« On te crèvera sale race », « On fera de toi du méchoui bougnoule », « Terroriste, islamiste, laisse ta place à la mairie à un Français »…
Voici quelques-uns des messages incroyablement haineux et racistes reçus il y a 15 jours sur son portable par Haikel Drine. Cet adjoint (sans étiquette) au maire du Blanc-Mesnil, en charge des nouvelles technologies, est encore sous le choc de la trentaine de SMS menaçants reçus en un week-end, venus de numéros différents. « Quelques jours après, j’ai aussi retrouvé une tête de cochon dans un sac-poubelle devant chez moi », souffle Haikal Drine, visiblement marqué.
L’élu précise avoir porté plainte le 2 novembre au commissariat du Blanc-Mesnil pour des menaces de mort, aggravées par des insultes à caractère raciste. « On s’est attaqué à ma famille, à ma religion, à mes convictions », dénonce Haikal Drine.
L’élu a tout de même tenu sa place ce jeudi soir au conseil municipal. Auparavant, il a participé au rassemblement en soutien aux trois « maisons pour tous » (MPT) de la ville, que le maire (LR) Thierry Meignen projette de réformer. Un sujet sur lequel l’adjoint est en opposition avec le maire. Haikal Drine.
Le 30 octobre, lors de l’assemblée générale de cette association, cet élu issu d’un collectif citoyen a apporté son soutien au directeur Kader Zekri, contraint de quitter ses fonctions, et a affirmé son opposition à la volonté de la municipalité de faire appel à une nouvelle structure pour chapeauter les maisons pour tous.
Un acte «scandaleux» selon le maire LR
C’est dès le lendemain de cette prise de position qu’Haikal Drine assure avoir reçu des menaces de mort. « Est-ce le fruit du hasard ? », s’interroge-t-il. « Je ne vais pas me laisser intimider, poursuit Haikal Drine, qui a reçu le soutien de plusieurs élus de la majorité comme de l’opposition. Ma priorité est maintenant de rester auprès de ma famille et de la protéger. »
De son côté le maire, Thierry Meignen a condamné cet « acte scandaleux » envers Haikal Drine.
Une affaire de voyages en Espagne pour acheter de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis. Le candidat frontiste, placé en position non éligible sur la liste de Jean-Paul Berroyer, n’avait participé qu’à un voyage en Espagne. Il avait aussi été établi, lors de l’audience, qu’il achetait régulièrement du cannabis à l’un de ses amis qui avait reconnu, de son côté, une vingtaine de voyages.
En 2011, le jeune homme avait été condamné à un an de prison ferme avec 210 heures de sursis travail d’intérêt général. Interrogé ce vendredi, Jean-Paul Berroyer a simplement indiqué qu’il n’était «pas au courant». «Je me renseignerai.»
Dans son programme, le FN prône «la tolérance zéro» à l’égard de la consommation et du trafic de cannabis, «pour le bien de la jeunesse française».
Les Circassiens, ou encore Tcherkesses(selon l’étymologie arabe), sont des guerriers montagnards dont le premier royaume fut établi au IVe siècle avant JC dans une région de 100.000 km², aujourd’hui éclatée entre les Etats russe et géorgien.
Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800.000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864. Un million d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.
Les Montagnards quittant l’aoul, Pyotr Nikolayevich Gruzinsky (1872) via Wikimedia Commons
700.000 Circassiens résident encore aujourd’hui en fédération de Russie; les autres se vivent comme des déracinés. La majorité de leurs descendants se trouvent en Turquie, où ils sont 2 à 3 millions.
Les recherches de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux Etats-Unis (au moins 5.000).
En Jordanie, les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines –le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946. Les Circassiens ont érigé des villages agricoles sur des terres bédouines dans les vallées du Jabal Amman, lieu de passage de nombreuses caravanes.
Avec environ 100.000 membres, la communauté circassienne représente aujourd’hui 1,5% de la population. Elle est considérée comme l’une des 56 nationalités du royaume hachémite, qui lui réserve trois sièges au Parlement.
Les Circassiens ont toujours fait partie du personnel des palais de la dynastie hachémite.Quant aux femmes circassiennes, elles étaient également membres de la cour en Irak et en Syrie. Le prince Ali, demi-frère de l’actuel roi de Jordanie Abdallah, a effectué à cheval en 1998 la route inverse de l’exode circassien, d’Amman au Caucase, pour honorer leur histoire.La carte de la Circassie en 1840 / Wikimedia Commons
Valeureux cavaliers dans le Caucase, les Tcherkesses ont continué de s’illustrer dans la carrière militaire en Jordanie surtout parmi les haut-gradés, par exemple en 1948 et 1967 contre Israël.Aujourd’hui encore, la garde royale de cérémonie est exclusivement composée de Circassiens. Selon la coutume, les garçons partaient à 7 ans s’entraîner à l’art de la chevalerie, mais cette pratique a totalement disparu.
En 2013, les Circassiens d’Amman sont aussi bien informaticiens que comptables ou commerçants.Désormais, les fioles de poudre à canon et les cartouches qui ornaient le devant des manteaux pourrissent dans les placards des anciens. Les croyances religieuses originelles, imprégnées de polythéisme, paganisme et animisme, se sont elles aussi quasiment évanouies.
Danse traditionnelle à la remise de diplômes de la Prince Hamza School
Le festival annuel de la ville de Jerash ou la remise de diplômes de la Prince Hamza School à Amman donnent lieu à des démonstrations de danse traditionnelle. La danseuse Mirna Janbek explique que les pas des hommes, dague à la ceinture, évoquent ceux des chevaux quand leurs mains, dissimulées dans de très longues manches, rappellent les battements d’ailes de l’aigle. Le mouvement des femmes imite celui des cygnes; fières mais timides, elles lèvent la tête et baissent le regard.
La Prince Hamza School est un lieu clé de la communauté qui accueille 800 élèves dont 90% de Tcherkesses. Créée en 1972 sur un terrain offert par le roi Hussein, l’école suit le programme scolaire jordanien. Mais ce qui la rend unique, ce sont les cinq heures de cours hebdomadaires de langue circassienne.
Le Septième Cercle est un quartier périphérique résidentiel d’Amman, où beaucoup de Tcherkesses vivent encore aujourd’hui. Ils ont contribué à le développer dans les années 1940 et 1950, lors de la croissance de la capitale.Il s’est créé à proximité du village de Wadi Sir, où vivaient de nombreux Circassiens et c’est l’un des derniers endroits où l’on trouve quelques associations d’une communauté aujourd’hui dispersée dans la ville.
Nahla, une coquette cinquantenaire circassienne veuve d’un riche arabe, expose dans sa grande maison des trésors du passé. Ceinture en pierres précieuses, sceau à marquer les bêtes aux armoiries de sa tribu, coiffe guerrière… Autant d’objets du Caucase transportés dans l’exode par ses ancêtres expulsés.
«Mes parents ne voyaient pas l’intérêt de garder toutes ces choses du quotidien, raconte Nahla en les sortant amoureusement des vitrines. Mais mon frère et moi les avons préservées comme témoins de notre histoire.»
Nous apprenons que notre soeur Asta a été tué rue bichat alors qu’elle rentrait chez elle dans sa voiture avec sa soeur… RahimahaLLah. — BarakaCity (@Barakacity) 14 Novembre 2015
« Cris de joie dans le 94 et le 93 », « des drapeaux algériens aux fenêtres », « les cités sont en liesse »...
Plusieurs dizaines de tweets de ce type ont été postés quelques instants seulement après les attaques du 13 novembre. Problème :ils ne citent jamais de lieu précis et aucune photo ne vient accréditer leurs affirmations.
Nous avons contacté certains de leurs auteurs. Tous renvoient vers d’autres prétendues « sources » d’information.« C’est sur le site de Riposte laïque », explique ainsi @Liliane7777777. Ce site violemment anti-musulman a en effet été parmi les premiers à relayer ces rumeurs.
« J’ai vu cela sur un tweet dans mon fil d’informations, j’ai juste relayé l’info », se défend pour sa part @rubtu9, qui justifie ainsi sa démarche : « On en a assez des campagnes anti-amalgames qui prient de ne pas placer de jugements trop hâtifs ». Les « informations » hâtives, en revanche…
« Je n’ai pas de source personnelle, c’est un tweet d’un journaliste de Montpellier », explique de son côté @luciole4064, auteur de messages similaires. Ce journaliste, Alexandre Mendel, qui a notamment collaboré à Valeurs actuelles, a en effet tweeté ce message à 23h46 : « cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». A-t-il entendus lui-même ces fameux « cris de joie » ? Peu probable, puisqu’il habite à Montpellier, comme indiqué sur son profil Twitter. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations.
En réalité, la « source » de ce « journaliste » est certainement ce tweet formulé de manière identique : «Des amis me téléphonent : cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». Il a été posté dès 23h14 par un certain @Sel__fa, qui se définit dans sa description Twitter comme « sioniste pro libéral ». C’est l’un des premiers messages du genre posté ce soir-là. Son auteur n’a, lui non plus, pas répondu à nos demandes de précision.
@_Teobaldo_, lui, a posté ce tweet peu après minuit : «Je peux vous jurer que là où j’habite dans le 93, dans la cité et alentours, y a aucune scène de liesse, aucun cri de joie ». Derrière ce compte, il y a Thibaud, 29 ans, qui habite Le Pré Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis. Dans son quartier bigarré, « les immeubles sont moches, les ascenseurs ne marchent pas et ça vend du shit en bas des tours », explique-t-il à Marianne. « Mais au moment des attaques, il n’y avait pas un chat dehors, c’était un vendredi soir comme les autres. »
C’est un exemple parmi d’autres durant un week-end d’intox. D’autres internautes ont ainsi relayé une photo montrant des habitants de Gaza se réjouir, avec ce commentaire : « Liesse de joie à Gaza au cris de Allah akbar mort à la France ». Il s’agit en réalité d’un cliché pris par l’agence Reuters en 2012, comme l’a relevé Le Monde.Des Gazaouis y célèbrent la signature d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.
Plusieurs rassemblements en hommage aux victimes des attentats à Paris ont été perturbés ce samedi par des manifestants d’extrême droite. A Lille, une quinzaine de militants a perturbé le défilé de 500 personnes, aux alentours de 15 heures, dans le centre de la ville.
Les identitaires, portant des drapeaux tricolores et identifiés par la LDH comme appartenant au FN, ont scandé : « Expulsons les islamistes », allumant des fumigènes et faisant éclater des pétards.
Plusieurs dizaines de manifestants les ont alors repoussés, aux cris de « Dehors les fachos », obligeant les CRS à s’interposer en formant un cordon de sécurité entre les deux groupes.
De la même manière, à Metz, une dizaine de militants identitaires ont perturbé le recueillement d’un demi-millier de personnes devant le monument aux morts. « On a pas peur », lisait-on sur une pancarte et « Vous allez vous aimer les uns les autres bordel de merde », sur une feuille déposée sur les lieux, imprimée en blanc sur fond noir.
Une dizaine identitaires venus perturber le rassemblement a Metz – la foule scande racistes pr les repousser pic.twitter.com/v6pGiVeY3G
Le rabbin Dov Lior, de la colonie israélienne de Kiryat Arba, a déclaré que les attentats de paris étaient mérités en raison de « ce que les Européens ont fait aux juifs il y a 70 ans »
« Les méchants dans l’Europe gorgée de sang méritent cela pour ce qu’ils ont fait aux Juifs dans le passé »
Ce rabbin controversé est le co-auteur d’un ouvrage paru en 2009 « La Torah du roi » écrit en collaboration avec une figure des colons radicaux, le rabbin Yitzhak Shapira, dans ce livre il justifiait notamment le meurtre de civils non-Juifs en temps de guerre.
L’année dernière, ce même rabbin avait publié une lettre déclarant que la loi juive autorisait a détruire toute la bande de Gaza pour apporter la paix dans le sud du pays.
Dans les rangs du Front national en Bretagne, on n’apprécie guère les militants qui posent trop de questions.Surtout quand il s’agit du financement de la campagne de Gilles Pennelle, le candidat frontiste briguant la tête de la région.
Patrick Le Fur prend la parole et exige que ceux qui ne respectent pas « les consignes » prennent la porte. « Je vais m’acharner à broyer cette machination« , promet-il, tapant du poing sur la table. Les cris et insultes fusent. « Fachos! » hurlent de colère certains adhérents, qui quittent la salle.
L’objet de cette guerre interne : le financement de la campagne. Depuis avril, les cadres régionaux détaillent lors de réunions la stratégie de financement aux militants. « On voulait en savoir plus sur les prêts de colistiers dont parlait Gilles Pennelle. Il y avait des rumeurs. Nous, militants, nous exigions des explications », raconte Maximilien Ménand-Chambon, qui fait partie de ceux qui ont pris la porte le 26 juin.
« On nous demandait de prêter jusqu’à 10 000 euros pour être sur les listes« , raconte un candidat dans la liste du Morbihan qui préfère rester anonyme « par peur des représailles ». Même son de cloche chez deux frontistes de la liste du Finistère : « On m’a dit que plus on prêtait, plus on avait de chances d’être haut dans la liste, voire dans le trio de tête ».
En juin dernier, une assemblée générale en présence de Nicolas Bay – le secrétaire général du FN – a fini en pugilat. Selon un des militants présents ce jour-là, « on voulait des explications sur les prêts de colistiers. On a été mis à la porte violemment« . L’une d’entre eux, Magalie Lambert, accuse alors le numéro deux de la fédération du Morbihan de l’avoir agressée, lui occasionnant 50 jours d’arrêt de travail.
Tout était parti de lui. Au printemps dernier, Arthur Ribeiro avait le premier éveillé les soupçons des enquêteurs de la sûreté départementale. Cette figure déjà bien connue des policiers – vingt condamnations, dont plusieurs pour des affaires de stupéfiants– était cette fois suspectée de revendre de la cocaïne dans le quartier clermontois du Mazet.
Fructueux filon : les surveillances et les écoutes mises en place autour de lui ont finalement débouché sur dix-sept interpellations dans la capitale auvergnate.
L’étau se resserre très vite autour du prévenu. « Votre participation au trafic a été confirmée par plusieurs clients, relève la présidente. Votre fournisseur a reconnu qu’il vous revendait entre 5 et 10 grammes de cocaïne tous les deux jours. Votre maîtresse a aussi expliqué que vous revendiez la drogue coupée au lactose à 80 euros le gramme, soit deux fois le prix d’achat. »
La position de la défense agace passablement le procureur : « Arrêtez avec ces stratégies éculées ! », s’emporte Hervé Lhomme. «La vérité, c’est que vous êtes un trafiquant et que vous avez gagné des dizaines de milliers d’euros. »
Le tribunal choisit d’aller au-delà des réquisitions du parquet. Arthur Ribeiro est condamné à dix-huit mois de prison, avec maintien en détention.
« Putes antichretiennes de Femen, aidées par les socialos. Battre la gauche! » En 140 signes – comme l’exige twitter – l’élu frontiste de Reims Jean-Claude Philipot règle ses comptes avec les Femen et les socialistes…
Inutile de préciser que dans ce tweet matinal (7h58) il ne fait pas dans la littérature mais plus dans l’injure.
Putes antichretiennes de Femen, aidées par les socialos. Battre la gauche! https://t.co/kl0oxg9Sk8
Mardi après-midi, à Tourcoing, un homme joue le rôle de cible facile. Assis sur un banc, ce quadragénaire est visiblement bien éméché. Un trio approche. Deux garçons, une femme. Cette dernière fait les poches de sa cible. Un compagnon trie les objets ainsi piochés.
La victime finit par se rebiffer. La séance de tabassage peut débuter. Une séance au sens propre du terme. La scène se déroule sous l’œil d’une caméra de surveillance.
De son poste de contrôle, un policier assiste à toutes les secousses. Alors que la bande s’acharne sur le pauvre bougre, les patrouilles se dirigent vers ce ring improvisé. Quelques minutes plus tard, Jessica Devoldere, Jean-François Hus et Aurélien V. sont interpellés.
Les prévenus sont défendus par Isabelle Corralès. Deux d’entre eux partiront en prison. Devoldere 12 mois et Hus, 10 mois. Aurélien V. ? Six mois, mais sans incarcération immédiate.
Dimanche 1er novembre, un jeune homme retire de l’argent à un distributeur de billets sur la place. Il est menacé avec un cutter. «Il me manquait 20 euros pour dormir au chaud», dira Thomas V. 32 ans, jugé ce lundi en comparution immédiate pour cette tentative d’extorsion. Il s’est fait plaquer au sol par sa victime tandis que son comparse prenait la fuite.
Dans le box des prévenus, il adopte une posture fataliste. Il est toxicomane. Sa consommation de cocaïne lui coûte 1 000 € par mois. Il était à la rue depuis quelque jours et entre deux contrats d’intérim.
La procureure Emmanuelle Laudic-Baron va requérir six mois de prison pouvant être aménagés car Thomas V. travaille régulièrement. Thomas V. a une mention sur son casier judiciaire, condamné en 2011 pour une vente de stupéfiants.
Thomas V. a été condamné à dix mois de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans avec une obligation de soins. Il sera incarcéré pendant quatre mois.
En effet, un de ses colistiers en Haute-Garonne, Frank Pech fréquente le milieu néo-nazi. Pour preuve, une photo prise (le 5 mai 2012) dans un « haut lieu » de l’extrême-droite toulousaine : une auberge toulousaine dont le nom fleure bon la culture germanique et où celui qui figure en 20ème place sur la liste haut-garonnaise est bien entouré.
Autour de la table, on trouve deux figures nationales de l’extrême droite française : Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac.
Ce dernier, originaire de Rhône-Alpes, est un ancien membre du Front National. Il a été exclu suite à la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. L’affaire a fait la Une des médias.
Sa présence à Toulouse en mai 2012 est « normale ». La photo que s’est procurée France 3immortalise une réunion entre le mouvement que présidait à l’époque, Alexandre Gabriac (Jeunesses Nationalistes) et une autre mouvance (Œuvre Française) dont le leader est également autour de la table, Yvan Benedetti.
Depuis la prise du cliché (sur lequel on retrouve les « bons » vieux symboles de l’extrême droite : croix celtique et polos Fred Perry), le mouvement d’Alexandre Gabriac a été dissous par le ministère de l’Intérieur. Le 5 juin 2013, un militant d’extrême-gauche, Clément Méric, est tué lors d’une rixe avec un groupuscule de nationalistes.
Suite à cet épisode sanglant (qui a secoué toute la France), Manuel Valls décide de dissoudre « Jeunesses Nationalistes ». A la sortie du conseil des ministres, il justifie sa décision : « Jeunesses Nationalistes propage la haine et la violence et rend hommage à des Waffen SS et à des miliciens ».
Le co-listier de Jean-Claude Martinez ne fréquente pas vraiment des « boys scouts ».
Pierre-Marie Bonneau est un avocat toulousain bien connu. Surnommé « Pilou », d’après un de ses amis, il lui arrive d’agrémenter ses dîners avec des discours d’Hitler. Dans sa jeunesse, des bruits insistants (alimentés par l’intéressé lui-même) circulaient, à la Faculté de droit, sur ses accointances pour l’extrême-droite. Depuis son inscription au barreau, il lui arrive « seulement » de défiler à Paris derrière la banderole des « Jeunesses Nationalistes ».
Un autre convive a du faire de la route avant de rejoindre le colistier de Jean-Claude Martinez et ses camarades.
Mazamétain d’origine, membre du Bloc Identitaire, Aurélien Rouanet est une jeune « ordinaire ». Il a un compte Facebook. Un compte sur lequel il affiche son goût pour la Croix de Fer (une médaille militaire allemande) et défend la race aryenne.
Jean-Claude Martinez n’est pas responsable des fréquentations de son colistier. Mais il peut difficilement plaider l’ignorance. Franck Pech ne vient pas de nulle part. Comme Jean-Claude Martinez, il a adhéré, après avoir quitter le FN, au parti de Carl Lang : le Parti de France.
De plus, le fait d’intégrer sur des listes électorales une personne n’est pas neutre. C’est un véritable choix politique. Un co-listier n’est pas une personne croisée dans le bus. La tête de liste est censée connaître ses recrues.
Pour expliquer le décalage (flagrant) entre le discours et les actes de Jean-Claude Martinez, il reste une piste. Visiblement, pour le candidat aux Régionales, l’extrême-droite débute à la droite des «néo-nazis».
4 novembre, journée de l’Unité nationale en Italie. A Portogruaro, une petite ville de la province de Venise, les festivités sont de mise. La maire Maria Teresa Senatore vient de déposer une gerbe de fleurs au pied du monument aux morts et s’apprête à serrer les mains de tous les citoyens qui patientent devant elle, sagement alignés.
Tous les citoyens, sauf une. En passant devant une étudiante noire, la maire feint d’ignorer la main qui se tend timidement devant elle, et poursuit son chemin comme si de rien n’était.
La scène, filmée par le blogueur local Stefano Zanet pourPortogruaro.veneto.it, a été postée sur Youtube. Et très vite, a soulevé une vague d’indignation dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux, les internautes déplorent une « réaction honteuse » (« reazione vergognosa ») à l’encontre de Maria Teresa Senatore, à la tête d’une alliance entre Forza Italia, la Lista Civica et la Ligue du Nord – le parti xénophobe allié à Silvio Berlusconi.
Renaud Lamiaux, Isberguois de 28 ans se défend seul face aux juges. Le vol de deux bouteilles de whisky et d’un peu d’argent dans deux maisons de la rue Roger-Salengro, il ne les nie pas, lui qui a déjà été condamné douze fois, souvent pour des vols.
Quand il est entré dans une maison d’une impasse voisine et qu’il s’est enfermé dans la salle de bain. Jusqu’à ce que l’occupante des lieux, une femme de 86 ans, entre. Là, il lui a soulevé la jupe et lui a mis les mains aux fesses. C’est une infirmière, arrivée entre-temps, qui l’a mis en fuite.
La seule explication qu’il trouve, c’est son état ce jour-là, lui qui avait pris une dizaine de Lexomil, bu deux litres de whisky avec un copain et fumé quelques joints. « L’ennemi, c’est l’alcool », ajoute-t-il en expliquant qu’il se tenait à carreau jusqu’à la fin de son contrat, en août, après quoi il a retrouvé ses mauvaises fréquentations et la bouteille.
Face à « cette incompréhension générale avec un périple aviné sans aucun respect pour qui que ce soit », faisait écho aux outrages et à la rébellion face aux gendarmes qui l’ont vite interpellé, le procureur veut bien croire que l’Isberguois a un trou noir.
S’il estime qu’il a « besoin d’une porte de sortie », il pense qu’un emprisonnement est malgré tout nécessaire. Il a requis un an de prison plus la révocation d’un sursis de 6 mois. Avec un maintien en détention et une inscription au fichier des délinquants sexuels.
Les juges ont suivi les réquisitions du procureur et accordé 500 € à un gendarme, seule victime à s’être constituée partie civile.