Articles par Fdebranche

« Tenue légère » : TF1 s’emballe sur une nouvelle agression qui n’était pas « vestimentaire »

tf1 emballement tenues legeres hautes alpes

« Agression vestimentaire » ou emballement médiatique, nouvel épisode. Après l’affaire de l’agression de la jupe (qui n’y était pour rien) ou celle du bikini de Reims (présentée à tort comme une agression à caractère religieux), une autre agression, beaucoup plus violente cette fois, et commise par « un homme d’origine maghrébine », a une fois encore été présentée un peu vite par TF1 comme ayant un lien avec la tenue des victimes.

Quelques heures après le « scoop » du JT de 13 heures de la première chaîne, et de nombreuses récupérations politiques, le procureur de la République de Gap a en effet démenti la rumeur d’un quelconque motif lié aux vêtements.

Cette fois, c’est le JT de 13 heures de TF1. Dans son édition du 19 juillet 2016, on apprenait qu’une « mère et ses 3 filles » avaient été « agressées à coups de couteau pour leur tenue légère« , « mardi matin vers 10 heures dans un centre de vacances VVF situé à Garde-Colombe, dans les Hautes-Alpes« .

Le pronostic vital de la plus jeune des fillettes, âgée de 8 ans, est engagé. En plateau, le « spécialiste police de TF1« , explique que « c’est bien la tenue, jugée trop légère aux yeux de l’agresseur » qui est « semble-t-il, le mobile de l’agression« . Cet « homme de 37 ans, d’origine maghrébine » et « non connu des services de renseignement », aurait ainsi reproché aux quatre victimes « ces vêtements indécents à ses yeux. C’est pour ça que les enquêteurs s’intéressent à un motif religieux. »

Sa source ? Mystère. Sur le site de TF1, ce sont « les enquêteurs » qui auraient avancé cette hypothèse. Dans les médias étrangers, qui reprennent une dépêche de l’agence AP, un certain Jean-Marc Duprat, premier adjoint à la mairie de la ville voisine de Laragne-Monteglin est cité concernant le motif : « Duprat a dit que le suspect, qui n’est pas un membre de la famille des victimes, était énervé par le fait qu’elles portaient des shorts et des t-shirts« .

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«Daech espère des représailles contre les musulmans» selon le politologue Fabrice Balanche

Fabrice Balanche daech musulmans attentat

«L’objectif premier de l’Etat islamique est d’empêcher (…) l’intégration des populations musulmanes en France et de nous pousser vers une guerre civile communautaire», affirme Fabrice Balanche.

Le chercheur explique également que «l’Etat islamique espère que des représailles auront lieu contre les musulmans en France.»

Tribune de Genève

Un projet de clause de conscience pour les pharmaciens réjouit les anti-IVG

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L’Ordre des pharmaciens a soumis à ses adhérents un projet de clause de conscience qui stipule que «le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine».

Et si demain les pharmaciens pouvaient refuser de délivrer des moyens de contraception ou la pilule du lendemain à leurs usagers? C’est ce que craignent certains d’entre eux, après la divulgation sur les réseaux sociaux d’un projet de refonte de leur code de déontologie.

L’Ordre des pharmaciens avait invité la profession à un vote en ligne sur l’ensemble du projet de nouveau code de déontologie. Une version presque finalisée du nouveau code de déontologie est aujourd’hui prête, mais l’un des articles pose problème: la façon floue dont il a été rédigé pourrait autoriser les pharmaciens à refuser de délivrer des contraceptifs, expliquent les détracteurs.

Voici l’article:

«Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine.

Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique.»

Cet article suscite tant de critiques qu’il a été soumis à un nouveau vote, ouvert jusqu’au 31 août.

Slate

#HautesAlpes: l’agression n’est pas liée a une « tenue légère », selon la mère et le procureur

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Une mère de famille et ses trois filles ont été violemment attaquées à l’arme blanche ce mardi 19 juillet dans un centre de vacances des Hautes-Alpes, révèlent nos confrères de TF1. Le pronostic vital de la plus jeune, âgée de 8 ans, est engagé. L’agresseur présumé, âgé de 37 ans, Mohamed B. selon TF1, est actuellement en garde à vue.

Le Front national s’est empressé de qualifier cette agression de « barbarie islamiste ». Le numéro deux du Front national Florian Philippot a ainsi estimé que cela devait « cesser » :

TF1 évoque certes un « motif religieux » au conditionnel. Sauf que le procureur de la République de Gap n’a pas confirmé cette information, se montrant très réservé auprès de l’AFP :

Les circonstances de l’agression sont pour le moment floues, et sont encore à déterminer.

Le procureur a également balayé, pour l’instant, les « rumeurs » selon lesquelles la mère et ses filles auraient été agressées en raison de leurs « tenues légères » : « Il s’agit de rumeurs, il n’a rien dit« , a-t-il déclaré à France Info.

Selon Le Dauphiné Libéré, le procureur a même « tenu à démentir » cette rumeur à la fin de la conférence de presse : « Je tenais à démentir la rumeur qui court car en aucun cas cet homme a eu de tels propos sur les faits que l’agression serait motivée par les tenues vestimentaires des victimes, court-vêtues ou autres« .

Selon France Info, il s’agirait d’un « conflit de voisinage qui aurait dégénéré, entre deux familles de vacanciers qui étaient logés dans des pavillons mitoyens ».

Dans un communiqué, la députée PS des Hautes-Alpes Karine Berger s’est dit « très choquée par l’agression », mais a vivement dénoncé « l’instrumentalisation immédiate qu’en a fait Florian Philippot » :

La France est sous tension avec l’horreur de l’attentat de Nice. Mais nous devons tous faire preuve de discernement et d’objectivité dans ces moments tragiques. Et en dehors de l’enquête des services de justice et de police dans les Hautes-Alpes, aucune interprétation ne peut être tolérée.

L’instrumentalisation immédiate qu’en fait Florian Philippot (FN) est de ce point de vue honteuse. L’enquête judiciaire permettra de faire la lumière sur les circonstances et les motifs de cette agression. Tous les Haut-Alpins doivent rester unis dans la condamnation de cet acte odieux et dans la défense des valeurs républicaines.

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes Laurence Rossignol a accusé Florian Philippot de « manipulation » :

Europe 1

« Il y a des fausses rumeurs qui ont été diffusées à un moment donné, notamment que l’intéressé avait dit qu’il venait les poignarder parce qu’elles avaient une petite tenue légère. C’est une rumeur qui a priori est fausse puisque la maman n’a jamais dit ça« , a-t-il expliqué.

I Télé

Accusé de fraude, Steeve Briois, maire FN d’Hénin-Beaumont, perd son procès en diffamation

Steeve Briois, maire FN d'Hénin-Beaumont fn marine le pen proces communiste

Le maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et son bras droit Bruno Bilde ont perdu vendredi le procès en diffamation qu’ils avaient intenté contre le directeur de L’Humanité et un élu communiste de cette commune du Pas-de-Calais, selon le jugement publié dimanche par ce dernier.

Dans un communiqué de presse diffusé le 11 mars 2015, David Noël, élu d’opposition PCF de cette municipalité gagnée par le FN en 2014 dès le premier tour de scrutin, avait appelé à la démission de MM. Briois et Bilde car, disait-il, « ils sont tous deux au cœur d’enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude ». Le communiqué avait été repris sur le site internet du quotidien communiste L’Humanité.

L’élu faisait notamment référence à un article du journal Le Monde évoquant une enquête des services du Parlement européen sur la réalité du travail de certains attachés parlementaires des eurodéputés FN, dont M. Bilde, attaché de M. Briois en tant que député européen.

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que « le lecteur » était « parfaitement informé que les informations fournies » dans le communiqué de l’élu communiste provenaient « d’un mouvement politique opposé aux parties civiles » -MM. Briois et Bilde-, car l’auteur se présentait comme « conseiller municipal PCF d’Hénin-Beaumont ».

La Chaine Parlementaire

Femme voilée insultée dans un H&M: indignation sur Twitter

Depuis le18 juillet après-midi, plusieurs personnes se sont émues sur Twitter d’un acte islamophobe qui aurait eu lieu dans un magasin H&M.

Depuis le18 juillet après-midi, plusieurs personnes se sont émues sur Twitter d'un acte islamophobe qui aurait eu lieu dans un magasin H&M.

De nombreuses personnes ont posté sur Twitter les captures d’écran du compte Twitter @sacha_75011 sur lequel une jeune femme se vante d’avoir humilié une vendeuse portant le voile dans un magasin H&M.

De nombreuses personnes ont posté sur Twitter les captures d'écran du compte Twitter @sacha_75011 sur lequel une jeune femme se vante d'avoir humilié une vendeuse portant le voile dans un magasin H&M.

Sur les captures d’écran, on voit un tweet du compte @sacha_75011 qui indique: «C’était jouissif chez H&M 45 articles déposés devant la voilée total 489€ et hop une fois enregistrés m’suis tirée». Les photos du tweet montrent une pile de vêtements et une vendeuse H&M portant le voile.

Sur les captures d'écran, on voit un tweet du compte @sacha_75011 qui indique: «C'était jouissif chez H&M 45 articles déposés devant la voilée total 489€ et hop une fois enregistrés m'suis tirée». Les photos du tweet montrent une pile de vêtements et une vendeuse H&M portant le voile.

Sur une seconde capture d’écran, @sacha_75011 précise: «Et avant de partir j’ai gueuler (sic) que je refusais d’être servie par cette horreur il y a un silence de plomb! Bye bye!». Puis: «Et le pire la gueule qu’elle tirait vas y dégage mdr».

Sur une seconde capture d'écran, @sacha_75011 précise: «Et avant de partir j'ai gueuler (sic) que je refusais d'être servie par cette horreur il y a un silence de plomb! Bye bye!». Puis: «Et le pire la gueule qu'elle tirait vas y dégage mdr».

Les sympathisants du FN sont les français les moins fiers d’être français

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Si le sentiment de fierté est relativement stable entre 2010 et 2016, on constate néanmoins deux évolutions :

1) Une progression sensible de la fierté nationale dans l’électorat PS : +14 points sur le total « oui » entre 2010 et aujourd’hui et +33 points sur le « oui, très fier ».

2) Inversement, on constate une baisse de 5 points sur le total « oui » dans l’électorat LR et de 10 points sur le « oui, très fier ».

Enfin, « seules » 70% des personnes s’estiment fières d’être françaises dans l’électorat FN (soit 8 points de moins que la moyenne) : pour un parti qui se revendique profondément patriote, cela peut interpeller.

Atlantico

La Ligue des droits de l’Homme demande la restitution des têtes de résistants algériens, conservées dans un musée

zaatcha

Des chercheurs ont interpelé les autorités françaises et algériennes sur le scandale que constitue à leurs yeux la présence de crânes de résistants algériens à la colonisation de leur pays au XIXe siècle dans des collections anthropologiques dépendant du Musée d’histoire naturelle.

Parmi ces restes humains, ceux de personnages parfaitement identifiés qui combattaient des troupes coloniales sous la Monarchie de Juillet, la Seconde République et le Second Empire, et qui, une fois faits prisonniers, ont été décapités afin d’exhiber leurs têtes devant les populations locales, leurs crânes étant ensuite collectionnés par des militaires avant d’être déposés dans des musées.

La Ligue des droits de l’Homme partage la demande exprimée par ces historiens et chercheurs d’une restitution symbolique de ces restes humains ; afin que leur histoire emblématique de la violence coloniale et du déni d’humanité qui l’a accompagnée soit reconnue comme un élément de notre histoire en décalage avec les principes proclamés en 1789 et dont nous nous réclamons aujourd’hui ; et pour que, loin de toute « repentance » et de toute « guerre des mémoires », cette page d’histoire ne soit pas déniée et réintègre notre mémoire nationale.

La Ligue des Droits de l’Homme

Vidéo : 23 raisons de vous faire tuer si vous êtes Noir aux États-Unis

Le Point

Habitué a inscrire des tags racistes et antisémites sur son habitation, un retraité récidive

tags racistes antisemites salade nicoise

C’est l’histoire d’un retraité qui tague les murs de sa propre maison. Des tags provocants, qui flirtent avec le racisme. En témoigne le dernier en date, de ce week-end : « Salade niçoise, écrasé à la tunisienne », en référence à l’attentat qui a fait 84 morts à Nice le soir du 14 juillet.

La propriété est située rue du Marais, un petit chemin tranquille apprécié des touristes et des clients du salon de thé Tea Together, installé juste à côté. Nick et Judith Gifford, qui tiennent l’établissement, n’en peuvent plus : «  C’est un viol mental, on en a assez de se voir imposer ce genre de choses, ça dépasse largement la liberté d’expression, s’offusque Judith. Pour nos clients c’est embêtant, on leur vante les charmes du village et voilà sur quoi ils tombent.  »

Selon plusieurs témoignages, la rupture avec son ex-compagne, de confession juive, aurait révélé au grand jour ses opinions haineuses. Depuis, l’homme accumule les provocations, allant même jusqu’à passer à fond des chants nazis de la Wehrmacht dans son véhicule.

Et ces tags ne sont pas nouveaux. Marie-Odile Fargier, qui réside au village depuis 40 ans, avait déjà porté plainte en 2014 : «  I l y avait des injures antisémites à mon sens sur son mur, même si c’était simplement sous-entendu. Quand je le lui ai fait remarquer, il m’a insultée, toujours sur fond antisémite.  »

Nord Éclair

21 familles musulmanes, dont certaines comptent plusieurs morts, frappées par la tuerie de Nice

Parmi les victimes de l’attentat de Nice, de nombreuses familles venues de la Madeleine ou des Moulins, des quartiers populaires situés tout près du bord de mer. Le 14-Juillet sur la Promenade des Anglais est une tradition pour les habitants de ces immeubles.

En tout, 21 familles musulmanes ont été touchées par le drame. Des familles qui très souvent comptent plusieurs morts et beaucoup de blessés. RMC a assisté dimanche soir à une cérémonie religieuse, organisée pour ces victimes musulmanes dans une mosquée de la ville.

RMC

30 des 84 morts de l’attentat de Nice du 14 juillet étaient musulmans, d’après le recteur de la Grande Mosquée de la ville, Otmane Aïssaoui.

Parmi la foule anonyme venue admirer le feu d’artifice sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet dernier, les musulmans étaient nombreux et ils ont payé un lourd tribut au drame de ce soir-là.

La Croix

Attentat de Nice : 4 morts et trois blessés tunisiens

Le nombre des tunisiens qui ont trouvé la mort lors de l’attentat de Nice s’est élevé à 4 victimes après avoir retrouvé le corps de l’enfant tunisien porté disparu dans l’un des hôpitaux de la ville.

Selon le directeur de l’information au sein du ministère des Affaires étrangères, Naoufel Labidi, il s’agit de l’enfant Kilel, âgé de 4 ans et fils de la troisième victime tunisienne de l’attaque de Nice, Olfa Ben Souayah Khalfallah.

Au lendemain de l’attentat, vendredi, les services consulaires tunisiens à Nice ont dressé un bilan de trois morts. Il s’agit de Bilel Labbaoui (Kasserine), Mohamed Ben Abdelkader Toukabri (Béja) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (Lyon).

Direct Info

Fatima Charrihi, Marocaine de 60 ans habitant Nice, mère au foyer de sept enfants. « Une femme très pieuse, une personne magnifique, attentionnée autant avec ses enfants qu’avec les autres », selon l’associé d’un de ses fils interrogé par l’AFP.

Mehdi H., 12 ans. Le jeune garçon était le fils d’un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l’attentat. La soeur jumelle de Mehdi est dans le coma, a indiqué à l’AFP Gilles Ermani, président de la Commission des arbitres de la Côte d’Azur à la Fédération française de football.

Zahia Rahmouni, 70 ans, retraitée algérienne. Originaire de Constantine (est), elle était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d’artifice, ont échappé de peu à la mort, selon des médias algériens

Paris Match

Laurence Tavet, 49 ans, mariée à un Algérien originaire de Khenchela, a été tuée avec ses deux petits-enfants, dont Yanis, 7 ans, venus lui rendre visite pour les vacances, a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères.

20 Minutes

Aldjia Bouzaouit, 42 ans. Cette mère de quatre enfants est née à Sétif (Algérie). Elle était venue assister au feu d’artifice avec ses proches. « Elle voulait prendre une glace sur la Promenade », a raconté sa soeur à Nice Matin.

Myriam Bellazouz, 29, avocate et sa mère. Myriam Bellazouz, jeune avocate niçoise de 29 ans, a été tuée jeudi soir avec sa mère Léa Mignaçabal, 68 ans. « Elle plaidait chacun de ses dossiers avec talent et avec passion. Elle avait toujours le sourire et jamais je ne l’ai vue s’emporter avec un confrère, sauf à la barre, lorsque les intérêts de son client étaient en jeu », a témoigné à l’AFP le bâtonnier de Nice Jacques Randon.

Métro News

Valls insulté, incident raciste, huées: l’hommage à Nice perturbé

Une foule compacte était rassemblée autour du Monument du Centenaire, sur la promenade des Anglais à Nice, ce lundi 18 juillet.

Entre 11h45 et midi se tenait la commémoration de la ville pour les victimes de l’attentat du 14 juillet dont le bilan se porte pour l’instant à 84 morts.

Avant la minute de silence, à midi pile, des premières huées se sont fait entendre dans la foule, à l’arrivée de Manuel Valls et d’autres personnalités politiques.

Le coup de canon qui a annoncé la minute de silence a brièvement calmé les esprits. Une vague d’applaudissements s’est fait entendre, puis la foule a chanté La Marseillaise.

Alors que la foule commençait à chanter l’hymne local Nissa La Bella, le cortège officiel s’est dirigé vers un autre lieu, passant devant le public. Manuel Valls, notamment, a été copieusement hué et insulté.

L’atmosphère s’est alors considérablement crispée. De nombreuses personnes, se disant écœurées, ont quitté les lieux de recueillement. «Je ne peux pas rester ici», a expliqué une personne qui a souhaité rester anonyme à BuzzFeed News. «C’est dégueulasse.»

«Honte à vous la gauche! Honte à vous!»

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

«Démission! Vous êtes des grosses merdes», pouvait-on entendre alors que des gens commençaient à fuir.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Un incident raciste a également été constaté peu après la fin du recueillement. «Retournez d’où vous venez», dit un homme à une famille dont une personne porte le hijab. «Moi je suis née en France!» lui répond son interlocutrice.

#Nice, une population sous tension après l’attentat du 14 juillet.

— Remy Buisine (@RemyBuisine)

Les militaires et pompiers présents au recueillement ont eux été applaudis par la population rassemblée sur la promenade.

Ambiance très étrange tout à l’heure. Hués sur les politiques et applaudissements pour les pompiers s’alternaient.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Buzz Feed

« Sale Arabe », « 732, FN, mort à vous »… Dominique, jugé pour des tracts racistes dans son entreprise

corbeau lettre tract raciste menace anonyme

Un chauffeur de Vitalis soupçonné d’avoir mis un tract raciste dans deux casiers de collègues après les attentats de Paris sera fixé sur son sort à la rentrée. Le tribunal correctionnel de Poitiers s’est laissé le temps de la réflexion, jusqu’au 1er  septembre, pour décider si Dominique, un chauffeur de bus de Vitalis de 51 ans, s’est rendu coupable de menaces racistes en déposant un tract dans le casier de deux collègues, le 16 novembre dernier, trois jours après les attentats de Paris.

Ce lundi-là, Lhou et Zahra, un frère et une sœur qui travaillent chez Vitalis, découvrent un papier dans leur casier personnel. Ce lundi-là, ce n’est pas un changement d’horaires que Lhou et Zahra découvrent. Le premier est gratifié d’un « Rentre dans ton pays sale Arabe, vive la France ! ». Quand sa sœur écope d’un billet écrit lui aussi en lettres bâton avec indiqué : « 732, FN, mort à vous. »

Deux plaintes sont déposées. Rapidement, les investigations se concentrent sur Dominique, chauffeur de longue date chez Vitalis. Il est placé en garde à vue le 23 novembre alors que les bandes vidéo filmant les casiers le montrent en train de déposer un papier dans celui de Lhou. « Quand j’ai vu ce qu’il y avait dans mon casier, j’ai regardé celui de ma sœur et j’ai trouvé ce qui était écrit », expliquait Lhou lors de l’audience correctionnelle mardi dernier.

Le tribunal regarde les différentes bandes où le chauffeur apparaît. Le feu roulant des questions de la présidente débute. Elle reprend les déclarations, fluctuantes, du chauffeur, les confronte aux images et à un petit carnet retrouvé lors de la perquisition de son domicile.

Le chauffeur y consigne ses rendez-vous personnels mais aussi ses réflexions, à la manière d’un journal. « Là vous écrivez : «  Embrouille avec les bamboulas d’à côté « . Un peu plus loin on lit : «  Putain de nègres  » et puis encore : «  Altercation avec un singe !  » C’est quoi tout ça Monsieur ? »

Dominique conteste les opinions racistes qui lui sont prêtées.« Je ne me rappelle pas ce papier. » « J’ai déposé un papier dans un autre casier pour échanger un service. » « J’ai trouvé le papier sur une table et je l’ai déposé dans son casier. » : trois déclarations, trois versions. Laquelle est la bonne ?

Les aveux au second jour de garde à vue, c’était, dit-il, sous la pression d’un « commissaire à l’air sévère. Il m’a dit «  ça suffit maintenant, si tu reconnais tu n’auras pas la presse ni les associations antiracistes sur le dos !  » ». L’avocat du conducteur, le bâtonnier d’Angoulême William Devaine, soutient la relaxe face au procureur qui réclame six mois de prison avec sursis et 500 € d’amende.

Aujourd’hui, Lhou n’a toujours pas repris son service. Sa sœur a repris le dessus. Pas lui. « Dix jours après, il a reçu de nouvelles menaces dans son jardin », relève Me Marie-Laure Caliot, qui enfonce le clou en lisant d’autres pages du journal du chauffeur. « Aujourd’hui, on aurait aimé qu’il reconnaisse les faits, qu’il fasse preuve d’un peu de responsabilité. »

La Nouvelle République

Espagne : 3 français emprisonnés pour des agressions sexuelles aux Fêtes de Pampelune

Les faits se seraient déroulés, samedi soir, dans le parking souterrain de la plaza del Castillo

Une Française de 25 ans, qui venait passer le week-end avec quelques amis aux Fêtes de Pampelune, a porté plainte pour viol samedi soir.

Les faits se seraient déroulés dans les toilettes du parking de la plaza del Castillo. Entre 20 heures et 21 heures, la jeune femme aurait voulu se reposer dans son véhicule stationné en sous-sol de la place centrale de Pampelune. Un homme d’une quarantaine ou cinquantaine d’années l’aurait abordé, puis entraîné dans les WC afin d’abuser d’elle. Ce dernier est toujours activement recherché par la police.

Par ailleurs, depuis le début des fêtes mercredi dernier, trois Français ont été impliqués dans des affaires d’attouchements sexuels. Un jeune homme de 22 ans aurait tenté d’agresser, samedi, une policière municipale en uniforme. Jugé dimanche en comparution immédiate, il a été condamné à 4 mois de prison.

Même peine pour un autre Français, accusé d’attouchements sexuels. Tandis qu’un troisième Français aurait été arrêté sur la plaza del Castillo pour des faits similaires.

Sud Ouest

Suspecté d’avoir abattu 3 personnes, un suprématiste blanc en fuite arrêté aux USA

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Une chasse à l’homme d’une journée a pris fin hier dans l’aprèsmidi , après l’arrestation de l’homme soupçonné d’avoir abattu trois personnes et blessé un autre dans la nuit de vendredi près de Woodland.

Brent W. Luyster, 35 ans, a été arrêté à 16h15 samedi sur la route de l’ ouest de Longview Ocean Beach par le bureau du shérif du comté de Cowlitz et le Washington State Patrol, selon Sgt. Fred Neiman, portparole du bureau du shérif du comté de Clark.

«Nous sommes très heureux que M. Luyster a été arrêté sans incident», a déclaré Neiman. «Nous avions peur, sachant le pédigrée de l’individu qu’il y est d’autres drames »

Luyster, un ancien résident de Vancouver, accusé d’avoir tiré mortellement sur deux hommes et une femme et blessant une autre femme vendredi soir dans une maison au 4006 NW 417e St., juste en dehors des limites de la ville Woodland.

Luyster a les cheveux ras et de nombreux tatouages, y compris des croix gammées et un «skinhead» sur l’abdomen. L’Anti-Defamation League le décrit comme un suprématiste blanc.

The Columbian

17 Juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français

Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'etat francais

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs.

Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée.

Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite « gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant.

Le souvenir de cet épisode tragique de l’Occupation était déjà précédemment entretenu par des cérémonies organisées au sein de la communauté juive. Le décret prévoit en outre l’érection, aux frais de l’État, de monuments et de stèles à Paris, à l’emplacement d’un camp de regroupement, à Izieu et dans chaque ville chef-lieu de département. Un monument est ainsi érigé à proximité de l’ancien Vélodrome d’Hiver, près du pont Bir Akheim et des stèles sont apposées en particulier au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Maison d’Izieu dans l’Ain.

À Paris, la cérémonie officielle a lieu près du Vélodrome d’Hiver, devant le monument inauguré le 17 juillet 1994. En province, elle s’organise, sous l’autorité du préfet, autour des plaques apposées dans les villes chefs-lieux de départements.

Dans un discours, prononcé lors de cette commémoration, le  16 juillet 1995, le président de la République, Jacques Chirac, reconnaît que « la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », que « la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ». Il rappelle en outre que la rafle du Vélodrome d’Hiver fut « le point de départ d’un vaste mouvement de résistance [dans lequel s’engagèrent] de nombreuses familles françaises », des « Justes » qui sauvèrent de nombreux juifs.

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l’occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».

Mag Centre