Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

Google retire la Palestine de ses cartes et l’a remplace par israel

La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.

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Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est « une partie de la stratégie d’Israël pour établir son nom en tant qu’Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine« .

« Le déplacement vise également à falsifier l’histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde ».

D’après le forum, ce remplacement est « contraire à toutes les normes et conventions internationales », ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.

Les internautes ont largement réagi à la décision de Google de remplacer la Palestine par Israël sur ses cartes.

Sputnik

L’école de l’horreur : des enfants juifs orthodoxes violés par leurs professeurs en Israël

Six professeurs d’une école talmudique sont poursuivis pour viols et agressions sur mineurs. Le principal accusé est également inculpé pour extorsion. 

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Selon les actes d’accusation, les crimes ont été commis entre 2000 et 2011 sur 22 enfants âgés de trois à dix ans, qui étaient les élèves des accusés. Durant cette période, les professeurs ont procédé à des sévices physiques et psychologiques quotidiens. L’école religieuse juive était surnommée «Bergen-Belsen» par les écoliers, en référence au camp de concentration nazi. Le principal accusé, Avraham Mordechai Rosenfeld, était lui appelé «Rosenazi».

Avraham Rosenfeld, selon l’acte d’accusation, forçait les enfants à se rendre dans l’un des salons de l’école où se trouvaient des lits. Afin que les élèves arrêtent de pleurer après avoir été violés, il leur donnait des bonbons – dont certains avaient été confisqués à d’autres écoliers – puis les renvoyait en classe. Le professeur aurait aussi demandé aux enfants, à de nombreuses reprises, de profiter de la récréation pour lui ramener des bouts de bois afin qu’il puisse les frapper avec.

Le document juridique relate que dans certains cas, Avraham Rosenfeld attachait les écoliers à leur bureau ou à des chaises avec des câbles, ou encore, qu’il les forçait à se tenir debout pieds et mains liés dans la classe. Une fois attachés, il leur faisait avaler de force une cuiller pleine de poivre ou de savon, sans qu’ils ne puissent se rincer la bouche après.

Mais ce sont pas les seules atrocités que ce professeur aurait commises. Il aurait ainsi interdit à certains de ses élèves de se rendre aux toilettes et en a obligé d’autres à faire leurs besoins dans leur pantalon assis à leur bureau. Avraham Rosenfeld aurait aussi frappé un chat qui venait d’entrer dans la salle de classe, avant de le jeter par la fenêtre et de le tuer.

Tous les accusés ont nié les charges retenues contre eux, expliquant – concernant les accusations les moins lourdes – qu’il s’agissait d’humour de mauvais goût ou qu’ils ne voulaient pas blesser les enfants. Certains des accusés sont défendus par Zion Amir, l’avocat qui avait représenté l’ancien président israélien Moshé Katsav, qui fut reconnu coupable de viol.

RT

Israël abaisse à 12 ans l’âge minimum d’emprisonnement des enfants palestiniens

Le parlement israélien vient d’adopter une loi permettant l’emprisonnement des mineurs à partir de 12 ans. Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée.

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Il aura fallu à la Knesset, le parlement israélien, 3 lectures pour adopter définitivement le texte de loi, mais c’est chose faite depuis ce mercredi soir : Israël a abaissé de 14 à 12 ans l’âge minimum pour emprisonner l’auteur d’un acte « terroriste » grave.

La nouvelle loi « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans« , dit le Parlement sur son site internet, qui précise qu’elle sera en vigueur par décret pour une période d’essai de trois ans.

Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée

Cette réalité « exige une approche plus agressive », affirme le Parlement. « Peu importe à ceux qui sont assassinés d’un coup de couteau dans le coeur que l’enfant (auteur des faits) ait 12 ou 15 ans », dit Anat Berko, députée du parti de droite Likoud, citée par le Parlement, et qui parrainait la loi adoptée et soutenue par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Dans les faits, la nouvelle loi s’applique là où est appliquée la loi civile israélienne. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à Israël d’emprisonner des mineurs âgés de 12 ans.

B’Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l’Homme dans les Territoires occupés, s’est émue de l’adoption de la loi. « Plutôt que de les envoyer en prison, Israël ferait mieux de les envoyer à l’école, où ils grandiraient dans la dignité et la liberté, et non pas sous le régime de l’occupation« , a-t-elle déclaré.

France Inter

Cisjordanie occupée : record de destruction de maisons par Israël en 2016

Sur chaque tas de graviers se dresse un drapeau palestinien. Les habitants du village de Qalandiya, situé entre Jérusalem et Rammalah, au pied du mur de séparation, ont marqué leurs maisons détruites de cette façon. Fin juillet, les bulldozers ont rasé 11 habitations de ce village de 1 100 habitants.

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La maison que Mohammad Hamdan faisait construire pour son fils est du lot. Il assure avoir perdu plus de 120 000 dollars (105 000 euros). « Cette histoire m’a donné des cheveux blancs, raconte-t-il. On avait tant donné pour cette maison. Du temps et de l’argent. J’ai emprunté à la banque. Maintenant, il va me falloir plusieurs années rien que pour ramener le terrain comme avant. Mais peu importe, je reconstruirai cette maison ».

Rares permis de construire

Les villageois se sont regroupés et ont fait appel à un avocat qui tente de prouver que les destructions n’ont pas été faites en accord avec la procédure. « Cette terre m’appartient légalement, déclare Sharaif Awadallah, dont la maison a aussi été démolie, et qui estime qu’il aurait dû être averti. Cela fait plus de trois ans que j’ai commencé les travaux et personne ne m’avait jamais rien dit. J’espère que mon avocat arrivera à faire entendre notre point de vue, mais avec Israël, on sait que c’est difficile de leur prouver qu’ils ont tort ».

Il est en effet compliqué, voire impossible, d’obtenir un permis de construire délivré par Israël pour la zone C qui est occupée, soit 60 % de la Cisjordanie. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide humanitaire, moins de 2 % des autorisations sont accordées aux Palestiniens.

RFI

Palestine : une fillette roule dans une rue réservée aux colons juifs, Tsahal jette son vélo

Une scène d’humiliation a eu lieu dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, lorsque deux militaires israéliens armés ont fait fuir une fillette palestinienne de huit ans qui aurait roulé avec son vélo sur une route réservée aux colons.

Dans la vidéo, diffusée sur YouTube par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, on voit l’un des officiers, armé, faire fuir la fillette de huit ans en pleurs. Un autre arrive ensuite, se saisit du vélo et le jette dans un buisson aux alentours.

La scène s’est déroulée le 25 juillet 2016 dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

Selon l’ONG, la petite fille, Anwar Burqan, avait «roulé sur la route pavée [de al-Ibrahimi], qui est réservée aux colons» israéliens. Les Palestiniens doivent, eux, emprunter un autre chemin de terre, depuis que les forces de Tsahal ont séparé les deux voies par une clôture, en septembre 2012.

Malgré des protestations internationales, Israël continue régulièrement de construire de nouvelles colonies, illégales au regard de l’ONU, sur des territoires que l’Etat hébreu occupe depuis la guerre de 1967.

Aujourd’hui, plus de 500 000 colons israéliens sont implantés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Outre B’Tselem, l’organisation Amnesty International a dénoncé, dans son rapport «Israël et territoires palestiniens occupés 2015/2016», les violations des droits de l’homme accompagnant le processus de colonisation, dont l’un des exemples est la construction de routes interdites aux Palestiniens et réservées aux colons.

RT

La Palestine veut poursuivre Londres pour la Déclaration Balfour 1917 qui a mené à la Nakba

Les Palestiniens ont exhorté la Ligue arabe à soutenir le dépôt d’une plainte contre le gouvernement britannique pour la Déclaration Balfour de 1917, lors du sommet annuel de l’organisation lundi.

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Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a appelé les Etats membres à « nous aider à faire un procès au gouvernement britannique concernant la Déclaration du ‘sinistre’ Balfour qui a mené à la Nakba (catastrophe, ndlr) pour le peuple palestinien« .

Maliki a ensuite affirmé que tous les crimes israéliens commis depuis la fin du mandat britannique en 1948 relèvent de la responsabilité du Royaume-Uni.

La Ligue arabe a également invité la communauté internationale à obliger Israël à signer le Traité de non-prolifération nucléaire et a exprimé son soutien à l’initiative de paix française.

La Déclaration Balfour a été rédigée par le secrétaire aux Affaires étrangères Arthur James Balfour dans une lettre adressée à Lord Walter Rothschild, un membre éminent de la communauté juive britannique.

Dans ce courrier, Balfour a proclamé que la Grande-Bretagne soutenait les aspirations sionistes et la création d’un « foyer national pour le peuple juif. »

Israël a déclaré son « indépendance » le 14 mai 1948, un jour avant l’expiration du mandat britannique.

I24

Les Etats-Unis accordent une aide militaire de plus de 3 milliards à Netanyahu

Israël et les Etats-Unis se sont accordés sur deux points de friction des interminables négociations pour une aide militaire américaine de 10 ans. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déployé un responsable militaire important à Washington pour finaliser l’accord, qui devrait bientôt être signé.

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Le nouvel accord d’aide devrait prendre effet en 2018, à l’expiration de l’accord actuel.

Israël ne demandera pas de financement supplémentaire pour les 10 ans en entier, et dans les cinq dernières années, augmentera au fur et à mesure le montant dépensé sur le marché américain tous les ans, jusqu’à ce que le montant total de l’aide soit investi sur le marché intérieur des Etats-Unis.

Israël a déjà indiqué qu’il ne demanderait pas de financement supplémentaire pour 2017, qui fait partie des termes du dernier accord sur 10 ans. L’aide militaire pour 2017 est actuellement fixée à 3,1 milliards de dollars.

L’offre américaine qui est actuellement sut la table, décrite en juillet aux membres du Congrès dans une lettre de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, comprend une promesse d’augmenter substantiellement l’aide, d’une valeur de 30 milliards de dollars, et de signer un nouvel accord qui constituerait « la plus grande promesse d’aide militaire à un pays dans l’histoire américaine ». 

La lettre a été envoyée en réponse à une missive signée en avril par 83 des 100 sénateurs appelant Obama à augmenter l’aide étrangère à Israël et à signer le nouvel accord. 

Dans le cadre de l’accord existant, Israël peut dépenser environ 25 % de l’aide qu’il reçoit en dehors des Etats-Unis, et 13 % supplémentaires en carburant pour ses avions ; des permissions qu’aucun autre récipiendaire de l’aide américaine ne reçoit.

Cet accord a débuté dans les années 1980, pour construire l’industrie militaire israélienne, qui a prospéré, aidait Israël à entrer dans le top 10 mondial des exportateurs d’armement, et un concurrent des Etats-Unis.

The Time Of Israel

Centaines de colonies à Jérusalem : Washington dénonce des plans israéliens «provocateurs»

« Nous restons troublés par le fait qu’Israël continue de mener ce schéma d’actions provocatrices », a déclaré le département d’Etat américain.

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Le département d’Etat américain s’est dit mercredi « profondément préoccupé » par les projets du gouvernement israélien annoncés cette semaine de faire construire des centaines de logements destinés à des colons israéliens à Jérusalem-Est.

« Actions provocatrices ». « Nous restons troublés par le fait qu’Israël continue de mener ce schéma d’actions provocatrices et contreproductives, qui soulèvent des questions sérieuses sur l’engagement d’Israël en faveur d’une solution pacifique et négociée avec les Palestiniens« , a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby, dans un communiqué.

Europe 1

Israël: 56 supporters de football d’extrême droite arrêtés pour violences et trafics d’armes

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Cinquante-six membres de « La Familia », un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem, connus pour leurs dérapages racistes, ont été arrêtés, a indiqué mardi la police israélienne.

« Les arrestations qui ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, ont été décidées à la suite d’actes de violence commis par des membres de +La Familia+ dans tout le pays », a affirmé la police dans un communiqué.

Ultra-nationalistes juifs, les membres –plusieurs centaines selon les médias– de La Familia sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes anti-arabes et antimusulmanes. Le Teddy Stadium où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé « l’enfer » en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters.

La police est régulièrement contrainte de déployer d’importants renforts lors des matchs pour tenter d’empêcher des agressions. Les membres de La Familia arrêtés sont soupçonnés « d’avoir participé à des actes violents graves, à des trafics d’armes et d’avoir pénétré dans des stades en dissimulant des engins pyrotechniques interdits » dans ces lieux, a ajouté la police, précisant que ce coup de filet avait été rendu possible grâce aux informations fournies par une taupe parmi les supporters.

Pas moins de 400 policiers et gardes-frontières ont participé aux arrestations, qui pourraient se poursuivre dans les prochains jours, selon la police.

L’Orient du Jour

Cisjordanie occupée: un palestinien abattu par Tsahal et un immeuble détruit au bulldozer

Un Palestinien, accusé d’être responsable d’une attaque ayant tué un Israélien, a été tué dans la nuit de mardi à mercredi lors d’échanges de tirs avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, a indiqué l’armée israélienne.

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Un convoi de « militaires » est entré dans la localité de Sourif, au nord-ouest de Hébron, vers 23H00 et en est ressorti aux environs de 06H00, en emportant le corps du Palestinien tué, a rapporté un photographe de l?AFP.

Les soldats ont assiégé la maison dans laquelle cet homme se trouvait pendant des heures avant de lancer un assaut, aidés notamment de bulldozers, détruisant en partie le bâtiment de plusieurs étages, d’où des tirs sont partis, d’après le photographe de l’AFP.

Le Parisien

Hervé Morin appelle à «israeliser» la société française, les internautes s’indignent

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Israël détruit 11 maisons palestiniennes en bordure de Jérusalem occupée

Les autorités israéliennes ont détruit tôt mardi une dizaine de maisons palestiniennes à Qalandia, la proche banlieue de Jérusalem séparée de la Ville sainte par le mur israélien, ont indiqué des sources palestiniennes.Peu après minuit, un convoi de dizaines de véhicules militaires et de bulldozers israéliens a fait irruption dans la localité, avant de démolir 11 maisons, ont rapporté des témoins.

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La localité de Qalandia, sous contrôle militaire israélien, se trouve en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans par Israël. Nombre de ses habitants disposent toutefois du statut de résident en Israël, un permis délivré aux Palestiniens vivant à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël.

La grande majorité des propriétaires des maisons détruites sont détenteurs de ce permis et relèvent à ce titre de la juridiction israélienne, selon les autorités de l’Etat hébreu qui leur reprochent d’avoir bâti leur maison sans permis de construire.

Les autorités israéliennes « nous ont prévenu lundi après-midi qu’elles allaient détruire nos maisons, dont certaines étaient encore en construction », avait indiqué dans la nuit à l’AFP Mohammed al-Jouri, alors que les bulldozers se dirigeaient vers sa maison.

Mardi matin, un immense tas de gravats et de tiges métalliques s’étendait sur des dizaines de mètres en lieu et place de maisons qui s’élevaient sur plusieurs étages, le long du mur de séparation, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des habitants s’activaient à entasser des matelas, du matériel électroménager et des meubles ayant échappé à la destruction.

Interrogés par l’AFP, plusieurs porte-parole israéliens n’ont pas été en mesure de faire de commentaire sur ces destructions.La communauté internationale dénonce régulièrement les démolitions d’habitations palestiniennes par Israël, ainsi que la politique d’aménagement de l’Etat hébreu qui ne délivre qu’au compte-goutte des permis de construire aux Palestiniens. Cette politique vise, selon les Palestiniens, à développer la construction de colonies israéliennes dans les Territoires occupés.

Par ailleurs, également tôt mardi, des bulldozers israéliens ont détruit quatre bâtiments, des maisons et des commerces, dans le quartier de Essaouiya à Jérusalem-Est, a rapporté l’agence palestinienne Wafa.

L’Orient Le Jour

Lyon: Une cinquantaine de militants pro-palestiniens arrêtés pour des t-shirt « Boycott Israël »

Le Collectif Palestine 69 a annoncé l’arrestation d’une cinquantaine de ses membres ce vendredi soir alors qu’ils terminaient un pique-nique organisé sur les berges du Rhône, à hauteur du pont de la Guillotière. En fin de soirée, seul un militant n’avait pas été relâché. 

Le mobile de l’arrestation proviendrait du slogan de leur tee-shirt, appelant au boycott d’Israël. Une cinquantaine de membres du Collectif Palestine 69 ont été interpellés ce vendredi soir sur les berges du Rhône à hauteur du pont de la Guillotière. Le pique-nique auquel ils participaient avait pourtant été « autorisé par la préfecture », selon les termes de leur communiqué.

Tee-shirts « Boycott Israël »

Le tort des militants aurait été le port de tee-shirts siglés d’un « Boycott Apartheid Israël ». Un message jugé discriminant d’un point de vue économique par la législation française.

La cinquantaine de militants interpellés, selon les chiffres du collectif, a été conduite en car au commissariat Marius Berliet, dans le 8e arrondissement. En fin de soirée, un seul membre du collectif n’avait pas été relâché. Les charges ont été abandonnées contre tous les autres individus interpellés.

Dans une vidéo des interpellations, certains militants font part de leur mécontentement. Les restrictions concernant le droit de boycott sont régulièrement critiquées comme une entrave à la liberté d’expression.

Lyon Capitale

Un village Palestinien de 167 habitants pourrait être rasé par israël

Après neuf ans de bataille judiciaire, un village palestinien pourrait disparaître si la justice israélienne décidait d’en expulser les 167 habitants afin de sauvegarder, selon elle, un site archéologique.

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Les familles de Khirbet Zannouta vivent dans l’attente d’une décision de la Cour suprême israélienne, qui pourrait intervenir prochainement, sur le sort de leur petit village du sud de la Cisjordanie.

Ces paysans tentent de survivre dans des maisons construites de bric et de broc, faites de grosses pierres, tôle, pneus et terre battue, à côté d’abris pour les chèvres.

Ces habitations de fortune ont été construites à proximité des grottes et des caves où les nomades palestiniens troglodytes vivaient encore il y a quelques années.
L’Etat israélien réclame leur évacuation car, a-t-il fait valoir devant la justice, « Khirbet Zannouta est un site archéologique et la présence d’habitants peut avoir un impact sur le site; il faut donc qu’ils quittent les lieux ».

Le village se trouve dans la zone dite « C », les 60% de la Cisjordanie qui, depuis les Accords d’Oslo de 1993, sont placés sous occupation de l' »armée israélienne ».
Le commandement militaire israélien y décide donc de l’aménagement du territoire et délivre, au compte-gouttes, les permis de construire. Mais aussi les ordres de destruction.
Le dossier est ouvert depuis neuf ans. La justice a ordonné aux autorités israéliennes et aux représentants de la défense de négocier. Mais, faute d’accord, c’est à la Cour suprême de trancher.

– Dynamite et archéologie –

Rachad al-Tal, le chef du village âgé de 65 ans, est « né ici avant 1967 » et le début de l’occupation par Israël de la Cisjordanie. « Nous vivions dans une grotte et nous faisions sept kilomètres à pied pour aller à l’école à Dahriya », la ville la plus proche, raconte-t-il à l’AFP, alors que, derrière lui, sa fille bat du lait pour en faire du caillé.

« Dans les années 1970, nous avons commencé à nous construire des maisons et à accumuler les amendes que nous envoyait le commandement militaire » israélien, rapporte-t-il. « Nous avons présenté tous les actes de propriété de nos terres, et demandé des permis de construire. En 2007 nous avons obtenu un avis interdisant à l' »armée » de détruire toute construction en échange de quoi nous avions interdiction de construire quoi que ce soit de plus ».

« Ils ne veulent pas que nous améliorions nos conditions de vie, ils veulent que nous quittions nos terres pour les donner ensuite aux colons », dénonce Rachad al-Tal.
Le chef du village tend le doigt vers Mitarim, une zone industrielle dans une colonie à moins d’un kilomètre. Pour la construire, assure-t-il, « ils ont fait exploser la montagne à la dynamite ». « Qui peut prétendre se soucier d’archéologie et faire une chose pareille?« , fait-il mine de s’interroger.

Contactées par l’AFP, les autorités israéliennes ont refusé de faire des commentaires, indiquant que leur position avait été présentée devant la justice.

 

« Nous avons consulté des experts israéliens en archéologie qui ont affirmé que la présence d’habitants ne contrevenait pas à celle de vestiges historiques« , affirme Sharona Eliahu-Chai, avocate de l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) qui défend les habitants de Khirbet Zannouta.

 

Le Parisien

Attentat de Nice : À ceux qui vantent le « modèle » israélien

Israeli flag seen in front of burned barricade in settlement of Katif in Gush Katif bloc of Jewish settlements.  An Israeli flag is seen in front of a burned barricade in the settlement of Katif in the Gush Katif bloc of Jewish settlements, in the southern Gaza Strip, August 21, 2005. Israeli forces marched into a cluster of Jewish enclaves in Gaza on Sunday to remove tearful settlers and complete the evacuation of the biggest settlement bloc in the occupied territory. REUTERS/Goran Tomasevic - RTRL6W4

Avec inconscience ou avec d’inavouables arrière-pensées, on ne sait pas. Toujours est-il que nombreux sont les médias qui, depuis le massacre de Nice, donnent en exemple de résilience au terrorisme le « modèle » israélien. Tous ne le font pas de la même façon. Rendons justice au correspondant du Monde qui prend soin de rappeler le contexte colonial du conflit israélo-palestinien. Mais, la plupart s’en tiennent à une approche apparemment « technique ».

Les Echos, le JDD, France 2, France Inter (avec l’ex-porte parole de l’armée israélienne), entre autres, suggèrent que la France devrait s’inspirer d’Israël. On voit bien là toute l’ambiguïté du concept de terrorisme. Que ce soit Daech, un psychotique alcoolique et délinquant, ou un Palestinien dont on vient de détruire la maison et les terres cultivables pour cause d’extension coloniale, c’est du pareil au même. On retrouve là le discours colonial que l’on a bien connu pendant la guerre d’Algérie quand les militants du FLN étaient tous des « terroristes ».

Inconsciemment ou non, les promoteurs du modèle israélien amalgament une révolte violente contre une injustice, et des actes de terreur sans cause immédiate. La révolte contre un État en infraction constante avec le droit international peut bien sûr être condamnée quand elle est aveugle et vise des innocents, mais la condamnation ne peut pas se faire sans en rappeler le contexte politique et historique : la colonisation massive à laquelle se livre le gouvernement israélien.

En Israël, l’antiterrorisme le plus efficace consisterait à cesser la colonisation et à entamer une négociation pour la reconnaissance d’un État palestinien souverain. Ce à quoi se refuse totalement Benyamin Netanyahou. On ne peut pas s’émouvoir des conséquences quand on est soi-même la cause.

Le discours pseudo-technique est également effrayant. On peut vanter l’efficacité des barrières métalliques devant les abris bus dans les rues de Jérusalem, mais il est plus difficile de faire l’éloge du « mur », comme certains le font. Si cet édifice géant, qui atteint parfois huit mètres de haut, est un obstacle à l’entrée de Palestiniens en Israël, il est aussi et d’abord un instrument de colonisation qui empiète massivement sur le territoire palestinien, isole les villages des terres cultivables, et sert de prétexte à la destruction d’habitations. Autrement dit, ce mur, présenté dans quelques uns de nos médias comme un instrument de la lutte anti-terroriste, est surtout une cause de révolte. Le « mur » symbolise à lui seul toute l’ambiguïté du modèle israélien d’anti-terrorisme.

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