Gaza 2014 : plus de 60% des victimes de Tsahal étaient des civils, dont 526 enfants

Selon un nouveau rapport de l’ONG israélienne B’Tselem, 1394 civils ont trouvé la mort sous les bombes et les balles israéliennes, qui ont au total tué 2 202 Palestiniens. Parmi eux, 526 seraient des enfants.

Le titre du rapport publié le 20 juillet par l’organisation d’information sur les droits de l’homme B’Tselem est on ne peut plus explicite : «50 jours : Plus de 500 enfants».

En effet, selon le document, plus de 500 enfants âgés de moins de 18 ans ont perdu la vie dans les offensives de Tsahal, ainsi que près de 1 400 civils, c’est-à-dire des individus qui ne «participaient pas aux hostilités au moment de leur mort» et n’occupaient pas «un poste continu dans des activités de combat», selon la définition donnée par l’ONG israélienne.

Parmi les enfants tués, 180 étaient âgés de moins de six ans.

«Le nombre élevé de victimes civiles lance le doute sur l’affirmation d’Israël que toutes les cibles étaient légitimes et que l’armée a adhéré au principe de proportionnalité», visant à éviter les pertes civiles «excessives», peut-on lire dans le rapport.

Début juillet 2014, Tsahal a lancé l’opération «Bordure Protectrice», que les Palestiniens appellent eux la «guerre de Gaza». Après 50 jours d’offensive, les raids ont pris fin le 26 août, après qu’une trêve a été négociée entre les deux parties.

RT

Israël : adoption d’une loi jugée raciste sur l’éviction de députés arabes

La Knesset, le parlement d’Israël, a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un projet de loi controversé sur l’éviction de députés, qui pourrait viser dans un premier temps des parlementaires d’opposition arabes.

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62 voix contre 47. Critiqué par l’opposition de gauche et des députés arabes qui l’ont qualifiée de « raciste », lors d’un débat très agité, le texte a été adopté par 62 voix contre 47 sur 120. Le texte adopté vise les députés qui « se livrent à des incitations au racisme ou qui soutiennent la lutte armée contre l’Etat d’Israël ». La nouvelle loi dispose que l’éviction d’un député ne peut intervenir qu’avec le soutien d’au moins 90 parlementaires sur 120. Le président Reuven Rivlin, qui ne dispose que de pouvoirs symboliques avait il y a quelques mois affirmé qu’on ne pouvait pas permettre au Parlement « dont les représentants sont choisis par le peuple, de remettre en cause à sa guise le choix des électeurs ».

Visite à des familles palestiniennes. Les autres députés étaient absents. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait soutenu au début de l’année ce projet de loi à la suite de la polémique provoquée par la visite de trois députés arabes israéliens d’opposition à des proches d’auteurs palestiniens d’attaques tués par les forces israéliennes. Ces députés avaient expliqué qu’ils avaient seulement assisté à une réunion d’un comité réclamant la restitution des corps des Palestiniens à leurs familles.

Europe 1

Palestine occupée : Un enfant palestinien abattu par Tsahal

Un enfant palestinien de 12 ans a été tué mardi par des tirs de soldats israéliens près de Jérusalem, a indiqué le ministère palestinien de la Santé.

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« Mohiyeh al-Tabakhi, 12 ans, a été tué par des tirs de soldats de l’occupation dans la localité d’al-Ram », au nord de Jérusalem, a indiqué en soirée un communiqué de ce ministère.

« Radical » « Fascisme » Des généraux veulent la tête de Netanyahu

Exaspérés par les calculs politiciens et l’alarmisme à tout-va de Benyamin Netanyahou, d’anciens hauts responsables de l’armée sont désormais en première ligne pour le faire tomber.

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Ehoud Barak n’est pas vraiment le candidat rêvé de la gauche israélienne. Il a déçu à la tête des travaillistes, puis comme Premier ministre de l’État hébreu. L’échec des négociations de Camp David II, en 2000, l’a privé de l’héritage historique de Yitzhak Rabin. Neuf ans plus tard, son ralliement au gouvernement de Benyamin Netanyahou sera perçu comme une trahison.

En 2011, il parachèvera sa réputation de fossoyeur de la gauche en abandonnant la direction du Parti travailliste pour conserver son poste de ministre de la Défense.

Un coup d’éclat médiatique pour Barak

Et pourtant, à 74 ans, Ehoud Barak a soudainement retrouvé grâce auprès de son ancienne famille politique et, plus largement, parmi les opposants à « Bibi ». Le 16 juin, profitant de la très médiatique conférence d’Herzliya – sorte d’assises de la sécurité israélienne -, l’ancien Premier ministre s’est livré à un violent réquisitoire contre Netanyahou.

En substance, son parti, le Likoud, serait gangrené par une idéologie radicale. Sa coalition favoriserait l’émergence d’un fascisme au détriment de la démocratie. Enfin, son « agenda caché » conduirait le pays vers un État binational, autrement dit d’apartheid.

Il assure que le compte à rebours marquant la fin du règne de Netanyahou est enclenché

« Je demande au gouvernement de reprendre ses esprits, pour revenir immédiatement sur les rails, s’est exclamé Barak à la tribune. S’il ne le fait pas, il incombera à nous tous de nous lever et de le faire tomber par la protestation populaire et par le bulletin de vote avant qu’il ne soit trop tard. » Ce coup d’éclat vaudra à son auteur les grands titres de la presse. Le lendemain, invité du journal télévisé, il enfonce le clou en assurant que le compte à rebours marquant la fin du règne de Netanyahou est enclenché.

En attendant, c’est un autre illustre général, Moshe Ya’alon, 66 ans, qui s’est déclaré candidat à la succession de Netanyahou. « Je sens le désir de changement et je me présente pour offrir une autre voie à l’État d’Israël », a affirmé l’ancien ministre de la Défense, qui a appris le mois dernier par des fuites que « Bibi » allait l’évincer pour permettre l’entrée dans sa coalition de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman.

Perçu comme une voix modérée et pragmatique au sein du Likoud, Ya’alon paie certaines prises de position qui l’ont mis en porte à faux par rapport au gouvernement. En mars, il condamnait sans détour un jeune soldat coupable d’avoir exécuté un assaillant palestinien déjà neutralisé, à Hébron. Au même moment, Netanyahou téléphonait au père du militaire pour l’assurer que son fils bénéficierait d’un procès équitable.

Début mai, Ya’alon se distinguait encore des autres ministres en prenant la défense du général Yaïr Golan, chef d’état-major adjoint de Tsahal, après que ce dernier, le jour des commémorations de l’Holocauste, eut comparé l’atmosphère actuelle dans son pays à celle qui régnait dans l’entre-deux-guerres en Europe, plus particulièrement en Allemagne.

L’État d’Israël mérite un leadership qui cesse de renforcer la haine entre les différents groupes de la société pour rester au pouvoir à tout prix

Cette poussée des extrêmes a fini par convaincre Ya’alon de se joindre à la fronde des généraux : « L’État d’Israël mérite un leadership qui cesse de zigzaguer et de renforcer la haine entre les différents groupes de la société pour rester au pouvoir à tout prix, a déclaré l’ancien numéro deux du gouvernement. Israël ne fait face à aucune menace existentielle. La direction actuelle doit cesser d’effrayer les citoyens comme si nous nous trouvions à la veille d’une nouvelle Shoah. »

 

Jeune Afrique

Quand Christian Estrosi était en Israël pour renforcer la sécurité de la ville de Nice

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Christian Estrosi : « Comment ce véhicule a-t-il pu pénétrer sur la promenade des Anglais ? ». L’ancien maire de Nice a réagi à l’attaque survenue dans sa ville dans la soirée du 14 juillet. La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s’être saisie de l’enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinats en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Christian Estrosi avait, lors d’un récent voyage en Israël déclaré vouloir faire de Nice « une référence en innovation de la sécurité ». Cette ville est déjà considérée comme la quatrième « smart city » au monde et « la ville la mieux vidéo-protégée de France ». A l’occasion de sa visite, Christian Estrosi avait rencontré, le président de la société « Eagle Securityand Defense », Giora Eiland et a visité la société Verintsystems et le Centre de l’Armée de l’air israélienne. Il s’était également entretenu avec le ministre de la Défense israélien, Moshe Yaalon, et avec le ministre de l’Intérieure, Gilad Erdan.

Quelques mois après les attentats de Paris, c’est Nice, jeudi soir, qui a été la cible d’une attaque terroriste. Vers 23 heures, un camion blanc a foncé sur la foule et roulé sur plus de 2 km sur la Promenade des Anglais, à Nice, juste après le feu d’artifice du 14-Juillet. Au moins 84 personnes sont mortes et 18 demeurent en état d’urgence absolue.

Un reportage de JPost : “En visite en Israël, le maire de Nice a rencontré dès sa descente d’avion le président Shimon Peres, fraîchement rentré de son voyage en Egypte. Avant de mettre le cap, le lendemain, vers les nouvelles technologies : accord de coopération sur les télécoms et plus précisément sur les fibres optiques avec le ministre des Télécommunications Moshé Kahlon.

Pour le gouvernement français, il n’y a qu’une seule porte de sortie : l’innovation.
Devant les micros, Christian Estrosi adopte un langage pour public averti : biotechnologies, fibres optiques, nanotechnologies, micro-électroniques… Il a ainsi associé à son voyage près de 150 dirigeants de sociétés et dePME françaises. Sa visite coïncidait avec les Rencontres franco-israéliennes de l’Innovation, organisées par la mission économique de l’ambassade de France.

LPH Info

Palestine occupée : 8 ambassadeurs accusent israël d’enfreindre le droit international

Huit ambassadeurs en Israël ont accusé l’armée d’avoir enfreint le droit international en détruisant des constructions et infrastructures humanitaires de Bédouins bâties en Cisjordanie et qui ont été financés par les gouvernements européens, rapporte The Guardian.

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Les diplomates ont envoyé une lettre collective au général Yoav Mordechai, le chef de la coordination des activités gouvernementales d’Israël dans les Territoires (COGAT).

Les signataires – les ambassadeurs en Israël de l’Espagne, de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique, de la Suède, de l’Allemagne, de l’Irlande et de la Norvège – ont rappelé deux exemples d’abris financés par des pays de l’UE confisqués cette année.

Le 16 mai dernier, Israël a démoli et confisqué des « matériaux en provenance de 10 caravanes résidentielles dans la communauté de Jabal al-Baba, déplaçant 49 personnes« , peut-on lire dans la lettre.

En juin, sept caravanes à Sateh el Behir ont été détruites et confisqués, déplaçant 26 personnes issues de six familles.

Un rapport de l’ONU publié en 2014 cité par le journal a révélé que quelque 7.000 Bédouins palestiniens vivent dans la zone C, dont 60% étant des enfants.

I24

 

Un député arabe affirme qu’Israël était favorable au coup d’Etat en Turquie

Taleb Abou Arar, député de la Liste arabe unie, a accusé dimanche le gouvernement israélien de soutenir idéologiquement le coup d’Etat militaire qui a échoué ce week-end en Turquie contre le président Recep Tayyip Erdogan.

 

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Arar a déclaré baser son affirmation sur le fait qu’un homme qui avait organisé un rassemblement pro-Erdogan samedi à Rahat, une ville bédouine du sud du pays, avait été brièvement arrêté par la police.

Selon la radio publique israélienne, l’organisateur, ancien membre de la Branche Nord du Mouvement islamique, à présent illégale, a été rapidement libéré après avoir accepté le confinement de son rassemblement à sa mosquée locale.

Dans un communiqué de presse, Arar a déclaré que l’arrestation revenait à intimider les soutiens d’Erdogan en Israël, et était la preuve que le gouvernement israélien « soutient la tentative de coup ».

Arar a demandé que le gouvernement publie un communiqué exprimant un soutien à la démocratie, « et pas un soutien [aux] terroristes qui ont essayé de mener un coup qui a échoué. »

 

Time Of Israel

15 à 30% de juifs partis en Israël reviennent en France

Le Monde revient aujourd’hui sur ces Français juifs partis s’installer en Israël qui ont finalement décidé de rentrer. On ne sait pas officiellement combien ils sont chaque année, mais selon les différentes estimations, 15 à 30% des Français ayant fait leur alya (émigration vers Israël) feraient leur yerida (le retour).

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«La question du retour soulève un double tabou : pour la communauté juive, qui voit cela comme un échec, et pour Israël lui-même, puisque c’est la preuve qu’il ne parvient pas à bien intégrer ses nouveaux arrivants», explique l’historienne Frédérique Schillo, spécialiste d’Israël et des relations internationales.

Barrière de la langue, difficultés à trouver un emploi, aides sociales moins généreuses, rejet de la politique locale… Les raisons du retour en France sont variées.

Libe

Turquie : L’un des 2 leaders du coup d’État raté est un ancien attaché-militaire en Israël

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Plus de 2.800 militaires qui faisaient partie de la tentative de coup d’Etat en Turquie vendredi soir ont été arrêtés, y compris les officiers supérieurs. Les médias turcs ont indiqué que deux d’entre eux ayant orchestré l’attentat contre le régime du président Recep Tayyip Erdoğan sont :

  • Le Lt. Gen. Metin İyidil, commandant de combat , responsable de la formation dans les forces terrestres
  • Le général Akın Öztürk, l’ancien commandant de la Turquie d’Air force (TuAF) et attaché militaire de la Turquie en Israël entre 1996-1998.

Akın Öztürk a 64 ans et a démissionné du TuAF en Août de l’année dernière, mais il a continué en tant que membre du Conseil militaire suprême, qui est responsable des nominations militaires, entre autres. Alors qu’il peut être considéré comme un ennemi de l’Etat après la tentative du coup d’Etat, il était auparavant l’un des héros les plus décorés avec l’OTAN et a reçu des médailles des Forces de l’armée turque.

En 1973, Öztürk a terminé ses études à l’Académie de la Force aérienne turque, et il a servi comme pilote de combat. Il a gravi les échelons militaires et il fut le commandant de l’escadron 141e, et attaché militaire de la Turquie en Israël, puis commandant opérationnel sur une base centrale TuAF, et finalement à la tête de toute la TuAF en 2013.

Les autorités turques ont annoncé que Öztürk et İyidil seront jugés pour trahison.

La liste des militaires impliqués dans le coup d’État selon les autorités Turques

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Alya Express

Boris Johnson le nouveau ministre des affaires étrangères britannique, soutient Israël et condamne BDS

Boris Johnson, l’homme qui a presque succédé à David Cameron et a été nommé mercredi ministre des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne par la nouvelle Première ministre Theresa May, s’est forgé une réputation comme homme politique résolument pro-israélien – si bien qu’il a même réussi à prendre ses distances avec ses déclarations passées sur les Palestiniens.

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May aussi est considérée comme une bonne amie de la communauté juive d’Israël et de la Grande-Bretagne, et a appelé l’Etat juif « l’accomplissement de nombreuses générations de lutte ».

La dernière visite de Johnson en Israël remonte en novembre, pour renforcer les liens technologiques entre les nations, au cours de laquelle il a déclaré que Londres était « un partenaire naturel pour les entreprises israéliennes qui cherchent à se développer ».

Lors de sa visite, Johnson avait rencontré les dirigeants israéliens et visité le musée Yad Vashem.

Johnson a déclaré dans un discours qu’il admire Israël pour « l’audace, le courage, la volonté de prendre des risques avec des exploits scandaleusement braves ».

Mais sa visite s’est avérée particulièrement mémorable pour des déclarations dans lesquelles il a rejeté ceux qui sont derrière le boycott, désinvestissement et sanctions anti-israélien, connu sous le nom de BDS, les qualifiant de « gauchistes universitaires en chemise de velours côtelé » – commentaires qui ont provoqué la colère côté palestinien.

« Je ne peux pas penser à quelque chose de plus idiot » que de boycotter « un pays qui lorsque tout est dit et fait est la seule démocratie dans la région, le seul endroit qui, à mon avis, est une société ouverte et pluraliste », a déclaré Johnson.

The Time Of Israel

Le viol des Palestiniennes et des non juives peut être licite, selon le Grand Rabbin de Tsahal

 


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La nomination du nouveau grand rabbin des armées d’Israël a suscité de vives réactions dans le pays, l’homme ayant sous-entendu par le passé que la Torah autorisait les militaires juifs à violer des femmes non-juives.

Mauvaise pioche : l’homme que Tsahal a choisi de nommer grand rabbin des armées, le colonel Eyal Karim, a sous-entendu il y a 14 ans qu’en temps de guerre, le viol de femmes non-juives par des soldats juifs était légitime. Des propos qui, à l’époque, avaient suscité une ample polémique.

Sans surprise, l’annonce de cette nomination n’est pas passée inaperçue : le leader du parti de gauche Meretz, «Energie» en hébreu, a pressé le premier ministre Benjamin Netanyahou d’intervenir, tandis que le principal journal du pays, Yedioth Ahronoth, a titré Nouveau grand rabbin de l’armée : «le viol est admissible en temps de guerre».

Les insinuations polémiques avaient été publiées en 2002 dans la section «Demandez au rabbin» du site israélien kipa.co.il. Eyal Karim répondait, alors, à une question concernant les recommandations de la Torah sur le viol en temps de guerre…

RT

La majorité des israéliens contre la fin de la colonisation des territoires palestiniens

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La majorité des Juifs israéliens croient à 52% qu’Israël ne devrait pas « abandonner davantage de territoires en Cisjordanie » selon une nouvelle étude de l’Indice mondial de paix publiée mardi.

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Cependant seulement 36% des personnes interrogées ont affirmé qu’elles voteraient pour un retrait des « grands blocs des implantations » tels que le Gush Etzion et Ma’ale Adumim.

Au sein de la population arabe, 69% des sondés ont affirmé qu’ils voteraient pour un retrait si un référendum avait lieu.

L’enquête a également porté sur un éventail d’autres questions, qui reflètent une répartition claire des opinions entre la majorité juive d’Israël et la minorité arabe.

Tous les sujets ne font pas l’objet de discorde : aussi bien, les Juifs israéliens que les Arabes israéliens sont favorables à un référendum sur la question sur la fin de la colonisation israélienne de la Cisjordanie.

23% des Juifs israéliens sont en faveur du statu quo actuel, et 12% ont soutenu le fait qu’Israël doit céder à la pression internationale et procéder à la restitution totale de la Cisjordanie.

35% des Arabes israéliens estiment qu’Israël devrait céder à la pression internationale tandis que seulement 33% des sondés pensent que la situation devrait rester telle qu’elle est actuellement. Seule une infime minorité (3%) considère qu’Israël devrait annexer la Cisjordanie, sans accorder la pleine citoyenneté à tous les Arabes palestiniens, alors que 26% croient en une annexion israélienne complète et à la mise en place d’un État binational.

Les autres sujets abordés dans le sondage inclus le résultat du référendum au Royaume-Uni, et sur la réconciliation entre Israël et la Turquie.

48% des Juifs israéliens pensent que le Brexit n’aura aucun effet pour Israël alors que 17% estiment que cela renforcera la pression de l’UE contre l’État hébreu. 11% ont exprimé que la sortie de la Grande-Bretagne affaiblirait les capacités de l’UE.

En revanche, une nette majorité des Israéliens arabes (65%) croit que le Brexit ne présentera pas d’impact.

Concernant l’accord avec la Turquie – qui n’a pas encore été signé au moment du scrutin – 43% des juifs interrogés ont déclaré qu’Israël et la Turquie seraient, tous les deux, avantagés, tandis que 38% estiment que la Turquie en profitera beaucoup plus qu’Israël.

I24

«La cause palestinienne n’existe pas, un faux problème inventé» les effarantes déclarations de Clavreul en Israël

Dans mon précédent billet, je m’étonnais de ce que, dans une réunion internationale – à l’OSCE –  Gilles  Clavreul qui représentait la France ait voté et fait voter pour que la « critique systématique et démesurée d’Israël » soit considérée comme une forme… d’antisémitisme !

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Nouvel épisode, la semaine dernière, Gilles Clavreul, ès qualité de préfet de la république chargé de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, effectuait  un voyage officiel en Israël, « et dans les territoires palestiniens ». Histoire, sans doute,  de faire bonne mesure, en ne donnant pas prise au soupçon du deux-poids-deux mesures qui parfois, à tort ou à raison, pèse sur les pouvoirs publics français dès qu’il s’agit des juifs, des musulmans, des arabes, d’Israël etc. 

Mais quel était précisément l’objet de ce voyage ? On peut s’interroger car une incroyable confusion a semblé régner autour des thèmes qui y furent abordés. S’agissait-il de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en France qui – est-il besoin de le  rappeler – délimite le champ de compétence du Dilcra ? Mais qu’est-ce que les Israéliens ont à voir avec ça ? Ou du conflit israélo-palestinien ? Auquel cas on se demande à quel titre Gilles Clavreul viendrait  empiéter sur le terrain du Quai d’Orsay. En fait… c’était les deux à la fois ! Un méli-mélo tarabiscoté qui en dit long sur la folie instrumentalisatrice qui semble désormais régner à la tête de l’Etat pour tout ce qui touche à ces sujets brûlants.

Un premier voyage avait déjà eu lieu l’année dernière. Ainsi que l’a raconté  Gilles Clavreul, dans une interview publiée ce lundi sur le site Times of Israël, [1] une rencontre avec les représentants du ministère israélien des Affaires étrangères avait été l’occasion d’un échange fructueux à l’occasion duquel ces derniers « avaient partagé leurs inquiétudes » avec les Français, et « présenté les outils » pour y répondre.

Les outils ? « Surveillance d’Internet, enseignement de la Shoah, réponse aux contre-discours ». Ainsi donc, la France s’en remet aux experts gouvernementaux israéliens pour lui fournir les « outils »  destinés à lutter, chez elle, contre le racisme et l’antisémitisme ! Quand on sait la manière dont les Israéliens surveillent Internet (touristes étrangers refoulés à l’aéroport de Tel-Aviv et interdits de séjour pour de banals commentaires publiés sur Facebook), instrumentalisent la mémoire de la Shoah pour justifier l’oppression qu’ils imposent aux Palestiniens, et fournissent à leur relais médiatiques en France les éléments de « contre-discours » destinés à rendre inaudible toute critique susceptible de leur déplaire, il y a tout de même de quoi être abasourdi ! Et légèrement inquiet. Car Gilles Clavreul, visiblement, entend poursuivre, cette année, le même travail avec les Israéliens : « Nous partageons une analyse commune des sources de l’antisémitisme, et de ses formes nouvelles », précise-t-il…  

Et les Palestiniens ?  Oui, Gilles Clavreul les a… rencontrés. Formidable ! Et après ? Qu’en est-il sorti ? Une analyse commune ? Un plan d’action commun ? Ne rêvons pas…

Interviewé à Jérusalem par Paul Amar sur la chaîne israélienne francophone i24, [2] le préfet Dilcra s’est contenté du service minimum : « La souffrance, les difficultés quotidiennes, les tracasseries, les peurs et les angoisses pour l’avenir qui s’expriment du côté palestinien, moi, je les entends tout à fait… ». Et c’est tout ? Oui, c’est tout. Quant aux causes et aux responsabilités qui sont à l’origine de cette  « souffrance », il n’a pas pipé mot.

L’occupation ? La colonisation ? Les morts ? Les emprisonnements ? Les destructions ? Les interdictions de circuler ? Le développement économique étouffé ? Que nenni… Sans doute voulait-il évoquer la hausse des prix, la grippe aviaire ou les calamités météorologiques. Ah si, il a tout de même ajouté : « Après, la manière dont certaines choses sont répercutées, amplifiées, ou quelquefois  déformées, c’est  une toute autre question. Et c’est vrai que  la question palestinienne, en France, est utilisée pour servir des causes, qui parfois s’éloignent beaucoup des intérêts directs des Palestiniens ». Une idée réitérée de manière encore plus explicite – et surréaliste ! – dans son interview accordée au  site Times of Israël : «Nous pouvons aussi en apprendre beaucoup sur la question palestinienne, la façon dont elle est mobilisée, instrumentalisée, pour servir l’antisémitisme[…] La mobilisation palestinienne est beaucoup plus radicale en France qu’ici »    

Résumons. Gilles Clavreul représentant officiel du gouvernement français en déplacement en Israël déclare publiquement depuis Jérusalem que la cause palestinienne n’existe pas, qu’il ne s’agit que d’un faux problème inventé depuis la France par des antisémites contre lesquels il convient de lutter grâce aux « outils » fournis par le ministère israélien des  affaires étrangères avec lequel la France partage  une « analyse commune »

Gilles Clavreul déplore que la question palestinienne soit utilisée en France pour servir des causes qui parfois s’éloignent beaucoup des intérêts directs des Palestiniens

On pourrait lui rétorquer que lui-même, en Israël, use de sa fonction de délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme à des fins qui sont fort éloignées  de sa mission et de ses attributions officielles en France.      

Le plus étonnant est que ces propos n’ont provoqué aucune polémique, aucune réaction, de la part de qui que ce soit

En d’autres temps et dans d’autres circonstances, on en a pourtant démissionné pour moins que ça.                        

 Médiapart

 

Israël: des artistes de cirque dénoncent la détention arbitraire d’un clown palestinien

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Des artistes de cirques ont organisé un spectacle, ce mardi 5 juillet, pour réclamer la libération d’un clown palestinien emprisonné par Israël depuis décembre 2015. Abu Sakha a vu sa détention administrative prolongée de six mois en juin dernier. Ses collègues et amis réclament sa libération. Selon les autorités israéliennes, le jeune artiste de 23 ans est membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation considérée comme « terroriste » par Israël. Reportage.

Installé dans une rue piétonne du centre de Tel-Aviv, le petit groupe d’artistes improvise un spectacle de cirque. Entre deux saynètes, Gil Naveh, porte-parole de la branche israélienne d’Amnesty International, prend le micro et réclame la libération du clown palestinien. Mais plus généralement son organisation demande la fin de la détention administrative qui permet à Israël d’emprisonner quiconque pour une durée illimitée et sans procès.

« Nous ne réclamons pas seulement un véritable procès honnête et équitable. Nous disons aussi qu’il y a des centaines d’autres Palestiniens en détention administrative. Ce sont des emprisonnements sans procès, ce qui est interdit par le droit international », estime-t-il.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme en Israël et en Cisjordanie ont réclamé la libération de l’artiste de cirque palestinien emprisonné depuis plus de 6 mois.

RFI

Palestine : Israël approuve 560 nouvelles maisons dans une colonie de Cisjordanie

Israël a approuvé l’implantation de 560 nouvelles maisons dans la colonie de Maale Adumim, en Cisjordanie, a fait savoir lundi 4 juillet un porte-parole de cette colonie, une décision prise dans un contexte de regain de violence entre Palestiniens et Israéliens.

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Selon ce porte-parole, le maire de Maale Adumim avait été informé dans la nuit de la décision prise par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et par son ministre de la défense, Avigdor Lieberman, d’autoriser le projet de nouveaux logements dans cette colonie située à l’est de Jérusalem. 

Condamnation de Paris

Paris, pour qui « aucun développement sur le terrain ne saurait justifier ce type de mesure », « condamne l’approbation par les autorités israéliennes de plans pour la construction de plusieurs centaines de logements dans des colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal.

« Comme l’a rappelé le dernier rapport du Quartette, chaque nouvelle annonce de colonisation, illégale au regard du droit international, alimente les tensions », a-t-il ajouté. Le Quartette sur le Proche-Orient a publié vendredi un rapport exhortant Israël à renoncer à la colonisation et les Palestiniens à cesser la violence.

Le Monde