Islamophobie: Un boulanger français menacé de mort car musulman

okboulanger-0012465525655178791509-345539

Ce commerçant nantais, Français originaire de Palestine, a reçu un courrier mercredi. Une plainte est déposée pour « menaces de mort matérialisées par un écrit, commises en raison de la religion ».

Aux autres, ce commerçant discret n’a pas parlé de ce qui lui est arrivé. Mercredi, il a reçu une lettre lui disant : « Arabes, Musulmans, Assassins, Mort à vous ». Sous ses mots, griffonnés sur un morceau de papier, une croix chrétienne était dessinée.

Mohammed nous montre la photo qu’il en a faite. L’original, lui, est dans les mains des policiers, qui sont saisis d’une plainte pour « Menaces de mort matérialisées par un écrit commises en raison de la religion ». Des patrouilles passent régulièrement devant sa boulangerie depuis.

Mais cet homme de 33 ans insiste : il ne veut pas être vu « comme une victime ». Et d’ailleurs, il est là depuis 7 h, ce samedi encore, sans le moindre début de boule au ventre. Il reçoit les clients, le sourire aux lèvres, dans sa boulangerie colorée, qui ne dit rien de ses origines, ni de ses éventuelles affinités religieuses. « Je ne suis pas du genre communautariste. Je suis même tout le contraire », dit-il.

Quant à cette lettre, « pour tout vous dire, quand je l’ai vue, j’ai d’abord voulu la jeter à la poubelle. Mais des amis m’ont conseillé de déposer plainte, ne serait-ce que pour protéger mon commerce, au cas où… »

Pourtant, il veut croire que ce ne sont que des mots. Aussi difficiles soient-ils à lire. Ce courrier menaçant reçu par la Poste, à son nom, n’empêchera pas ce Français, originaire de la bande Gaza, en Palestine, de vivre la vie qu’il s’est choisie. Une vie toute simple. Avec sa petite boulangerie située près du quartier de la gare de Nantes, sa femme et son fils, et les amis, nombreux, qu’il s’est fait ici, en France…

Presse Océan

Le Conseil d’Etat ordonne au maire FN de Fréjus d’autoriser l’ouverture d’une mosquée

Le-Conseil-d-Etat-ordonne-au-maire-FN-de-Frejus-d-autoriser-l-ouverture-d-une-mosquee_article_main

Le Conseil d’Etat a ordonné lundi au sénateur-maire FN de Fréjus (Var) David Rachline d’autoriser, à titre provisoire sous huit jours et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, l’ouverture au public d’une mosquée récemment construite.

Le 17 septembre, le tribunal administratif de Toulon avait ordonné au maire de la commune de réexaminer dans un délai de 15 jours la demande d’ouverture de l’édifice religieux, qu’il avait rejetée le 5 août. Or, « le maire n’a pris aucune nouvelle décision dans le délai fixé par cette ordonnance, dont la commune n’a cependant pas fait appel », note le juge des référés du Conseil d’Etat dans sa décision, consultée par l’AFP.

Evoquant une « atteinte grave et manifestement illégale » portée « aux libertés fondamentales », il pointe en outre le fait que la décision de M. Rachline de refuser l’ouverture au public de la mosquée ne pouvait être justifiée -comme il l’a fait- par la contestation des conditions dans lesquelles le permis de construire avait été accordé.

« Le refus persistant de permettre l’ouverture d’un lieu de culte achevé depuis plusieurs mois, en dépit d’une décision de justice ayant relevé l’illégalité du seul motif dont le maire se prévaut, alors que (…) les 650 personnes qui se réunissent chaque vendredi devant la mosquée de Fréjus ne disposent d’aucun lieu de culte adapté à moins de 15 kilomètres (…) crée une situation d’urgence particulière », note encore le juge des référés du Conseil d’Etat.

David Rachline pourra seulement revenir sur l’autorisation provisoire d’ouverture au public de la mosquée en cas d’éléments nouveaux, par exemple des décisions de justice ultérieures, a-t-on précisé au Conseil d’Etat.

L’association locale El Fath, qui avait obtenu de l’ancienne municipalité l’autorisation de construire cette mosquée, se heurte, depuis que les travaux ont été achevés en 2015, au refus de la municipalité FN de Fréjus de la laisser ouvrir.

M. Rachline avait organisé le 24 septembre une manifestation dans sa ville pour protester contre l’autorisation d’ouverture donnée ce jour-là à la mosquée. Il a également annoncé la tenue d’un référendum dans sa ville « pour ou contre une mosquée à Fréjus ».

la croix

L’affiche islamophobe du FN pour les banlieues

CTXRMapXIAAF1q_.jpg-large

Lundi 9 novembre, le Front national a dévoilé ses affiches pour la campagne des régionales en IDF. L’affiche sur les banlieues présente une jeune fille voilée à coté d’une jeune fille aux cheveux libres. « Percutante mais pas polémique » pour Wallerand de Saint-Just, candidat du parti dans la région.

Le FN stigmatise-t-il les musulmans ?

Wallerand  de Saint-Just, candidat du parti frontiste aux élections régionales en Ile-de-France a présenté les nouvelles affiches de sa campagne.

Celle destinée aux quartiers sensibles, « quartiers sabotés » pour le FN » s’intitule « Choisissez votre banlieue« . En dessous du slogan, deux photos d’une même jeune fille. A gauche, elle porte un bonnet rouge avec les cheveux défaits. A droite, elle porte un voile qui ne laisse voir que ses yeux. 

Ne craint-il pas qu’une lecture rapide, comme c’est le cas pour une affiche, interprète le message comme ceci. En banlieue, le choix pour le FN est entre les musulmans et les Français ?

« Personne ne vous a dit que cette jeune fille (celle en bonnet rouge) n’était pas musulmane. Elle est aussi musulmane que celle d’ à côté. Elle juste fait le choix d’être d’abord française avant d’être musulmane« , répond, Aurélien Legrand, directeur de campagne de Wallerand Saint-Just.

france 3

Sauf que cette jeune fille Kelly Betesh n’est pas musulmane, mais de confession juive, et sur son compte twitter elle apporte son soutien à Israel.

Capture d’écran 2015-11-09 à 14.36.49

Des identitaires tentent de brûler un exemplaire du Coran lors d’une manifestation à calais

Des identitaires tentent de brûler un exemplaire du Coran ( vidéo à 1:08 )

Venu de Normandie, Loïc Perdriel représente en France le mouvement Pegida (Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident). C’est lui qui, via les réseaux sociaux, a mis sur pied la manifestation de ce dimanche.

Loïc Perdriel dit qu’il n’est pas raciste : « Je suis islamophobe. Je hais l’Islam. » D’ailleurs il prononce « Je haï ». On le constate souvent sur les réseaux sociaux : ceux qui prétendent défendre la France ont une maîtrise toute relative du français.

Après une longue hésitation, les manifestants décident de marcher vers le théâtre. Parmi les slogans, notons « La France aux Français », « Islam dehors ».

Au milieu du boulevard Jacquard, un homme s’avance et commence à brûler un exemplaire du CoranDes flammes jaillissent mais l’un des organisateurs de la manifestation le saisit.

Un Noir hurle son incompréhension. « Sale bougnoule », lui répondent des manifestants.

la voix du nord

Le gouvernement reste passif face à la légitimation d’une tentative de meurtre.

Henrique Vannier Joseph Scipilliti Christine Tasin riposte laique attentat

Hier, un avocat du nom Joseph Scipilliti, proche des milieux d’extrême droite, a tiré à trois reprises sur Henrique Vannier, le bâtonnier du barreau de Melun. Après avoir commis son geste, l’avocat s’est tiré une balle dans la tête.

Alors que les médias relayent largement l’information, les organisations d’extrême droite desquelles était proche M.Scipilliti rendent un vibrant hommage à celui qui a voulu tuer le bâtonnier du Barreau de Melun. Le qualifiant de « victime » ou encore de « résistant », les rôles semblent être inversés.

ils ont tué notre avocat_0

C’est sous ce titre évocateur que Riposte Laïque publie le testament laissé par l’avocat, accusant ainsi « un système » qui l’aurait broyé et dont le comportement à son égard justifierait un tel acte.

Joseph Scipilliti avait envoyé un mail le matin du drame à Christine Tasin, présidente du mouvement ouvertement islamophobe Résistance Républicaine. Il écrivait à propos de son « testament »:

testament de J. Scipilliti

Comment dans ce cadre, peut-on considérer Joseph Scipilliti comme une victime et le désolidariser de ses propres actes, en toute impunité?

Le jour même de l’attaque, Christine Tasin publie un article intitulé « Hommage au Résistant Joseph Scipilliti, ami trop tôt disparu » dans lequel elle s’évertue à montrer que la victime n’est pas celle que l’on croit. Pourtant les faits sont clairs.

Elle conclue son écrit par cette phrase :

Article de Chritine Tasin_0

L’idéologie a pris le pas sur la raison et sur l’analyse factuelle des événements.

Le 29 octobre, Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte laïque publie lui aussi un article, au titre sans équivoque :

Je persiste et je signe

… comme si le bâtonnier n’avait pas frôlé la mort sous les balles de ce dernier.

A aucun moment ces deux organisations ne condamnent le geste de leur ancien ami et avocat. Garder le silence est une chose, faire passer le coupable pour une victime en est une autre.

Le CCIF dénonce la passivité des pouvoirs publics, puisqu’il apparaît désormais possible de soutenir publiquement l’auteur d’un acte criminel.

Une telle opinion n’encourage-t-elle pas la banalisation de ce genre d’actes auprès des nombreux lecteurs et partisans de ces mouvements ?

Les autorités se doivent de condamner cette légitimation de la tentative de meurtre se traduisant par un soutien inconditionnel apporté à son auteur ainsi que par la justification constante de son acte, pourtant abominable.

CCIF

Des élues « Les Républicains » dans la tourmente après des posts racistes et islamophobes sur facebook

Racisme taubira Roseline Dagnas republicain

La polémique enfle à Saint-Martin-le-Beau. Nous vous en parlions dès mercredi, une conseillère municipale a posté plusieurs commentaires racistes à l’encontre de la ministre de la Justice sur son compte Facebook.

Roseline Dagnas a publié un photo-montage et commenter la photo de la garde des Sceaux sur laquelle était inscrite : « c’est une ministre de la Justice ça ? Où est-ce…? » Et l’élue de répondre : « Non, un singe qui attend sa banane. »

Mais elle n’est pas la seule. Corinne Thierry Jallais, deuxième adjointe au maire, relaye également des propos racistes sur sa page Facebook. Les deux femmes sont d’ailleurs « amies » sur le réseau social.

Elle publie des posts et fait des liens sur des articles en provenance de sites aux thèses d’extrême droite comme ripostelaique.com et lagauchematuer

islamophobie racisme Corinne Thierry Jallais

Corinne Thierry Jallais racisme isalmophobie

De son côté, l’association SOS Racisme 37 demande la démission de Roseline Dagnas. Un rassemblement est prévu, ce vendredi à 18h30, devant la mairie de Saint-Martin-le-Beau. L’association a déclaré se mobiliser « contre le racisme vulgaire dans nos mairies« . Pour le président de SOS Racisme d’Indre-et-Loire Pierre Nzinda, l’élue doit démissionner :

L’élue est responsable de ses propos sur sa page Facebook. Nous sommes ici dans un pays de droit et un pays de Droits de l’homme. Nous ne pouvons laisser cela impuni et nous demandons sa démission 

SOS Racisme demande également à la maire de Saint-Martin-le-Beau de suspendre l’élue, le temps que la justice soit saisie par l’affaire. L’antenne nationale de l’association a envoyé un signalement « pour injure raciale publique » au parquet de Paris.

Ce vendredi soir, ils étaient plus de 70 personnes de l’association, mais aussi habitants de Saint-Martin-Le-Beau et des environs, a manifester devant la maire lors du Conseil Municipal.

France 3

Suspicion d’une agression islamophobe à la Foire de Liège

imageUne mère de famille et sa fille portent plainte contre des forains de la Foire de Liège. Elles ont été molestées dans une attraction. Elles portent toutes les deux le voile et elles dénoncent des actes islamophobes. Un dossier est ouvert au Centre pour l’égalité des chances. Vincent Jamoulle et Marc Evrard les ont rencontrées pour le RTLinfo 19H.

Samedi dernier, la mère de famille est montée avec sa fille et son petit-fils de trois ans dans un train fantôme. Une attraction plongée dans le noir où une personne vient vous surprendre en vous touchant la tête. Pour cette dame et sa famille, les choses se sont mal passées. « On s’est vraiment acharné sur ma fille et sur moi. On nous a attrapés avec la main à travers le foulard et on a carrément arraché le foulard à l’arrière« , décrit la dame avant de poursuivre son récit. « Comme je noue mes cheveux longs avec une pince, ils ont saisi la pince et ont fortement secoué ma tête. Ils ont continué à arracher mes cheveux malgré mes cris« , ajoute-t-elle.

Trois centimètres carrés de cheveux arrachés

Un certificat médical atteste d’une perte de cheveux sur trois centimètres carrés. Vincent Jamoulle et Marc Evrard ont rencontré le responsable du train fantôme. Il était présent samedi, et c’est lui qui était dans le noir. Il n’a pas souhaité accorder d’interview et ne veut pas que son attraction soit filmée. Il gère son attraction depuis douze ans et affirme n’avoir jamais eu de problème. Il nie catégoriquement avoir commis des gestes violents.

« Je suis convaincue que c’était parce que nous portions des foulards »

La mère et la fille ont porté plainte à la police. Elles ont également alerté le Centre pour l’égalité des chances, et le Collectif contre l’islamophobie. « Dans ce genre d’attraction, quand on y va, on sait très bien qu’il y a une petite animation, qu’on va un petit peu vous pousser, vous taquiner, c’est le but du jeu. Mais de là à aller s’acharner sur quelqu’un… En plus on demande d’arrêter mais la personne continue« , s’indigne la mère. « Donc oui, je suis convaincue que c’était vraiment parce que nous portions malheureusement des foulards« , ajoute-t-elle.

Quelques minutes après leur sortie de l’attraction, la dame est retournée vers la caisse, et a été remboursée par l’exploitant.

RTL info

« Marche de la Dignité et contre la racisme » Dimanche 31 octobre à Paris

marche pour la dignité

Un collectif de femmes va organiser samedi à Paris une « Marche de la Dignité » pour « dénoncer le racisme structurel au sein de la société », 32 ans après la Marche pour légalité et dix ans après les émeutes urbaines.

« Le racisme structurel » de la société. « Il faut encore une fois sortir dans la rue, dénoncer la police qui assassine, le racisme structurel au sein de la société. Si nous ne demandons pas justice, personne ne le fera à notre place », a expliqué jeudi Amal Bentounsi, membre du Mafed (Marche des femmes pour la dignité), un collectif autonome composé exclusivement de femmes affirmant subir le « racisme d’Etat ».

« C’est important que cette marche soit organisée par des femmes issues de l’immigration et des quartiers, qui subissent le racisme au quotidien, elles-mêmes et à travers leurs frères, pères, maris« , a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse à Paris.

CSeLwRoWwAAMGcS« Poursuivre la décolonisation ». La « Marche de la Dignité », qui dénonce l’islamophobie, la négrophobie et la romophobie et affirme vouloir « poursuivre la décolonisation » en s’inscrivant dans la lignée des luttes anti-impérialistes du passé, partira samedi de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille, où des prises de parole sont prévues, suivies d’un concert auquel doivent notamment participer Kery James, Médine, Disiz, Tunisiano, Princess Erika.

Des dizaines de milliers de manifestants. Les organisatrices, qui ont reçu le soutien de la militante américaine des droits civiques Angela Davis et de dizaines d’associations, espèrent la présence de dizaines de milliers de participants, avec des délégations venues par cars de province et de l’étranger.

Europe 1

Une église de Belfast souillée par deux têtes de porc portant des slogans islamophobes

eglise belfaste tag islamophobe cochonDans la pieuse Irlande, la découverte répugnante de deux têtes de porc ensanglantées déposées devant l’entrée d’une église désaffectée de Belfast et ayant pour estampille des slogans anti-islam orduriers en a révulsé plus d’un, des notables aux citoyens ordinaires, en passant par les hauts dignitaires religieux catholiques et protestants, sans omettre les représentants du parti Sinn Fein, au premier rang desquels le chef de file du mouvement, Fra Mc Cann, a fait part de sa stupeur teintée d’écœurement.

« Cette provocation qui souille l’église St Luc en attisant la haine à l’encontre des croyants de confession musulmane m’inspire le plus grand dégoût, et doit être condamnée avec la plus grande fermeté.

Il est intolérable de profaner ainsi cet édifice qui fait partie du patrimoine local et d’imposer à la population un spectacle aussi macabre. Tous les lieux de culte doivent être traités avec le plus grand respect« , a martelé ce dernier, la voix vibrante d’émotion.

Sur les dents, la police de Belfast met tout en œuvre pour retrouver les sinistres semeurs de troubles qui sont derrière un «  crime de haine » caractérisé, l’inspecteur en chef Gavin Kirkpatrick exhortant à la condamnation univoque de cet acte sacrilège, tout en lançant un appel à témoins.

Tandis que Fra Mc Cann dénonçait le caractère odieux des slogans islamophobes inscrits sur les têtes de porc, en rappelant avec force que « les crimes de haine n’ont pas leur place dans notre société, pas plus que le sectarisme, le racisme et la discrimination, des fléaux qui doivent être combattus sans faiblesse et sans relâche », le gardien de l’église, William Spence.

BBC

Incident islamophobe a la remise du «prix de la laïcité»

prix de la laicité islamophobie voile

Suheda Asik, qui travaille pour l’hebdomadaire franco-turc Zaman France, est venue assister, lundi 26 octobre, à la remise du prix de la laïcité organisée dans un salon de l’Hôtel de ville de Paris. Le Premier ministre, Manuel Valls, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, assistaient à cette cérémonie organisée par le Comité Laïcité République.

Dans un article publié mardi sur le site de son journal, Suheda Asik raconte comment trois personnes, avant le début de la cérémonie, lui ont demandé, avec insistance, de retirer son voile, justement au nom de la laïcité vantée ce soir-là. Elle écrit ainsi :

«Arrivée à la salle municipale, un agent d’accueil se dirige vers moi. […] Continuant à marcher à mes côtés, il se rapproche et me demande en « souriant » : « Vous êtes vraiment obligée de garder ça sur votre tête ? »

Abasourdie, je pense un instant avoir mal entendu. Je lui demande donc de se répéter. « Non mais vous savez, vous êtes à l’Hôtel de ville ici, il faut respecter. Nous vous avons laissé entrer, vous pourriez l’enlever par égard pour nous, dit-il en désignant mon voile, c’est la moindre des choses ».»

Puis :

«Un mal ne venant jamais seul, quelques minutes plus tard, je me rends compte que j’ai oublié mon téléphone à la sécurité, ce qui m’oblige à redescendre.

A mon retour dans la salle, je me dirige vers ma place quand une femme faisant partie de l’organisation m’arrête. « Bonjour ! » me dit-elle en me fusillant du regard, puis sans transition : « Enlevez votre voile ! »»

Cette femme ira ensuite chercher un membre du Comité Laïcité République, qui demandera à la journaliste : «Et vous traitez de la laïcité, vous ?» «A croire que mon voile m’empêche de réfléchir ou de faire mon métier», ironise Suheda Asik.

La mairie de Paris solidaire de la journaliste

Contactée par Libération, la mairie de Paris confirme les faits, en soulignant que son rôle dans la soirée s’est limité à mettre le salon à disposition du Comité Laïcité République (comme cela a déjà été le cas auparavant) et à gérer les relations presse.

«On est en total soutien avec elle», fait savoir le service de presse de la mairie, dont le représentant souligne qu’il se trouvait lui-même sur place lundi soir. «J’ai souligné aux personnes concernées que leurs propos étaient inappropriés», dit-il. Il s’agirait donc de deux membres de l’équipe d’organisation et d’une invitée.

Sur Twitter, Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris, a publié un tweet allant dans le même sens :

Dans son article, Mediapart rappelle que ces dernières années, les prix décernés par le CLR «ont toujours récompensé les tenants d’une approche dure de la laïcité», autrement dit essentiellement concentrée sur l’islam :

«la directrice de la crèche Baby Loup Natalia Baleato (2011), la députée radicale de gauche Françoise Laborde (2012), l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Jeannette Bougrab (2013), les philosophes Henri Pena-Ruiz et Catherine Kintzler l’an dernier».

Charb fut le président du jury en 2012. Lauréat cette année, Samuel Mayol est une personnalité controversée : directeur de l’IUT de Saint-Denis, celui que le CLR distingue pour «son action en faveur de la neutralité dans l’enseignement supérieur face à la montée d’incidents communautaristes» est soupçonné, ces dernières semaines, d’avoir installé lui-même des tapis de prière dans le local d’une association étudiante musulmane pour la discréditer.

Libération

Philippe de Villiers fier de la colonisation française

a3eaae86dbcc846d6408e56a397f5Invité sur tous les plateaux télé depuis la sortie de son livre, de Villiers, ardent défenseur de la chrétienté, multiplie les propos virulents sur l’islam, accusant même le gouvernement d’une  « préférence musulmane »

Ce pourfendeur de l’immigration n’a pas hésité a faire l’apologie de la colonisation française sur le plateau de RMC, en revendiquant sa fierté de cet événement sombre de l’histoire.

« les musulmans votre sang est impur » un militant FN récidiviste menace de mort les musulmans

Marcel Doisne, un militant FN qui avait appelé l’année dernière à tuer des musulmans, puis relaxé par la justice, récidive en appelant une nouvelle fois a s’en pendre aux musulmans au « sang impur » suite aux attentats de Nice 


Marcel Doisne, militant FN avait appelé a tuer des musulmans, relaxé, le parquet fait appel

Marcel Doisne reserviset islamophobe charlie hebdo mosquee menace mort arme proces

Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Marcel Doisne, militaire réserviste, avait appelé dans une vidéo vêtu d’un treillis militaire « les patriotes à se préparer au combat » car « les musulmans ont reçu des ordres de tuer les français ».

Un citoyen musulman qui a reconnu Marcel Doisne sur la vidéo, l’a signalé aux autorités compétentes. Le profil Facebook ne laissant place à aucun doute quant à l’islamophobie et la radicalité de l’ancien militaire qui appelle toujours à raser la mosquée de Fréjus, à interdire l’Islam et le Coran en France.

Le 15 octobre, le Tribunal Correctionnel de la Laval avait relaxé Marcel Doisne, poursuivi pour « provocation à s’armer contre l’autorité de l’Etat ou la population », réjouissant par la même occasion toute la « facho-sphère ». Le procureur de la République a indiqué ces derniers jours qu’il avait décidé de faire appel de la relaxe.

Islam Info

Marcel Doisne proces appel a la haine mosque islamophobie

Des inscriptions nazis et islamophobes tagués dans le centre-ville de Bernay

tag nazi islamophobe islam extreme droite

De la peinture et des produits nettoyants pour effacer l’abominable. Dans la nuit de vendredi à samedi, près d’une dizaine de tags nazis ont été inscrits sur du mobilier urbain et des bâtiments du centre-ville de Bernay, dans l’Eure.

« Je n’ai jamais vu ça à Bernay » explique Martine, retraitée qui a croisé une croix gammée taguée sur un panneau publicitaire, avenue Jean-de-la-Varende, pendant qu’elle promenait son chien, hier matin. «Les gens qui font ça ne comprennent pas la portée de leur geste. »

« Je suis scandalisé et choqué que certains se livrent à de tels actes, qui rappellent les pires moments de l’histoire de l’humanité », s’indignait Hervé Maurey, sénateur-maire de Bernay. Le premier magistrat n’a jamais vu ça dans sa ville « depuis au moins 2001 » et son entrée au conseil municipal.

« Nous devons rester vigilants face à la montée des extrêmes et du racisme, car ces faits démontrent qu’il y a des individus qui manquent de repères et n’ont plus la culture de l’Histoire. »

Près d’une dizaine de tags ont été trouvés. Si la piste de jeunes individus malveillants ayant agi sans réflexion particulière semble privilégiée, un indice interpelle : au milieu des croix gammées et sigles « SS », l’un des tags représente une croix celtique écourtée, symbole des skinheads néonazis, souvent reprise par les mouvements d’extrême droite.

Autre élément à prendre en compte, le ciblage de certains des tags, comme un « SS » laissé sur la vitrine de l’Eurokebab, rue du Général-Leclerc. Elle a été enlevée dès samedi matin.

Paris Normandie

Charles Aslangul, élu républicain, pourfendeur de l’islam, condamné pour une agression à coups de batte de baseball

Charles Aslangul condmane isalm halal violence agression

Ce jour-là, le chemin de deux jeunes hommes circulant à vélo avait croisé dans une voie de bus du boulevard Saint-Germain à Paris celui de Charles Aslangul, accompagné d’un ami et d’une amie en voiture. Ces derniers avaient coupé la route aux deux cyclistes, dont l’un est adhérent du Front de gauche.

Une altercation avait éclaté. Le jeune conseiller municipal de Bry-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, avait exhibé sa cocarde tricolore pour, avait-il affirmé, pacifier la situation et s’était vu répondre qu' »on a changé de système politique« , après l’élection de François Hollande face à Nicolas Sarkozy huit jours plus tôt.

L’un des deux cyclistes a affirmé avoir été « passé à tabac » à coups de batte de baseball. Charles Aslangul a précisé qu’il n’était pas le porteur de cette batte, « la justice l’a reconnu« , a-t-il souligné.

En première instance, le 23 avril 2013, l’ami de Charles Aslangul a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Ils ont été condamnés solidairement à verser 3.000 euros et 4.000 euros de dommages et intérêts aux cyclistes.

Seul Charles Asangul avait fait appel de cette décision. Dans un communiqué, il a annoncé avoir formé un pourvoi en cassation. Assurant que son intervention, certes « virile« , était « légitime et proportionnée« , il s’en est pris à un arrêt qu’il juge « à l’image de la « justice Taubira », « partisan, immoral et écoeurant« .

Charles Aslangul était notamment a l’origine d’une plainte contre les « Quick Hallal » rejetée par la justice.

Procès du bikini de Reims: « On l’a fait passer pour une islamiste à cause de sa couleur de peau »

affaire bikini reins instrumentalisation islamophobie racisme sos extreme droite

C’est un fait divers dont la notoriété n’aurait pas dû dépasser les limites du parc Léo-Lagrange de Reims. Une altercation entre filles devenue fin juillet l’illustration parfaite des dangers supposés de l’Islam. Le prétexte pour une instrumentalisation politique aux relents islamophobes. 

Le fait divers est récupéré par une partie de la droite et de l’extrême droite. SOS Racisme organise une manifestation de soutien en maillot de bain au parc Léo-Lagrange.

Pourtant, devant les enquêteurs, les jeunes filles, victime comme agresseuses présumées répèteront la même chose: il n’y avait pas de motif religieux et moral. Trois mois plus tard, trois d’entre elles comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Reims. Interview de Hosni Maati, avocat d’Hadoune, la jeune fille qui a prononcé la phrase à l’origine de la bagarre.

Laisser sous-entendre que la toile de fond est religieuse et qu’on avait assisté à un choc des civilisations au parc Léo-Lagrange, c’est un délire complet. C’est symptomatique d’un certain état d’esprit aujourd’hui en France.

C’est une jeune adulte qui se rend compte qu’on l’a fait passer pour une intégriste islamiste à cause de sa couleur de peau. C’est un raccourci intellectuel et un délit de faciès: comme elle a sa couleur de peau, elle est musulmane et donc intégriste.

Hadoune a fait l’objet d’attaques très dures sur les réseaux sociaux et a dû déposer un certain nombre de plaintes contre des personnes qui menaçaient de s’en prendre à elle physiquement. La fachosphère s’en est donnée à coeur joie.

L’Express

Maxime Chaussat candidat FN condamné pour incitation à la haine raciale

Maxime Chaussat fn Ain condamne incitation haine raciale tag kebab election candidat

Candidat Front National, lors des dernières élections cantonales , Maxime Chaussat a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon pour dégradation et incitation à la haine raciale.

Maxime Chaussat fait partie de la jeune garde du Front national. À 28 ans, il vient d’être nommé responsable départemental du FN dans l’Ain.

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit des 25 et 26 février dernier. Au petit matin, une vaste croix celtique encadrée d’un «islam dehors» sur un restaurant kebab ou sur un bâtiment du marché local. D’autres faits étaient relevés. A l’issue d’une enquête de la gendarmerie, quatre individus étaient, grâce à des témoignages, mis en cause, dont trois reconnaissaient les faits en garde à vue. Les perquisitions diligentées permettaient d’identifier des éléments matériels.

A l’audience, changement de ton. L’ensemble des prévenus niaient les faits qui leur étaient reprochés. Trois des quatre mis en cause ont été relaxés hier par le tribunal correctionnel de Lyon

Maxime Chaussat est, lui, reconnu coupable et condamné à payer 2 000 euros d’amende, à verser des dommages et intérêts à la commune et au conseil régional du culte musulman constitué partie civile.

Le Progrès