à 14.01.15.png

Le symbole « écho » était surtout monté en puissance lorsque des soutiens de Donald Trump avaient apostrophé plusieurs journalistes américains par ce code, comme Jonathan Wiesman du New York Times et Julia Ioffe, auteure d’un portrait de l’épouse Trump dans GQ. Melania Trump avait déclaré que la journaliste avait « provoqué » ces attaques antisémites.

Un symbole difficilement détectable

En réaction, des journalistes, des militants pour l’égalité des droits et de simples utilisateurs de Twitter avaient à leur tour commencé à encercler leurs propres noms de parenthèses, rendant ainsi illisible l’opération des suprématistes. Mais ces derniers n’ont pas renoncé. Leur nouvelle trouvaille ? Placer les parenthèses à l’envers, cette fois-ci autour de leur propre nom, de cette manière :

20 Minutes

 

Raciste déclaré, le président de Radio Courtoisie est prié de démissionner

Le ton monte à Radio Courtoisie. La « radio libre du pays réel », carrefour de toutes les droites, en particulier les plus radicales, est traversée par une fronde contre son président, Henry de Lesquen, qu’une partie de ses troupes appelle à la démission. Une lettre lui a été adressée en ce sens, le 22 juin. Un premier appel à la démission avait été lancé, le 11 juin, par une dizaine de responsables d’émissions, sur le blog catholique traditionaliste Le Salon beige.

Henry-de-Lesquen-dans-un-studio-de-radio-courtoisie

Candidat déclaré – et fantaisiste – à l’élection présidentielle de 2017, M. de Lesquen, ancien conseiller municipal à Versailles (Yvelines), porte un programme ouvertement raciste et révisionniste : défense d’un « racisme républicain », lutte contre la « musique nègre » ou contre la « religion de la Choah » [sic], etc. L’homme s’est aussi affiché au banquet du journal antisémite Rivarol, le 9 mai, durant lequel il a chaudement applaudi le négationniste Robert Faurisson.

De quoi inquiéter certains acteurs de Radio Courtoisie, qui craignent que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne décide de retirer sa fréquence à la radio ou que des invités ne se détournent de son studio. Hors de question d’entamer la respectabilité de cette radio associative, lancée en 1987, qui a connu un regain de popularité à l’occasion de la mobilisation contre le mariage pour tous.

« Comment un invité peut-il assumer de parler dans une radio dont le président justifie le rétablissement de l’esclavage ? On ne peut pas inviter les gens, on les grille, s’alarme Paul-Marie Coûteaux, ancien compagnon de route du Front national, qui animait il y a encore un mois une émission sur l’antenne de Radio Courtoisie. C’était la radio des droites, là, ça devient plus extrême que le FN ! » Le conseiller régional FN de PACA Thibaut de la Tocnaye, à la tête d’une émission depuis huit ans, a lui aussi désavoué Henry de Lesquen dans un communiqué.

Mise en demeure du CSA

Radio Courtoisie est déjà sous le coup d’une mise en demeure, confirmée en novembre 2015 par le Conseil d’Etat, concernant des propos tenus, en mai 2013, dans le « libre journal » d’Henry de Lesquen à propos de l’islam et du mariage pour tous. Si la récidive est avérée, Radio Courtoisie risque une « sanction », allant d’une simple amende à une suspension, limitée, du programme ou à un retrait d’autorisation d’émettre, temporaire ou définitive.

Le Monde

Violence, racisme et harcèlement de rue: caméra cachée parmi les supporters anglais

La chaîne anglaise Channel 4 s’est infiltrée pendant plusieurs jours parmi les supporters anglais présents en France pendant l’Euro 2016. Et les images filmées ne sont pas vraiment à leur gloire. Chants racistes, supporters qui expliquent « être là pour la violence », harcèlement de rue contre les passantes insultes envers les musulmans et les Roms et passages à tabac; ils n’oublient rien dans le guide du parfait abruti. De quoi faire apprécier encore un peu plus la victoire de I’Islande contre l’Angleterre…

Les Inrocks

Vosges : dégradations, racisme, exhibition et cambriolage, plusieurs jeunes arrêtés

5ffc7c5f9f5302c0b24151eaba583103687cdb31.jpg

Les gendarmes ont interpellé et placé en garde à vue trois jeunes individus impliqués dans de graves affaires à Sapois et Vagney. Dans la nuit du 26 au 27 septembre, deux d’entre eux, un mineur et un majeur, cassent à coups de cailloux les vitres de voitures et maisons à Sapois.

Le lendemain, toujours en soirée, une dizaine d’affichages à caractère raciste (croix gammées, slogans xénophobes, incitation à la haine raciale…) sont découverts sur des habitations du même lotissement. Après le choc suscité par ces deux affaires, le duo n’avait plus fait parler de lui. Jusque dans la nuit du 4 au 5 avril, lorsqu’un cambriolage est commis au sein du collège de Vagney. D’après nos informations, les dégâts, des portes et des fenêtres cassées essentiellement, ont coûté près de 1 000 €.

Enfin, le 21 mai dernier, le temps d’une soirée arrosée, ils s’amusent avec d’autres connaissances à se promener nus dans les rues de Vagney. Choquée, la mère de l’un d’eux intervient et est brutalisée par son fils qui dégrade sa voiture.

L’épilogue de toutes ces affaires a eu lieu ce lundi avec l’interpellation de ces trois personnes. Une quatrième serait impliquée. L’un d’entre eux a reconnu tous les faits et devra répondre de ces affaires dans le cadre de diverses procédures ouvertes à son encontre. Deux autres ont reçu un rappel à la loi pour l’exhibition à Vagney. Enfin, un quatrième, accusé des dégradations et incitation à la haine raciale, comparaîtra devant le tribunal d’Epinal en novembre prochain.

Vosges Matin

GB : les internautes se mobilisent pour dénoncer le racisme et agressions post-Brexit

Au Royaume-Uni, les actes et les propos racistes semblent se multiplier depuis le vote sur le Brexit. De nombreux internautes les recensent sur les réseaux sociaux.

CmI608ZWIAQK171.jpg

Le Brexit semble avoit fait sauter un verrou, permettant un incroyable déchaînement de propos racistes à travers le pays.

Dimanche 26 juin 2016, l’Association polonaise sociale et culturelle a été vandalisée à Londres, ce qui a déclenché une enquête pour « dommage à motif raciste » par la police londonienne. Dans le Cambridgeshire, des tracts imprimés en anglais et en polonais ont été distribués dans les boîtes aux lettres et un peu partout dans le quartier, intimant « Dehors, vermine polonaise ».

Les réseaux sociaux regorgent d’anecdotes – largement invérifiables, mais dont le nombre impressionne. Ainsi, le groupe Facebook Worrying signs (Signes inquiétants) recense des dizaines d’incidents, d’insultes, de propos infamants dirigés contre les immigrés, notamment musulmans et Polonais.

Les internautes, disant leur honte et leur dégoût, rapportent les incidents dont ils ont été témoins : une femme voilée attaquée par deux jeunes filles dans une gare londonienne ; une serveuse polonaise insultée par des clients ; une fillette roumaine dont le prénom a été inscrit sur un mur de l’école avec les mots « rentre en Roumanie » ; une vieille dame dans un bus ordonnant à une jeune femme Polonaise et à son bébé de « descendre et faire leurs valises » ; un homme à Romford (banlieue de Londres) arborant un T shirt « On a gagné, maintenant renvoyez-les »

Les réactions publiques, elles aussi, s’enchaînent. L’ambassade polonaise à Londres s’est dite « choquée et très préoccupée » par les agressions xénophobes contre ses ressortissants.

Telerama

Hausse des crimes d’extrême-droite en Allemagne

Le nombre de crimes commis par des militants d’extrême-droite a bondi de plus de 40 pour cent l’an dernier en Allemagne.

1-format1012.jpg

Le rapport annuel de l’agence allemande du renseignement intérieur dénombre 1408 crimes violents commis par des extrémistes de droite en 2015, comparativement à 900 l’année précédente.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a expliqué mardi que les extrémistes ont particulièrement ciblé les demandeurs d’asile l’an dernier.

Les groupes d’extrême-droite ont profité l’an dernier d’une hausse de la xénophobie pour augmenter leur nombre de membres et gonfler les appuis dont ils jouissent, quand l’Allemagne a accueilli des centaines de milliers de migrants originaires d’Afrique et du Moyen-Orient.

Journal Metro

Vidéo: « Retourne en Afrique, sale immigré »: un jeune métis violemment insulté au Royaume-Uni

Les agressions racistes qui suivent le référendum sur le Brexit se répètent au Royaume-Uni. Depuis vendredi, de nombreuses attaques verbales ont été recensées. A tel point que David Cameron, Premier ministre démissionnaire, a condamné ces actes, parlant notamment d’agressions « xénophobes et racistes ». 

La dernière altercation rendue publique s’est produite ce mardi matin, dans le tramway de Manchester. Dans la vidéo ci-dessous, largement diffusée par les médias britanniques, deux jeunes hommes s’en prennent verbalement à une personne métisse. Le ton monte rapidement et les deux jeunes, visiblement énervés, ne sont pas loin d’en venir aux mains avec leur cible. Attention, les images et l’échange verbal sont très durs.

« Ne parle pas alors que tu n’es même pas d’Angleterre (…) Retourne en Afrique », lancent les racistes. L’homme va garder son sang-froid. « Quel âge as-tu? 18? 19 ans? Tu es complètement ignorant. je suis en Angleterre depuis plus longtemps que toi », répond-il, alors que ses agresseurs lui ordonnent de descendre. Les deux adolescents vont alors jeter de la bière sur l’homme attaqué, arrosant au passage plusieurs autres passagers.

L’Express

Suite a la polémique sur son concert a Verdun, le rappeur Black M a été menacé de mort

Le rappeur de la Sexion d’Assaut vient de révéler qu’il avait reçu des menaces de mort suite à la polémique de l’annulation du concert de Verdun.

À la fin du mois de mai, Black M était invité à faire un concert pour les jeunes en marge de la commémoration de la bataille de Verdun. Mais suite à un appel au boycott lancé par plusieurs élus FN, la mairie de la ville a préféré annuler le show afin d’éviter tout débordement.

En cause ? Certaines paroles des chansons du rappeur, jugées « injurieuses à l’égard des Français » selon Marine Le Pen notamment. Pour d’autres, comme Nekfeu par exemple, l’annulation du concert de Black M à Verdun tient « du racisme pur et simple ».

Invité à réagir sur cette affaire, l’auteur de « Sur ma route » déclare avoir reçu des menaces de mort en amont de ce concert.

Alors que l’animateur de la radio Génération 88.2 fait part au rappeur des commentaires racistes qu’il a vu émerger sur la toile au moment de la polémique, le rappeur confie : « Si on doit aller dans les détails, moi, j’ai reçu des menaces de mort… Après, je te le dis avec le sourire, parce que je rigole de tout. Mais j’ai reçu des menaces de mort, des insultes… C’est parti loin. Et tout ça, je pense, à cause des médias, qui gonflent le truc ; et l’erreur, elle vient aussi de leur organisation. Et après, on connaît : le FN, quand ils y vont, ils y vont » lâche Black M, que l’on peut apercevoir dans le nouveau clip de Lefa, Reste branché.

Melty