Deux filles voilées agressées par 5 personnes dans la rue à Bucarest

Un enquête pénale a été ouverte aujourd’hui à Bucarest après l’agression mercredi, sur un boulevard fréquenté de la capitale, de deux musulmanes qui portaient le voile, une première selon la police. 

trois-agression-femme-voilee-violente

« Les deux adolescentes ont été accostées sur la Calea Mosilor par un groupe de cinq personnes inconnues, qui leur ont arraché leur voile du visage et les ont agressées physiquement en leur tirant les cheveux« , indique un communiqué du parquet du 2e arrondissement de Bucarest. Les deux victimes n’ont pas eu besoin de soins médicaux et n’ont pas déposé plainte.

« C’est la première fois que je rencontre ce genre de situation à Bucarest », a expliqué à l’AFP un responsable de la police de Bucarest, en parlant du caractère religieux de l’agression. Les agresseurs, trois garçons et deux filles, étaient âgées de 16 à 18 ans, selon le témoignage des deux victimes. L’association des soeurs musulmanes de Bucarest s’est déclarée profondément inquiète et a accusé les médias de faire l’amalgame entre « terroristes et simples musulmans », dans un communiqué.

Sur ses vingt millions d’habitants, la Roumanie compte 65 000 musulmans, principalement d’origine tatare et turque. Ils sont dans leur grande majorité installés sur les bords de la Mer Noire depuis plusieurs générations.

Le Figaro

Sylvain roue de coups son voisin sourd parce qu’il parlait trop fort

Avec 1,70 g d’alcool dans le sang, le jeune Mentonnais intempérant et intolérant estimait que le septuagénaire sourd parlait trop fort. Il passera les douze prochains mois en prison.

32313261

Sylvain M., 30 ans, cultive une certaine intolérance au bruit… surtout quand il a trop bu. Un couple de retraités italiens qui rentrait d’une balade dominicale l’a appris à ses dépens. Et le jeune homme comparaissait ce mercredi en correctionnelle à Nice pour violences aggravées sur personne vulnérable.

Robert, 73 ans, était sur le trottoir en train de guider son épouse qui manœuvrait leur véhicule vers 18h45, le 28 février dernier, rue Juliette, au centre-ville de Menton.

Porteur de prothèses auditives, a-t-il parlé trop fort? A-t-il réveillé l’enfant du prévenu comme ce dernier le prétend? Il faut bien chercher une explication à ce qui est injustifiable.

Sylvain M., vendeur en prêt à porter, domicilié au rez-de-chaussée, est sorti comme une furie et l’aurait roué de coups sous les yeux d’une épouse horrifiée et copieusement insultée.

Résultat: dix jours d’interruption temporaire de travail, un arrachement osseux à l’épaule.

 

 

Le tribunal correctionnel oblige surtout le prévenu à rester en prison: il prononce une peine de huit mois de prison ferme auxquels il faut ajouter quatre mois de détention, révocation partielle de sa précédente condamnation.

Nice Matin

Une femme voilée rouée de coups par 4 hommes suite aux attentats de Bruxelles

56fcaa4c35708ea2d412bd01
Soumaya dit avoir été victime d’une attaque raciste, mardi à Willebroek.

Soumaya en était encore choquée, hier après-midi, au moment de témoigner. Quelques larmes et surtout la volonté de raconter son inacceptable agression, qui s’est déroulée devant témoins. Selon elle, quatre hommes qui ne se connaissaient pas ont allié leurs forces pour la frapper. Avec à la clé, une incapacité de travail, assez importante, de 7 jours.

Il est 15h50, mardi, quand Soumaya Aouami Regragi, une Belge 37 ans, sort du supermarché Delhaize de la chaussée de Termonde, à Willebroek, la commune où elle est propriétaire d’une maison. Avec ses deux jeunes sœurs, cette employée, voilée, se dépêche de ranger ses courses avant d’aller chercher ses deux enfants à la garderie.

La suite, elle la raconte :

« Un homme dans une berline, peut-être une Opel, s’approche tout près de moi. Il a une cinquantaine d’années. Je lui fais signe de s’écarter. Alors il fait vrombir son moteur et me touche légèrement à la cuisse. Je suis excédée et donne un coup sur le capot avec ma pochette. Il sort alors de sa voiture, on s’insulte mutuellement et on se crache dessus. Il me traite, en français, de ‘sale macaque, sale bougnoule« , décrit-elle. La situation, déjà gênante, n‘a pas encore dégénéré en violences physiques.

C’est alors que, selon la victime et ses deux sœurs, trois autres hommes, également âgés de la cinquantaine, sortent de leurs voitures respectives et interviennent. « L’un d’eux, qui conduisait une Austin Mini, m’attrape à la gorge et serre sa main. Pendant ce temps, un autre me donne des coups de poing sur la tête. »

Il a fallu, selon les témoins, qu’un jeune homme lâche ses courses et crie aux quatre hommes d’arrêter de frapper une femme, à quatre contre un. Le conducteur de la Mini aurait ensuite, toujours selon la victime, fait le signe de la moustache d’Hitler avec deux doigts, sous les félicitations de sa compagne.

La zone de police Willebroek-Mechelen a confirmé hier le dépôt de plainte et indique que l’enquête est en cours. Aucune arrestation n’aurait encore eu lieu.

Dh Be

Turquie: 2 militaires français brutalisent et volent un turc pendant une escale

Deux soldats français accusés d’avoir volé un portefeuille ont été arrêtés à Marmaris, dans le sud-ouest de la Turquie. Ils ont été écroués.

1_6349

Selon l’agence de presse Dogan, deux militaires dénommés Cédric et Loïc, âgés respectivement de 28 et 26 ans, ont été arrêtés à Marmaris, dans la province de Mugla, dans le sud-ouest de la Turquie.

Dans la nuit du mardi 29 mars, vers 4h du matin, ils auraient brutalisé un Turc, Koral Kolbüken, et volé son portefeuille avant d’être appréhendés par la police.

Les deux compères, ivres au moment des faits, font partie de l’équipage d’un navire de guerre qui a jeté l’ancre sur la base navale d’Aksaz.

Zaman France

 

Un maghrébin tabassé par des nationalistes d’extrême droite, le parquet rejette le motif « raciste »

Le parquet d’Agen requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel des quatre auteurs présumés de la double agression du 23 juin 2013 au festival rock de la Prairie à Agen. L’avocat d’une des victimes enrage.

o-EXTREME-DROITE-facebook.jpg

Pour les violences exercées entre autres à l’encontre d’un Français d’origine algérienne dans la nuit du 23 au 24 juin 2013 à Agen, le magistrat du parquet d’Agen en charge du dossier demande le renvoi des quatre agresseurs présumés devant le tribunal correctionnel pour violences aggravées. Mais des trois circonstances aggravantes, l’une a été laissée de côté, celle de l’appartenance de la victime à une ethnie ou à une nation.

«Il ne faut pas perdre de vue», précise Me Briat, l’avocat de la seule victime partie civile, «la plainte initiale, et la qualification pénale initiale». Pour le parquet encore, rien ne permet d’affirmer noir sur blanc que les deux agressions ont un caractère raciste.

3e voie

Pourtant, les agresseurs présumés accompagnés ce soir-là de deux jeunes femmes sont identifiés comme appartenant au mouvement nationaliste d’extrême-droite 3e voie. Une dizaine d’affiches vantant les thèses de ce groupuscule nationaliste est retrouvée lors d’une perquisition au domicile de l’un des mis en examen.

Croix gammée

À des degrés divers, chacun et chacune ne conteste pas l’appartenance à cette ligne de conduite à l’extrême droite. Jugé en mars en cour d’assises pour un braquage commis en 2012 au Lidl de Casteljaloux, l’un des protagonistes de ce soir-là à la Prairie reconnaît aussi avoir appartenu à cette mouvance. Devant les jurés, il décrit ses tatouages : croix gammée, soleil noir «qui rappelle les camps de concentration» ou encore un badge avec Hitler en arrière-plan.

Ce soir-là, le Français d’origine algérienne et un ami venu assister au concert «mais pas à l’aspect politique du festival» veulent se rendre au club «Le Saint-Barth» par le quai qui longe Garonne. Ils sont roués de coups, l’un plus que l’autre, et se retrouvent au commissariat.

«Fissures» aux vertèbres

Le plus touché des deux — il se fera par la suite appelé Icham pour se protéger — bénéficie finalement d’une ITT de 30 jours. «Il a maigri, est devenu agoraphobe», précise son avocat Me Briat. Le corps médical relève des «fissures» sur les vertèbres C4 à C6. Les coups de matraque et de poing américain, sans parler des coups de pied, ont laissé des traces.

La Depeche

Cédric agresse policiers et pompiers après avoir pris des champignons hallucinogènes

1540895488_B978193039Z.1_20160323155641_000_G146EV5PC.1-0

Il les a avalés dans l’espoir de rire un bon coup mais ça n’a pas vraiment fonctionné. Cédric Mathieu, un Sézannais de 20 ans, était déjà bien imbibé d’alcool dans la soirée du samedi 19 mars lorsqu’il a ingurgité les quelques grammes de champignons hallucinogènes qui ont achevé sa soirée à Fère-Champenoise.

Alors qu’il participait à une soirée chez une amie, le prévenu s’éclipse quelques minutes pour aller retirer de l’argent. Après trois échecs successifs pour entrer son code, sa carte est avalée par l’automate. C’est ce moment que choisit Cédric Mathieu pour ingurgiter une partie des trois grammes de champignons hallucinogènes qu’il a achetés quelques jours plus tôt.

Les psychotropes faisant leur effet, il retourne à la soirée, où, devant son état, quelqu’un appelle les pompiers et les gendarmes pour prendre en charge le mycophile à la dérive.

À la vue des uniformes, Cédric Mathieu, s’emporte, insulte et frappe à tout va : un coup de poing pour un pompier, un coup de boule pour un gendarme. Il termine sa nuit en garde en vue.

Pour l’ensemble de son œuvre, le tribunal de Châlons a condamné Cédric Mathieu à une peine de huit mois de prison dont quatre avec sursis.

L’Union

Armé d’un pistolet, Alain braque une femme au distributeur à billets

Soupçonné d’avoir braqué une jeune femme qui retirait de l’argent à une banque de l’avenue Jean-Jaurès, un homme a été écroué dans l’attente de son procès.

329269161_B978245738Z.1_20160329110025_000_GQA6G2EFF.1-0

Les faits datent du 17 mars. Âgée de 20 ans, une cliente du Crédit Agricole décide d’effectuer un retrait à l’agence de l’avenue Jean-Jaurès, près de la place Brouette. Le distributeur n’est pas installé en façade de rue mais sous le porche de la banque. À peine la jeune femme a-t-elle inséré sa carte qu’un individu arrivé derrière elle la braque avec une arme de poing en lui intimant l’ordre de retirer une somme de 100 euros. Terrifiée, elle s’exécute.

L’agresseur empoche les billets, puis repart tranquillement avenue Jean-Jaurès.

Interpellé, Alain Schena, 53 ans, est en complet état d’ébriété. Il est dégrisé au commissariat puis présenté à la victime qui le reconnaît formellement. Le quinquagénaire va d’ailleurs reconnaître les faits pendant sa garde à vue.

L’Union

Sorti de prison depuis 5 mois, Johnny y retourne pour avoir frappé des gendarmes

Un homme de 33 ans va donc retourner en prison, quelque cinq mois après avoir quitté la maison d’arrêt. Johnny a, quand il a trop bu, une fâcheuse ten- dance à se mettre dans un état pas possible, à frapper et à ou- trager les gendarmes. La preuve encore samedi, à Loches. 

7768228264_des-gendarmes-au-jardin-du-luxembourg-a-paris-illustration.jpg

Il vit du minimum social entre son chalet et sa belle-famille qui le déteste cordialement. Ce jour-là, il profite du pot d’inau- guration de la foire pascale. Six rosés et une bière plus tard, l’homme est bien énervé.

Prévenus par la police municipale, les gendarmes interviennent et lui demandent de regagner son terrain. Mais la situation s’envenime. Il s’agite, frappe deux militaires et en invective d’autres. Recom- mencera à la gendarmerie. Avec vingt-cinq condamnations à son casier, Johnny connaît la chan- son.

Le tribunal l’a condamné à huit mois de détention avec révoca- tion d’un précédent sursis avec mise à l’épreuve. Soit deux ans au total. Les portes du pénitencier se sont refermées sur Johnny… Une fois de plus.

La Nouvelle Republique

2 soldats américains emprisonnés après une agression sadique sur deux handicapés

Deux soldats ont été emprisonnés après avoir agressé violemment deux adolescents handicapés pour leur propre divertissement, une «attaque brutale et sadique » selon le juge.

620

Jason Ferguson, 18 ans, et John Ward, 19 ans, ont attirés leurs victimes dans une ruelle après les avoir rencontrés lors d’une soirée bien arrosée près de leur camp militaire.

Les adolescents, l’un âgé de 16 ans est sourd et autiste et l’autre a 18 ans également autiste, ont ensuite été agressés et subit des violence verbales.

«Leurs deux victimes ont été ciblées en raison de leur vulnérabilité particulière « .

Alors que les adolescents marchaient ensemble vers la maison, les deux soldats ont commencé à les injurier et filmer les insultes avec leurs téléphones.

Après ils ont été conduits dans une ruelle, le jeune garçon a été battu et frappé par Jason Ferguson et son ami a été retenu par John Ward. Le jeune de 16 ans est tombé dans le coma pendant trois jours.

Son ami de 18 ans a été alors frappé avec des coups de pied et avec un pot en terre d’une  maison voisine.

Les deux soldats ont brûlé leurs vêtements dans les bois avant de retourner dans leur camps.

The Guardian

« Sale arabe, sale islamiste » un jeune musulman agressé à cause de sa religion

Depuis les attentats, la communauté musulmane craint les amalgames. À La Louvière, Idriss, un jeune musulman de 15 ans en a d’ailleurs fait les frais… Il s’est fait insulté et agressé physiquement par un élève de son école. Cela en raison de ses origines algériennes et de sa religion.

« Sale arabe, sale islamiste »

Mardi, alors que les élèves discutent avec leur professeur de français des évènements tragiques qui viennent de se produire, un élève prend Idriss à partie et l’insulte. « L’élève m’a regardé et m’a accusé. Il a commencé à me dire des insultes racistes comme « sale arabe, sale islamiste ». Je n’ai pas aimé, mais je suis resté calme. » explique le garçon.

Une douleur plus morale que physique 

Mais les évènements ne s’arrêtent pas là. Une fois les cours finis, l‘élève, qui avait insulté Idriss, le met à terre et le frappe au visage et sur le reste du corps. Bilan : le jeune homme a le nez partiellement fracturé, des hématomes dans le dos et sur les bras ainsi qu’un œil au beurre noir.

Mais si quelques jours après les faits, les blessures physiques ont pratiquement disparues, la douleur psychologique est encore bien présente. Les faits ont extrêmement marqué Idriss, de nature plutôt timide et réservée. « J’ai trouvé un jeune garçon complètement perdu. Je me demandais ce qui s’était passé. Dans ma tête c’était une bagarre de jeunes, mais non c’était justement des insultes. » raconte Véronique Simonet, la maman.

Les parents décident de se rendre à l’école, mais, selon la mère, l’établissement prend à peine le temps de la recevoir. Elle n’a pas l’impression d’être soutenue par la direction. L’école, qui n’a pas souhaité nous rencontrer, affirme qu’elle condamne fermement les faits et qu’elle ne laissera pas les évènements impunis.

La famille porte plainte

Mais Idriss et sa famille ont décidé de ne pas s’arrêter là. Ils ont porté plainte à la police. Ils souhaitent marquer le coup et dénoncer officiellement ce type d’agression qui, selon eux, se reproduira. « On sait qu’il va y avoir des agressions et des amalgames. On le sait très bien » confie Véronique Simonet. Mais elle trouve cela d’autant plus terrible lorsqu’il s’agit d’enfants.

Plusieurs jours après les faits, Idriss a encore du mal à parler de ce qui lui est arrivé. C’est un garçon très blessé que nous avons rencontré qui voit cela, purement et simplement comme une injustice.

RTBF

Bruxelles : des hooligans proche de l’extrême droite perturbent l’hommage rendu aux victimes des attentats

Des hooligans agressent un jeune noir lors de l’hommage rendu aux victimes des attentats de Bruxelles 


 

Salut nazi, fumigène : plus de 400 hooligans envahissent place de la bourse


 

Plus de 400 Hooligans ont envahi place de la bourse à Bruxelles en faisant des saluts nazis

Des Hooligans perturbent l’hommage rendu aux victimes des attentats par des saluts Nazis 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les Belges, privés de leur « marche contre la peur » en raison de la menace terroriste toujours élevée et de la traque des suspects après les attentats les plus meurtriers depuis 1945 en Belgique, continuent malgré tout à rendre hommage aux victimes.

Des supporters de football à la gare du Nord

Quelque 450 supporters de football habillés de noir sont arrivés dimanche après-midi à la gare de Bruxelles-Nord en provenance de la gare de Vilvorde, a appris l’agence Belga de source policière. Ils sont actuellement à la Bourse de Bruxelles, encadrés par la police, malgré l’interdiction de manifester.

Ces supporters, certains encagoulés et alcoolisés, scandent «Belgian hooligans. On est chez nous.» La tension est palpable, constate l’agence Belga sur place.

Le Soir

Jonathan sera jugé à huit clos pour les viols de 2 étudiantes en pleine rue

Le procès de Jonathan Sudre a débuté ce matin devant la cour d’assises de Douai. L’homme est accusé de deux viols sur des étudiantes. L’avocate d’une des victimes a demandé et obtenu le huis clos.

201406282428-full

C’est une décision assez rare qui s’explique par la gravité des faits – deux viols en pleine rue – et le traumatisme toujours tenace ressenti par les victimes, principalement l’étudiante lilloise agressée sauvagement fin 2012. L’avocate de celle-ci a demandé et obtenu un huis clos total pour l’audience qui a débuté ce matin et doit s’achever demain soir.

Le second, rue Nain dans le centre-ville Roubaix, à proximité de l’ENSAIT (École nationale supérieure des arts et industrie textile) qui organisait cette nuit du 2 février 2013, son gala annuel. Le mode opératoire a été quasi identique : les deux étudiantes qui circulaient l’une à pied l’autre à vélo ont été saisies par un individu qui les a ensuite violées, en pleine rue, avec une « très grande brutalité ».

Les relevés ADN et le fichier national des empreintes génétiques ont permis aux policiers de remonter jusqu’à Sudre, déjà condamné pour quatre faits d’agressions sexuelles. Il a été interpellé dans un foyer de l’AFPA, rue du Luxembourg, à Roubaix.

La Voix Du Nord

Sur les nerfs, Nathalie dégrade 12 voitures

Le 3 janvier dernier, Nathalie perd le contrôle de sa voiture qui se retrouve dans un fossé, sur la route de Bonnefont. Elle n’est pas blessée mais sa voiture est bonne pour la casse.

Capture d’écran 2016-03-26 à 16.06.30

Quand elle rentre chez elle, elle est «sur les nerfs», comme elle dira à la barre. Tellement sur les nerfs qu’elle descend dans la rue, en début de nuit, armée d’un tournevis pour s’attaquer à tous les rétroviseurs et feux de position des voitures garées dans sa rue qui, de plus, recevront une pluie d’œufs. Au total, pas moins de 12 véhicules vont faire les frais de ses états d’âme.

Nathalie est seule à la barre et explique assez maladroitement qu’elle a voulu «se défouler parce que ma voiture était toute cassée».

Le tribunal sera sensible aux arguments de la défense : un mois de prison avec sursis simple, 100 € d’amende et 400 € de dommages et intérêts pour les parties civiles qui se sont fait connaître.

La Depeche

Carmine l’évadé de prison avait séquestré deux femmes pour les dépouiller

Début mars, dans un hôtel toulousain, un homme avait séquestré une coiffeuse et une esthéticienne pour les dépouiller. Ce suspect a été arrêté près de Dijon après avoir commis une agression, à Lyon.

201603261612-full

Les policiers de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) de la police judiciaire de Lyon ne lui ont laissé aucune chance. C’était mardi, en Côte d’or dans un hôtel près de Dijon. La cavale de Carmine del Vecchio, 44 ans, a pris fin. Placé en garde à vue, cet homme a été mis en examen par un juge d’instruction lyonnais pour un vol avec arme qui remonte au mercredi 17 mars, dans un cabinet médical de la Croix-Rousse. Dans ce vieux quartier du centre de Lyon, cet homme, au passé marqué par de multiples braquages, a depuis longtemps ses habitudes.

Ce soir-là, il avait pris rendez-vous avec une infirmière mais une fois sur place, il a sorti un couteau et une arme de poing pour séquestrer la jeune femme et une patiente. Et il les a attachées pour leur extorquer leurs numéros de carte bancaire avant de s’enfuir avec la voiture d’une de ses victimes. Ces femmes ont décrit un homme très déterminé, aux yeux bleus et qui leur aurait dit : «Je ne crains rien, j’ai déjà fait ça dans le sud

Une heure un couteau sous la gorge

Le sud, c’était Toulouse et ça remonte au lundi 6 mars. Ce fils d’immigré italien avait réservé une chambre dans un hôtel boulevard Koenigs à Toulouse (1). Il a alors expliqué qu’il venait avec son épouse qui devait intervenir dans un colloque.

En réalité, ces femmes âgées de 30 et 45 ans vont vivre un véritable calvaire, attachées avec du papier adhésif pendant des minutes qui durent des heuresune des victimes est restée attachée et bâillonnée une heure un couteau sous la gorge.

La Depeche

Interrogée sur les Rohingyas, Aung San Suu Kyi se plaint d’être interviewée par une musulmane

Aung San Suu Kyi Rohingyas muslim genocide islam birmanie

Interviewée par Mishal Husain (BBC), la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, a conclu l’entretien d’une phrase polémique : «personne ne m’a dit que je devais être interviewée par une musulmane». 

En Birmanie, les musulmans représentent une minorité (près de 4% de la population) et ont longtemps été une cible privilégiée. Les nationalistes bouddhistes sont notamment devenus spécialistes pour attiser les sentiments antimusulmans, particulièrement en période électorale. Les Rohingya (communauté musulmane du Sud-Ouest de la Birmanie qui ne possède que très peu de droits, et ne peuvent notamment pas devenir Birmans) font ainsi l’objet, selon l’Initiative Internationale sur les Crimes d’Etat (ISCI), d’un «nettoyage ethnique sans précédent» dans le pays.

La dictature a bon dos

C’est cette situation que Mishal Husain a demandé à Aung San Suu Kyi de condamner. Sans succès, puisque la lauréate du prix Nobel de la Paix 1991 a préféré comparer la situation des Rohingya avec celle des bouddhistes amenés à quitter le pays «pour des raisons diverses», avant de rejeter la faute sur le régime dictatorial en vigueur durant des années en Birmanie : «ceci est le résultat de nos souffrances sous un régime dictatorial». Un refus qui, couplé à la petite phrase prononcée à la fin de l’interview, illustre le fait que la future ministre des Affaires étrangères (investiture prévue le 1er avril 2016) ne parvient pas à se détacher du sentiment antimusulman si prégnant en Birmanie.

L’année dernière déjà, Aung San Suu Kyi avait essuyé de nombreuses critiques quant à son incapacité à défendre les populations musulmanes opprimées en Birmanie. 

Direct Matin