«La colonisation c’est partager sa culture avec les peuples d’Afrique» Elie Domota dénonce le «racisme» de Fillon

Invité ce jeudi 27 octobre sur France2François Fillon a été confronté à un vieil adversaire qui l’a littéralement couvert d’injures. Intervenant en duplex depuis la Guadeloupe, le syndicaliste indépendantiste Elie Domota, leader emblématique de la grève générale de 2009 contre « la vie chère », n’a pas hésité à dénoncer le « racisme » du candidat à la primaire.

A l’origine de la colère du dirigeant syndical, cette citation de François Fillon, hostile à toute repentance historique: « La France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord. Non, la France n’a pas inventé l’esclavage« .

Une phrase qui a fait bondir Elie Domota. « Lorsque Jules Ferry dit que les races supérieures doivent s’imposer sur les races inférieures, vous êtes dans cette même philosophie. Vous considérez les peuples d’Afrique et les peuples d’outre-mer comme des êtres inférieurs. Et les propos que vous tenez relèvent du racisme et de l’apologie du crime contre l’humanité« , a attaqué le leader syndical.

Huff Post

Le Parlement européen lève l’immunité de Jean-Marie Le Pen qui sera poursuivi pour incitation à la haine raciale

C’est la quatrième fois que le fondateur du Front national voit son immunité parlementaire levée. Il sera poursuivi pour incitation à la haine raciale.

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Le Parlement européen a levé mardi l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen, à la demande de la justice française qui souhaite le poursuivre pour incitation à la haine raciale après ses propos relatifs à plusieurs artistes, dont Patrick Bruel.

« Une fournée la prochaine fois ». Les eurodéputés ont estimé que les faits incriminés n’avaient aucun lien avec l’activité parlementaire du fondateur et ancien président du Front national, ni ne relevaient d’une volonté de l’empêcher de siéger. Dans une vidéo diffusée en juin 2014 sur le site du parti d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen s’en était pris aux artistes qui vilipendent son parti, notamment Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ». Les propos, et leur association au nom de Patrick Bruel, qui est juif, avaient suscité une vague d’indignation dans la classe politique et conduit Marine Le Pen, qui préside le Front national, à se démarquer de son père.

Pas une première pour l’ancien leader FN. C’est la quatrième fois que fois que l’immunité de Jean-Marie Le Pen, âgé de 88 ans, est levée par le Parlement européen où il siège pratiquement sans discontinuer depuis 1984. Elle l’a été à la demande de la France en décembre 1989 pour avoir surnommé Michel Durafour, alors ministre du Travail, « Durafour crématoire », puis en mars 1990 pour des propos sur « l’internationale juive ». Jean-Marie Le Pen a également perdu son immunité en octobre 1998, à la demande de l’Allemagne, pour avoir qualifié les chambres à gaz nazies de « détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale » lors d’un discours prononcé à Munich.

Europe 1

115 Britanniques défenseurs des droits des palestiniens interdits d’entrer en Palestine par l’occupation israélienne

Pas moins de 115 Britanniques, notamment des universitaires, ont été interdits d’entrer en Palestine, par les forces de l’occupation israélienne, depuis le début de l’année 2016, juste parce qu’ils sont défenseurs des droits des palestiniens, a rapporté lundi le quotidien The Independent

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Les forces de l’occupation israéliennes ont refusé l’accès aux territoires palestiniens occupés à 115 citoyens britanniques, militants pro-palestiniens, en 2016, une mesure qui a soulevé « l’inquiétude » des avocats quant à l’utilisation
« discriminatoire » des lois sur l’immigration contre les militants pro-palestiniens, a souligné le quotidien.

L’Université de Londres des études orientales et africaines (SOAS) a condamné une « violation arbitraire de la liberté académique », après qu’un de ses conférenciers, Adam Hanieh, s’est vu refoulé à son arrivée à l’aéroport international se trouvant sur les territoires palestiniens Occupés, la mi octobre en cours.

Maitre de conférences en études du développement, il devait animer trois conférences à l’Université de Birzeit en Cisjordanie, mais il « avait été placé dans un centre de détention pendant toute la nuit», avant d’être renvoyé à
Londres le lendemain matin. Les forces de l’occupation israéliennes lui ont notifié une interdiction de 10 ans d’entrée en Palestine.

Citée par le journal, l’avocate des droits de l’Homme, Emily Schaeffer Omer-Man, qui représente les étrangers interdits d’accès en Palestine a confirmé que la « discrimination » cible les étrangers d’origines arabes, ou tout simplement
les étrangers qui viennent en Cisjordanie pour un travail humanitaire.

Elle explique que dans la tête des contrôleurs aux frontières des territoires palestiniens occupés, ces visiteurs « portent un drapeau ».

Il est souligné que les autorités frontalières israéliennes peuvent exiger des voyageurs étrangers de signer un engagement de ne pas entrer dans les territoires palestiniens sans autorisation.

Il est même possible qu’ils demandent l’accès aux comptes personnels sur les réseaux sociaux, comme condition d’entrée, notamment pour les palestiniens d’origine, afin de pouvoir vérifier la liste d’amis, et même les messages postés.

Ceux qui sont autorisés à entrer en « Israël » sont interrogés à nouveau au moment de leur départ et subissent une fouille de leurs bagages, et parfois même, une inspection de leurs ordinateur, téléphone portable et appareil photo.

Les informations recueillies peuvent être un motif d »un futur refus d’accès.

Les partisans de la campagne internationale, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), contre les forces de l’occupation israélienne, sont ciblés en premier lieu, par ces mesures.

« Tout cela vise à intimider les gens et les décourager de venir s’ils ont été actifs dans des manifestations non-violentes », a déclaré Mme Schaeffer Omer-Man.

L’avocate affirme que « les choix politiques seuls ne constituent pas des motifs suffisants » pour protéger les frontières. Elle a cité des cas où les étrangers qui ont rejoint les manifestations pro-palestiniennes, soutenu le mouvement BDS sur les médias sociaux ou critiqué les forces de l’occupation israélienne chez eux ou ailleurs, se sont vu refuser
l’entrée aux territoires palestiniens occupés.

The Independent a recueilli les témoignages de plusieurs britanniques, ayant été « détenus pendant plusieurs heures »aux frontières, et à qui on avait refusé l »accès aux territoires palestiniens occupés, en raison de leurs activités
pro-palestiniennes.

Dernièrement, lors d »une séance parlementaire le ministre chargé du nord Afrique et du Moyen-Orient Tobias Ellwood, avait confirmé que 50 britanniques avaient été refoulés de l’aéroport « Ben Gourion », sans aucun motif.

Huff Post

Face au refus de prêt des banques françaises, le FN pourrait se tourner vers les Emirats arabes unis

A l’approche des élections présidentielles de 2017, les banques françaises rechignent à financer la campagne de Marine Le Pen. Le Front national, son parti, n’exclut pas d’emprunter les sommes nécessaires à des banques émiraties.

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Alors qu’il était interrogé le 24 octobre sur LCI, Florian Philippot, vice-président du Front national (FN), a admis que son parti manquait de fonds pour financer la campagne de l’élection présidentielle de l’année prochaine. En dépit de ses résultats électoraux en hausse continue, «les banques françaises ne prêtent pas» au FN, a-t-il également déploré avant de conclure, assez confiant : «Je pense que l’on va régler le problème.»

Les difficultés de financement qui touchent le FN l’avaient déjà conduit à se tourner vers des banques russes en 2014, les seules à avoir accepté de lui prêter de l’argent. Désormais, ce serait avec les Emirats arabes unis (EAU) que le parti aurait entamé un dialogue dans le but d’obtenir un prêt, rapporte le site MediapartEn juillet 2014, la présidente du FN a reçu un représentant émirien qui aurait proposé d’« aider » le FN. En mai 2015, son voyage en Égypte aurait été « financé par les Émirats arabes unis », affirme l’un de ses proches. Alors que le FN recherche des financements à l’étranger pour 2017, la question du rapprochement avec Abou Dhabi revient

Cette piste de financement n’est pas nouvelle, puisque le député européen frontiste Jean-Luc Schaffhauser affirme avoir conduit des négociations entre son parti et une banque d’Abu Dhabi en 2014 déjà, afin d’obtenir un prêt à 2,8%. «Mais cela ne s’était pas fait le jour de la signature», ajoute l’intéressé.

Le rapprochement entre le Front national et les Emirats arabes unis s’explique notamment par la confiance que ces derniers inspirent aux dirigeants du parti. Dans un discours en Egypte en 2015, Marine Le Pen avait en effet souligné les différences essentielles entre le Qatar, qu’elle accuse de financer le terrorisme, et les Emirats, alliés de l’Egypte et adversaires implacables des Frères musulmans.

Un éventuel financement auprès d’Abu Dhabi ne serait toutefois dicté que par la nécessité et non un choix idéologique. «S’il faut aller emprunter à l’étranger, nous irons emprunter à l’étranger, il n’y a aucune exclusive à ça. Que ce soit en Russie, en Argentine ou aux Etats-Unis. Et pourquoi pas au Moyen-Orient», avait déclaré Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN, lors des universités d’été de son parti.

RT

Poisson accusé d’antisémitisme pour avoir parlé de la «soumission» de Clinton «au lobby sioniste»

«Soumission» de Clinton «au lobby sioniste» : Jean-Frédéric Poisson adresse une lettre d’excuses au CRIF


«Soumission» de Clinton «au lobby sioniste» : Jean-Frédéric Poisson présente ses excuses à la radio juive RCJ

Interrogé sur la question par la radio juive RCJ, le député des Yvelines a rappelé l’existence d’un «lobby sioniste aux Etats-Unis, notamment l’AIPAC, qui fait profession d’exercer son travail de pression sur les politiques américains». Ainsi, Jean-Frédéric Poisson fait référence à l’American Israel Public Affairs Committee, groupe de pression destiné à favoriser les intérêts israélien aux Etats-Unis et dans la politique étrangère américaine.

«Peut être qu’à la place du mot lobby j’aurai pu employer le terme de groupe de pression, mais excusez-moi, mais c’est absolument la même chose», a-t-il conclu.

RT


Poisson accusé d’antisémitisme pour avoir parlé de la «soumission» de Clinton «au lobby sioniste», le CRIF demande des sanctions

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Jean-Frédéric Poisson: «La soumission de Clinton aux lobbies sionistes est dangereuse pour la France»

Depuis son apparition remarquée au premier débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, on observe désormais avec un peu plus d’attention les déclarations de Jean-Frédéric Poisson. Le président du parti démocrate-chrétien a ainsi accordé mercredi une interview au quotidien Nice-Matin. Interrogé sur son programme, le député des Yvelines s’est également prononcé sur les élections présidentielles américaines. Et ses flèches contre la candidate démocrate, Hillary Clinton, avaient une odeur de moisi.

«  La proximité de Mme Clinton avec les superfinanciers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». a déclaré M. Poisson.

Actuj

Document France 2

#ManifPolice 500 hommes et femmes armés manifestent ce soir à Paris le visage masqué

L’ONU se penche sur la politique d’occupation d’Israël

Le gouvernement de Nétanyahou s’inquiète d’une possible résolution du Conseil de sécurité qui ordonnerait l’arrêt de la colonisation ou l’évacuation des Territoires occupés.

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«L’ennemi intérieur». C’est ainsi que les dirigeants de l’Etat hébreu qualifient l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem et le mouvement La paix maintenant après que leurs responsables ont accepté de témoigner devant le Conseil de sécurité de l’ONU à l’occasion d’une réunion organisée vendredi soir sur la situation dans les Territoires palestiniens occupés depuis juin 1967.

Benyamin Nétanyahou et ses principaux ministres visent spécialement Hagaï el-Ad, le secrétaire général de B’Tselem, qu’ils présentent comme un «menteur» et un «traître». Parce qu’il a évoqué les arrestations arbitraires, les destructions de maison et les obstacles à la libre circulation de la population locale ? Surtout parce qu’il a appelé le Conseil de sécurité «à agir concrètement pour arrêter l’occupation».

Mesure discriminatoire

Furieux, Nétanyahou et les partis de la majorité veulent d’ailleurs punir B’Tselem. Ils promettent de voter une loi interdisant aux volontaires du service national – un substitut au service militaire armé – de travailler pour l’ONG. Plusieurs députés de la majorité annoncent également un texte supprimant l’exemption fiscale pour les dons accordés à cette organisation.

Une mesure discriminatoire supplémentaire pour B’Tselem, qui est déjà, avec une quinzaine d’autres ONG également classées à gauche, obligée par la loi de signaler sur chacun de ses courriers et publications qu’elle est «financée par des gouvernements étrangers».

La virulence de la réaction de Nétanyahou aux propos d’El-Ad en dit long sur ses inquiétudes. Car lui et ses principaux ministres redoutent vraiment de voir, dans les prochaines semaines, le Conseil de sécurité voter une résolution ordonnant l’arrêt de la colonisation ou l’évacuation des Territoires occupés. Un texte qui aurait force exécutoire et auquel les Etats-Unis n’auraient pas, pour une fois, opposé leur véto.

Un texte musclé

La nervosité israélienne est d’autant plus palpable que la veille de l’intervention d’El-Ad, le conseil exécutif de l’Unesco, la branche culturelle de l’ONU, a adopté un projet de résolution présentant l’Etat hébreu comme une «puissance occupante» à Jérusalem. Un texte musclé qui dénonce également la limitation de l’accès des musulmans au Haram al-Sharif, l’esplanade des Mosquées. Certes, ce projet de résolution porté par la Palestine et plusieurs pays arabes affirme l’importance de la ville pour les trois religions monothéistes. Mais il n’emploie que le nom arabe des différents lieux saints. Ce qui revient, aux yeux d’Israël, à «nier le lien historique entre le peuple juif, le mont du Temple [sur lequel est bâtie l’esplanade des mosquées], ainsi que le mur des Lamentations».

Qualifiant ce texte de «révisionniste parce qu’il équivaudrait à nier le lien de la Chine avec la grande muraille et de l’Egypte avec les pyramides», Nétanyahou a donc annoncé vendredi que son pays coupait immédiatement les ponts avec l’Unesco. En théorie, le projet de résolution devrait être adopté mardi à l’occasion d’une séance plénière de l’Unesco. Mais tout porte à croire que ce ne sera pas le cas. Michael Worbs, le président du Conseil exécutif de l’organisation, plaide d’ailleurs en faveur du report du scrutin au printemps prochain «afin de donner une chance au dialogue».

Libe

L’Allemagne va limiter ses aides sociales pour les migrants européens

Le Parlement allemand s’apprête à voter un projet de loi visant à durcir les conditions d’accès aux prestations sociales pour les ressortissants de l’Union européenne. Le texte est soutenu par une majorité de députés de droite et de gauche.

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Berlin vient d’enclencher un processus législatif qui permettra prochainement au Bundestag de voter un projet de loi rédigé par Andrea Nahles, ministre du Travail du gouvernement d’Angela Merkel. Objectif affiché par le texte : lutter contre «le tourisme des prestations sociales».

Sont visées «les personnes n’ayant jamais travaillé ici [en Allemagne] et entièrement dépendantes du soutien financier de l’Etat», selon la ministre, citée par The Guardian.

Jusqu’à présent, les ressortissants des Etats membres de l’Union européenne pouvaient prétendre aux mêmes droits que les citoyens allemands après six mois de séjour. La loi, qui bénéficie du soutien potentiel d’une majorité de députés, selon Die Welt, porterait ce délai à cinq ans.

RT

Les musulmanes voilées, cibles de prédilection de l’islamophobie violente, selon une étude britannique

Elles sont les victimes toutes désignées de l’islamophobie violente au Royaume-Uni, les femmes musulmanes facilement identifiables à leurs voiles, plus ou moins longs et couvrants, ne sont plus à l’abri d’agressions verbales et physiques quand elles sortent dans la rue ou empruntent les transports en commun, selon les conclusions de l’étude réalisée par deux chercheurs britanniques.

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Ces conclusions alarmantes, auxquelles avait déjà abouti en 2015 le service d’assistance téléphonique « Tell Mama », en dénonçant l’hémorragie des crimes de haine dans le royaume de Sa Gracieuse Majesté (une augmentation de 326% a été enregistrée au cours de l’année passée), viennent d’être corroborées par l’enquête de terrain menée pendant plus de deux ans, avec une rigueur académique, par le Dr Imran Awan de l’Université de Birmingham et le Dr Irene Zempi de l’Université de Nottingham Trent.

Pour dresser ce noir tableau, dont ils espéraient, sans trop y croire cependant, que sa réalité serait moins sombre, ces deux universitaires de renom ont non seulement recueilli les témoignages de celles qui sont devenues les proies de prédilection du racisme anti-musulmans, mais ont aussi franchi un pas supplémentaire en passant de l’autre côté du miroir.

Se laissant pousser la barbe pour Imran Awan, méconnaissable dans sa tenue traditionnelle, tandis que sa consoeur était revêtue tantôt d’un hijab, tantôt d’un jilbab, voire d’un niqab, ces deux experts de la recherche empirique ont ainsi déambulé dans la jungle de l’espace public afin de mesurer l’ampleur du fléau de l’islamophobie, au risque d’aller eux-mêmes au-devant du danger.

Ce qu’ils pressentaient est arrivé : leur islamité visible n’est pas passée inaperçue, surtout celle de la chercheuse Irene Zempi qui, outre le flot d’injures qu’elle a essuyé, a été violemment prise à partie par des inconnus enragés à plusieurs reprises, notamment par un « skinhead blanc » muni d’un couteau, qui a menacé de lui trancher la gorge en mimant le geste, et ce, en plein jour.

Le souvenir de cette scène terrifiante a hanté ses jours et ses nuits des semaines durant, comme elle l’a confié récemment en conférence de presse : « L’expérience a été si éprouvante que je ne n’ai pas pu travailler sereinement, ni dormir ou manger pendant des semaines »,a-t-elle déclaré, en déplorant vivement que personne ne se soit interposé pour la sortir de ce mauvais pas. C’est là l’un des grands enseignements de son immersion dans la rue : la non-assistance à musulmane en danger semble être désormais la règle…

Copieusement insulté et faisant fuir les gens sur son passage, l’expérience du Dr Imran Awan a été sans surprise et nettement moins traumatisante que celle subie par le Dr Irene Zempi, les deux universitaires ayant eu la triste confirmation que le déchaînement de haine s’abat prioritairement sur les femmes musulmanes voilées, ces proies faciles et sans défense.

Dans leur rapport signé à deux mains et rendu public dernièrement, ils ont répertorié le large éventail des actes anti-musulmans, leurs différents modes opératoires, ainsi que leur impact dans et en dehors de la cybersphère. La fureur islamophobe frappant partout et à tout moment, dans le monde virtuel comme réel. Chiffres accablants à l’appui, ils imputent à la campagne victorieuse en faveur du Brexit l’exacerbation d’un nationalisme revanchard, viscéralement anti-musulmans et furieusement anti-réfugiés, à travers le Royaume-Uni.

Après le cri d’alarme poussé par « Tell Mama », Imran Awan et Irene Zempi mettent à leur tour en garde contre la spirale de violences anti-musulmans qui s’est emparée du Royaume-Uni, en prenant pour cible les musulmanes voilées, et nourrissent l’espoir que la grande campagne de lutte contre les crimes de haine élaborée par le Home Office (Bureau de l’Intérieur du gouvernement britannique) parviendra à juguler cette véritable calamité qu’est l’islamophobie.

Oumma

Depuis Verdun, l’aumônerie musulmane des armées asseoit son avenir

L’aumônerie musulmane des armées marque en 2016 les dix ans de son installation effective dans le paysage militaire français. C’est à Verdun que l’institution a souhaité organiser une cérémonie particulière d’hommage aux soldats musulmans morts pour la France qui n’ont jamais bénéficié d’un service cultuel à leur mesure. Les temps ont depuis changé. Reportage.

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A Verdun, la plupart des aumôniers militaires musulmans arboraient leur tenue interarmées (bleue). Ces derniers sont en effet amenés à servir les quatre armées (armée de terre, armée de l’air, marine et gendarmerie).

Dix ans que l’aumônerie du culte musulman des armées existe. « Une révolution dans la condition des militaires de confession musulmane » selon les mots de Soufiane B. Cet ancien militaire de carrière, qui a pu se rendre compte par lui-même du changement notable procuré par l’émergence de cette structure cultuelle en 2006, a été une des toutes premières recrues de l’aumônerie. C’est lui qui a conduit avec brio la cérémonie militaire organisée jeudi 6 octobre à Verdunpour marquer les dix ans de l’institution dirigée depuis ses débuts par Abdelkader Arbi.

 

Désigné chef du protocole à l’occasion, Soufiane, 39 ans, n’est pas peu fier de faire partie du corps de l’aumônerie militaire musulmane. Et il n’est pas le seul. Ils sont 38 aujourd’hui à travers la France à occuper un poste dans cette institution, qui compte un personnel majoritairement issue de la communauté civile et non militaire. Pour la plupart en tenue interarmées, Ils ont fait le déplacement à la nécropole nationale de Douaumont et au mémorial dédié aux soldats musulmans morts durant la Grande Guerre où ont été déposées des gerbes en hommage aux soldats morts pour la France.
Un acte fort symbolique suivi d’une Marseillaise chantée au rythme militaire en compagnie de porte-drapeaux représentant des associations d’anciens combattants et une brigade du premier régiment des tirailleurs d’Epinal, ressuscitée en 1994 en reprenant l’héritage des tirailleurs de l’Armée d’Afrique,. Leur insigne de tenue, un croissant lunaire qui fait référence à l’islam, orne d’ailleurs les képis bleus visés sur leurs têtes.

Affiche anti-migrants de Béziers. La Dilcra saisit le parquet, une enquête est ouverte

Une enquête a été ouverte après la campagne d’affichage hostile aux migrants lancée à Béziers par son maire d’extrême droite Robert Ménard, a indiqué mercredi le parquet de la ville héraultaise.

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« Dès à présent, le SRPJ (Service régional de police judiciaire, N.D.L.R.) de Montpellier a été saisi par le parquet pour enquête », indique dans un communiqué le parquet de Béziers.

« À la suite de la campagne d’affichage (…), la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) a exprimé son intention de saisir le parquet de Béziers, pour ces faits susceptibles d’être constitutifs de l’infraction de provocation à la discrimination ou à la haine raciale », rappelle-t-il.

Les enquêteurs devront « déterminer si ces faits sont pénalement caractérisés », est-il précisé dans le communiqué.

« L’Etat nous les impose »
« Ça y est ils arrivent… Les migrants dans notre centre-ville », peut-on lire sur des affiches placardées mardi dans la ville dirigée par Robert Ménard. La photo représente des hommes noirs ou basanés, barbus ou la tête couverte d’une capuche, massés devant la cathédrale de Béziers. Elle est surmontée de la phrase : « L’État nous les impose ».

La Dilcra avait annoncé saisir le parquet devant « ce qui constitue de manière flagrante une provocation à la haine ». L’association SOS Racisme avait déclaré prendre une initiative similaire.

 

 

Robert Ménard, élu en 2014 à la faveur d’une triangulaire et avec le soutien du Front national à la tête de cette ville héraultaise d’environ 75 000 habitants, est coutumier des polémiques, notamment sur la guerre d’Algérie et l’immigration.

Ouest France

Pascal condamné à un an de prison ferme pour fraude à la CAF et recel de délit d’assurance

Un homme âgé de 57 ans a été jugé par le Tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour avoir indûment perçu des prestations de la CAF et receler des fonds provenant de délits, à Mouen et à Mondeville, au sud de Caen (Calvados).

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Pascal Banville a comparu le mardi 4 octobre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour fausses déclarations afin d’obtenir des prestations de la CAF, à Mouen et à Mondeville, au sud de Caen et receler des biens provenant de délits d’assurance.

Infos contradictoires sur les déclarations sur l’honneur

Les faits se sont déroulés de septembre 2007 à novembre 2013. C’est une plainte de la CAF qui va déclencher l’enquête, qui amènera l’homme devant le tribunal. En effet, il leur est fourni beaucoup d’infos contradictoires sur les déclarations sur l’honneur. En 2007, le prévenu acquiert une maison à Mouen et perçoit l’APL (Aide personnalisée au logement), le temps du crédit de la maison. Il se déclare marié avec des enfants à charge et au chômage. En 2011, il se déclare séparé, d’où nouveaux calculs de prestation puis de nouveau en couple.

20 000 € de fraude et 50 000 € d’abus de biens sociaux

Sa mère est gérante d’une société d’assurance domiciliée à Mondeville. Le prévenu déclare à la CAF louer l’appartement situé au-dessus et en touche donc l’APL. Le problème est que ce logement appartient à ses parents. Il règle donc un loyer de 380 euros par mois à ces derniers (atteignant 510 euros au fil des ans) que ceux-ci, pour brouiller les pistes, reversent à la SARL d’assurance. Ensuite, l’homme récupère l’argent de son loyer. Une fraude de 20 000 euros et 50 000 euros d’abus de biens sociaux.

Jackpot: il perçoit l’APL et est remboursé de ses loyers

L’audience donne l’occasion à la procureure de rappeler que l’on a droit à l’APL lorsque l’on paie un prêt immobilier ou un loyer, à la condition qu’aucun membre de la famille n’en soit propriétaire. Elle rappelle aussi l’obligation d’y résider au moins huit mois par an. Ce qui n’est pas le cas du prévenu qui, de par l’enquête n’a jamais vécu à Mondeville. C’est donc un jackpot, il touche l’APL et est remboursé de ses loyers.

Douze mois de prison ferme

Pascal Banville est condamné à 12 mois de prison ferme aménageables, à 7800 euros de dommages et intérêts à régler à la CAF (il y a prescription pour le reste) et à 500 euros de frais de justice. Interdiction lui est faite de gérer une société durant 5 ans.

Tendance Ouest

Néo-Nazis : 400 suprémacistes blancs venus de toute l’Europe rassemblés en Angleterre

« Blood and Honour » a déclaré aux autorités que leur rassemblement était un événement caritatif au profit d’une organisation venant en aide aux militaires blessés et dans le besoin.

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La police britannique a été trompée lors de l’octroi d’une autorisation de réunion publique qui s’est tenue le mois dernier. Ainsi, l’événement caritatif de plein air qui devait bénéficier aux soldats blessés s’est révélé être un rassemblement néo-nazi.

Ce sont environ 400 suprémacistes blancs venus de toute l’Europe qui se sont rassemblés aux environs du village campagnard et tranquille d’Haddenham les 23 et 24 septembre pour commémorer l’anniversaire de la mort d’Ian Stuart Donaldson, fondateur du groupe suprémaciste et raciste « Blood and Honour ».

Selon la BBC, les organisateurs de l’événement avaient déclaré à la police du Cambridgeshire que le rassemblement permettrait la levée de fonds en faveur de l’organisation « Help for Heroes », association caritative d’aide aux personnels militaires et à leurs familles. La demande d’autorisation soumise à ce moment-là à la police et au conseil local de planification des événements avait défini le rassemblement comme étant une « fête musicale privée ».

L’agriculteur qui avait loué son champ au groupe a également affirmé ne pas avoir eu connaissance de la nature exacte de l’événement.

« Quand nous avons compris de quoi il s’agissait, nous n’avons pas pris l’argent », a-t-il indiqué au journal britannique. « Et nous ne louerons plus jamais ce champ à qui que ce soit ».

« Blood and Honor » se qualifie lui-même comme mouvement offrant un “style de vie alternatif à la scène pro-drogue, pro-homosexuelle, pro-mixité raciale qui est mise en avant de manière fanatique par les soi-disantes puissances d’aujourd’hui”.

Le groupe a été interdit dans un certain nombre de pays à travers l’Europe et en Russie. Des reportages parus dans les médias britanniques dévoilent que les trois-quarts des participants à l’événement ont fait le déplacement depuis l’Allemagne, la Pologne et les Pays-Bas.

 

TTOI

Mantes-la-Ville : des sandwichs au jambon moisi déposés devant la mosquée

Après les têtes de porcs, les croix gammées et les photos pornos, la bêtise islamophobe n’en finit pas de prendre diverses formes. 

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Les responsables de la mosquée de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, ont découvert jeudi 6 octobre dans leur boîte aux lettres un carton qui contenait « des sandwichs composés de pain de mie et de jambon qu’on a laissé moisir ».

Le jambon pourrait-il être halal ? Abdelaziz El Jaouhari, président de l’Association des musulmans de Mantes-Sud (AMMS) explique que ce n’est pas la première fois que son institution se voit déposer des lettres et colis suspects de nature islamophobe : « On a déjà eu de la terrine de porc dans la boîte aux lettres, des courriers anonymes d’insultes et de menaces. Sans compter les quatre pneus crevés de ma voiture devant chez moi… » Le président de l’AMMS a annoncé qu’il devrait porter plainte contre X.

Saphir News

Une journaliste arabe contrainte d’ôter son soutien-gorge pour couvrir la réunion d’un ministre israélien

Une journaliste arabe israélienne a dû enlever son soutien-gorge pour pouvoir couvrir la réunion hebdomadaire du cabinet.

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L’Association de la presse étrangère de Jérusalem (FPA), a publié une condamnation cinglante du bureau du Premier ministre après qu’il a été demandé à une journaliste arabe israélienne d’enlever son soutien-gorge pendant une fouille corporelle complète pour pouvoir entrer dans la réunion hebdomadaire du cabinet mardi matin.

« C’est le dernier exemple d’une longue série de vérifications corporelles intrusives et inappropriées contre des journalistes arabes israéliens par l’équipe de sécurité du Premier ministre », a déclaré la FPA dans ce communiqué.

« L’Association de la presse étrangère condamne cet acte de profilage racial, qui va non seulement à l’encontre des idéaux démocratiques d’Israël, mais fait une parodie du processus d’accréditation et soulève de profondes questions sur les affirmations répétées du Premier ministre, selon lesquelles il serait engagé envers l’égalité pour tous les citoyens d’Israël », a déclaré la FPA.

La FPA demande des excuses et un arrêt immédiat de ces pratiques

TTOI

Bastia : «Francia fora» affrontements entre policiers et nationalistes venus soutenir leurs camarades terroristes

Lors d’une manifestation de soutien à trois jeunes nationalistes actuellement jugés à Paris, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Quatre policiers ont été blessés.


Quatre membres des forces de sécurité ont été blessés mercredi soir à Bastia lors d’incidents avec plusieurs dizaines de jeunes nationalistes corses dénonçant les réquisitions du ministère public contre trois de leurs camarades – auteurs présumés d’un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012 – jugés à Paris.

Devant la cour d’assises spéciale de Paris, le ministère public a requis de 6 à 8 ans de prison contre trois militants de GI, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Jean-Baptiste Verdi, âgés de 22 à 24 ans.

Les jeunes gens, certains cagoulés, ont lancé des cocktails Molotov et incendié des conteneurs à ordures sur la place du marché, au centre de Bastia. Un véhicule stationné a partiellement brûlé.

Un graffiti « Liberta, Francia fora » (Liberté, France dehors) a été tracé durant les échauffourées sur la façade la Banque de France située sur le cours Pierangeli reliant les places du marché et Saint-Nicolas. L’artère a ensuite été bouclée par un cordon de gendarmes mobiles.

Le Bien Public