Articles par Fdebranche

Une bande de voleuses ( Julie, Sylvie Eliane, Claudia, et deux Suzanne) condamnées

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Six prévenues, six femmes, six voleuses qui formaient un gang au féminin hors du commun : le 8 septembre dernier, Eliane, Claudia, Julie, Sylvie et les deux Suzanne ont comparu à la barre du tribunal correctionnel de Foix pour répondre d’une longue série de cambriolages et de tentatives de vol, notamment en Ariège. Le gang des voleuses avait choisi pour cibles les petits supermarchés et les bureaux de tabac.

Le tribunal avait mis sa décision en délibéré. Elle a été rendue hier. Les six prévenues écopent de peine de prison, essentiellement avec sursis. Seule l’une d’elle, au casier judiciaire plus sérieusement garni, n’a pas bénéficié du sursis et a été condamné à quatre mois de prison ferme.

La Dépêche

Véronique condamnée pour trafic de cocaïne entre la France et l’Espagne

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Quand les enquêteurs mettent la main sur Véronique R…, 44 ans, au terme d’une surveillance discrète et de nombreuses écoutes téléphoniques, ils s’attendent sans doute à «loger» une trafiquante de haute volée. La jeune femme effectue de fréquents voyages en Espagne. Ils tendent une souricière alors qu’elle revient en France, avec un ami.

Nous sommes le 7 décembre 2013. La prise n’est pas très importante, 150 grammes de cocaïne. Lors de la perquisition menée au domicile de la trafiquante, une nouvelle prise sera effectuée : quelques grammes de cocaïne encore et 14 grammes d’herbe.

Épluchant leurs relations amicales, les enquêteurs identifieront ensuite quelques connaissances, acheteurs et revendeurs. Parmi eux, un jeune homme, qui cultive du cannabis et détient, lui aussi, quelque 280 de cocaïne.

C’est du sérieux, quand même. Véronique R… reconnaîtra faire trois voyages par mois en Espagne. Mais une grande part de la «poudre» importée vient satisfaire sa propre dépendance, et celle de son compagnon de l’époque. Quatre grammes par jour. Cent vingt grammes par mois.

«Ce n’est pas le réseau du siècle, mais il y a de l’importation, de la revente, un vrai marché, des quantités respectables», nuance François Hébert, procureur de la République

Contre les membres de ce réseau, le magistrat réclamera des peines de prison ferme, de six mois à un an de détention. Le tribunal condamne les membres de ce trafic à des peines de prison avec sursis. Seule Véronique R… a écopé de 12 mois de prison, dont 9 avec sursis. Une peine qui couvre simplement la détention préventive.

La Dépêche

Sous couvert de salons de massage Pascal avait organisé un réseau de prostitution

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Il était propriétaire de six salons de massage naturiste à Calais (rue Monseigneur-Piedfort, puis rue Pascal), mais aussi à Saint-Laurent Blangy et à Templemars. On y pratiquait surtout des prestations sexuelles tarifées. Condamné pour proxénétisme aggravé et agressions sexuelles, l’ancien patron, originaire d’Aire-sur-La-Lys, écope de six ans de prison ferme.

Impassible, imperturbable, il a souhaité garder le silence. Pascal Plesmaekers s’est rendu au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer « pour écouter et non pas pour parler ». En détention provisoire à la prison de Sequedin depuis le 12 décembre 2013, le quinquagénaire était tout de même présent dans la salle d’audience jusque tard dans la nuit de mardi à mercredi, le regard fuyant celui de son ex-épouse, présente à l’audience.

Accusé de proxénétisme aggravé et d’agressions sexuelles sur deux jeunes filles entre janvier et mars 2013, Pascal Plesmaekers était propriétaire de plusieurs salons de massage à Calais, Saint-Laurent Blangy, Templemars mais aussi Courcelles-lès-Lens et Raismes près de Valenciennes. Son ex-femme, Claudine, ancienne co-gérante, était placée sous contrôle judiciaire depuis deux ans. Accusée d’« avoir fermé les yeux » sur les prestations sexuelles tarifées proposées dans son établissement, c’est hésitante et en larmes qu’elle apparaît à la barre. « Il était la locomotive, je n’étais qu’un wagon ».

Sous les pseudonymes d’Océane, Jade ou Pamela, vingt-neuf jeunes femmes âgées de 19 à 27 ans, prodiguaient ces massages.

« J’ai postulé sur Internet via une annonce. L’entretien s’est déroulé de façon professionnelle, systématiquement avec Monsieur. Puis, j’ai eu droit, comme la majorité des filles, à une formation pratique. Là, il fallait faire les massages tantriques sur Monsieur. Il m’a demandé de lui effleurer le sexe. Il m’a ensuite touché la poitrine et les fesses », a souligné l’une d’entre elles.

« Les clients nous demandaient de leur prodiguer un massage avec finitions, c’est-à-dire avec masturbation. Parfois, certains clients ne voulaient que des massages simples mais c’était vraiment rare. »

La Voix du Nord

Yannick, un déséquilibré fonce sur son ex avec sa voiture

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Yannick Faerber est en détention préventive depuis le mois d’août dernier. On lui reproche d’avoir délibérément foncé sur son ex-compagne et deux de ses amis qui l’accompagnaient, avec sa voiture.

En outre, il a proféré des menaces de mort à son encontre, il était complètement ivre, roulait sans permis et, cerise sur le gâteau, il était en récidive légale pour avoir été déjà condamné pour des faits à peu près identiques. A son compteur judiciaire, quelque 14 condamnations.

À la barre, il va expliquer, avec une mauvaise foi absolue, qu’il n’est pour rien dans cette histoire et que tout est de sa faute, à elle.

Quelques condamnations pour violences conjugales, rappelées par la présidente Gadoullet, ne le font pas changer d’avis. «On est passé tout près d’une autre juridiction, celle des assises, dira Me Marie-Hélène Abadie, partie civile. Il y a là une vraie tentative de meurtre»

Le procureur Serfass ira dans le même sens, en décrivant une véritable préméditation : «Il a d’abord mûri son ressentiment, avec une montée en charge des sentiments violents. Puis il y a la recherche de sa victime, comme une proie ; puis la préparation de l’attaque ; ensuite le choix de l’arme par destination et enfin l’action. Tout ça dans l’ordre. »

Il est condamné à 2 ans dont 6 mois avec sursis, mise à l’épreuve pendant 3 ans. Le reste des réquisitions est suivi à la lettre.

Avec la démission de Chauprade l’implosion du FN a commencé

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Des contradictions profondes tiraillent le parti lepéniste, notamment entre sa ligne Nord-Est, celle de Marine Le Pen et Florian Philippot d’une part, et la ligne Sud, où Marion Maréchal Le Pen et Jean-Marie Le Pen se retrouvent en connivence.

D’un côté elle accentue, sous l’influence de l’ex-chevènementiste Philippot, des positions « social-étatiques », l’interventionisme étatique étant mis au service d’une sorte de national socialisme qui surfe sur la désespérance des couches populaires ; c’est manifeste dans ses campagnes récentes à Hénin-Beaumont et dans la région Nord-Pas-de-Calais, où elle cherche à siphonner une partie de l’électorat socialiste et communiste de cette région.

C’est le discours sur la retraite à 60 ans, sur l’augmentation sensible du Smic, etc… Georges Marchais n’aurait pas fait mieux ! D’un autre côté, dans le Sud, le FN est, avec sa nièce, sur des postures qui appliquent les vieilles recettes du grand-père, formé à l’école poujadiste, le FN cherchant à racoler les voix des artisans et petits commerçants, qui n’en peuvent plus de l’interventionisme étatique, des impôts, des normes, et rejettent tout discours qui pourrait ressembler à celui de la gauche.

Entre le Nord et le Sud frontiste, il y a bien une incohérence idéologique forte qui va provoquer des fissures et, à l’approche de la présidentielle, provoquer de réelles divisions. Autrement dit, pendant les régionales, chacun au FN chasse sur ses terres avec des armes différentes, en espérant que cela ne se voit pas trop politiquement et médiatiquement.

Mais ensuite, quand il s’agira de la présidentielle, l’incohérence va devoir être traitée, elle créera d’inévitables tensions et peut-être une crise majeure. En cela, Marine Le Pen mange son pain blanc. Car le boulet Jean-Marie Le Pen, si la force physique lui est donnée, ne va pas se taire, bien au contraire. Pas plus que Marion Maréchal-Le Pen ne va, entourée comme elle l’est des « identitaires » théoriciens de l’inégalité des races, « affadir » son propos.

Les positions de la tante et de la nièce sur la Laïcité, les mœurs, l’homosexualité par exemple, sont diamétralement opposées et ne pourront que créer des divisions. Car Marion Maréchal-Le Pen s’appuie sur les catholiques traditionalistes de son parti, comme Bruno Gollnish, qui a toujours été prêt à « pardonner » (et même approuver) les dérapages du vieux compagnon Jean-Marie Le Pen, que ce soit sur les noirs et les arabes, ou les juifs et la seconde guerre mondiale. Ces tensions là, avec la jeune nièce, restera un cauchemar durable pour Marine Le Pen.

Atlantico

Kits de campagne : des élus FN accusent leur parti de « magouille »

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Ils viennent alourdir un fardeau judiciaire qui commence à sérieusement peser sur le Front national. Plusieurs conseillers municipaux frontistes du Nord dénoncent les méthodes employées par leur parti pour financer ses campagnes, comme le signale . Des témoignages qui viennent éclairer concrètement le fameux système des kits de campagne, pour lequel le FN en septembre pour « recel d’abus de biens sociaux et complicité d’escroquerie ».

Francis Boudrenghien, artisan de 61 ans, élu FN au conseil municipal d’Anzin, était candidat aux élections départementales de mars. « Tout candidat devait partir avec un kit de campagne obligatoire. Ils m’ont aussi obligé à prendre 300 affiches supplémentaires, alors que je n’en avais pas besoin », explique-t-il à Marianne. « Pourtant, j’avais un imprimeur ici qui avait besoin de travail, et il était beaucoup moins cher ». Francis Boudrenghien a aussi dû contracter un prêt à son nom, de manière toujours « obligatoire » selon lui.

L’affaire pour laquelle le FN est dans le collimateur de la justice concerne , employées lors des législatives de 2012. Le système, très rôdé, est le suivant. Acte 1 : Jeanne, le micro-parti du FN, prête au candidat une somme destinée à financer sa campagne, avec un taux d’intérêt à 6,5%. Acte 2 : avec cette somme, le candidat un kit de campagne (affiches, tracts…) confectionné par la société Riwal, dirigée par un proche de Marine Le Pen. L’argent revient donc dans les caisses du micro-parti frontiste. Acte 3 : après la campagne, le candidat se fait rembourser par l’Etat ses dépenses, c’est à dire le prêt majoré des intérêts, qu’il peut ainsi rembourser à son tour à Jeanne. Au final, le micro-parti du FN enregistre un bénéfice. Pour le parti, qui dénonce un « acharnement » judiciaire, ce système est parfaitement légal. Ce n’est pas l’avis des juges, qui le soupçonnent d’avoir détourné 10 millions d’euros d’argent public.

« Au début, je n’ai pas cherché à comprendre, mais c’est après qu’on réalise qu’il se passe quelque chose », poursuit Francis Boudrenghien. Pour lui, « c’est de la magouille ! »

Jean-Luc François Laurent, conseiller municipal FN à Valenciennes, mais écarté des listes pour les régionales, s’est lui aussi plaint de ce système. Tout comme Bruno Wolinski, conseiller municipal de Sin-Le-Noble. Ils mettent en cause le patron du FN local, Guy Cannie, secrétaire départemental du parti.

Marianne

Islamophobie: Un boulanger français menacé de mort car musulman

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Ce commerçant nantais, Français originaire de Palestine, a reçu un courrier mercredi. Une plainte est déposée pour « menaces de mort matérialisées par un écrit, commises en raison de la religion ».

Aux autres, ce commerçant discret n’a pas parlé de ce qui lui est arrivé. Mercredi, il a reçu une lettre lui disant : « Arabes, Musulmans, Assassins, Mort à vous ». Sous ses mots, griffonnés sur un morceau de papier, une croix chrétienne était dessinée.

Mohammed nous montre la photo qu’il en a faite. L’original, lui, est dans les mains des policiers, qui sont saisis d’une plainte pour « Menaces de mort matérialisées par un écrit commises en raison de la religion ». Des patrouilles passent régulièrement devant sa boulangerie depuis.

Mais cet homme de 33 ans insiste : il ne veut pas être vu « comme une victime ». Et d’ailleurs, il est là depuis 7 h, ce samedi encore, sans le moindre début de boule au ventre. Il reçoit les clients, le sourire aux lèvres, dans sa boulangerie colorée, qui ne dit rien de ses origines, ni de ses éventuelles affinités religieuses. « Je ne suis pas du genre communautariste. Je suis même tout le contraire », dit-il.

Quant à cette lettre, « pour tout vous dire, quand je l’ai vue, j’ai d’abord voulu la jeter à la poubelle. Mais des amis m’ont conseillé de déposer plainte, ne serait-ce que pour protéger mon commerce, au cas où… »

Pourtant, il veut croire que ce ne sont que des mots. Aussi difficiles soient-ils à lire. Ce courrier menaçant reçu par la Poste, à son nom, n’empêchera pas ce Français, originaire de la bande Gaza, en Palestine, de vivre la vie qu’il s’est choisie. Une vie toute simple. Avec sa petite boulangerie située près du quartier de la gare de Nantes, sa femme et son fils, et les amis, nombreux, qu’il s’est fait ici, en France…

Presse Océan

Jacques et Yannick tabassent gratuitement «une copine de boisson»

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Yannick H…, 55 ans, originaire des Cotes d’Armor, figure une mention glaçante : une condamnation à 18 ans de réclusion criminelle pour meurtre, au milieu d’une ribambelle de délits liés, le plus souvent, à des violences. Dont deux commis en prison.

Cette fois, il comparaît pour avoir agressé une connaissance, «une copine de boisson», lui avoir donné des gifles, avec le soutien d’un de ses proches.

Les faits remontent à la semaine dernière. Ils se sont déroulés à Saverdun. Yannick H… levait le coude avec la victime et un ami, Jacques T…, 52 ans, qui reconnaîtra avoir «tiré les cheveux, mais pas plus».

Me Catherine Puig, du barreau de Foix. François Hébert, procureur de la République, qualifie les deux hommes d’»individus alcooliques et dangereux», réclamant des «peines sévères». Les deux hommes écoperont respectivement de 18 mois de prison, dont six avec sursis pour le premier et de 12 mois de prison, dont 3 avec sursis pour le second.

La Dépêche

Le journal le Figaro suspecté de bidonnage

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Des collégiennes prostituées, une pédopsychiatre anonyme, des écrivains qui ne veulent pas donner leur nom : selon BuzzFeed, une enquête interne a été lancée par la Société des journalistes du Figaro pour vérifier si de faux témoignages n’ont pas été publiés sur le site de Madame Figaro.

La version web de Madame Figaro ? Ce sont principalement des articles de société avec des témoignages forts. Trop forts ? Un article publié le 14 avril, intitulé « L’inquiétante arrivée de la prostitution dans les collèges«  a suscité des interrogations au sein de la rédaction, comme l’explique BuzzFeed. Signé par Nicolas Basse, un stagiaire, l’article pourrait comporter deux faux témoignages de collégiennes censées s’être prostituées.

Buzz Feed

Adepte d’échangisme, Christian condamné pour viols sur ses filles et amies de ses filles

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Christian Boulard est accusé d’avoir violé ses deux filles, aujourd’hui âgées de 22 et 24 ans, très gravement, pendant des années», indique Me Laurent Belou, avocat des deux filles qui se sont portées parties civiles. «Elles ont beaucoup souffert. Le traumatisme subi est irréversible. Il va durer. Il faudra beaucoup de temps pour qu’elles se reconstruisent, retrouvent la confiance.»

L’homme était également accusé d’avoir violé une amie de l’une des deux sœurs. «C’est un dossier un peu particulier, avec une multitude de faits graves, avec des pénétrations, des touchers vaginaux. Il y a eu d’autres victimes d’agressions sexuelles, mais les faits sont prescrits», poursuit Me Laurent Belou. Des faits insoutenables commis sur le territoire du Lot, notamment à Lalbenque, de 2003 à 2011.

Christian Boulard se marie, ses deux filles naissent, grandissent. Lui est dans une spirale de libertinage, d’échangisme. Il cumule aussi les métiers. «Il va alors s’en prendre à ses deux filles. Il a avoué les faits, a pris conscience du mal qu’il avait fait», remarque Me Martial. La mère des victimes, présente à l’audience, affirmera avoir tout ignoré.

L’avocate générale demandera 15 ans de réclusion. Après plus de trois heures de délibéré, les jurés ont rendu leur verdict. Christian Boulard a été condamné à 19 ans de réclusion avec une peine incompressible des deux tiers et déchéance de l’autorité parentale.

La Dépêche

Frédéric, ex militant FN condamné pour une agression antisémite

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Ce mardi 10 novembre 2015 Frédéric Pauze comparaissait pour « violences en raison de la religion, en état d’ivresse et avec arme par destination ».

A la barre, costard-cravate noir et pull gris, Pauze écoute en silence le récit détaillé de l’agression qu’il a commise. Les premières insultes : « Sale bobo, le peuple aura ta peau ! » La violence des propos monte crescendo jusqu’à l’injure antisémite balancée par l’ingénieur de 37 ans :

« Sale juif, les goys relèvent la tête ! »

Quand la présidente du tribunal lui demande s’il reconnait avoir tenu de tels propos, il concède du bout des lèvres : « Ca m’arrive d’employer ce genre d’expressions quand je suis saoul… »

Son CV souligne bien le pédigrée de l’accusé. Côté injures, il n’en est pas à son coup d’essais : août 2014, il est interpellé pour des invectives antisémites. Une affaire classée à la condition qu’il participe à un stage au mémorial de la Shoah.

Pauze s’exécute, sans pour autant tourner le dos à cette idéologie. Et sur « sur le bureau de la chambre », trône toujours une tasse à l’effigie d’Adolf Hitler et quelques ouvrages consacrés au troisième Reich. Sa compagne, interrogée par la police, reconnaît également qu’il a, un temps, possédé un drapeau nazi.

Sa présence dans le quartier de résidence de notre éditeur ? Un rendez-vous manqué avec un ami, comme lui, ancien militant Front National.

Tout juste sorti de prison Jérôme menace des gendarmes et retourne derrière les barreaux

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Cette fois, Jérôme Dejoye devra attendre un peu plus d’un an avant de faire la fête. Le 8 février 2015, l’homme de 29 ans, père de deux enfants, souhaitait arroser l’aménagement de peine dont il venait de bénéficier.

Après tout, son nouveau bracelet électronique ne lui empêchait pas d’inviter ses amis chez lui, à Prémont, pour boire un verre… ou plusieurs. Tous étaient si heureux que la soirée a pris de l’ampleur, et que les gendarmes ont été obligés d’intervenir pour tapage nocturne.« Deux agents se sont rendus chez vous à trois reprises, relate la présidente Brunot. À chaque fois, ils ont été accueillis de plus en plus violemment. »

La première fois, Jérôme Dejoye les ignore simplement. La deuxième, il exhibe son chien, un croisé de Berger Allemand et de Boxer. La troisième fois, il menace : « Fais gaffe, j’ai déjà cassé le doigt d’un de tes collègues », les aurait-il mis en garde.

Au rendu du jugement, le casier judiciaire du prévenu, déjà fourni de 10 mentions de vols, vols avec violence ou encore dégradation de biens, est complété d’une peine de trois mois d’emprisonnement pour menace de délit à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique. Jérôme Dejoye devait sortir de prison en octobre 2016. Il ne sera finalement libre qu’en janvier 2017.

Aisne Nouvelle