Sites internet, processions, manifestations… l’inquiétant retour du Ku Klux Klan

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 On le pensait disparu, pourtant le Ku Klux Klan renaît de ses cendres aux États-Unis. Internet, alliance avec les néo-nazis, démonstrations de force, tout est bon pour recruter de nouveaux membres et se faire remarquer. Un phénomène inquiétant, dans une Amérique qui voit ses communautés se diviser.

Encapuchonnés dans les longues robes qui ont fait le symbole du mouvement suprémaciste blanc, ils cherchent à faire renaître le Ku Klux Klan. Aux États-Unis, le groupe ultra raciste se structure à nouveau et n’hésite plus à se faire entendre. Manifestations, processions de nuit et croix enflammées, le KKK est de retour.

Encore loin des 6 millions de membres qui composaient l’organisation dans les années 1920, le renouveau du Klan est pourtant bien réel. En réaction à l’élection de Barack Obama – « un métis moitié nègre, moitié musulman comme président »-, le mouvement a repris du souffle. Sites internet, réseaux sociaux, hotlines, tout est mis en œuvre pour recruter de nouveaux membres, jeunes de préférence.

LCI

Allemagne : le parti d’extrême droite AFD veut réhabiliter le concept nazi du « Völkish »

Le parti populiste allemand, AFD, crée la polémique en voulant réhabiliter le concept nazi, le « Völkish ».

Mais quel mot, prononcé par l’égérie de la droite radicale allemande, Freuke Petry. Elle déclare dans l’édition dominicale du journal Die Welt, vouloir réhabiliter le terme Völkish, injustement associé selon elle au racisme nazi « nous devons travailler à lui rendre une connotation positive ».

Pour comprendre l’indignation de la quasi-totalité de la presse allemande ce matin, il faut remonter aux origines du terme. La racine de Völkisch, volk, signifie le peuple en allemand, mais le mot lui-même va bien au-delà du concept folklorique puisqu’il désigne le caractère exceptionnel du peuple allemand, le maintient de ses traditions. Une notion qui va dériver après le 19e siècle vers l’affirmation de la supériorité de la race germanique et de la race aryenne.

Un nationalisme ethnique qui sera porté aux nues évidemment par le régime nazi. Le journal du 3ème reich, l’outil central de propagande de Hilter, s’appelait d’ailleurs L’Observateur Völkish, rappelle ce matin Der Spiegel. L’idée même de réhabiliter ce terme provoque outre-Rhin, des flambées d’urticaire.

Europe 1

 

Brachay : un militant Front National fait le salut nazi pour clôturer le discours de Marine Le Pen

C’est l’émission La Nouvelle Edition sur la chaîne C8 qui a diffusé l’image ce lundi midi. Un militant du Front National, présent lors de la rentrée de Marine Le Pen à Brachay, ce samedi 3 septembre, a été filmé effectuant un salut nazi pendant la Marseillaise.

Interrogé, le militant a affirmé simplement qu’il « a levé le bras ». Et que le reste n’est qu’interprétation de la journaliste.

France 3

Twitter suspend un compte pour avoir dénoncé un identitaire qui pose avec du Zyklon B

President of French far-right Front National (FN) party Marine Le Pen listens a journalist's question during a press conference, on April 2, 2013 in Paris.  AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Quand un antisémite raciste, islamophobe, nationaliste et pétainiste pris la main dans le sac demande à Twitter France de supprimer le compte qui a publié une photo qui le compromet, l’entreprise s’exécute fissa, sans se demander si elle n’est pas en train de servir les néonazis.

Elle a donc suspendu le compte de @Cabinet_Noir (24.400 abonnés) qui avait, selon elle, violé les conditions d’utilisation de Twitter. Selon ce dernier, la suspension faisait suite à un signalement. @Cabinet_noir avait en effet eu la « malveillance » de produire une photo compromettante de l’intéressé (ci-contre) posant complaisamment devant une bonbonne de gaz rebaptisée « Zyklon B », le gaz qui servait à assassiner industriellement les Juifs dans les camps d’extermination, femmes, bébés, grand-mères, enfants, ados, hommes, grand-pères.

Alors que la photo circule depuis un moment sur le réseau, Twitter n’a pas laissé le choix à Cabinet Noir (de gauche démocrate) : il devait supprimer le twit « incriminé » ou perdre tout accès à son compte. Sans plus d’explication.

Ceci montre qu’il est plus que temps que le législateur impose sa vision de la loi aux réseaux sociaux qui ont trop longtemps bénéficié du droit privé. Ils sont bel et bien devenus des espaces d’expression publics, qui remplacent sans vergogne nos droits fondamentaux par leurs propres conditions générales, comme Facebook qui censure la moindre portion de chair mais laisse courir les vidéos les plus violentes, voire (pro)terroristes.

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Royaume-Uni : des nazis menacent de commettre un attentat dans la mosquée de Rotherham

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Des néo nazis ont menacé de commettre un attentat dans une mosquée à Rotherham. La police a diligenté une enquête après la réception d’une lettre menaçante par la moquée « Jamia Masjid Abu Bakr ».

Dans la lettre signée avec les nombres symboliques nazis 14 88, on pouvait lire : «La prochaine fois ce sera une bombe, racaille musulmane. »

Daily 

Les nazis américains espèrent très fort une victoire de Donald Trump

Le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, estime qu’un succès du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs».

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Il y a encore des gens qui croient en une possible victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, et même qui s’en réjouissent. Selon un document audio obtenu par BuzzFeed, le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, a déclaré lors du programme radio qu’il présente, le mois dernier, qu’une victoire du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs»:

«Je crois que Trump va gagner l’élection en novembre, pour de nombreuses raisons que je ne veux pas développer à nouveau. […] Donc, si Trump gagne, d’accord, cela constituera une vraie opportunité pour des gens comme les nationalistes blancs, agissant intelligemment pour construire à partir de cela […].»

Comme l’explique BuzzFeed, le même dirigeant avait tenu un discours assez proche en septembre 2015, peu après le lancement de la campagne de Trump:

«Nous avons une merveilleuse OPPORTUNITÉ ici les gars, qui pourrait ne jamais survenir à nouveau, au BON moment. Les déclarations de Donald Trump lors de sa campagne, pour ne parler que d’elles, ont MONTRÉ que notre “vision” n’est PAS aussi “impopulaire” que la foule du Politiquement Correct l’a affirmé partout!»

Comme l’explique le Washington Post, Suhayda est loin d’être le seul suprémaciste blanc à s’être prononcé en faveur de Donald Trump, au point que, comme nous l’expliquions récemment, il fait figure pour certains de «guerrier aryen venu sauver la blanchitude». Le plus célèbre est sans doute David Duke, un ancien dirigeant du Ku Klux Klan qui est actuellement candidat au poste de sénateur de Louisiane et qui a affirmé qu’il était «à 100%» derrière le programme du magnat de l’immobilier. «Donald Trump n’est pas raciste», avait-il expliqué. «La vérité, dans ce pays, c’est que si vous défendez simplement l’héritage des Américains d’origine européenne, alors vous êtes automatiquement qualifié de raciste.»

Créé en 1959, l’American Nazi Party explique sur son site internet, comme le relève le Guardian, être constitué de «nationaux-socialistes, même si nous utilisons l’appellation “nazi”, simplement parce que, à l’instant présent, la plupart des Américains ne comprendraient pas CE QU’EST un national-socialiste, le confondant avec un genre d’idéologie marxiste».

Slate

3 français parmi les 45 criminels les plus recherchés d’Europe, dont le néo-nazi David Gras

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Europemostwanted.eu recense les criminels ou les suspects les plus recherchés des 28 pays de l’Union européenne

Le site permet, en effet, au grand public de communiquer à la police, sous couvert d’anonymat, des informations sur les suspects. Et cela a aiguillé les enquêteurs pour huit suspects. « Pour six d’entre eux, leur arrestation a eu lieu dans un pays différent de celui où ils étaient supposés avoir trouvé refuge », explique encore la police européenne. De la liste originelle diffusée en janvier, vingt-huit suspects restent à interpeller.

Au total, le site recense encore 45 profils (ENFAST en a donc rajouté 14), parmi lesquels trois Français : Jean-Claude Lacote, recherché pour « homicide volontaire, coups et blessures graves », David Gras, traqué pour « vol commis en bande organisé ou avec arme » et Dominique Delattre, alias « Dédé, la vieille, la vioque », suspecté lui aussi de « vol commis en bande organisé ou avec arme ».

Europe 1

Après avoir tenté l’aventure punk, David GRAS se tourne en 1986 vers le mouvement skinhead. Une conversion surprenante pour ceux qui avaient l’habitude de l’apercevoir dans la rue piétonne avec une crête et un rat sur l’épaule. Invité à s’expliquer sur cette mutation, il confiait alors « Quand j’étais punk, j’avais déjà des arrières-idées (NDLR: fascistes) qui ne correspondaient pas vraiment à ce que j’étais ».

Il endosse la panoplie prisée par la fachosphère de l’époque (boule à zéro, bombers et Doc Martens), se délecte des textes xénophobes du groupe musical « Légion 88 » (extrait: « France d’abord, blanche toujours! ») et revendique son appartenance à la mouvance nationale-socialiste, qui inspire alors des groupuscules comme « 3ème voie », le PNFE ou la Jeunesse Nationaliste Révolutionaire.

David GRAS impressionne par son physique idéal de SS: il est grand, aryen et doté d’un terrifiant regard psychothique. Il fascine les jeunes recrues par son discours radical. On le craint lorsqu’il parade en bande au centre-ville de Nevers, plus d’ailleurs pour sa réputation que pour ses coups qu’il distribue de façon parcimonieuse.

Il sait qu’il est dans les radars des Renseignements Généraux et évite de s’exposer bêtement à des poursuites. Mais la violence de ses propos (« t’as vraiment envie de te retrouver au fond de la Loire avec des bottes en béton? » ou « Un pistolet automatique 9 mm. Pan!… Pan!… ») laisse cependant peu de doute sur son aptitude au meurtre et à faire disparaître un corps. On ne lui connaît alors aucune attache affective ou sentimentale.

Serge VERON, ancien parachutiste et spécialiste des explosifs, monte avec David GRAS une équipe qui va multiplier en 2011 les attaques de fourgons blindés et de centres de dépôt de fonds, avec plus ou moins de succès.

Blog MediaPart

 

Des individus taguent des appels à « exterminer les Arabes » dans la ville Sissonne

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Des tags racistes d’une extrême violence invitant chacun « à exterminer les Arabes », ont été découverts rue Charles-de-Gaulle à Sissonne, mercredi matin. Rapidement, les services de la commune ont effacé les inscriptions, dont la signification a provoqué quelques réactions sur les réseaux sociaux. Si ce n’est plus visible à Sissonne, à Liesse-Notre-Dame, un drapeau nazi, une croix gammée et divers sigles ont été dessinés sur le mur de la chapelle située à côté de la fontaine miraculeuse.

Au sein de la mairie, on explique que cela reste en l’état en attendant la fin de l’enquête de gendarmerie. Cela fait plus d’un mois et demi que ces « dessins » sont présents, ce qui commence à agacer les riverains et bon nombre de Liessois.

L’Union

Allemagne : agressé par des néo-nazis, il crée une BD pour les dénoncer

Trois pierres : c’est le titre de la bande dessinée réalisée par Nils Oskamp. L’auteur allemand y raconte les multiples agressions qu’il a subi durant son enfance par les néo-nazis de son école. Aujourd’hui ses agresseurs sont toujours actifs. Alors pour sensibiliser les jeunes à Dortmund, Nils Oskamp va présenter son oeuvre dans les écoles.

Arte

Saluts nazis et apologie du « Troisième Reich » dans un concert du Ragnard Rock Festival

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La LICRA dénonce de «nombreux saluts nazis» ainsi que des «tee-shirts à la gloire de l’armée du Troisième Reich» observés lors du Ragnard Rock Festival, manifestation dédiée à la musique apparentée au «métal viking»qui s’est tenu samedi 23 juillet à Simandre-sur-Suran, dans l’Ain, citant un article du Progrès. Les incidents se seraient déroulés lors d’un concert du groupe controversé Gravelandt.

À la suite de ces révélations, la LICRA a signalé «immédiatement au Procureur de la République de Bourg-en-Bresse les faits» et pose alors la question de la «dissolution» de la Compagnie d’Edoras, organisatrice de cet événement.

Les organismes Agir pour l’Égalité, SOS Racisme Rhône et la LICRA avaient demandé, en vain, au Préfet de l’Ain ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur l’interdiction de la manifestation. Le Préfet a plutôt demandé à «procéder aux relevés d’infraction de tous actes à caractère raciste et antisémite» et de les lui transmettre.

«La venue de néonazis au Ragnard Rock Festival était prévisible», estime la LICRA. Elle indique que «l’État a commis une faute» en décidant de maintenir sinon la manifestation, du moins le concert du groupe contesté.

Le Figaro

Le préfet de l’Ain autorise un festival de Black Metal ou se produiront des groupes néonazis

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Malgré la présence de plusieurs groupes NSBM (National Socialist Black Metal), souvent apparentés à l’idéologie néo-nazie, le festival viking Ragnard Rock va bel et bien avoir lieu du 21 au 24 juillet, depuis la décision du préfet de l’Ain de ne pas interdire l’événement.

Une des têtes d’affiche controversées du Ragnard rock Fest, Graveland est un groupe polonais interdit dans de nombreux pays, notamment en Allemagne. SOS Racisme souligne leur participation en avril 2016 au festival italien ouvertement néonazi : « Hot Shower », en référence aux méthodes utilisées par le régime nazi pour exterminer les personnes de confession juive durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Decibel Magazine publie une interview du groupe en janvier 2010. Le polonais Robert Fudali (dont le pseudonyme est Rob Darken) y expose ouvertement ses idées racistes :

Nous avons tous besoin de la ségrégation raciale pour préserver notre propre culture et notre propre spiritualité” / “Le pouvoir grandissant des lobbys homosexuels détruit les liens familiaux – cela a de l’influence sur la diminution du nombre des Blancs ”

“Les médias de masse gouvernés par les lobbys juifs manipulent l’information et propage de la propagande contre les Arabes

Lyon Capitale

SOS Racisme détaille le pédigrée de trois groupes :

  • « Le groupe Graveland a participé au festival italien nommé « Hot Shower » le 2 avril 2016 à Milan en référence aux méthodes utilisées par le régime nazi pour exterminer les personnes de confession juive durant la Seconde guerre mondiale ».
    Dans un interview à Decibel Magazine de 2010, le leader de Graveland précise sa pensée politique. Il affirme notamment que « Nous avons tous besoin de la ségrégation raciale pour préserver notre propre culture et de la spiritualité » ou justifie encore l’antisémitisme : « qui vient de l’évaluation de la situation et des activités du lobby juif international politique contemporaine. »
  • « Noktural Mortum est un groupe ukrainien qui s’est récemment produit au soutien de l’organisation ultranationaliste ukrainienne AZOV en 2014 et en 2015, dénoncée par l’ONU et Amnesty International comme étant coupable de violation des Droits de l’Homme. La symbolique de ce groupe épouse celle du régime nazi, et c’est une des raisons pour lesquelles les prestations de ce groupe sont interdites dans divers pays européens ». Dans son répertoire, le vieux groupe a cette chanson « The call of the Aryan Spirit » (« L’appel de l’esprit aryen ») avec des paroles comme : « Cracher à la gueule des Juifs, les découper en morceaux » (« Spit in jewish faces, cut them into pieces »), comme le relevait le huffingtonpost.

Rue 89

17 Juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français

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La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs.

Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée.

Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite « gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant.

Le souvenir de cet épisode tragique de l’Occupation était déjà précédemment entretenu par des cérémonies organisées au sein de la communauté juive. Le décret prévoit en outre l’érection, aux frais de l’État, de monuments et de stèles à Paris, à l’emplacement d’un camp de regroupement, à Izieu et dans chaque ville chef-lieu de département. Un monument est ainsi érigé à proximité de l’ancien Vélodrome d’Hiver, près du pont Bir Akheim et des stèles sont apposées en particulier au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Maison d’Izieu dans l’Ain.

À Paris, la cérémonie officielle a lieu près du Vélodrome d’Hiver, devant le monument inauguré le 17 juillet 1994. En province, elle s’organise, sous l’autorité du préfet, autour des plaques apposées dans les villes chefs-lieux de départements.

Dans un discours, prononcé lors de cette commémoration, le  16 juillet 1995, le président de la République, Jacques Chirac, reconnaît que « la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », que « la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ». Il rappelle en outre que la rafle du Vélodrome d’Hiver fut « le point de départ d’un vaste mouvement de résistance [dans lequel s’engagèrent] de nombreuses familles françaises », des « Justes » qui sauvèrent de nombreux juifs.

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l’occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».

Mag Centre

« White Power », croix gammées…, la chapelle de Liesse-Notre-Dame taguée d’emblèmes nazis

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Trois semaines. Trois semaines qu’ils souillent le mur de la chapelle de Liesse-Notre-Dame. Plusieurs tags nazis ont été découverts vers le 22 juin dernier à l’arrière de l’édifice religieux dans cette commune située à une dizaine de kilomètres au nord-est de Laon. Une croix gammée, un drapeau nazi flanqué de symboles SS ainsi qu’une inscription « Skinheads » ornent ce mur de briques rouges, rue de la Fontaine.

Ayant porté plainte, la mairie n’a pourtant pas fait nettoyer ces dégradations, au grand dam de certains habitants rencontrés. « Tant que l’affaire est en instruction, vous comprenez bien qu’il serait malvenu de l’effacer », justifie Pascal Becquet, premier adjoint au sein de la municipalité. La gendarmerie serait déjà venue réaliser des relevés, mais les élus veulent avoir le feu vert de la maréchaussée.

Dans un cul-de-sac, l’endroit est réputé plutôt calme : « Parfois quelques jeunes s’installent sur les bancs, mais c’est tout », témoigne ce riverain.

Aisne Nouvelle

 

Mon père, ce juif clandestin dans l’armée nazie

J’ai grandi à Manhattan. Quand j’étais enfant, mon défunt père, un juif né en Roumanie, aimait entonner des chansons allemandes sous la douche. A l’époque, je n’y comprenais rien. Mais après avoir étudié l’allemand à l’université, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris qu’au rang de ses préférées, figurait le «Horst Wessel Lied», l’hymne du parti nazi, aujourd’hui encore interdit en Allemagne. 

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Ma mère également décédée, une Américaine de première génération qui s’est consacrée à son foyer, était elle aussi juive. Son père, un immigré polonais, était même rabbin. Et, voyez-vous, mon père s’est pourtant arrangé pour interdire quasiment tout –par exemple, un exemplaire de la Haggada– ce qui pouvait signaler la moindre proximité avec la religion juive dans notre appartement de l’Upper East Side.

Un jour, la nièce de ma mère a demandé à mon père ce que nous prévoyions de faire pour la fête de Pessa’h. Il est devenu blême et muet. Nous avons fini par fêter Noël parce que mon père y tenait absolument. Chaque année, mes parents, mon frère aîné et moi-même ressortions notre sapin artificiel du fond de la cave et regardions l’allumage rituel de la bûche de Noël (Cacho fio) à la télévision. A propos de l’identité religieuse de ma famille, rien n’était normal.

Arrivé en Amérique au début des années 50, mon père s’est forgé une brillante carrière de cadre à Wall Street. Dans l’un de ses premiers postes, il était préposé au service des opérations boursières de la société F. M. Mayer, aux côtés d’un autre réfugié transylvanien du nom de George Soros.

Quand j’étais petit, il me disait qu’il était catholique. Jeune adolescent, je me rappelle qu’une révélation lui a échappé: ses deux parents avaient été juifs, mais ils s’étaient convertis au christianisme vers l’année de sa naissance, 1925. Et c’est là que j’ai appris qu’il avait dû effacer sa judaïté pour survivre à l’Holocauste.

Dans son pays natal, la Roumanie, il avait fréquenté un lycée jésuite. Lorsque les Allemands marchèrent sur la ville au début des années 40, il fut appelé sous les drapeaux de l’armée nazie. Adolescent, il officia comme traducteur pour Friedrich Paulus, le général allemand défait contre les Russes à Stalingrad.

A mon adolescence, j’étais ému à chaque fois que j’imaginais le passé tragique de mon père, ce juif nazi qui vivait dans le mensonge. Mais qu’il fasse pression pour que moi aussi je coupe mes liens avec l’héritage juif de mes grands-parents, paternels et maternels, m’a dérangé.

Il est mort à l’été 2014, alors même que j’entamais l’écriture de mon livre First Dads: Parenting and Politics From George Washington to Barack Obama, que je lui ai dédicacé. Il s’est révélé une excellente référence lorsque je me suis mis à étudier l’évolution de la paternité au cours des 250 dernières années.

Un jour, mon père m’a dit que, l’une des raisons pour lesquelles il avait épousé ma mère, c’est qu’elle avait des allures de Wasp à l’extérieur et qu’elle était juive à l’intérieur. Avec ses yeux bleus et son teint pâle, elle ne «ressemblait pas à une juive». Quelque part en son for intérieur, une parcelle de lui avait une identité juive, mais il redoutait de se mettre en danger s’il la donnait à voir. Cette parcelle juive a souvent été occultée par ses autres parcelles, comme celle du soldat allemand qui restait attaché à la fois aux chansons du Troisième Reich et à tout l’attirail nazi. Quand la jaquette de son exemplaire écorné du Troisième Reich, des origines à la chute de William Shirer a commencé à s’user, il a découpé les croix gammées qui étaient imprimées sur la couverture. «Je ne veux pas qu’elles partent à la poubelle», m’avait-il dit en les rangeant soigneusement dans un tiroir.

Ces aspects contradictoires resurgissaient souvent lorsque revenais de la fac et que je lui parlais de l’identité juive qui naissait en moi. Cela le mettait, pour le moins, mal à l’aise et il me faisait quelques réponses toutes faites. Notamment: «Tu es comme Hitler, qui considérait le judaïsme comme une race ou «Le judaïsme est une malédiction!»  La première tenait à sa part juive qui exécrait Hitler, la seconde à sa part antisémite qui continuait de s’identifier à l’agressivité nazie. Et pendant ce temps, je tentais de comprendre, pour moi, ce que cela voulait dire d’être juif. Fallait-il appartenir à une race, à une culture ou à une synagogue? Ou aux trois, peut-être?

Slate

Menace de mort et inscription nazie, le local du Parti Communiste de Biganos tagué

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Le local du Parti communiste français du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre a été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi à Biganos

« Mort au PCF 1488 », voilà l’inscription que les les militants du Parti communiste français (PCF) du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre ont découverte ce vendredi matin sur les murs de leur local à Biganos.

Le nombre 1488 étant un signe de ralliement xénophobe pour les nazis. « Les communistes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre appellent à un rassemblement, ce samedi 25 juin à 11 heures, devant le local, 61 bis, avenue de La Libération, afin de dénoncer et condamner cet acte à caractère fasciste.

« Lancer une menace de mort est extrêmement grave et dangereux », explique Danielle Trannoy, la secrétaire de section en précisant qu’une plainte avait été déposée.

Sud Ouest