Fabrice frappe sa concubine, agresse ses voisins et jette des tuiles sur les gendarmes

Deux équipages de gendarmerie, un négociateur, une rue barricadée… La place François-Mitterand a connu un déploiement de forces de l’ordre d’une rare ampleur lundi matin. La cause ? Un Saint-Polois de 40 ans qui dit avoir « pété les plombs » et a agressé sa compagne, des voisins et les gendarmes. Il a passé le réveillon en prison.

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« Qu’on me condamne et c’est tout », lâche-t-il à une présidente Élise Hibon déjà agacée par l’absence de réponses. « Oui, mais pour ça, encore faut-il discuter des faits ! » Car il y en a : Fabrice Lebougre est entré dans un déchaînement de violences dans la nuit de dimanche à lundi.

« Une nuit où elle subit tout un tas de violences »

D’abord à 18 heures dimanche, quand une dispute l’oppose à sa concubine. Il sort de son domicile pour rendre visite à des voisins, qui feignent d’être absents. L’homme aurait alors envoyé un projectile à travers leur vitre, cassant leur chaîne hi-fi. Les gendarmes interviennent une première fois dans le quartier.

Un peu plus tard dans la soirée, il s’en serait cette fois pris aux volets d’autres voisins. Il aurait deux couteaux dans les mains. L’un des habitants tente de le désarmer avec un balai, sa voiture subit des coups… Nouvelle intervention des gendarmes.

L’individu rentre à son domicile, commence à boire du pastis. « Votre concubine décrit une nuit où elle subit tout un tas de violences », résume la présidente. Des baffes, des insultes, des crachats, des coups de pied… Les enfants entendent tout depuis leurs chambres. La mère de famille, effrayée, n’appelle les gendarmes qu’à l’aube, quand il lui met un couteau sous la gorge. Visiblement déterminé.

« Ça aurait pu tuer un gendarme »

Deux militaires débarquent à 6heures. Ils tombent nez à nez avec l’individu, armé d’un couteau. Ils font sortir la femme et les enfants. Mais le dialogue engagé n’y fait rien. Fabrice Lebougre les menace, se réfugie sur le toit. Envoie des tuiles, une centrale vapeur, et d’autres objets sur les gendarmes. D’où le déploiement hors normes et le recours à un négociateur. « Vous jetez tout ça de l’équivalent d’un troisième étage. Ça aurait pu tuer un gendarme ».

Il saccage encore la toiture de son voisin, pour se réfugier dans le grenier. La maison est évacuée. « Il a effrayé ma famille. À côté, il y avait mon enfant d’un an et demi », témoigne le locataire. À 10heures du matin, avec 1,12 g d’alcool dans le sang. « Ils ont été très pros, félicite la procureur. À aucun moment ils n’ont blessé ce monsieur. »

Le forcené, avec 17mentions au casier, est en récidive sur quasiment tous les faits qui lui sont reprochés. Il a passé son réveillon en cellule, pour commencer à purger une peine de 30 mois de prison, dont six avec sursis et mise à l’épreuve, avec obligation de travail, de soin et d’un suivi psychologique.

La voix Du Nord

Détention de stupéfiants et violences contre des policiers : Pierre-Jean relaxé

Au tribunal de Lille, le jeune homme, élève de terminale, a été condamné à quatre mois de prison ferme et à une obligation de soins pour usage, détention et transport de stupéfiants.

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Prévenu de violences sur des policiers, après une interpellation musclée, Pierre-Jean F. a été relaxé.

Pierre-Jean F. a été arrêté dimanche dans un parking souterrain de la rue Jean-Jaurès après une course-poursuite avec la police qui l’avait repéré au cours d’une patrouille, entre les portes de Douai et de Valenciennes. L’interpellation a été musclée avec échange de coups de poing. 

Prévenu de violences sur des policiers, Pierre-Jean F. sera néanmoins relaxé, son avocat ayant convaincu le tribunal que les coups de son client étaient involontaires. Pierre-Jean F. a néanmoins été condamné pour usage, détention et transport de stupéfiants. Lors de son arrestation, les policiers ont trouvé 0,7 gramme de cannabis dans ses poches ainsi qu’une somme de 555 euros. 

Mais au tribunal, le débat s’appesantit sur un sachet plastique trouvé à quelques mètres de lui et contenant 1,4 gramme d’héroïne et 1,6 gramme de cocaïne, et sur l’origine de l’argent trouvé. Pressé de questions par la présidente Audrey Bailleul, le prévenu va nier farouchement. Ses explications sont si fantaisistes que la procureure Dorothée Coudevylle ironise : « Vous êtes en train de nous dire que sur les 555 euros, vous en avez trouvé plus de la moitié sous une voiture ? Une chance pareille, ce n’est pas donné à tout le monde. »

La procureure requiert huit mois de prison dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal suivra les réquisitions du parquet. Les quatre mois de prison ferme pourront être aménagés. Dès à présent, le jeune homme a une obligation de soins. Son suivi sociojudiciaire pendant deux ans lui interdit de sécher les cours sous peine d’être incarcéré.

La Voix Du Nord

Matthieu et Alexis condamnés à du sursis après un cambriolage

Une soirée d’ivresse et une idée d’une bêtise crasse a germé : aller cambrioler le voisin d’Alexis V., cité des Fermes à La Chapelle-d’Armentières. Le jeune homme partage son projet avec Matthieu D. 21 ans.

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C’est ainsi que dans la nuit du 18 au 19 septembre, les deux comparses pénètrent dans la maison du voisin parti en vacances. Ils forcent le volet, cassent la baie vitrée à coups de brique et font le tour de l’habitation à la lueur d’une bougie avant de sélectionner télévision, ordinateur et divers objets qu’ils se partageront.

Matthieu D. met son butin en vente sur Leboncoin.fr, Alexis V. le cache dans un buisson. Il n’aura pas le temps d’en profiter, les traces de sang qu’il a laissées sur une vitre brisée de la maison l’ont identifié. Matthieu D. et Alexis V. étaient jugés pour ce cambriolage mercredi après-midi au tribunal de Lille. Le premier prévenu a déjà été condamné deux fois il y a plusieurs années, le second découvre la machine judiciaire.

Me Dorothée Assaga, conseil de la victime fustige les faits, elle déplore «l’appât de l’argent facile » et requiert six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant un an. En défense, Me Savey insistera sur l’immaturité de ses clients.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Dans les obligations des deux prévenus, il y a celle d’indemniser la victime.

La Voix Du Nord

Emile condamné pour la 40e fois pour vol alors qu’il touche 1200€ de CAF

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Et de… 40. Emile Patrac, 53 ans a été condamné pour la quarantième fois, hier, devant le tribunal correctionnel d’Avignon. Au palais, tout le monde connaît Emile Patrac. Son palmarès, judiciaire entamé en 1981, porte essentiellement sur des vols. Cette fois, il a été jugé pour des faits commis le 21 novembre dernier, à Avignon. Deux tentatives de vols en récidive dans deux véhicules.

Lorsque le président Pidoux lui donne la parole, Emile réclame la clémence. Mais depuis tant d’années, rien ne semble guérir Emile Patrac de ses compulsions alors qu’il n’a pas besoin de cela pour vivre lui qui touche au moins 1200€ de la CAF, a rappelé le tribunal. Alors, ce sera de la prison ferme ! Pour le procureur Caroline Armand, « la société assure largement M. Patrac mais la société n’a plus à supporter le trouble à l’ordre public qu’il représente ».

Son avocat a plaidé la pathologie, les séquelles d’un suicide par pendaison raté, l’absence de vol pour des raisons vénales… Ce sera un mois de prison ferme avec maintien en détention.

La Provence

Le soir de Noël, Alexis frappe ses parents qui lui ont refusé une carte bancaire

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A Noël, on offre des cadeaux. Alexis Maurice, lui, a distribué des coups et a menacé ses parents. Raison pour laquelle il s’est retrouvé devant le tribunal d’Epinal, ce mardi, dans le cadre d’une comparution immédiate pour répondre de violence avec arme.

Les faits se situent, dans l’après-midi, du vendredi 25 décembre à Thaon-les-Vosges. Le jeune homme, « d épendant aux stupéfiants depuis longtemps », âgé de bientôt 24 ans, se rend au domicile de ses parents en vue de leur demander quelques deniers. De quoi mettre de l’essence dans un véhicule qu’il a emprunté « pour aller à Epinal ». Mais, devant le refus de sa mère de lui prêter sa carte bancaire, le Thaonnais a vu rouge.

Il s’est emparé d’un rouleau à pâtisserie qu’il avait pris soin d’apporter et a frappé son père (handicapé à 80 %) à quatre reprises au niveau des hanches. Il a ensuite saisi un couteau pour le pointer vers sa mère (arrivée pour s’interposer) en affirmant : « Je vais vous crever ».

Le jeune Thaonnais, titulaire d’un casier judiciaire riche de neuf condamnations (dont quatre relatives à des faits de violences) a déjà été incarcéré à six reprises. Sa dernière sortie de prison remontant au 26 septembre dernier.

Alexis Maurice a été condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt. Pour le reste le tribunal a suivi les requêtes du ministère public.

Vosges Matin

 

Le jour de Noël, Gaëtan frappe sa compagne enceinte et une fillette de 2 ans

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« Je croyais qu‘il allait me tuer ! », lâche la victime durant son audition. Vendredi dernier, jour de Noël, la police est appelée rue de Falaise, à Caen, pour un différend familial. Il est 22h55 quand la patrouille des forces de l’ordre est accueillie à la porte de l’appartement par un « je suis armé, je vais vous buter »

En état d’ivresse manifeste, Gaëtan, 23 ans, sort finalement du logement les mains sur la tête avant d’être interpellé. Le jeune homme était jugé ce lundi 28 décembre en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Caen pour des violences faites à sa compagne, enceinte de 7 mois, et à la fille de deux ans de cette dernière.

Pour un motif futile et après avoir reçu une gifle, le jeune homme, ayant près de 2 g d’alcool dans le sang au moment des faits, aurait alors porté des coups de poing au visage et des coups de pieds à sa compagne, avant de réveiller l’enfant de deux ans, de la projeter au sol et de la frapper à deux reprises avec une chaussure, tout comme sa maman. Après que les victimes se sont réfugiées dans la salle de bain, le prévenu a tout cassé dans l’appartement : télévision, meubles, portes, vêtements déchirés…

Le tribunal a finalement condamné Gaëtan à deux ans de prison dont un an avec sursis. Il sera maintenu en détention. Le prévenu devra en outre verser une provision de 1.000 euros à sa compagne.

Liberté Bonhomme

Éric, Théo, Romain et Wilfried condamnés pour un cambriolage violent

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Pour sa dernière audience de l’année, le tribunal correctionnel de Dax réuni mardi après-midi eut à juger un dossier particulièrement complexe. Pas loin de six heures furent utiles au président, Philippe Darracq, et ses assesseurs, pour comprendre la part de responsabilité des quatre prévenus dans une équipée sauvage menée à Saint-Pandelon.

Dans la nuit du 15 décembre 2014, les trois plus jeunes des mis en cause – âgés de 18 à 20 ans – avaient l’intention de cambrioler une demeure richement meublée. Accompagnés d’un mineur qui sera jugé devant le tribunal des enfants, ceux-ci n’ont pas hésité à agresser deux des occupants de la bâtisse. « Je me suis vu partir. Cela m’a marqué. Depuis, je ne dors plus », expliqua le septuagénaire propriétaire de la maison, ancien antiquaire. Lui, avait été mis au sol alors que la cousine de son compagnon était frappée par la crosse d’un pistolet, puis bâillonnée sur son lit.

Le jeune homme travaillait encore dans une boulangerie de Dax, aux côtés d’Éric Breuil. Quatrième des prévenus du dossier, cet homme de 55 ans s’est révélé être l’inspirateur de ce cambriolage qui aurait pu virer au drame. « Je n’ai rien envisagé. Rien monté du tout, répéta-t-il. Je m’en veux d’avoir trop parlé. »

Avec des parcours de vie différents mais une errance commune depuis leur adolescence, les trois jeunes hommes ont basculé ensemble dans une scène de violence. « Comment passe-t-on de petit ‘‘shiteux » à baîlllonneur de mamie ? », interrogeait Philippe Darracq, au sujet de Wilfried Pereira. « Elle a crié, je ne savais plus quoi faire, j’ai paniqué », rapportait de son côté Romain Cartier au sujet des coups portés sur la deuxième victime.

Primodélinquant, celui-ci est condamné à 36 mois de prison dont 18 ferme, mise à l’épreuve de deux ans ; une peine identique à celle de Wilfried Pereira. Théo Christodoulou, par son casier déjà fourni et son implication accrue dans l’organisation du cambriolage, écope de trois ans de prison ferme avec un an de sursis mise à l’épreuve de deux ans. Éric Breuil est quant à lui condamné à 30 mois de prison, dont 12 mois de sursis mise à l’épreuve de deux ans.

Sud ouest

Marie-Ange condamnée pour une onzième affaire d’escroquerie

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Marie-Ange R., 40 ans, a (encore) récidivé. Le tribunal a récemment condamné cette Rouennaise à deux ans de prison pour une onzième affaire d’escroquerie.

L’affaire est toute simple. En janvier 2014, Marie-Ange R., qui a eu sept enfants, qui en garde cinq, qui vit avec un chauffeur routier, reçoit la visite de deux assistantes sociales. Ces deux femmes veulent voir dans quelle mesure le couple peut être aidé.

La discussion dure un peu, le café est sur la table, les deux assistantes sociales ne pensent pas particulièrement à surveiller leurs sacs à main. Marie-Ange R. en profite pour subtiliser les numéros de leurs cartes bancaires, avec le code spécial pour les achats via internet. Les assistantes sociales ne se rendent compte de rien.

Ce n’est que quelques mois plus tard, en avril 2014, que Marie-Ange R. utilise les codes. Pour acheter des chaussures, de l’alimentaire, du maquillage, pour régler sa facture d’électricité… Il y en a pour près de 2000€.

« Placée en garde à vue, Marie Ange R. a immédiatement reconnu toutes les transactions litigieuses», résume le tribunal.

 

 

Peine perdue, au vu du lourd casier : ce sera deux ans de prison (aménageables avec un bracelet électronique, une semi-liberté) assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve d’une durée de trois ans pour rembourser, suivre des soins et trouver du travail.

Andy, le voleur qui s’endort dans le jardin du voisin

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«Allongé sur le sol, monsieur dormait. Il a été interpellé dans le jardin », relate la juge. Le principal concerné s’est-il encore endormi à l’heure de son audience ? Le prévenu havrais de 19 ans est absent. Seul l’homme victime a fait le déplacement jusqu’au tribunal correctionnel.

Cet habitant de Gonfreville-l’Orcher a été avisé par son voisin. Le 28 juin dernier, le chien de celui-ci se met à aboyer en pleine nuit. «Je dormais avec ma femme. Je me suis levé et je me suis installé à la fenêtre », décrit aux policiers le voisin. Il voit alors Andy qui donne des coups de pied dans le véhicule de la victime. Aussi, il tente de plier une portière. Le témoin l’invective. « Il m’a répondu, mais je n’ai rien compris, résume-t-il. Juste que soi-disant, c’est la voiture de son cousin. »

Le prévenu ne réussit pas à voler l’automobile. Après avoir dégradé au passage la boîte à lettres d’un riverain, il finit par prendre la fuite. Pas bien loin. Le garçon est retrouvé dans le jardin d’un dernier voisin.

À l’encontre du Havrais déjà connu de deux antécédents pénaux, le parquet aurait volontiers « sollicité un travail d’intérêt général. Tranchant, le tribunal prononcera cent vingt jours-amende à 4 euros en réponse à la tentative de vol et une amende de 150 euros quant à la dégradation de la boîte à lettres.

Paris Normandie

Igor fête Noël et menace la police « Le Bataclan, ce n’était qu’un début », il écope d’un sursis

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Mais quelle mouche a bien pu piquer Igor ? Vendredi, ce boulanger s’apprêtait à célébrer simultanément Noël et son 29 e  anniversaire. Les festivités, qui faisaient suite à dix jours de travail consécutifs, ont commencé par l’achat de trois bouteilles de whisky. « C’était des marques différentes, on voulait faire des dégustations », a-t-il tenté d’expliquer, ce lundi 28 décembre, à la barre du tribunal correctionnel.

Igor a ensuite rejoint le domicile de l’une de ses sœurs, dans le quartier Croix-Rouge, à Reims. Il a commencé par, selon l’expression du président, « tout retourner » chez sa sœur en présence de témoins apeurés. Avant de se rendre chez son autre sœur, à quelques rues de là. Sans doute par goût des surprises, Igor s’est d’abord employé à défoncer la porte d’entrée. Et sa sœur a appelé police-secours.

La vue d’une patrouille n’a pas calmé l’énervé. Envoi de projectiles, insultes, etc. L’interpellation est musclée. Dernier round dans la voiture de police, dans laquelle le mis en cause aurait eu ces mots :

« Vous m’avez tapé mais il y a des frères qui vont me venger mille fois (…) Les Kouachi et le Bataclan, ce n’était qu’un début. On a plein de kalach’ pour faire sauter la République ! »

 Puisque ces propos ont été tenus dans l’habitacle d’une voiture en présence des seuls policiers, Igor est poursuivi pour « menace de mort à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique ». Les mêmes phrases, si elles avaient été prononcées dans la rue, auraient assuré au boulanger d’être poursuivi pour « apologie publique de crime terroriste ».

Quatre mois de prison requis, dont deux avec sursis. Reconnu coupable, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis. Avec, en outre, l’obligation de se faire soigner et d’indemniser ses victimes.

L’Union

Damien se vante de dealer en prison puis réclame de rentrer chez lui.. dans sa cellule

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Le 17 septembre et le 29 novembre 2013, deux personnes se présentent au commissariat pour déclarer le vol de leurs voitures. Les deux Ford seront retrouvées quelques jours plus tard. En triste état : portières pliées, protège-neiman arraché, fils dénudés… tout laisse supposer qu’il s’agit de l’œuvre d’un seul individu.

Les traces ADN relevées dans la voiture vont donner le nom de Damien Deparis, 26 ans, bien connu des services de justice puisque son casier porte trace de 30 mentions.

« Vous pouvez me mettre 10 ans, j’en ai rien à foutre »

Incarcéré pour d’autres faits, il se présente à la barre pour déclarer qu’il n’est pas l’auteur des vols.

Le prévenu ne se démonte pas :

– « Vous pouvez y aller, vous pouvez mettre 5 ans plus 5 ans, j’en ai rien à foutre. Les voitures, je suis monté dedans, mais c’est tout. Et puis je n’ai rien d’autre à dire, de toute façon tout ça c’est des broutilles ».

– Il répond : « J’ai de l’argent, en prison je vends du cannabis, ça rapporte ». 

– « Et votre casier ça vous inspire quoi ? » « Ça m’inspire rien, ce n’est que du papier ».

La seconde partie civile réclame le remboursement d’une partie de son bien, soit une somme de 2 000 €. Le prévenu plaisante : « 2 000 € tu rigoles ? Si tu veux, je te vole une autre voiture, mais tu n’auras pas un sou ».

La substitute requiert une peine de 10 mois de prison ferme pour les deux dossiers. Cette fois encore, le prévenu ne peut s’empêcher de fanfaronner :

– « C’est bien, faites comme ça, je veux retourner chez moi ».

– « Chez vous ? » interroge la présidente.

– « Oui, chez moi, dans ma cellule».

Le tribunal l’a exaucé : il retournera dans sa cellule pour 12 mois supplémentaires.

La Voix Du Nord

Emmanuel attaque à la fourchette son amie le soir de Noël

Un homme de 52 ans, habitant la capitale des Verts, a été condamné lundi par la chambre correctionnelle du TGI de Saint-Étienne (Loire) à douze mois de prison dont six avec sursis, ainsi que deux ans de mise à l’épreuve pour avoir agressé l’une de ses amies avec une fourchette.

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Le soir de Noël, selon le récit qu’en fait Le Progrès, Emmanuel avait convié trois amis, une femme et deux hommes, à dîner chez lui, dans le centre-ville. La soirée avait été gourmande et arrosée mais jugeant les avances de son hôte trop pressante, la dame avait quitté les lieux plus vite que l’éclair. Son hôte aurait tenté de l’étrangler au moment où elle quittait l’appartement, avant de la poursuivre dans la rue et de la frapper à plusieurs reprises avec une fourchette prise sur la table des agapes.

Blessée au visage, au thorax et aux bras, la victime s’est vu prescrire 15 jours d’interruption de travail.

A l’audience, l’agresseur a donné sa version. Certes, il avait énormément bu, en témoigne son taux d’alcoolémie de 2 grammes dans le sang. Mais les autres aussi. Et le jeu de séduction commençait à déraper. Quand ses trois convives ont commencé à se déshabiller les uns les autres, s’est-il défendu devant le juge, Emmanuel les a mis dehors.

Le Parisien

Un russe enfonce la porte d’hôtel et saisit sa compagne à la gorge

Un Russe de 27 ans a été interpellé par les gendarmes pour des violences conjugales, tôt hier matin, à Isola 2000.

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Vers 3 heures du matin, ivre, il a enfoncé à coups de pied la porte d’hôtel que refusait d’ouvrir la jeune femme.

Il l’a ensuite saisie à la gorge, alors que cette Norvégienne tenait leur fillette dans ses bras.

L’agresseur présumé, qui réside tout comme elle dans les Alpes-Maritimes, a été appréhendé par les militaires du poste provisoire de la station.

Il devrait être déféré au parquet ce dimanche.

Nice Matin

Lee Powell, le transporteur de drogue entre la France et l’Angleterre condamné

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Anissa Ali Bacha, son avocate, le présente comme un homme tombé dans la drogue «par accident». Du ciel, alors. Si les produits saisis n’avaient pas été aussi néfastes, Lee Powell, 35 ans, aurait pu jouer les personnages de Tintin. .

Le 12 mai 2012, les douanes françaises interceptent de justesse Lee Powell et un complice sur l’aérodrome de Marck. Les deux hommes sont en train de transférer deux gros sacs d’un véhicule à l’ULM de Powell. La fouille ramène à la surface 6,2 kg de cocaïne et 63 kg de pâte d’amphétamine. Valeur marchande : près d’un million d’euros.

L’enquête mènera rapidement à deux très probables commanditaires, finalement extradés par le Royaume-Uni en décembre 2014 et mai 2015.

Des policiers britanniques sont tombés sur des données GPS de l’ULM de Powell. Celles-ci indiquent des repérages concernant des champs pouvant servir de piste d’atterrissage sur le continent.

À une autre occasion, le Britannique aurait dû faire preuve de patience pour ses traversées, à cause de la météo. La défense des cinq prévenus, assurée également par Samira Denfer, Olivier Maricourt ou Damien Legrand, a fort à faire. Les réquisitions vont de 3 à 8 ans de prison. Sanction : quatre ans et demi pour Powell, trois ans pour deux complices et six ans pour les deux commanditaires.

La Voix Du Nord

Eddy, le braqueur de bijouterie écroué

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Le duo de braqueurs a d’abord fait un minutieux repérage dans la boutique « L’échoppe d’or » à Marseille, en début de matinée mardi, en demandant à voir des parures. Puis vers 9h45, les deux hommes sont revenus au 51, rue d’Endoume (7e), n’éveillant pas la méfiance du commerçant. Là, ils exhibaient une arme de poing et se faisaient remettre plusieurs milliers d’euros de bijoux. L’un filait à pied et le second sur un scooter direction la Corniche Kennedy. Leurs signalements fusaient sur les radios de toutes les patrouilles de police de la ville et c’est finalement la Bac qui finissait par interpeller le scootériste dans le 8e arrondissement.

Le butin et son revolver à grenailles étaient récupérés. Il s’avérait que l’homme était déjà très connu des services de police notamment pour trafic de stups, menaces sous condition, vol par ruse, recels et violences. Eddy, 26 ans, reconnaissait rapidement devant les enquêteurs de la police judiciaire l’intégralité des faits mais refusait de livrer le nom de son complice, toujours activement recherché. Le jeune homme a été mis en examen et écroué.

La Provence

Du sursis pour Roger, le mari de la nounou qui abusait des enfants

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Huit femmes ont dénoncé les agressions sexuelles que Roger Polly leur a fait subir alors qu’elles n’étaient que des enfants, des années 1970 à 2000. Seulement, pour six d’entre elles, le prévenu a bénéficié de la prescription. Sur le banc des parties civiles du tribunal correctionnel du Havre, mardi, se trouvent ces deux dernières victimes. Deux sœurs que l’épouse de Roger Polly gardait en tant que nounou. Enfin, uniquement à la barre, l’habitant de Senneville-sur-Fécamp (Seine-Maritime) de 70 ans va formuler des aveux.

Presque par obligation, le président du tribunal se tourne vers les sœurs désormais âgées de 26 et 30 ans pour poser à chacune la même question. Alors que les agressions se sont déroulées entre 1991 et 2000, pourquoi ne les ont-elles dénoncé qu’en 2014 ? Parce qu’après avoir subi cela, « c’est la honte, décrivent-elles. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Dans leurs plaintes, elles ont décrit les mêmes scènes. Uniques parties civiles, les deux sœurs sont gardées de 3 mois à 5 ans pour l’une, de 1 à 11 ans pour l’autre. Quand leur nounou « a le dos tourné », la main de son mari vient frotter la cuisse. Il touche le sexe, se masturbe, diffuse des films pornographiques. « Il me prenait la main. Il voulait que je le masturbe.»

« Du chantage aux bonbons »

Lors de la sieste, l’homme peut se glisser dans le lit. Il fait du «chantage aux bonbons ».

Les juges écartent les quatre années de prison pour moitié ferme réclamées par le parquet. Ils prononcent trois années avec sursis et obligation d’indemniser les parties civiles. Le retraité, ancien employé aux cantines scolaires, est inscrit au fichier des délinquants sexuels et a l’interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs.

Paris Normandie