Quand François Hollande fait l’éloge de… Marine Le Pen

En professionnel de la politique, le chef de l’État « admire » le travail effectué par la présidente du Front national à la tête de son parti. Et s’en effraie.

5903983lpw-5904101-article-horizontal-jpg_3858085_660x281

En parcourant Un président ne devrait pas dire ça… (Stock), la chronique quinquennale des états d’âme de François Hollande, on n’est pas surpris par les éloges de ce dernier sur Ségolène Royal, mère de ses enfants et actuelle ministre de l’Environnement, sur Jean-Marc Ayrault, ex-soldat fidèle et dévoué, ou encore Manuel Valls, jugé énergique et bon communicant. En revanche, on ne s’attendait pas à y découvrir un président admiratif du travail effectué par l’un de ses adversaires les plus pugnaces, Marine Le Pen.

« La force d’un parti uni »

Selon les auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme, un rendez-vous avec la présidente du FN l’aurait particulièrement marqué. Soucieux d’associer toutes les formations politiques à la réforme des régions concoctée par l’exécutif, le président la reçoit le 16 mai 2014. Hollande a été « saisi », ce vendredi de mai, « sincèrement étonné par le travail fourni par le Front national, très argumenté, bien charpenté », racontent les auteurs. « Et puis c’est le pack d’une équipe de rugby qui se présente face à lui, groupé, pénétrant. Il ressent la force d’un parti uni », ajoutent-ils. Une dynamique qui tranche avec les autres formations politiques, et notamment l’UDI, « venus à sept ou huit », avec « autant de positions que de participants », remarque Hollande.

Évidemment, le président est à des années-lumière des idées de Marine Le Pen. Mais, lorsque elle lui lit son texte très critique contre la réforme, il juge son discours « très efficace » : « La seule qui est venue avec un texte articulé, avec une logique, qui peut s’entendre, qui est de dire : En fait, vous faites cette réforme parce que l’Europe vous demande de la faire, c’est Marine Le Pen..» « Si ce discours avait été prononcé à l’extérieur, il aurait été très efficace. Les autres étaient dans le calcul politicien… » explique-t-il encore aux journalistes du Monde.

« La cohérence de l’argumentation »

Pour Davet et Lhomme, « cet épisode résume assez bien ce qu’inspire à Hollande la patronne du FN » : le président aurait d’autant plus peur de Marine Le Pen qu’il reconnaît ses qualités. Hollande ressentirait « une extrême inquiétude face à la démagogie des arguments avancés, et surtout au potentiel explosif des propositions d’un mouvement populiste ». Mais aussi « une forme d’admiration devant la faconde politique, l’organisation huilée, la cohérence de l’argumentation… Un respect très professionnel face à la puissance de la machine FN, miroir de son incapacité à l’enrayer ».

 

Le Point

«MLP reste profondément d’extrême droite», «Le Monde» explique pourquoi il ne publiera pas de tribunes du FN

65dcf38ce0fdb3bb244bf6d940981

C’est par un éditorial que Jérôme Fenoglio, directeur du journal « Le Monde« , explique en détails la décision de sa rédaction de ne pas publier de tribunes de Marine Le Pen ou d’autres dirigeants du Front national. Après avoir décortiqué point par point la stratégie de « banalisation » enclenchée en 2011 par la présidente du parti frontiste, le quotidien veut prendre la responsable politique « à ses propres mots, pour mettre en lumière ses non-dits« , en démarrant dès aujourd’hui par une analyse de son discours prononcé aux Estivales de Fréjus en septembre.

Couvrir le FN avec « la même rigueur que les autres partis politiques »

« Cet exercice de décryptage et de mise en perspective, que nous réitérerons aussi souvent que nécessaire, démontre qu’il serait, plus que jamais, dangereux de se laisser duper par cet air du temps qui veut faire croire que la présidente frontiste, au verbe policé, aux thèses apaisées, serait devenue fréquentable« , explique Jérôme Fenoglio dans son édito, pour qui « le marinisme reste profondément imprégné de la pensée d’extrême droite qui inspirait Jean-Marie Le Pen. »

Maintenant son principe de ne publier aucune tribune de Marine Le Pen ou d’un hiérarque du Front national dans ses colonnes, le journal ne veut pas pour autant « minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste« . Il assure couvrir le Front national « avec la même rigueur, les mêmes règles, la même exigence que les autres partis politiques« , en passant par « l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait. »

« Prendre Marine Le Pen à ses propres mots, c’est l’engagement de la rédaction »

Dans la suite de son article, Jérôme Fenoglio souligne que « cette volonté de ne pas accorder à la direction du parti ce qu’elle espère ne doit pas, non plus, exonérer (la rédaction) de remplir une mission cruciale en ces temps de trouble dans notre démocratie« . Il termine ainsi son éditorial : « Prendre Marine Le Pen à ses propres mots n’a de sens que si l’on décrit inlassablement ce qui, aujourd’hui, la rend audible. C’est l’engagement que prend la rédaction du Monde à l’orée de ces mois de campagne électorale. »

Ozap  et Le Monde

Policiers en colère: un mouvement infiltré par l’extrême droite? #ManifPolice

Depuis le début de la semaine, des centaines de policiers défilent la nuit dans différentes villes de France. A Paris, ils affirment être un mouvement « sans tête » et apolitique, mais la tentative de récupération de l’extrême droite plane.

11010467

Depuis lundi 17 octobre, des centaines de policiers en colère se réunissent chaque soir dans les rues de Paris, mais aussi à Lyon, Marseille ou encore Toulouse et Montpellier. Un « ras-le-bol » face au manque de moyens, d’effectifs et de sécurité, deux semaines après l’agression de quatre agents au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essone).

Rarissime, ce mouvement pose aussi de nombreuses questions: qui le dirige? qui en est à l’origine? Difficile de savoir, puisque les manifestants, qui défilent cagoulés, tentent de préserver leur anonymat. Ils n’ont d’ailleurs pas déclaré la manifestation de lundi à la préfecture de police de Paris, un « oubli » normalement puni de 7500 euros d’amende et de six mois d’emprisonnement. Et pour cause, le droit de manifester des policiers, s’il n’est pas explicitement interdit par leur code de la déontologie quand ils sont hors service et en civil, n’est pas non plus évident, comme l’explique Le Monde.

Un mouvement « manipulé » par le FN?

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis voit dans ces manifestations « la patte du FN ». Et le secrétaire général d’Alliance police, Jean-Claude Delage, a affirmé sur France Info vendredi, qu’il y a « des manipulateurs » qui oeuvrent en coulisses.

Selon un journaliste militant, un manifestant parisien n’aurait pas hésité à proférer des menaces de mort à son encontre. Les images montrant des membres du cortège arborant chaînes, bagues de combat, bombers et « foulard tête de mort », apparats dont s’affublent traditionnellement les groupes identitaires, ne plaident pas forcément en leur faveur.

Le mouvement a-t-il pour autant été récupéré par les mouvements d’extrême-droite? Pas selon « un brigadier d’origine maghrébine » interrogé par Le Pointpour qui « C’est une aberration que Schwartz s’autoproclame porte-parole, les collègues ne sont pas d’extrême-droite ». Interrogé par L’Express, Rémy Buisine, un reporter qui a couvert les manifestations de Paris sur Periscope et Twitter, estime lui aussi qu’il est « difficile de tirer des conclusions ».

« Sans tête et apolitique »

« Honnêtement, il serait très hasardeux d’affirmer que le mouvement est piloté par qui que soit. C’est vrai qu’il y a eu des slogans comme ‘Les racailles en prison!’, qui interrogent, mais peut-on en conclure quelque chose? Le principal slogan, c’était surtout de chanter la Marseillaise toutes les 10 minutes », explique Rémy Buisine.

« J’essaye, comme beaucoup de gens, de comprendre qui a impulsé le mouvement et s’ils ont une idée politique derrière la tête. C’est ambigu car aucun manifestant n’a voulu donner son nom, uniquement un numéro de matricule, regrette-t-il. Mais la grande majorité m’a affirmé être un mouvement ‘sans-tête’, apolitique et totalement détaché des syndicats. Ils réclament plus de moyens et plus de protection, la démission de Bernard Cazeneuve [le ministre de l’Intérieur], Jean-Marc Falcone [le patron des policiers] et de François Hollande. Surtout, ils réfutent tous à 100% les accusations de Cambadélis. »

Les syndicats tentent de reprendre la main

« J’ai discuté avec une personne qui se revendiquait ouvertement d’un groupe identitaire. Il n’était pas de la police, mais tenait à apporter son soutien, précise Rémy Buisine. Mais si l’on veut rester totalement factuel, il n’y avait aucun représentant officiel du Front national dans le cortège. Et si des politiques étaient venus, je pense qu’ils n’auraient pas été les bienvenus. C’est probablement pour ça qu’aucun ne s’y est hasardé. »

Mais un mouvement policier qui opère dans les limites de la légalité peut-il rester « sans-tête » indéfiniment, à la manière d’un Nuit Debout? Ce n’est pas l’avis des syndicats de la police qui, s’ils ont été dépassés par l’événement les premiers jours, tentent désormais de reprendre la main, notamment en ayant décroché une réunion la semaine prochaine avec François Hollande. Pas sûr que cela suffise à calmer la grogne des policiers.

L’Express

Une vingtaine d’élus frontistes démissionnent, il n’y plus de groupe FN à la Métropole Aix-Marseille

Une vingtaine d’élus Front national viennent de démissionner dans les Bouches-du-Rhône, notamment à Marseille où il n’y a désormais plus de groupe FN représenté à la métropole. 

2048x1536-fit_marseille-le-15-mai-2012-le-front-national-presente-les-personnes-qui-se-presentent-sous-leurs.jpg

Le Front national marseillais traverse une grave crise politique. Ces derniers jours, trois nouveaux élus ont décidé de lâcher le maire FN du 7e secteur de la ville, Stéphane Ravier. Conséquence : le FN ne peut plus siéger à la Métropole Aix-Marseille. En effet, il faut un minimum de 18 conseillers et aujourd’hui ils ne sont plus que 16. Pour la plupart, ces élus FN démissionnaires étaient des novices en politique que les cadres du parti sont allés chercher juste avant les municipales de 2014.

Europe 1

#ManifPolice : un faux policier proche du FN s’autoproclame leader du mouvement

Depuis une semaine, il est de tous les rassemblements de policiers à Paris, ou presque, il court les caméras et les micros. Problème : ce porte-parole autoproclamé n’est même pas policier. Et cet employé de la grande distribution est proche du Front national.

11010467.jpg

Il s’appelle Rodolphe et depuis une semaine, il s’affiche en première ligne à tous les rassemblements de policiers à Paris. Il est même à l’origine de certains appels à manifester. Son nom apparaît dans les textos qui circulent. Il court les micros et les caméras pour tenter de s’imposer comme leader, ou au moins comme porte-parole des manifestants. 

Pourtant, cet homme n’est pas du tout policier. Il ne l’a d’ailleurs jamais été. C’est ancien adjoint de sécurité a raté les concours en 2012 et depuis, il travaille dans la grande distribution et a créé une association de défense de la police.

Leader sans légitimité

Deuxième élément important : l’homme serait proche de l’extrême droite. Son nom apparaît sur la liste Front national dans le 18e arrondissement de Paris, lors des élections municipales de 2014. Lui jure qu’il s’agit d’un homonyme.

Contacté par nos soins, l’homme reconnaît qu’il n’est pas policier, affirme se sentir proche du mouvement mais annonce son intention de s’en désengager. C’est une demande qui lui a été faite : beaucoup de policiers, de bonne foi, découvrent en effet, effarés, que leur porte-parole autoproclamé n’est, en fait, même pas un de leurs collègues.

France Tv

Délation : Le FN publie sur Facebook les adresses d’appartement occupés par des réfugiés à Lourdes

La page Facebook du Front national des Hautes-Pyrénées a dénoncé l’accueil de 250 migrants à Lourdes qui sont « logés, nourris et soignés gratuitement ».

Le-FN-diffuse-publiquement-l-adresse-d-appartements-occupes-par-des-migrants-a-Lourdes.jpg

Le Front national a-t-il diffusé les adresses des appartements où logent des migrants à Lourdes ? C’est en tout cas l’information dévoilée par le site StreetPress et repérée par Le Lab. Sur la page Facebook du parti dans les Hautes-Pyrénées, on pouvait trouver un post dans lequel il était écrit en commentaire : « Les Pyrénées ne veulent pas des envahisseurs islamistes, on feta tout pour les virer ». Le post en lui-même est intitulé : « Scandaleux camouflage des autorités sur les 250 migrants-clandestins de Lourdes ».

« Un petit texte accompagne la publication, ainsi qu’un document, présenté comme une note interne de la police locale », explique StreetPress. « Qui sait qu’il y a aujourd’hui 250 ‘migrants’, logés, nourris et soignés gratuitement, et même payés aux frais du contribuable dans Lourdes ? (…) On ne peut qu’être révoltés devant cette injustice et cette préférence étrangère », peut-on lire. Depuis, le post a été supprimé de la page Facebook.

Olivier Monteil, conseiller régional FN, rétorque au site : « Quand on installe des immigrés chez nous, la population est en droit de le savoir (…) Ce sont des logements sociaux qui sont payés par nos impôts, qui sont normalement destinés à des travailleurs français dans la détresse et on les a réquisitionnés pour les donner à des migrants. C’est une injustice et une discrimination ». Selon StreetPress, « le FN a faux sur toute la ligne ». Ce ne sont pas 250 personnes qui sont logés à Lourdes mais 108 demandeurs d’asile, note La Dépêche du midi.

RTL

FN : défections en série autour du «dictateur nord-phocéen» Stéphane Ravier

Sept élus des 12e, 13e et 14e arrondissements de Marseille ont lâché le maire frontiste depuis son élection.

xvma19cfcf2-9608-11e6-9b52-8d6af026a828

Les mairies tenues par le FN sont présentées par le parti sont régulièrement présentées comme «les vitrines» de ses réussites politiques. Force est de constater que les polémiques s’enchaînent pourtant sur la gestion de ces communes. La dernière en date concerne les arrondissements marseillais tenus par le sénateur Stéphane Ravier: les défections d’élus frontistes se suivent sur fond d’accusations de «pratiques autocratiques». Une véritable hémorragie qui, selon La Provence, a fait perdre au FN son groupe à la communauté urbaine Marseille-Provence-métropole, obtenu de justesse juin dernier.

Ce mercredi, le quotidien régional révèle le départ d’Elisabeth Philippe, conseillère municipale dans les 11e et 12e arrondissements qui siégera désormais avec les non-inscrits. Cette défection vient s’ajouter à celles, officialisées ce mardi, d’Antoine Maggio, délégué à l’Urbanisme, et de sa mère Marie Mustachia, première adjointe aux Finances. «Il décide de tout et n’écoute plus personne. C’est le dictateur nord-phocéen. Si nous doutons aujourd’hui du Front, c’est à cause de lui et de l’inaction des instances nationales face à son comportement», accuse Antoine Maggio, cité par le site d’information régionale Marsactu. Les démissionnaires déplorent d’avoir été privés de leur autonomie d’action, tenus à l’écart des décisions, privés de parole dans les médias, ou encore d’avoir été réduits à des opérations de tractage.

Ces défection viennent s’ajouter aux départs déjà connus de l’adjoint aux Sports René Annibaldi, des conseillers municipaux Karim Herzallah, Paul-Louis Rabia et Karine Harouche. Un peu plus tôt, c’était le directeur de cabinet de Stéphane Ravier Alexis Mexis, ainsi que la directrice générale des services, Marie-Dominique Desportes, qui avaient déjà jeté l’éponge. À chaque fois, c’est une «gestion dictatoriale» qui est épinglée. Autant de dissidents qui pourraient désormais former un groupe non-inscrit dans l’opposition municipale, la limite minimale étant fixée à cinq inscrits.

Le Figaro

2017 : le FN cherche un prêt auprès de banques russes

La plupart des banques françaises refusent de prêter au parti, qui doit donc aller voir à l’étranger.

marine_le_pen_chut.jpg

Le Front national a demandé un emprunt de 27 millions d’euros à des banques russes, a déclaré Wallerand de Saint-Just (http://www.frontnational.com/membres/wallerand-de-saint-just/), trésorier national du Front national. « Le parti postule auprès de banques étrangères, et pourquoi pas des banques russes ? »
Le FN a des problèmes persistants de trésorerie, dûs au fait que les banques refusent de lui prêter de l’argent, alors que le FN bénéficie du remboursement de ses comptes de campagne dans la loi sur le financement public des partis. Le FN a déjà choisi son QG de campagne, appelé l’Escale alors qu’il se situe à côté du Palais de l’Élysée.
Le FN a déjà bénéficié en 2014 d’un prêt de 11 millions d’euros de la banque First Czech Russian Bank en 2014, une banque dont le siège social se trouve à Moscou.
Ce prêt à été vivement critiqué comme un financement des partis français par la Russie, et comme un achat des positions du FN, qui sont plutôt pro-russes.

Atlantico

Marine Le Pen : L’interdiction des signes religieux ostentatoires concerne que…. le voile et la kippa

L’énorme raccourci de Marine Le Pen qui explique que c’est la religion catholique qui a inventé la laïcité

Capture d’écran 2016-10-17 à 18.57.43.png

Marine Le Pen et Jean-Jacques Bourdin sont un tout petit peu fâchés depuis que la première a cru que le second avait assimilé le Front national et Daesh. Mais cela n’empêche pas la présidente du FN de prendre parfois son téléphone et d’appeler le journaliste pour intervenir en direct à la radio pour préciser ses propos.

C’est exactement ce qu’il se passe ce lundi 17 octobre sur RMC. Jean-Jacques Bourdin est en train de parler de la proposition du FN d’interdire les signes religieux ostentatoires dans l’espace public. Les auditeurs débattent lorsque la cheffe frontiste débarque sur l’antenne pour préciser ses propos.

« Il est temps d’élargir la loi de 2004 [qui interdit le port de signes religieux à l’école, NDLR] pour nous permettre d’interdire au nom de la laïcité tous les signes ostentatoires dans l’espace public, ce qui permettra également de les interdire dans les entreprises », dit Marine Le Pen avant de préciser sa pensée : soyons clairs, cette interdiction concerne le voile et la kippa. Et c’est tout. Elle dit :

Les grandes croix, ça n’existe pas. Je vais vous expliquer quelque chose : la religion catholique n’a pas de signe ostentatoire et pour une raison simple, c’est peut-être parce c’est elle qui a inventé en réalité la laïcité. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Donc il n’existe pas de signe ostentatoire de la religion catholique.

S’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut peut-être en faire de même avec les Cercopes, ces frères jumeaux qui excellaient dans l’art de l’intox. Car Marine Le Pen dit un tout petit peu n’importe quoi ce lundi matin sur RMC. Car même si la phrase « rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » est bien tirée des Évangiles, attribuée à Jésus Christ, elle ne saurait établir les règles de la laïcité.

On pourra ainsi rétorquer que non, la laïcité, à savoir la séparation de l’Église et de l’État, n’a pas été inventée par la religion catholique mais fut élaborée au travers des siècles par des penseurs de toute obédience.

On pense notamment à Averroès. Ce philosophe andalou musulman du XIIe siècle est considéré comme l’un des précurseurs de la pensée laïque, pile poil au moment où l’Europe était en proie à des guerres de religieux. La notion fut portée par d’autres penseurs comme John Locke, Voltaire, Diderot ou Albert Einstein, qui n’étaient pas franchement de fervents catholiques (alerte litote).

Selon l’historien Georges Weill, quatre courants de pensée ont participé à la conception de la laïcité : les catholiques héritiers de la tradition gallicane de la monarchie d’Ancien Régime ; les protestants libéraux ; les déistes de toutes les sensibilités ; enfin, les libres-penseurs et les athées.

Le Lab

Stéphane Ravier, maire FN, encore lâché par ses adjoints à cause de ses «Méthodes dictatoriales»

La gestion de l’élu municipal, par ailleurs sénateur, et ses «méthodes dictatoriales» sont mises en cause par les deux démissionnaires.

xvmfcc706f0-ecfd-11e4-b7c4-1ce1633e8e3a

Les deux premiers adjoints au maire d’arrondissement FN de Marseille Stéphane Ravier ont annoncé vendredi leur démission entendant dénoncer les méthodes «dictatoriales» de l’élu d’extrême-droite«C’est une gestion catastrophique ! Stéphane Ravier, c’est le capitaine du navire qui nous mène à la catastrophe», a déclaré Antoine Maggio, 2e adjoint au maire des 13e et 14e arrondissements, chargé notamment du logement social.

En juillet, deux adjoints, René Annibaldi aux Sports et Paul-Louis Rabia aux Anciens combattants, avaient déjà jeté l’éponge, l’un affirmant notamment que Stéphane Ravier lui devait de l’argent, l’autre disant être tenu à l’écart des décisions.

Stéphane Ravier a «une gestion autocratique, les élus ne servent qu’aux petites besognes : distribuer le courrier municipal dans les boîtes aux lettre ou coller des affiches», se désole Antoine Maggio.

 

Libe

Var : le FN accusé de se faire passer pour.. la Ligue des droits de l’Homme

Un faux mail demande à un élu qui a récemment quitté le Front national d’accueillir des migrants à son domicile.

15556334-dans-le-var-le-fn-est-accuse-de-se-faire-passer-pour-la-ligue-des-droits-de-l-homme.jpg

Drôle d’ambiance à Brignoles, commune LR de 15.000 habitants du Var. Romain Tardieu, conseiller municipal et ancien membre du FN, affirme avoir reçu le 12 octobre un mail dans lequel une mystérieuse « Mélanie Perrin », qui se présente comme une responsable à la Ligue des droits de l’Homme (LDH), lui demande d’accueillir à son domicile personnel sept migrants, compte tenu de la « combativité » avec laquelle l’élu a « pris le parti sur les réseaux sociaux de défendre ceux qui fuient la guerre et la misère ».

Le mail, sur lequel figure à deux reprises le logo de la LDH, ajoute, assez sournoisement :

« Je sais que pour vous la solidarité n’est pas un vain mot et que vos actes seront en rapport avec vos principes. »

Seulement voilà, à la LDH, contactée par « L’Obs », personne n’a jamais entendu parler de Mélanie Perrin, la « Coordinatrice accueil ». Et pour l’association comme pour le destinataire du courrier, l’auteur de cette étrange demande d’asile ne fait aucun doute : le Front national local.

Un « épisode de plus », dans la longue série de menaces et intimidations dont Romain Tardieu affirme être la victime depuis son départ avec fracas du FN, quelques semaines avant les élections départementales de mars 2015.

L’Obs

 

Interdiction du port de la kippa: MLP appelle les Juifs à un «sacrifice nécessaire contre l’islam politique»

La président du Front national (FN), Marine Le Pen, a indiqué dimanche qu’elle interdirait « les signes (religieux) ostensibles dans l’espace public », si elle est élue présidente de la République.

10754017

« Je vais interdire les signes ostensibles dans l’espace public. Je vais prendre la loi de 2004 qui est la loi qui a interdit les signes ostensibles à l’école, et je vais l’étendre dans l’espace public », a-t-elle déclaré sur BFMTV.

« Je sais que c’est un sacrifice, mais je crois que la situation est trop grave aujourd’hui (…) Je pense que chacun des Français, y compris nos compatriotes juifs, peuvent comprendre que si on leur demande un sacrifice pour lutter contre l’avancée de cet islam politique (…) ils feront cet effort, ils le comprendront, j’en suis absolument convaincue parce que ce sera dans l’intérêt supérieur de la nation », a expliqué la dirigeante frontiste, précisant que cette interdiction ne concernera pas le « personnel religieux », qui pourra « évidemment » être en habit religieux, mais elle touchera indistinctement le voile ou la kippa.

En 2012 déjà, Mme Le Pen avait appelé à une interdiction des signes religieux dans l’espace public, tout en considérant que la kippa ne posait pas de problème.

« Il est évident que la kippa ne pose pas de problème dans notre pays, mais notre pays a changé et cet équilibre fragile que nous avions trouvé dans l’exercice des religions a été bouleversé par une immigration massive, depuis maintenant une vingtaine d’années, qui a changé la donne », avait-elle déclaré sur TF1.

« Je demande à nos compatriotes juifs, ce petit effort, ce petit sacrifice sûrement, mais qui permet une égalité entre les exigences que l’on demande aux uns et aux autres. Je suis sûre qu’une grande partie d’entre eux sont tout à fait prêts à faire ce petit sacrifice », avait ajouté la présidente du FN.

Dans cet entretien, la dirigeante frontiste avait fait valoir que si elle avait « demandé que cette interdiction ne frappe que le voile », alors « évidemment, immédiatement (elle) aurait été brûlée en place de Grèves pour islamophobie ».

Le Monde Juif

FN : Florian Philippot insulte la sœur d’un journaliste

Directeur d’études à l’Ifop, le frère de Florian Philippot collabore avec le FN

 

Damien Philippot, directeur d’études à l’Ifop et frère de Florian, joue-t-il un rôle politique ? Voilà une question qui fait perdre son calme au vice-président du FN. Extrait du « Mazarin de Marine », un « Document de Complément d’enquête » qui fait le portrait de Florian Philippot.

France TV


Interrogé sur le rôle politique de son frère au sein du FN, Florian Philippot a répondu… en insultant la sœur du journaliste.

 

Dans un reportage d’Envoyé spécial diffusé jeudi 13 octobre sur France 2 et consacré au vice-président du FN, le téléspectateur a eu l’occasion d’assister à une scène surréaliste où Florian Philippot s’en prend personnellement au journaliste qui a le malheur de lui poser la question de trop. À savoir : « Lors de votre première rencontre avec Marine Le Pen, vous n’êtes pas seul ? »

Ce n’est pas la première fois que Florian Philippot s’agace lorsque quelqu’un mentionne son frère et l’éventuel rôle, ou lien, de celui-ci avec le Front national. Comme le rappelle Le Lab, le journaliste du Monde Abel Mestre a lui aussi été témoin de la colère de Florian Philippot sur le sujet. La seule mention de Damien Philippot avait valu au journaliste du quotidien du soir d’être accusé de vouloir détruire la carrière du cadre de l’Ifop. « Je ne l’avais jamais vu comme ça : il s’énerve, il se lève, il se rassoit. Il me dit que je vais détruire la carrière de quelqu’un. […] Et puis pendant des semaines, après, il ne me répondait plus au téléphone, il m’ignorait. »

Il faut dire que la fratrie Philippot avait été particulièrement échaudée par les propos de Jean-Marie Le Pen accordés au Point au mois de mars dernier. Le fondateur du FN accusait alors Florian et Damien Philippot d’être directement responsables de son éviction du parti.

« Je vois derrière tout cela la patte de Damien Philippot, car Florian Philippot n’est pas seul, ils sont deux », affirmait alors Jean-Marie Le Pen. « Damien est un dirigeant de l’Ifop, c’est un sondagier. Or, les sondages sont un instrument de manipulation, aussi bien des individus que des collectivités. »

Le Point

Hayange: Le maire FN coupe le chauffage et fait effacer l’enseigne du Secours Populaire

L’affaire du Secours Populaire continue d’agiter Hayange (Moselle) où le maire FN continue de réclamer le départ de l’association dont le local est mis à disposition par la municipalité. Le chauffage a été coupé et l’enseigne effacée. Le bras de fer n’est pas prêt de s’arrêter.

e3dfa48236c82318758646cccf9b7aef80f6fdba

 

Nouvel épisode dans l’affaire qui oppose le Secours Populaire d’Hayange et le maire frontiste de la ville. Selon nos informations, le chauffage a été coupé dans le local de l’association humanitaire tandis que les services techniques de la municipalité auraient également modifié l’installation électrique. Par ailleurs, il était possible ce jeudi après-midi de constater que l’enseigne du Secours Populaire notée en lettres bleues en dessous de celles du Resto du Cœur a été effacée par la mairie. Une manière pour Fabien Engelmann et sa majorité de faire comprendre que le bras de fer engagé durant l’été n’est pas prêt de s’arrêter. Après avoir refusé de rendre les clés du local fin septembre devant huissier, la ville a engagé une procédure d’expulsion et va saisir la justice.

Une banderole provisoire avec le logo du Secours Populaire a été installée en signe de résistance sur la façade du local en marge d’une visite d’Arnaud Montebourg. Le candidat à la primaire de la gauche qui effectue jusqu’à vendredi un déplacement de trois jours en Lorraine a rendu visite aux bénévoles. Dénonçant une décision «inhumaine», il a affirmé que le FN «s’attaque aux plus pauvres». Une visite qui a provoqué une polémique interne à l’association. La présidente départementale du Secours Populaire a dénoncé une «récupération» tandis que la responsable locale de l’association a accepté la venue d’Arnaud Montebourg. «Le président national du Secours Populaire nous a assuré de son accord pour notre démarche» affirme l’entourage de M. Montebourg.

Le maire FN d’Hayange, Fabien Engelmann, quant à lui n’a pas apprécié la démarche de l’ex-ministre du Redressement Productif. «Non content de refaire des promesses qu’il ne tiendra pas, il ira également fanfaronner auprès du comité communiste du Secours Populaire d’Hayange et surfer sur le buzz médiatique. Il pourra divaguer tant qu’il le veut : le sujet est clos et ma décision est prise. Lorsque je m’engage à faire quelque chose, contrairement à certains, je vais jusqu’au bout» a-t-il fustigé dans un communiqué.

Loractu

Marine Le Pen suit des comptes ouvertement racistes et islamophobes sur Twitter

L’équipe de « Quotidien » est allée fouiller dans les abonnements Twitter de Marine Le Pen. Et elle n’a pas été déçue.

 

Dans les abonnements de la candidate – c’est à dire ceux auxquels elle a volontairement adhéré – se trouvaient des dizaines de comptes ouvertement racistes, avec des propos dégradants, humiliants, insultants et islamophobes.

TF1