Florian, un ultra niçois jugé en Italie pour avoir lancé un lavabo sur les policiers

Cet Ultra de l’OGC Nice, âgé de 26 ans, avait été arrêté en septembre dernier lors de violentes échauffourées en marge du match San Remo-Imperia.

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Gilles Zamolo (au centre) s’était fait le porte-parole des supporters blessés lors du sulfureux derby, en présence de Florian (à droite), interpellé pour avoir lancé un lavabo

Une trentaine de supporters niçois avait fait le déplacement pour ce derby ligure, les Ultras de Nice étant jumelés avec ceux d’Imperia.

Plusieurs d’entre eux sont soupçonnés d’avoir participé à des violences visant les supporters de San Remo, lesquelles ont provoqué de vives tensions avec les forces de l’ordre autour du stade.

Plusieurs policiers avaient été blessés, ainsi que certains supporters.

Florian, 26 ans, poursuivi pour des violences ayant entraîné des blessures contre des agents de la force publique et pour rébellion, est un jeune homme placé sous tutelle. Son procès avait déjà été reporté deux fois, en septembre puis en octobre 2015.

Un expert avait d’ailleurs été désigné pour décider si le supporter peut répondre de ses actes devant iun tribunal.

Nice Matin

 

Plus de « menu sans porc » à la rentrée dans les cantines de Vallauris

La mention « menu sans porc » a disparu des fiches d’inscription dans les cantines de Vallauris Golfe-Juan pour l’année scolaire 2016-2017.

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Le maire Michelle Salucki assume ce choix, prônant le respect de la laïcité au sein de l’école de la République. Une décision dénoncée par l’élu d’opposition Jean-Noël Falcou qui propose l’introduction d’un « menu végétarien ».

Nice Matin

À leur 18 ans, la Grande-Bretagne renvoie des centaines de réfugiés dans leur pays

Chaque année, ces jeunes migrants sont expulsés vers l’Afghanistan ou l’Irak après qu’ils ont eu 18 ans.

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Ces derniers mois, l’attention des médias s’est beaucoup portée sur l’arrivée massive de réfugiés, en Europe notamment, et les problèmes posés par cet accueil. Les Irakiens, Libyens, Afghans, Iraniens ou Syriens fuient leur pays en guerre pour trouver refuge sur le Vieux continent où ils ne sont pas forcément les bienvenus. Mais, parallèlement à cette crise migratoire, le Bureau of Investigative Journalism, une ONG britannique révèle un tout autre problème: celui du renvoi de milliers d’enfants réfugiés dans leur pays une fois qu’ils ont atteint la majorité. Même si celui-ci est toujours en proie au chaos.

C’est en Grande-Bretagne que ça se passe. Le ministre de l’Immigration anglais, James Brokenshire, a reconnu qu’aux cours de ces neuf dernières années, 2.748 jeunes réfugiés avaient été renvoyés dans leur pays avec un pic en 2011 où 495 demandeurs d’asile ont été contraints de quitter l’Europe. Destination pour la très large majorité d’entre eux: l’Afghanistan. Mais chaque année, plusieurs dizaines de jeunes majeurs sont aussi renvoyés vers l’Irak malgré la présence sur une large partie du territoire de l’État islamique.

Pourtant, ces enfants qui fuient le chaos et la guerre font en sorte de s’adapter au mieux à la vie britannique. D’ailleurs, pour Tim Farron, leader des Libéraux-Démocrates, une grande majorité d’être eux sont parfaitement intégrés. Tous se préparent ainsi à continuer leur vie d’adulte sur place au moins le temps que les conflits qui touchent leur pays se terminent. Certains même ne se voient plus jamais quitter le Royaume-Uni. Sauf qu’une fois qu’ils passent à l’âge adulte, ils ne sont plus protégés par le droit d’asile et doivent en demander une prolongation. Celles-ci sont compliquées à obtenir. D’après les chiffres du Bureau of Investigative Journalism, seule une prolongation du droit d’asile sur cinq est accordée.

«Tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable»

Gillian Hughes, psychologue pour enfant, fait le lien entre leur départ forcé d’Europe avec celui qu’ils ont déjà été contrait de faire de leur pays d’origine. Pour lui, «tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable».

Slate

« Je suis désolé monsieur mais vous n’êtes pas français… »

« Je suis désolé monsieur mais vous n’êtes pas français… ». C’est ce que lui a répondu le greffier en chef le jour où il a demandé un certificat de nationalité française. Une histoire “kafkaïenne” survenue au Grenoblois Rachid Soltani qui n’était plus français de 1963 à 2000.

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Si, à soixante ans tout rond, Rachid Soltani est inconsolable, c’est parce que l’administration française lui a froidement joué un tour de passe-passe dont elle a parfois le secret.

Il est né à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) le 29 janvier 1956. Ses parents, divorcés un an après sa naissance, ont quitté l’Algérie encore française pour se rendre en métropole. Dès l’âge de quatre ans, sa mère, qui avait la garde exclusive de ses trois enfants, lui fit sa première pièce d’identité française et, à la suite de l’indépendance de l’Algérie, elle opta pour la nationalité française. Rachid grandit sans avoir connu son père dont il sait juste qu’il avait combattu auprès de la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les poches vides, mais le cœur empli d’espoir pour son pays, Rachid devança son appel à l’armée pour une préparation militaire et intégra le premier régiment des parachutistes. « J’étais fier comme un coq de servir mon pays », dit-il. Sans oublier ce fâcheux épisode où son adjudant-chef l’apostropha ainsi : « Eh l’Arabe, viens ici ! »

En 1975, il entra au CHU de Grenoble pour y faire le ménage. Reprenant alors le chemin de l’apprentissage, il empocha le diplôme d’aide soignant avant d’être titularisé de la fonction publique. Entre-temps, il épousa Annie, qui lui donnera deux fils.

Un jour de l’année 1999, afin de faire son passeport, il se rendit au tribunal d’instance de Grenoble pour formuler une demande de certificat de nationalité française. Après avoir examiné sa situation, le greffier en chef lui dit : “Je suis désolé monsieur, mais je ne peux pas vous le délivrer, vous n’êtes pas français”.

Français depuis l’an 2000 !

Pendant des mois, il remua ciel et terre, frappa à toutes les portes, y compris celles du ministère de la Justice et de l’Élysée, saisit un avocat. Le tribunal de grande instance de Grenoble finit par lui délivrer le certificat de nationalité française qui a pris effet en 2000 ! Il ne devenait français qu’à partir de l’année 2000 ! Inconcevable pour lui.

« Si, entre 1963 et 2000, on m’a déchu de ma nationalité, j’étais donc apatride, puisque je n’ai pas d’autre pays, je n’ai jamais eu aucun lien avec l’Algérie. » Désormais, le jeune retraité a le temps et il veut le consacrer à laver son honneur. « Je veux rencontrer François Hollande pour lui raconter mon histoire et pour lui dire qu’il se trompe avec la déchéance de nationalité. Je ne le fais pas pour moi, mais pour mes enfants, pour les jeunes que l’on continue de rejeter. »

Le Dauphine

Discriminés par l’Etat suédois, les autochtones (Samis) se battent pour leurs droits

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Il aura fallu des dizaines d’années de revendications et de pétitions pour que les habitants du petit village de Girjas, à l’intérieur du cercle arctique, regagnent le droit officiel de chasser et pêcher à proximité de leur zone de vie. Cette communauté de Samis (aussi appelés Lapons en français), un peuple autochtone originaire du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que de la presqu’île russe de Kola, était privée de ses droits fonciers depuis 1993.

Bien que la décision ne concerne qu’une minuscule aire géographique, elle revêt un poids symbolique tout particulier en Suède où la question des droits des Samis n’est clairement pas une priorité« Nous espérons maintenant que ce verdict influencera les politiques concernant les Samis de Suède, ce qui demeurait l’objectif principal », a ainsi déclaré Åsa Larsson Blind, la vice-présidente du Conseil parlementaire sami, le corps représentatif des Samis de Suède, de Norvège, de Finlande et de Russie.

Si ce n’est que l’année dernière que les tribunaux suédois se sont finalement saisis de l’affaire, l’Association des Samis de Suède aura lutté bec et ongles contre Stockholm pendant près de 30 ans afin de faire valoir ses demandes en matière de droits fonciers.

Une prise de position à l’origine d’une importante polémique. Un collectif de 59 universitaires, dont des ethnographes et des anthropologues du Centre de recherche sami de l’université Umeå, ont notamment publié l’été dernier une lettre ouverte dans laquelle ils condamnaient l’usage d’une « rhétorique raciste » révélant « une surprenante ignorance de la situation historique ».

À l’annonce du verdict, Larsson Blind s’est déclarée éminemment soulagée que la cour de justice suédoise de Gällivare ne se soit pas laissée influencer par le « discours colonial » des représentants de l’État. De leur côté, les avocats de l’État suédois envisageraient de faire appel de cette décision.

The Guardian

Un acteur interdit d’embarquer à cause de son turban sikh

L’acteur indo-américain Waris Ahluwalia n’a pas pu monter à bord de son avion car les agents de sécurité de la compagnie aérienne AeroMexico lui ont interdit l’accès à son vol à cause de son turban sikh, à Mexico, ce lundi.

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Les Sikhs aussi souffrent d’amalgame avec les Islamistes. Waris Ahluwalia a décidé d’utiliser sa notoriété pour dénoncer le racisme ordinaire dont il a été victime à l’aéroport de Mexico, ce lundi. L’acteur indo-américain de 42 ans, connu pour ses apparitions dans les films de Wes Anderson (À bord du Darjeeling LimitedThe Grand Budapest Hotel) a témoigné sur son compte Instagram, suivi par plus de 18.000 abonnés.

« Ce matin à Mexico on m’a dit que je ne pouvais pas embarquer pour mon vol AeroMexico en direction de New York à cause de mon turban. #LaPeurEstUneOccasiondEduquer #DroitsdelHomme #Dignité #AimerSansPeur », a-t-il posté en anglais, cachant sa barbe avec son billet portant la mention Secondary Security Screening Selection signe qu’il devait subir une fouille approfondie.

L’Express

 

Converti à l’islam, cet ancien catholique demande le statut d’apatride

Dans le contexte d’opposition entre ceux qui sont en faveur de la déchéance de nationalité et ceux qui y sont opposés, Thomas Marchal a choisi d’ouvrir une troisième voie.

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Ce natif de Rodez, âgé de vingt-trois ans, a en effet pris la décision, il y a deux semaines, de solliciter auprès des pouvoirs publics l’apatridie, afin de rompre avec son pays et, plus globalement, avec un système dans lequel il ne trouve pas sa place, sans que sa démarche trouve son origine dans une quelconque rancœur. «Je suis né en France, j’aime le peuple français mais la francophonie ne constitue pas l’ensemble de mon identité, qui est bien plus grande que ça», explique-t-il.

Ce sentiment, le jeune homme, aux questionnements constants («déjà tout petit, je m’interrogeais sur le but de la vie, sur la mort»), en a réellement pris conscience lors de sa conversion religieuse, qui l’a vu passer d’une «tradition chrétienne mais sans conviction» à l’islam. «Le Coran a pour moi apporté des réponses, il y a plusieurs siècles», explique-t-il. Se sentant aujourd’hui victime d’un «manque de tolérance» et d’une certaine incompréhension, y compris de la part de certains de ses proches, celui qui a passé quatre mois dans les geôles marocaines au début de l’année 2015, après avoir été soupçonné de préparer des attentats terroristes, et avant d’être innocenté, recherche aujourd’hui «le bien-être intérieur», grandement lié, selon lui, à une absence d’appartenance à une nation en particulier. «J’aimerais être un citoyen du monde entier et que l’on puisse tous vivre en paix», lâche-t-il.

«Il faut revenir à des choses plus simples, plus essentielles, et pour moi, les notions de nationalité et de frontière n’ont plus de valeur. C’est pour ça qu’en tant que musulman, j’ai envie de vivre à La Mecque ou à Médine mais que j’aimerais également, par la suite, aller à Jérusalem.»

La Depeche

Centrafrique : la justice enquête sur de nouvelles accusations de viols par des soldats français

Cette fois, les accusations sont portées par une sœur et un frère centrafricains de 7 et 9 ans. La justice française enquête sur de nouveaux soupçons de viols commis par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a indiqué, lundi 8 février, une source judiciaire.

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Cette procédure fait suite aux déclarations des deux enfants, recueillies et révélées, fin janvier, par l’ONU. Elles font état de fellations sur des militaires non identifiés, selon une source proche du dossier. Des viols qui auraient été commis en échange d’eau et de biscuits, selon le récit de l’ONU.

Ces faits se seraient produits en 2014 et auraient pour théâtre le camp de M’Poko, près de l’aéroport de Bangui. Selon les propos des deux enfants, d’autres enfants auraient été abusés de la même manière lors d’incidents répétés impliquant plusieurs soldats français. A la suite de ces témoignages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice.

Cinq soldats entendus après d’autres accusations

Des investigations sont déjà menées par les gendarmes français après que d’autres enfants ont porté des accusations sur quatorze soldats français. Dans ce premier volet de l’enquête, cinq soldats français de Sangaris ont été entendus en décembre, sans être mis en examen.

Ils ont indiqué avoir donné des rations alimentaires à des enfants, mais ont réfuté avoir demandé quoi que ce soit en retour et nié tout abus sexuel, selon une source proche du dossier.

Les investigations n’ont pour l’instant pas permis de trancher. Les déclarations des enfants ont varié et le nombre de plaignants a augmenté, a par ailleurs indiqué cette source.

France Tv Info

Royaume-Uni : les viols liés à des rencontres online en hausse de 450 % en 5 ans

La National Crime Agency (NCA), qui s’occupe de la lutte contre le crime au Royaume-Uni a dévoilé les résultats effrayants de cette étude.

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Ainsi en 2014, ce ne sont pas moins de 184 personnes qui se sont présentées au poste de police pour porter plainte après des faits présumés de violences sexuelles. En 2009, elles n’étaient « que » 33. Dans le détail, la grande majorité des victimes s’avèrent être des femmes (85%) et parmi elles, 42% sont âgées entre 20 et 29 ans et 24% entre 40 et 49 ans.

La NCA suppose néanmoins que ces chiffres sont éloignés de la réalité, estimant que dans le cas de rencontres online, les victimes seraient moins susceptibles de porter plainte que dans des situations plus classiques. L’organisme suggère ainsi que le véritable nombre d’attaques pourrait facilement être multiplié par dix.

Cette information est dévoilée alors qu’une enquête a révélé, il y a peu, que les crimes présumés impliquant des applications telles que Tinder ou Grindr avaient été multipliés par sept entre 2013 et 2015. Neuf millions de Britanniques sont inscrits sur ce genre de sites, révèle The Independent.

Direct Matin

Israël : une société propose des tarifs en fonction de l’origine ethnique de ses employés

Une société de nettoyage à domicile israélienne a mis en place un système tarifaire qui n’a pas manqué de susciter la controverse. Sur ce dernier sont affichés les tarifs des employés, en fonction de leur origine ethnique.

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« Vous ne voulez pas engager un Arabe pour des raisons de sécurité? Il existe une solution », scande le slogan d’une entreprise israélienne spécialisée dans le nettoyage à domicile. En clair, les clients de l’entreprise se voient proposer des tarifs différents en fonction de l’origine de l’employé. Révélée ce vendredi par la journaliste Tal Schneider, l’information a été reprise par le quotidien israélien Haaretz.

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A en croire la photo postée par la journaliste israélienne, une femme de ménage d’origine africaine coûte 49 shekels par heure, soit 11 euros. Le salaire d’une employée européenne est légèrement plus élevé, à 12 euros l’heure. Dans cette grille tarifaire, l’employée revenant le plus cher coûte 69 shekels par heure, soit près de 16 euros. Ce qui justifie cette distinction? L’employée en question est originaire d’Europe, mais elle détient la nationalité israélienne.

L’express

Après un salut nazi, polémique sur la venue du groupe Down au festival Hellfest

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Bruno Retailleau, le président de la région Pays de la Loire a demandé aux organisateurs du festival Hellfest de déprogrammer le groupe de heavy metal Down alors que le chanteur Phil Anselmo a effectué un salut nazi et a hurlé  »white power » lors d’un concert en janvier dernier.

Certes, il était bourré. Mais est-ce vraiment une excuse ? La venue du groupe Down au prochain festival Hellfest, qui se tiendra à Clisson du 17 au 19 juin, est au cœur d’une belle polémique. Celle-ci a été déclenchée par le comportement inacceptable du co-fondateur de ce groupe américain de heavy metal, Phil Anselmo.

Le 22 janvier dernier, lors d’un concert organisé à Los Angeles, le chanteur a effectué sur scène un long salut nazi avant de se mettre à hurler  »white power », une idéologie prônée par les néo-nazis. Sur les vidéos mises en ligne par des spectateurs, le doute n’est pas permis. Il s’agit bien d’un geste fasciste commis par un Phil Anselmo, ex-leader de Pantera, visiblement très loin de la sobriété.

20 000 euros de subvention en jeu

C’est le collectif  »Provocs Hellfest, ça suffit » qui a alerté les autorités. Dans la foulée, Bruno Retailleau sénateur de la Vendée et président LR de la Région Pays de la Loire a demandé aux organisateurs du Hellfest de déprogrammer Down  »pour incitation à la haine ».  »Cette scène a été filmée et ne laisse aucun doute quant aux intentions du chanteur », a précisé Bruno Retailleau dans un communiqué publié sur son site Internet.

Mais pour Benjamin Barbaud, l’un des fondateurs du festival, il n’est pas question d’intervenir. Il a déclaré préférer se passer de la subvention du conseil régional – 20 000 euros pour cette édition – plutôt que de toucher à sa programmation.

Metro News

Manifestation Pégida : « Pourquoi ils (CRS) nous chassent, c’est des moutons des juifs »

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 Manifestation islamophobe de Pegida à Calais : une vingtaine d’interpellations, 10 gardes à vue

Malgré l’interdiction préfectorale, les anti-migrants de l’organisation née en Allemagne se sont rassemblés à Calais ce samedi après-midi. Une vingtaine de personnes ont été interpellées, et dix autres ont été placées en garde à vue.

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Les sympathisants du mouvement islamophobe Pegida se sont rassemblés en début d’après-midi ce samedi 6 février à Calais (Pas-de-Calais), pour une manifestation anti-migrants, pourtant interdite par la préfecture.

« Vers 12H30, des groupes ont commencé à circuler en centre ville, essentiellement de l’ultra droite de type néo-nazie. Sept d’entre eux ont été interpellés dès le début, puis un rassemblement s’est fait devant une brasserie de la gare », a indiqué Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais. Les individus interpellés « étaient porteurs d’armes contondantes, d’armes blanches ou de tasers », a précisé la préfecture dans un communiqué samedi soir.

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Vers 13h30, quelques échauffourées ont éclaté entre les forces de l’ordre et ces manifestants, qui ont scandé des slogans tels que « On est chez nous! », « Etat dictateur », « migrants dehors » ou « journalistes collabos ». Ils ont entonné une Marseillaise et ont agité des drapeaux français.

Orange

Etat d’urgence : Amnesty dénonce « une série de violations des droits humains »

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A la veille du début de l’examen à l’Assemblée nationale, vendredi 5 février, du projet de révision constitutionnelle visant notamment à inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, Amnesty International appelle les autorités françaises, « en l’absence de garanties satisfaisantes » à « renoncer à la prolongation » de ce dispositif d’exception, que le gouvernement veut renouveler pour trois mois au-delà du 26 février. L’ONG insiste aussi sur la nécessité que « des garanties sérieuses » soient « restaurées afin d’empêcher l’usage abusif, disproportionné et discriminatoire des mesures d’urgence », qui, selon elle, sont « lourdes de conséquences pour les droits humains ».

Amnesty International publie, jeudi, un rapport intitulé « Ma vie a été bouleversée »nourri par les témoignages de 60 personnes visées par les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence. L’ONG, par la voix de John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale, explique que « la réalité à laquelle » elle a été confrontée, montre « que des pouvoirs exécutifs étendus, assortis de très peu de contrôles sur leur application, ont causé toute une série de violations des droits humains ».

Discrimination

Tout en reconnaissant que « dans des circonstances exceptionnelles, les gouvernements peuvent prendre des mesures exceptionnelles », M. Dalhuisen insiste sur la nécessité de le faire « avec précaution ». Or, au vu de l’enquête qu’elle a menée, Amnesty International considère que le gouvernement français ne saurait « prétendre qu’il s’agit là d’une réponse proportionnée aux menaces qui pèsent » sur le pays.

« Des mesures d’urgence brutales, notamment des perquisitions de nuit et des arrêtés d’assignation à résidence, bafouent les droits de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, qui en ressortent traumatisés et stigmatisés », souligne le rapport.

Amnesty International explique que « la majorité des personnes » avec qui elle s’est entretenue « ont déclaré qu’elles n’avaient reçu presque aucune information leur indiquant en quoi elles étaient impliquées dans une quelconque menace à la sécurité ». 

« Très peu de résultats concrets »

L’organisation rapporte aussi que « la plupart des personnes interrogées » ont déclaré que « les mesures d’urgence sont mises en œuvre de manière discriminatoire, en ciblant spécifiquement les personnes musulmanes, souvent sur la base de leurs croyances ou de leurs pratiques religieuses plutôt qu’en se fondant sur des preuves tangibles de comportements criminels. »

L’ONG insiste, par ailleurs, sur le fait que le dispositif d’exception a conduit à « très peu de résultats concrets ». Elle cite « 3 242 descentes effectuées au cours des mois précédents » qui ont donné lieu « à quatre enquêtes préliminaires pour des infractions liées au terrorisme et à 21 enquêtes pour le motif d’apologie du terrorisme, aux contours flous », ainsi qu’à « 488 enquêtes supplémentaires ouvertes à la suite de ces perquisitions, mais pour des infractions pénales non liées au terrorisme ».

Le Monde

 

L’origine ethnique est le premier motif de plainte pour discrimination au travail

L’origine ethnique est le premier motif de plainte pour discrimination au travail, d’après le rapport annuel du Défenseur des droits. Plus de 10 ans après les promesses de la Charte de la diversité, cette question reste le parent pauvre des politiques RH.

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Yasmine Askri, 28 ans, est consultante senior dans un cabinet de recrutement. Une réussite dans la lignée d’une scolarité exemplaire: khâgne, deux licences et un magistère. Cette native du nord de la France a pourtant mis plus d’un an à décrocher un poste stable. La raison, selon elle? « Quand on est une femme, jeune, des quartiers populaires et d’origine immigrée, la jonction ne se fait pas entre nous et les recruteurs. » Ses parents sont nés en Algérie. « C’est une force immense mais aussi un poids, car ma famille n’avait ni réseau ni connaissance des entreprises, juge Yasmine. J’ai appris les codes en autodidacte. » Comme elle, beaucoup de jeunes d’origine étrangère n’ont toujours pas l’impression de se battre à armes égales sur le marché de l’emploi.

Dès 2004, la Charte de la diversité avait pourtant rêvé d’entreprises aux couleurs de la France et 33 signataires s’étaient engagés en faveur de la diversité « ethnique ». Mais onze ans plus tard, les promesses patinent. Contrairement aux Anglo-Saxons, « la France a une culture de l’invisibilité de la couleur de peau et la question ethno-raciale est taboue », rappelle Inès Dauvergne, responsable diversité du réseau IMS-Entreprendre pour la cité. Différencier des Français par leur origine? « Compliqué dans le contexte républicain », juge Bruce Roch, président de l’Association française des managers de la diversité (AFMD). Les entreprises privilégient les luttes consensuelles et soumises à des contraintes légales, comme la parité, le handicapou les seniors.

 Un malaise palpable

Sur le critère ethnique, le malaise est palpable. Interrogé sur ses actions, L’Oréal botte en touche, préférant s’exprimer sur « toutes les diversités« . Sodexo refuse aussi. Il y a pourtant urgence. Les origines sont le premier motif de saisie du Défenseur des droits en matière de discrimination dans l’emploi, selon son rapport d’activité publié le 4 février. Les moins de 25 ans issus de l’immigration africaine sont deux fois plus au chômage que les autres (1). Les préjugés des managers perdurent, « positifs envers les Asiatiques mais défavorables pour les Maghrébins », déplore Inès Dauvergne (2). Le gouvernement a annoncé en mai 2015 des pistes, issues d’un groupe de travail, pour rendre le marché du travail plus égalitaire.
Parmi elles, la possibilité d’actions de groupe en justice, des campagnes de « testing » ou des référents égalité des chances dans les grandes entreprises. Objectif: raviver ce combat oublié, car des outils existent.