Articles par Fdebranche

Le journal Nord Littoral dévoile l’identité d’internautes tenant des propos racistes

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Pour dénoncer la montée du racisme et de la xénophobie en Allemagne, le quotidien Bild avait publié le 20 octobre dernier, dans ses colonnes, des commentaires anti-étrangers parus sur sa page Facebook avec l’identité des responsables.

Nord Littoral s’associe à cette démarche en publiant une partie des commentaires les plus haineux, comme ceux qui appellent aux meurtres. Voici donc quelques messages qui mériteraient de figurer sur un mur de la honte :

– A propos du défenseur des droits qui dénonce la situation des migrants à Calais, Olivier Fauvet écrit le 6 octobre : « pourquoi ne pas construire un camp de concentration, on sera tranquille. »

– Concernant les cinq migrants repêchés au port de Calais alors qu’ils tentaient de monter dans un ferry, Rougemont Lola Audrey écrit, toujours le 6 octobre : « Et merde, voilà qu’ils y vont à la nage, Mdr. Faut encore de l’entraînement. Par chance, t’en as qui mourront peut-être. »

– A Calais, les migrants lancent des projectiles sur l’autoroute pour faire ralentir le trafic. Ghe Divergences Nicholas estime le 8 octobre que « les camionneurs devraient être armés et ne pas hésiter à tirer. »

– Migrants, la rocade sous pression, le 9 octobre. La solution pour Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »

– A propos de l’identification du corps du migrant disparu dans le port de Calais, le 13 octobre, Templiere Floriane écrit : « Et un de moins, yessss. Vous pouvez m’insulter, je m’en fous. »

– Les migrants tombent nez à nez avec un ours polaire, le 14 octobre. Steeven Angelique Ponthieu estime qu’ « il aurait dû les bouffer, ces crasseux. »

Nord Littoral

Pascal et Didier tabassent Romain pour un mauvais regard

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Romain, grand gaillard de 21 ans, en a fait les frais, une nuit de juin 2014, devant la salle des fêtes de Mondoubleau, toute retentissante d’un joyeux anniversaire. Sorti prendre l’air, Pascal, 48 ans, regarde passer ce drôle de jeune homme au sourcil orné d’un piercing, coiffé d’une capuche et accompagné de jolies filles de son âge.

Regard sombre du quadragénaire. Regard qui en dit long. Mais regard qui dit quoi, finalement ? Se sentant provoqué, Romain s’approche de Pascal et lui demande avec agressivité de quoi il retourne. Le ton monte, et voilà Didier, un autre convive, qui sort de la salle des fêtes et, sans autre forme de procès, allonge Romain sur le bitume en lui envoyant un coup de tête !

Le jeune homme riposte par un coup de poing mais reçoit une nouvelle salve par Pascal qui le remet à terre d’un coup de pied au visage. Plus tard aux enquêteurs, le jeune homme déclare avoir perdu ses nerfs en entendant : « Tiens, voilà la racaille ! »

« Qui a agressé qui ? Romain est juste venu demander quel était le problème !  »

Le tribunal lui accorde au final la légitime défense et le relaxe du chef de violences, lui octroyant même 800 € de dommages et intérêts. Pascal a, lui, été condamné à un mois de prison avec sursis et Didier, 15 jours avec sursis.

Nouvelle République

Richard, multirécidiviste , de nouveau interpelé pour braquage

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Les traits se sont épaissis, les cheveux plus que grisonnants. L’homme menotté, retenu au milieu de la rue Pillet, jeudi matin à Bergerac, quittait le palais de justice de Pau, dûment escorté, déjà, en avril 2008. Mis en examen avec un complice pour la tentative de braquage d’une petite bijouterie bergeracoise, Richard Pujol, 46 ans, n’est pas inconnu au bataillon.

L’intéressé avait été condamné par les assises de Hautes-Pyrénées à treize ans de réclusion criminelle pour une série de hold-up commis dans trois banques des Pyrénées-Atlantiques et du Gers. Il était en liberté conditionnelle depuis 2013 (1).

L’heure du braquage de la bijouterie L’Or et l’Argent, au beau milieu de la matinée, à proximité d’une boulangerie fatalement fréquentée, la fuite au milieu des passants, le coup de feu tiré en l’air et la course-poursuite jusqu’à l’embardée de la BMW dans une rue résidentielle, plaidaient en faveur d’un apparent degré d’impréparation.

Richard Pujol n’en compte pas moins plusieurs braquages à son passif, huit si l’on se tient à ses deux condamnations aux assises des Hautes-Pyrénées.

Sud Ouest

Philippe et 11 complices condamnés pour trafic d’armes et de cocaine

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Douze prévenus ont été condamnés, tous comparaissaient libres, huit ont été immédiatement placés sous mandat de dépôt, emprisonnés.

Les enquêteurs avaient mené plusieurs mois d’investigation, jusqu’à une perquisition le 20 mai 2014  dans le quartier de Baigne-Pied à Avignon

Les enquêteurs avaient retrouvé sur place, mais aussi au Puy-Sainte-Réparade dans les Bouches-du-Rhône de l‘argent, des armes, du cannabis et de la cocaïne.Roland Marmillot, l’avocat de Philippe Cortez, condamné à trois ans de prison et mandat de dépôt, s’interroge sur ces peines.

France Bleu

Stéphane, jugé pour le braquage d’un bureau de poste

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La condamnation de Stéphane L. n’est pas passée comme une lettre à la poste, mercredi 4 novembre au tribunal correctionnel d’Amiens. L’homme répondait du braquage du bureau des PTT d’Esmery-Hallon, le 22 mai.

La guichetière s’était retrouvée vers 17 heures face à un individu, ni encagoulé, ni ganté, mais armé d’une arme de poing (certainement un fusil à pompe). Il s’était fait remettre le contenu de la caisse avant de se faire ouvrir le coffre, dérobant 840 euros. Au passage, il avait pris le portable de l’employée afin de retarder son appel au secours.

Les gendarmes recueillaient rapidement le témoignage de la patronne du bar-tabac, qui se souvenait avoir servi un verre d’eau à un homme qui ne possédait pas assez d’argent pour se payer un paquet de cigarette. Comme le verre n’était pas encore lavé, il partait aussitôt au laboratoire, qui reconnaissait l’ADN de Stéphane, un habitant de Venette (Oise), déjà condamné dans des affaires de stupéfiants.

L’affaire sera jugée le 18 novembre. Dans l’attente, Stéphane reste en prison.

Courrier Picard

Soupçonné de vol, il se déshabille et insulte le vigile de « nègre » et de « singe »

Un homme suspecté de vol par un agent de sécurité de la galerie marchande d’Auchan, à Balma-Gramont, le mardi 3 novembre, vers 13 h 30. Cet homme s’est immédiatement dévêtu et a insulté l’agent de sécurité dans le plus simple appareil, tout juste vêtu de ses chaussettes.

« Enculé de nègre, sale singe », a éructé l’individu suspecté. L’agent auquel il s’adressait venait de découvrir un antivol brisé dans une cabine et soupçonnait l’individu d’être l’auteur d’un vol.

C’est après lui avoir demandé de revenir dans le magasin que ce dernier a « dégoupillé ». La femme qui l’accompagnait a alors fait écran et l’individu a été poussé vers la sortie. Ils ont aussitôt appelé la police, qui a arrêté l’individu, et ont déposé plainte dans la foulée.

L’enquête a été confiée au commissariat de Toulouse, qui a vite remarqué que le client colérique et raciste était ivre. L’homme, âgé de 48 ans, a passé la nuit au commissariat. À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté à un juge mercredi, en début d’après-midi. Il a été écroué en attendant de comparaître, jeudi après-midi, devant le tribunal correctionnel.

La Dépêche

Estelle, condamnée pour avoir jeté sa fille de 2 ans dans un canal

Estelle Derieux

Poursuivie pour le meurtre avec préméditation sur mineur de moins de quinze ans, Estelle Derieux, actuellement incarcérée à la prison de Sequedin (Nord), était accusée d’avoir tué sa fille de deux ans et onze mois, au prétexte que les services sociaux allaient, selon elle, la lui retirer.

L’air chétif, cette femme de 34 ans qui a grandi dans un milieu plutôt favorisé, avait livré le premier jour du procès, avec froideur et précision le récit du crime horrible qu’elle avait confessé pendant sa garde à vue, juste après son arrestation.

La cour d’assises du Nord a condamné mercredi à quinze ans de réclusion criminelle Estelle Derieux, reconnue coupable d’avoir assassinée sa fille de presque trois ans en l’enfermant dans un sac plastique qu’elle a jeté dans la Deûle en août 2013 à Lille.

Libération

Stéphane Alzraa personnage clé de l’affaire Neyret, condamné pour escroquerie

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Stéphane Alzraa, 35 ans, personnage impliqué dans l’affaire dite Neyret, a été condamné ce mercredi à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes), pour tentative d’escroquerie à l’assurance. Le procès s’est tenu par visio-conférence.

L’affaire portait sur un accident qui avait eu lieu sur l’autoroute A8, près de Monaco, en août 2010, un an avant son arrestation dans l’affaire Neyret. Résident à l’époque à Cannes, le jeune Lyonnais conduisait une Lamborghini. Les juges ont estimé qu’il avait cherché à tromper l’assurance, en soudoyant un automobiliste.

Les ennuis judiciaires sont sans fin pour celui qui est renvoyé au tribunal correctionnel de Paris pour «corruption» de l’ancien numéro 2 de la police judiciaire de Lyon.

Après une condamnation à trente mois de prison ferme et mandat de dépôt à la barre, en juin 2014 pour abus de biens sociaux à Lyon, il pouvait espérer une sortie prochaine de détention.

Retour à la case prison en attendant le procès Neyret l’année prochaine. Et la suite de deux autres dossiers d’escroqueries, instruits à Lyon et Paris, dans lesquels il est mis en examen.

Le Progrès

Christoph un identitaire urine sur 2 enfants réfugiés

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« Espèces de têtes de chiens! Foutez le camp! Nous appartenons à la race supérieure, vous n’êtes pas des aryens.»

C’est ce qu’avaient crié deux racistes allemands en voyant une famille de migrants dans un métro de Berlin, le 22 août dernier. Mais les hommes ne s’étaient pas arrêtés là. L’un d’eux, nommé Christoph S., avait uriné sur les deux enfants, âgés de 5 et de 15 ans.

Des passagers avaient fini par alerter les forces de l’ordre, qui étaient parvenues à arrêter les deux suspects avant de les relâcher. Les autorités avaient néanmoins ouvert une enquête à l’encontre des deux hommes, qui présentaient un taux d’alcool de 2,31 et 1,79‰ au moment des faits.

Selon la «Berliner Zeitung», c’est à la suite de cette enquête que la police a lancé un mandat d’arrêt à l’encontre des deux néonazis, notamment pour incitation à la haine raciale.

Depuis le lancement de ce mandat d’arrêt, Christoph S. était introuvable. Du moins jusqu’à mardi. La police allemande est finalement parvenue à mettre la main sur lui cette semaine. Son collègue avait déjà été arrêté fin octobre lors d’une manifestation qui s’est tenue à Berlin. Selon des informations du quotidien berlinois, Christoph S. est connu des forces de l’ordre depuis 2012, notamment pour lésions corporelles, vol et violation de la loi sur les stupéfiants.

20 Minutes

Charles et Camille condamnés pour avoir tabassé Daniel, leur dealer

Un bande policiers proche du FN font des saluts nazis et tiennent des propos racistes

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Un brigadier-chef de police était jugé mardi par le tribunal correctionnel d’Amiens pour avoir crié «Sieg Heil» (salut nazi) et tenu des propos racistes dans un bar de la ville. Il était poursuivi en compagnie de deux autres policiers et de deux autres hommes, pour «provocations à la discrimination et à la haine raciale».

Les faits remontent à février 2008. Un policier de la BAC (brigade anticriminalité) d’Amiens fête la naissance de son fils avec deux autres collègues, dont le brigadier-chef. Deux bouchers, chez qui les policiers ont leurs habitudes, se sont joints à eux.

Après avoir bu, les cinq hommes finissent la soirée dans un pub de la ville, le My Godness. Vers 23h30, des témoins les voient faire des saluts hitlériens, trinquer aux cris de «Sieg Heil» et tenir des propos violemment antisémites et racistes.

Toujours selon des témoins, les cinq hommes, priés de quitter les lieux, s’en prennent à deux employés du bar d’origine africaine. Ils menacent le patron du pub de représailles si l’affaire venait à s’ébruiter. Mais ce dernier porte plainte.

Les cinq hommes sont placés en garde à vue et suspendus par la police. L’un des fonctionnaires de police se réclame du « White Power » (organisation suprématiste blanche américaine). Un autre est marié à une élue FN. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, condamne «avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables».

SOS Racisme, partie civile avec la LDH et la Licra, s’est dit «très surpris et scandalisé par le fait que le tribunal ait pu relaxer et quasi-relaxer l’ensemble des personnes mises en cause, y compris des policiers dont on est en droit d’attendre qu’ils soient irréprochables dans leur comportement». Isabelle Hochard, coordinatrice régionale de SOS Racisme, jugeant «dérisoire» la condamnation du brigadier-chef, va demander au parquet de faire appel.

Selon les avocats de la défense, les relaxes s’expliquent par des problèmes d’imputabilité des propos. «On ne pouvait pas briser une vie pour une soirée trop arrosée, a expliqué Me Jérôme Triomphe, avocat du brigadier-chef. On a rendu l’honneur à des policiers exemplaires».

Le Parisien

Glenn Greenwald, journaliste américain fustige l’hypocrisie de la France sur Israël

Glenn Greenwald

Ancien avocat spécialisé en droit constitutionnel et journaliste autodidacte à l’origine de l’affaire Snowden, Glenn Greenwald a fustigé la France dans une tribune publiée le mardi 27 octobre par le site The Intercept

Le motif ? La condamnation prononcée le 20 octobre par la Cour de Cassation à l’encontre de 12 militants pro-palestiniens du collectif « Boycott-Désinvestissement-Sanctions »

Dans son papier intitulé «Le militantisme anti-israélien criminalisé dans le Pays de Charlie Hebdo et de la « Liberté d’expression »», Greenwald souligne l’incongruité consistant à pouvoir aisément prôner le boycott de l’Iran ou de la Russie mais pas celui d’Israël et dénonce la tendance «autoritariste, et même fasciste» de la France dans le fait «d’abuser du droit pénal pour rendre illégal le militantisme» au sujet «d’un pays et d’un pays seulement»

The Intercept

Déjà connu pour tentative d’assassinat, Richard condamné pour un coup de couteau

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Richard Ormeno, qui a poignardé un homme, le blessant gravement, devant un bar de Salbris, le 12 février 2014, a été condamné, hier, à huit ans de réclusion.

Comment en arrive-t-on à cette réaction instinctive primaire extrêmement brutale ? interroge Me Florian Mégret dans sa plaidoirie pour défendre Richard Ormeno, qui donné un coup de couteau dans le bras d’un homme lors d’une altercation devant un bistrot de Salbris, le 12 février 2014.

Me François Larrous Carreras, représentant Daniel, l’homme resté handicapé du bras gauche après le coup de couteau, s’interroge sur les éventuels remords de la victime : « Je n’ai pas entendu une seule fois qu’il regrettait (… ) Il est toujours dans une logique où il se dérobe, cherche à accuser l’autre. »

Me Larrous Carreras est revenu sur le passé judiciaire de l’accusé. Richard a en effet déjà été condamné par une cour d’assises – celle du Loiret – en 1999, pour tentative d’assassinat.

Il avait, à l’époque, été commandité, en échange de 1.000 francs (NDLR : 152,40 €), avec d’autres personnes, pour tuer un homme. Il lui a asséné des coups de couteau dans le dos. Il avait été condamné à 11 ans de prison.

L’avocate générale, Delphine Amacher, a souligné que le point commun entre cette affaire et celle jugée par la cour d’assises de Loir-et-Cher depuis jeudi est l’usage d’une arme et la violence.  Elle a requis 10 ans de réclusion à l’encontre de Richard. La cour l’a condamné à huit ans de réclusion.

La Nouvelle République