Le syndicat policier Alliance dénonce les « propos menaçants » de Marine Le Pen visant des fonctionnaires

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Le premier syndicat de gardiens de la paix, Alliance, a dénoncé lundi “la gravité” des “propos menaçants” prononcés par Marine Le Pen dimanche envers les fonctionnaires. Le syndicat dit aussi se montrer solidaire des policiers qui enquêtent sur l’affaire des assistants parlementaires et dont les convocations sont snobées par Marine Le Pen.

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Les policiers œuvrent pour le sens commun et non pour des intérêts particuliers de quelconques officines”, a ajouté le syndicat. Celui-ci apporte “son soutien à l’ensemble des policiers de l’Oclciff”, l’Office anticorruption de la police judiciaire qui enquête sur l’affaire des assistants d’eurodéputés du mouvement de Marine Le Pen.

Dimanche au cours d’un meeting à Nantes, la candidate du Front national, dont le camp est visé par des enquêtes judiciaires, avait demandé aux fonctionnaires “à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser un pouvoir d’État pour surveiller les opposants, pour organiser à leur encontre des coups tordus ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives”.

Et d’ajouter: “Dans quelques semaines, ce pouvoir politique qui n’a plus rien à perdre ou de compte à rendre aura été balayé par l’élection”, et “ces fonctionnaires devront assumer le poids de ces méthodes illégales”.

Enzo Traverso « L’extrême droite reprend les codes de l’antisémitisme des années 1930 »

Dans les Nouveaux Visages du fascisme (1), l’historien analyse les mutations des mouvements d’extrême droite européens issus « de la matrice fasciste ». Selon lui, la gauche doit « redonner des perspectives politiques » pour occuper « l’immense vide » entre le « post-fascisme », qui met au ban des musulmans, et le djihadisme.

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L’islamophobie a remplacé l’antisémitisme comme préoccupation majeure de l’extrême droite, française notamment, même si l’antisémitisme militant n’a pas disparu.

Enzo Traverso De même que les juifs apparaissaient comme une minorité pourrissant la France de l’intérieur, infiltrant l’État, les cercles de pouvoir, les musulmans de France sont présentés comme un corps étranger à la nation qui est en train de la gangrener : l’ennemi intérieur.

C’est de cette façon qu’on présentait le juif dans les années 1930, travaillant de concert avec le bolchevique assaillant extérieur. Aujourd’hui le musulman agit à l’intérieur, disent-ils, et les États islamiques, les puissances d’argent étrangères comme le Qatar veulent s’accaparer la France avec de l’argent. Des années 1930 à aujourd’hui, il faut que l’extrême droite caractérise une menace pour s’y opposer.

L’Humanité

Jean-Marie Le Pen condamné pour provocation à la haine envers les Roms

Le président d’honneur du Front national Jean-Marie Le Pen, poursuivi pour avoir qualifié la présence de Roms d' »urticante » et d' »odorante » en 2013, a vu sa condamnation à 5 000 euros d’amende confirmée ce lundi en appel.

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La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos tenus à Nice lors d’une conférence de presse.

« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.

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Jean-Marie Le Pen a été condamné à au moins huit reprises depuis le début des années 1990 pour des propos racistes ou négationnistes. Il a encore été mis en examen, le 11 février, pour provocation à la haine pour s’en être pris à Patrick Bruel. En juin 2014, dans une vidéo sur le site du FN, à l’évocation du nom de l’artiste d’origine juive, il avait déclaré : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ! ».

Ouest France

Un ex-conseiller de Marine Le Pen dénonce « un système de corruption généralisé » au FN

Gaël Nofri était conseiller de Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle de 2012. Il est désormais conseiller municipal LR à Nice.

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C’est un témoignage accablant. Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle de 2012, a dénoncé ce dimanche « un système de corruption généralisé au FN » au sujet du financement des campagnes de 2012.

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« En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m’a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit : il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen. Je refuse », raconte celui qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le sud-est en 2014. « En mai 2012, mon contrat s’arrête. Je vais pour m’inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n’ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen », poursuit-il.

« C’est là qu’on me dit que Nicolas Crochet », expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, « allait m’envoyer un contrat pour me régulariser. J’attends, je gueule tout l’été », continue Gaël Nofri. « En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n’est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d’expertise comptable. J’assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage », confirme-t-il à l’AFP, alors qu’il dit n’avoir « jamais mis les pieds » dans ce cabinet.

« J’interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. À partir de ce moment-là, je suis en rupture totale » avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur « apporter des éléments ».

Le Point

Financement de campagne : Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, mis en examen

Il s’agit de la première mise en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015.

France's Front National (FN) far-right party's President and presidential candidate for the 2017 election Marine Le Pen speaks to a journalist at the Fermap manufacturing factory in Forbach, eastern France, on January 18, 2017.  / AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG

Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti, en 2011, toutes les campagnes électorales du Front national ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Au total, douze mises en examen ont été prononcées auxquelles s’est ajoutée récemment une treizième : celle de Frédéric Chatillon, comme le révèle Le Monde dans son enquête sur le système de financement opaque du parti d’extrême droite.

Ancien membre du GUD (Groupe union défense, mouvement étudiant d’extrême droite), ce proche de Marine Le Pen et homme-clé du dispositif financier a été mis en examen, le 15 février, pour abus de biens sociaux, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 9 novembre 2016 par le parquet de Paris pour « escroqueries » et « abus de biens sociaux » lors des élections de 2014 (municipales, européennes et sénatoriales) et de 2015 (départementales).

Le Monde

Qui est Frédéric Chatillon, l’homme de l’ombre du Front National

Le FN est le parti politique “le plus poursuivi” de France

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Visé par une enquête sur les emplois fictifs de ses attachés parlementaires, le Front National est aujourd’hui le parti politique le plus poursuivi de France. Dans son édition d’hier, le Canard Enchaîné récapitulait les différentes affaires judiciaires qui visent le FN.

Les Inrocks

Emplois fictifs : Marine Le Pen a refuse d’être entendue par la police judiciaire

Leader of the french far-right Front National (FN) party Marine Le Pen holds a press conference on March 9, 2015 in Metz, eastern France, ahead of the March 22 and 29, 2015 regional elections. AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Convoquée mercredi, la présidente du Front national a indiqué qu’elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives, en juin.

Une nouvelle fois, Marine Le Pen a décidé de défier les autorités judiciaires. Alors que l’enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen a connu une nette accélération cette semaine avec la mise en examen de sa chef de cabinet, Catherine Griset, pour recel d’abus de confiance, la candidate du FN à la présidentielle a refusé d’être entendue par la police, qui souhaitait l’interroger dans le cadre d’une audition libre.

Le Monde

Emplois fictifs : perquisition au siège du FN, le garde du corps de Marine Le Pen interrogé

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Après la perquisition du siège du Front national lundi, la débâcle judiciaire de Marine Le Pen se poursuit. Ce mercredi, c’est son garde du corps,  Thierry Légier, et sa directrice de cabinet Catherine Grisetqui, qui ont été entendus par la police judiciaire dans l’enquête sur les assistants parlementaires du FN au Parlement européen.

Le parquet a ouvert le 15 décembre une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé dans l’enquête sur ces soupçons de fraude relative à l’emploi par le FN d’assistants parlementaires. Marcel Ceccaldi, l’un des avocats de Marine Le Pen dénonce une « instrumentalisation politique de la justice dans cette affaire ».

Challenges

Sur France 2, « L’Émission politique » sert la soupe à Marine Le Pen

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Que Marine Le Pen, comme toute candidate ou candidat, cherche à imposer dans l’espace médiatique les thèmes qu’elle privilégie et les solutions qu’elle préconise n’a rien de surprenant : telle est la dure loi de la propagande électorale. En revanche, que des journalistes, quand ils sont réputés sans parti pris, devancent les souhaits des candidats et se mettent au service de cette propagande, cela mérite qu’on s’y arrête.

Servir la soupe : c’est en effet ce que Michel Field (en sa qualité de directeur de l’information), Alix Bouilhaguet (en sa qualité de rédactrice en chef de l’émission), David Pujadas et Léa Salamé (en leurs qualités de concepteurs et de présentateurs) ont brillamment préparé, puis accompli, durant de longues séquences de « L’Émission politique » du 9 février 2017, avec Marine Le Pen. Sans que celle-ci ait à faire le moindre effort en ce sens, il leur aura suffi pour cela de privilégier les questions (voire les réponses) que la candidate considère comme prioritaires et qui résument largement sa vision du monde : les questions liées à la présence en France de personnes nées ailleurs dans le monde et/ou de confession musulmane.

L’émission était découpée en huit séquences, introduites à grand renfort d’effets de caméra et de « jingle » d’ambiance, vraisemblablement gages, aux yeux des organisateurs de l’émission, d’un traitement rythmé et moderne de la politique, d’un spectacle efficace propre à susciter un véritable intérêt des téléspectateurs – et éventuellement d’un score d’audimat satisfaisant.

Dès la première séquence, consacrée aux « questions d’actualité », le ton est donné. Marine Le Pen est longuement interrogée, pendant plus de 11 minutes sur 25, sur l’accès aux soins des personnes non françaises, l’émigration clandestine ou légale et le « Muslim ban » de Donald Trump [1].

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Il y a 22 ans, Ibrahim Ali était abattu par des militants FN d’une balle dans le dos

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Rendez-vous est donné mardi 21 février à 12h30, avenue des Aygalades, dans le 15e arrondissement de Marseille. Comme chaque année, proches, amis ou simples citoyens se rassembleront en mémoire Ibrahim Ali Abdallah. « Même 22 ans après, on n’oublie pas« , martèle le chanteur Soprano dans une vidéo postée sur la page Facebook de l’événement.

Ibrahim Ali Abdallah est mort, tué d’une balle dans le dos dans cette même avenue des Aygalades, le 21 février 1995. Ibrahim avait 17 ans, préparait un CAP menuiserie. Cet amateur de hip-hop, qui était également membre du collectif B-Vice,  est de sortie ce 21 février 1995 : il répéte avec ses amis pour un concert en faveur de Solidarité enfants Sida. Il se fait tard, le bus doit passer. La bande se met à courir pour ne pas manquer la correspondance. Ils croisent le chemin de trois colleurs d’affiches du Front national: Robert Lagier, 63 ans, Mario d’Ambrosio, 41 ans, et Pierre Giglio, 33 ans.

France TV

https://twitter.com/gblardone/status/833579176317874176

Le cadre FN, Frédéric Boccaletti, déjà condamné pour « violence en réunion avec armes », derrière la manif anti Macron

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De Mégret à Le Pen

C’est effectivement très jeune, en 1994, l’année de ses 21 ans, qu’il assume ses premières responsabilités comme secrétaire adjoint du Front national de la Jeunesse. Mais 5 ans plus tard, il passe à l’ennemi, chez Bruno Mégret. C’est d’ailleurs en collant des affiches pour le MNR à Six-Fours qu’il se retrouve dans la rubrique des faits divers en 2000.

Condamné à un an de prison dont six mois ferme pour « violence en réunion avec armes ». En l’occurrence, il s’agissait bien de son pistolet, mais c’est un autre, un jeune 19 ans, qui tire «un coup de feu en l’air» lors d’une altercation nocturne avec des jeunes. Il lui faudra 9 ans pour faire oublier ses égarements mégrétistes et judiciaires et pour pouvoir revenir tel l’enfant prodigue auprès du père. Le président du Front national l’accepte alors dans son équipe de campagne. C’est un nouveau départ.

France 3


Benjamin Griveaux, le porte-parole du mouvement En Marche!, a accusé le FN sur Twitter d’essayer « d’empêcher le meeting » de M. Macron, déplorant que des responsables FN nationaux comme Florian Philippot ou David Rachline soient « très silencieux ».

HuffingtonPost


Mais comme le souligne la journaliste du Point Charlotte Chaffanjon, il y avait bien des élus FN du Var et des militants frontistes devant les entrées du Zenith. Un appel à manifester a d’ailleurs bien été lancé par le FN local.

L’Express

Le maire FN Fabien Engelmann mis en examen pour détournement de fonds publics

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Le maire d’Hayange a été placé en garde à vue cette semaine par les hommes du SRPJ de Nancy qui croulent sous les dénonciations et les plaintes déposées à l’encontre de l’élu du Front national. Cette fois, il s’agit d’une histoire de marché public et de l’achat de plusieurs photocopieurs pour les écoles de la commune. Un marché à plusieurs dizaines de milliers d’euros quand même.

Républicain Lorrain

M. Engelemann qui a gardé le silence face aux policiers et à la juge d’instruction est soupçonné de ne pas avoir respecté le code des marchés publics pour le remplacement des… photocopieurs utilisés par la municipalité FN.

La mairie a changé ses photocopieurs en 2015 et en acheté des dizaines pour ses écoles maternelles et élémentaires pour des contrats de « plusieurs dizaines de milliers d’euros » d’après un enquêteur. La justice soupçonne qu’un intermédiaire du Front National ait empoché une partie des sommes de ces contrats.

LorActu

Marine Le Pen reconnaît avoir salarié fictivement un assistant parlementaire

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Marine Le Pen a reconnu devant les enquêteurs de l’Olaf, organisme anti-fraude de l’UE, avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire pour « régulariser des salaires et charges » non réglés, selon un rapport de l’Olaf dévoilé ce jeudi 16 par Mediapart et Marianne.

La candidate FN à la présidentielle et eurodéputée « a reconnu d’une part que les bulletins de salaire établis sur la période d’octobre à décembre 2011 pour un montant de 41.554 euros n’ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d’autre part elle n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », indique ce rapport transmis en juillet au président du Parlement européen, qui évalue le préjudice financier de l’UE à 340.000 euros.

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Toujours selon ces extraits, « Mme Le Pen a fait employer par le Parlement européen Mme Catherine Griset sur un poste d’assistante parlementaire accréditée à Bruxelles alors qu’elle était son assistante personnelle au siège de son parti en France depuis décembre 2010« .

Un assistant parlementaire accrédité doit être employé « sur l’un des trois lieux de travail » (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg) du Parlement européen, et est « tenu de résider » à proximité.

France Soir