Le militant d’extrême droite qui declarait être entré en guerre contre « les bougnoules », arrêté et condamné à du sursis

Les investigations lancées par les autorités françaises, après avoir été saisies par des associations algériennes, ont rapidement abouti. L’auteur d’une vidéo diffusée sur le Web et se réclamant d’une nouvelle OAS a été identifié, arrêté et condamné, a assuré à TSA un plaignant.

Il s’agit d’un homme résident en région parisienne. Placé en garde à vue, il a été jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison avec sursis.

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Pour autant, l’auteur des menaces n’en a pas fini avec la justice. La plainte déposée contre lui auprès du procureur de la République de Nîmes sera maintenue.

Elle  vise les chefs d’inculpation d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un ou de plusieurs crimes, atteinte aux personnes de confession musulmane et apologie publique d’un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de télécommunication en ligne ».

TSA

Tentatives de meurtre, ratonnades, vols… 18 membres d’un gang d’extrême droite devant la justice

18 prévenus âgés de 22 à 53 ans, membres ou sympathisants du groupuscule néonazi WWK (« White Wolves Klan », « le clan des Loups Blancs » en français), parmi lesquels le sulfureux Serge Ayoub, comparaissent à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel d’Amiens (Somme). Ils devront s’expliquer de nombreux faits de violences avec arme, de dégradations de biens et de vols aggravés, soit 35 infractions commises entre 2012 et 2014.

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Selon l’enquête, « ces faits visaient des groupuscules rivaux, des personnes d’origine étrangère et des personnes qui ne respectaient pas les règles du clan ». Un seul des prévenus comparaîtra libre, 16 autres ayant été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le chef du clan, Jérémy Mourain, est en détention provisoire depuis mars 2015.

Plusieurs prévenus sont d’anciens partisans du mouvement d’extrême droite « Troisième voie », dissous en 2013 après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric à Paris. Fondé en 2010, ce groupuscule avait à sa tête le sulfureux Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), dont était membre Jérémy Mourain.

Ouest France

Allemagne : un militant d’extrême droite tire sur la foule dans un centre commercial

Un membre du mouvement de citoyens du Reich de 45 ans a tiré sur plusieurs personnes samedi dans un centre commercial de Trèves en Allemagne

Samedi soir à Trèves, un homme âgé de 45 ans a tiré sur plusieurs personnes dans le centre commercial Alleecenter. Selon les informations du Volksfreund, au moment où la police a tenté de l’interpeller, il a pris la fuite avant d’être définitivement arrêté. Au moment de la garde à vue, cet individu s’est réclamé du mouvement de citoyens du Reich, reconnu comme un groupe sectaire d’extrême droite en Allemagne.

Selon les premiers éléments de l’enquête policière, le suspect est arrivé sur les lieux du drame vers 20 heures avec une connaissance. Il s’est ensuite rendu dans le centre commercial avant de voler plusieurs articles. Une dispute a alors éclaté avec l’une de ses connaissances et il a pointe son arme à air comprimé en direction de celui qui l’accompagnait. Les balles en plastique n’ont tué personnes, mais elles ont causé des blessures sérieuses.

Plusieurs autres personnes ont tenté d’arrêter le forcené sans y parvenir réellement. Elles ont également reçu des coups au niveau du visage. Arrêté, l’individu n’a cessé d’insulter les policiers qui ont ouvert une enquête pour des faits assez graves: vol avec armes, voies de fait graves et multiples, menace, et insulte sur des agents des forces de l’ordre.

L’Essentiel

Radicalisés ou fragiles ? Océanerosemarie revient sur deux attentats

L’un a ouvert le feu, à Grasse, sur ses camarades de classe : trois blessés. Il suivait des chaînes de youtubeurs d’extrême-droite ? Il dessinait des croix gammées sur ses cahiers ?

C’est pourtant , pour les medias, un « jeune homme fragile ». L’autre a été tué à Orly, après avoir tenté de voler une arme à des militaires. Verdict médiatique : »radicalisé ». Pas question, ici, de « fragilité ». Océanerosemarie compare les deux profils.

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Le terrorisme d’extrême-droite, l’autre menace qui plane sur l’Europe

Julian King, le commissaire européen à la sécurité, s’inquiète de la « menace croissante » de violences d’extrême droite  après les attentats djihadistes.

Julian King, le commissaire britannique, chargé de la sécurité, a participé à un événement de commémoration des attentats qui ont secoué Bruxelles le 22 mars 2016. Le commissaire a pris soin de faire remarquer que tous les attentats nationalistes n’étaient pas le résultat de la violence islamiste, mais a souligné qu’aujourd’hui aucun pays européen n’était à l’abri d’un attentat de l’extrême droite.

Le Britannique a notamment cité le massacre perpétré par Anders Breivik en Norvège en 2011, l’assassinat de la députée britannique Jo Cox durant la campagne précédant le référendum et les attaques visant les centres d’accueil des demandeurs d’asile en Suède et ailleurs en Europe pour souligner ce qu’il qualifie de menace « moins médiatisée ».

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Un militant d’extrême droite déclare être « entré dans la clandestinité » pour une « lutte armée » contre les « bougnoules »

 

Description de l’organisation OAS dont se revendique ce militant.

L’Organisation armée secrète, ou Organisation de l’armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.

Wikipédia

Oskar Freysinger, figure de l’extrême droite suisse, subit un revers électoral historique

C’est un véritable séisme politique qu’a vécu le canton du Valais dimanche 19 mars. Figure de proue de la droite nationaliste en Suisse romande et vice-président de l’UDC suisse, Oskar Freysinger a été délogé de l’exécutif cantonal après une législature seulement.

Candidat le mieux élu il y a quatre ans, le trublion à la queue de cheval a dû se contenter de la sixième place, synonyme de non-réélection. Les électeurs lui ont préféré un novice en politique, le libéral-radical (centre-droit) Frédéric Favre, 38 ans. Une défaite historique, puisque cela faisait 80 ans qu’un candidat sortant n’avait pas été réélu dans le canton du Valais.

SwissInfo

« Allez brûler en enfer »: la justice relaxe des militants d’extrême droite pour une banderole homophobe

La justice, en appel, n’a pas considéré jeudi que la banderole déployée par plusieurs militants de Lorraine Nationaliste, un groupuscule d’extrême droite, fût une menace de mort ou un appel au meurtre visant les homosexuels. La cour d’appel de Nancy a relaxé deux militants de ce groupe qui ont été condamné en première instance à de la prison avec sursis. Ils avaient fait appel.

En 2014, à l’issue de la marche des fiertés, une banderole avait été déployée par plusieurs militants d’extrême droite sur le toit du parking du centre commercial Saint-Sébastien. «Allez brûler en enfer» note la banderole qui s’adresse ouvertement aux homosexuels qui sont alors rassemblés Place Charles III.

L’association Equinoxe Centre LGBT Sud Lorraine avait déposé une plainte et obtenu la condamnation des deux militants d’extrême droite de 22 et 25 ans respectivement contraints à 6 et 8 mois de prison avec sursis mais aussi un stage de citoyenneté.

LorActu

Allemagne : 4 militants d’extrême droite condamnés pour des projets d’attentats islamophobes

L’organisation Oldschool Society avait planifié en 2015 des attentats contre des personnalités salafistes, des mosquées et des foyers pour demandeurs d’asile.

La justice allemande a condamné mercredi 15 mars à des peines de trois à cinq ans de prison trois hommes et une femme néonazis qui voulaient perpétrer en 2015 une attaque d’un foyer pour demandeurs d’asile.

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Le parquet fédéral, seul compétent pour les affaires de terrorisme, avait réclamé quatre ans et demi à sept ans de prison, qualifiant les projets des accusés de « très concrets » et susceptibles de « tuer ». La défense avait de son côté plaidé l’acquittement.

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Deux des accusés s’étaient rendus en République tchèque quelque temps auparavant pour y acheter de grandes quantités de feux d’artifice interdits en Allemagne. Ils avaient prévu d’ajouter des clous à leur engin explosif pour multiplier les dégâts. Mais ils avaient été repérés grâce à l’interception de communications téléphoniques et de messages sur Internet.

Le Monde

Un militant LGBT tabassé et violé par 2 hommes dont un skinhead

Zak Ostmane dit avoir été drogué, tabassé, volé et violé par deux hommes. Ces derniers ont été mis en examen et écroués.

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Marseille pour la séquestration et le viol d’un militant LGBT algérien réfugié en France, a-t-on appris samedi 12 mars auprès du parquet. La victime, Zak Ostmane, 37 ans, a vécu près de 48 heures de calvaire. Vendredi soir, il se rend au bar Le Polikarpov, dans le centre de Marseille, pour boire quelques bières.

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Les deux hommes l’emmènent alors dans une chambre d’hôtel. Il raconte encore à « La Provence » :

« Rapidement, l’Américain est sorti, l’Anglais m’a proposé une bière, et il m’a frappé direct. J’ai visiblement eu un moment d’inconscience totale parce que quand je me suis réveillé, il était en train de me sodomiser. »  

Zak Ostmane explique qu’au retour de l’Américain, les deux hommes lui réclament sa carte bleue. Revenus bredouillent après que le jeune homme a donné un faux code, les deux militaires s’en prennent à lui :

« L’Anglais, qui prenait régulièrement de la coke et du whisky, m’a roué de coups de poing et de pied. Il a fini par déchirer les draps de l’un des lits et s’en est servi pour m’attacher, aux poignets et aux chevilles, à une chaise. Là, ils se sont servis de moi comme d’un punching-ball.

L’Américain s’est revendiqué skinhead, il a pété un câble, s’est mis à parler de Trump, du fait qu’en France on se moque de lui, il a évoqué les Arabes et les noirs en France… Il m’a soulevé, avec la chaise, et m’a projeté contre un mur. J’ai hurlé mais il s’est jeté sur moi et m’a placé un couteau sous la gorge en me disant que si je ne me taisais pas, il me tuerait. Ils ont mis la musique super fort et m’ont demandé de nettoyer le sang qu’il y avait sur le sol et les murs. »

L’OBS

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral condamné à trois mois de prison ferme

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné, mardi 14 mars, à trois mois de prison ferme pour contestation de crime contre l’humanité et injure raciale, pour avoir publié sur son site internet un dessin jugé négationniste. Selon l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), l’une des associations parties civiles, c’est la première fois qu’Alain Soral est condamné à une peine de prison ferme.

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En avril 2016, après les attentats de Bruxelles, le site Egalité et Réconciliation avait publié un dessin représentant une une titrée « Chutzpah Hebdo » (allusion à Charlie Hebdo), avec le visage de Charlie Chaplin devant l’étoile de David et, dans une bulle, « Shoah où t’es ? ».

France Info

Mort de Clément Méric : quatre skinheads renvoyés aux assises

Une juge d’instruction a ordonné le renvoi devant la cour d’assises de quatre skinheads impliqués dans la rixe qui avait coûté la vie à un militant antifasciste, Clément Méric, en 2013 à Paris, sans retenir l’intention de tuer.

Deux des mis en examen, le Picard Esteban Morillo, 24 ans, et Samuel Dufour, 23 ans, sont plus directement visés. La magistrate a ordonné qu’ils soient jugés pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion et avec usage ou menace d’une arme, des circonstances aggravantes, a précisé la source.

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La mort de Clément Méric, 18 ans, devenu un symbole pour les « antifas » (antifascistes), avait causé une vive émotion et conduit le gouvernement à dissoudre le groupuscule Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, avait évoqué un « assassinat », sur fond de craintes de résurgence des violences d’extrême droite.

Ouest France

2 militants d’extrême droite condamnés pour avoir violé une fillette en se faisant passer pour des arabes

Il voulait montrer « que les étrangers sont des gens qui font du mal. » Tout en violant une fillette de 12 ans, l’homme tatoué de croix gammées se donnait un prénom maghrébin.

En octobre 2004, Frédéric Goeller et son frère Fabrice enlèvent une collégienne de 12 ans à la sortie de son collège de Vire dans le Calvados, l’emmènent dans un bois et la violent, tout en se donnant des prénoms d’Afrique du nord pour essayer de lui faire croire qu’ils sont maghrébins.

Frédéric, aujourd’hui âgé de 47 ans, des croix gammées tatouées sur le corps, vient d’être condamné à 15 ans de prison pour viol et atteinte sexuelle sur mineur par le tribunal de Caen. Son frère, âgé de 36 ans, écope de six ans de prison pour complicité de viol et d’agression sexuelle. Les deux hommes encouraient 20 ans de prison.

L’Express

Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français.

Ouest France

2 militants d’extrême droite jugés pour le viol d’une fillette qu’ils avaient maquillé en crime anti-Français

Dossier sordide examiné aux assises du Calvados les jeudi 9 et vendredi 10 mars 2017, à Caen. Deux jours de procès durant lesquels deux frères, 47 ans et 36 ans, seront jugés : l’aîné est accusé d’enlèvement, séquestration, viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans ; le cadet de complicité.

L’affaire remonte au 19 octobre 2004, dans la région de Vire. Ce jour-là, inquiets de ne pas voir leur fille de 12 ans rentrer du collège, ses parents donnent l’alerte. Elle est retrouvée vers minuit. Elle explique qu’elle « a fugué, puis été enlevée », indique une source proche du dossier. Puis la fillette confie avoir été « violée » dans un bois de la région.

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Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français. Ils auraient fait en sorte de se faire passer pour des Maghrébins, selon la victime accusatrice. Une version confirmée par le frère aîné le 4 mars 2015, alors qu’il était jugé avec son cadet, pour la tentative de braquage.

Ouest France