Détention de stupéfiants et violences contre des policiers : Pierre-Jean relaxé

Au tribunal de Lille, le jeune homme, élève de terminale, a été condamné à quatre mois de prison ferme et à une obligation de soins pour usage, détention et transport de stupéfiants.

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Prévenu de violences sur des policiers, après une interpellation musclée, Pierre-Jean F. a été relaxé.

Pierre-Jean F. a été arrêté dimanche dans un parking souterrain de la rue Jean-Jaurès après une course-poursuite avec la police qui l’avait repéré au cours d’une patrouille, entre les portes de Douai et de Valenciennes. L’interpellation a été musclée avec échange de coups de poing. 

Prévenu de violences sur des policiers, Pierre-Jean F. sera néanmoins relaxé, son avocat ayant convaincu le tribunal que les coups de son client étaient involontaires. Pierre-Jean F. a néanmoins été condamné pour usage, détention et transport de stupéfiants. Lors de son arrestation, les policiers ont trouvé 0,7 gramme de cannabis dans ses poches ainsi qu’une somme de 555 euros. 

Mais au tribunal, le débat s’appesantit sur un sachet plastique trouvé à quelques mètres de lui et contenant 1,4 gramme d’héroïne et 1,6 gramme de cocaïne, et sur l’origine de l’argent trouvé. Pressé de questions par la présidente Audrey Bailleul, le prévenu va nier farouchement. Ses explications sont si fantaisistes que la procureure Dorothée Coudevylle ironise : « Vous êtes en train de nous dire que sur les 555 euros, vous en avez trouvé plus de la moitié sous une voiture ? Une chance pareille, ce n’est pas donné à tout le monde. »

La procureure requiert huit mois de prison dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal suivra les réquisitions du parquet. Les quatre mois de prison ferme pourront être aménagés. Dès à présent, le jeune homme a une obligation de soins. Son suivi sociojudiciaire pendant deux ans lui interdit de sécher les cours sous peine d’être incarcéré.

La Voix Du Nord

Matthieu et Alexis condamnés à du sursis après un cambriolage

Une soirée d’ivresse et une idée d’une bêtise crasse a germé : aller cambrioler le voisin d’Alexis V., cité des Fermes à La Chapelle-d’Armentières. Le jeune homme partage son projet avec Matthieu D. 21 ans.

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C’est ainsi que dans la nuit du 18 au 19 septembre, les deux comparses pénètrent dans la maison du voisin parti en vacances. Ils forcent le volet, cassent la baie vitrée à coups de brique et font le tour de l’habitation à la lueur d’une bougie avant de sélectionner télévision, ordinateur et divers objets qu’ils se partageront.

Matthieu D. met son butin en vente sur Leboncoin.fr, Alexis V. le cache dans un buisson. Il n’aura pas le temps d’en profiter, les traces de sang qu’il a laissées sur une vitre brisée de la maison l’ont identifié. Matthieu D. et Alexis V. étaient jugés pour ce cambriolage mercredi après-midi au tribunal de Lille. Le premier prévenu a déjà été condamné deux fois il y a plusieurs années, le second découvre la machine judiciaire.

Me Dorothée Assaga, conseil de la victime fustige les faits, elle déplore «l’appât de l’argent facile » et requiert six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant un an. En défense, Me Savey insistera sur l’immaturité de ses clients.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Dans les obligations des deux prévenus, il y a celle d’indemniser la victime.

La Voix Du Nord

Sébastien jugé pour avoir détourné 380 000€ dans une association judiciaire

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Au cœur de vastes débats portant sur le manque de moyens décriés par ses nombreux acteurs, l’institution judiciaire fait face à un nouveau coup dur.

Depuis mardi soir, le comptable de l’association soutien et prévention judiciaire (ASPJ), Sébastien Suchard, 58 ans, est mis en examen pour «abus de confiance aggravé» et «blanchiment».

Cet expert chargé des comptes de l’ASPJ faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis son départ de la France, début décembre 2014.

Soupçonné d’avoir vidé les caisses de cette association socio-judiciaire, durant ces dernières années, et d’avoir détourné pas moins de 380 000€, au préjudice de la justice, le comptable a été placé en détention provisoire mardi soir.

Mardi, après de longs mois passés en Thaïlande, a priori pour des raisons familiales, Sébastien Suchard, est interpellé à Toulouse après avoir effectué des démarches administratives. Si l’ASPJ a été dissoute, une trentaine de ses salariés ont été depuis intégrés au sein d’une autre association à vocation socio-éducative, l’Arseaa. Pour le comptable, l’horizon apparaît désormais plus sombre.

La Dépêche

« Attends, je vais chercher mon gun »: un groupuscule menace les migrants à Calais

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Plusieurs vidéos postées ces derniers jours montrent les membres d’au moins un groupuscule xénophobe s’en prendre à des migrants à Calais, proférant des insultes racistes et les menaçant d’une arme à feu.  

« Attend je vais chercher mon gun »

« C’est la guerre »

 

 

Assaut à Saint-Denis: Ni Abaaoud ni sa cousine n’ont été touchés par les 5.000 tirs du RAID

Assaut à Saint-Denis: Ni Abaaoud ni sa cousine n’ont été touchés par les 5.000 tirs du RAID.

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Selon l’autopsie, Abdelhamid Abaaoud n’a pas été touché par les tirs du RAID lors de l’assaut de Saint-Denis…

Etrange révélation concernant l’assaut mené par le RAID à Saint-Denis, le 18 novembre dernier. Quelques jours après les attentats qui ont tué 130 personnes à Paris et Saint-Denis, les forces spéciales assiègent pendant plusieurs heures un appartement d’un immeuble de la rue Corbillon, où est retranché l’un des commanditaires présumés des attaques terroristes, Abdelhamid Abaaoud

Pas de blessure par arme à feu sur le corps d’Abaaoud

Au total, environ 5.000 balles sont tirées, comme l’avait révélé le journal Le Figaro, se basant sur des rapports de police. Or ni Abaaoud, ni sa cousine, Hasna Ait Bouhlacen, également retranchée dans l’appartement fourni par Jawad Bendaoud, n’ont été atteints par les tirs du RAID, révèle ce jeudi Le Monde.

Le journal a eu accès au rapport d’autopsie du djihadiste. Le document indique que la mort d’Abdelhamid Abaaoud est la conséquence de « la mise en œuvre d’un dispositif explosif, le corps ayant subi un effet de blast et de polycriblage notamment par éléments métalliques (boulons) ». Plus étonnant, son corps ne présente pas « de lésions évocatrices de blessures par arme à feu ». Détail intriguant, l’autopsie révèle « un rasage de la jambe droite, contrairement à la jambe gauche ».

Hasna Ait Bouhlacen est morte asphyxiée

La cousine du terroriste n’a pas non plus été touchée par les balles du RAID. Selon le rapport d’autopsie cité par Le Monde, elle est morte « asphyxiée » sous les décombres. L’immeuble était la cible d’un déluge de tirs et le troisième individu à l’intérieur de l’appartement, un complice d’Abaaoud finit par déclencher sa ceinture explosive, provoquant la mort d’Abaaoud et de sa cousine. Le Monde précise que l’ADN de ce kamikaze a été retrouvé dans la Seat utilisée par le commando des terrasses.

Les musulmans tués, « des dommages collatéraux »

Autre détail marquant révélé ce jeudi par Le Monde, cette phrase prononcée par Abdelhamid Abaaoud le soir du 15 novembre, alors que sa cousine vient le chercher à Aubervilliers, où il se cache dans un buisson depuis les attentats de Paris et Saint-Denis, pour l’emmener à la planque de Saint-Denis. À une personne qui les accompagne et s’indigne que les attentats ont tué des « innocents » et plus particulièrement des musulmans, Abaaoud rétorque : « C’est des dommages collatéraux, qu’est-ce qui garantit que c’était des bons musulmans ? »

Drogue et alcool

Les terroristes avaient-ils bu ou consommé de l’alcool ? C’est la question qui reste en suspens au regard des éléments révélés par l’enquête à ce jour. Le gérant de la boutique où Salah Abdeslam a acheté un téléphone après les attentats note que « cet homme avait l’air d’avoir bu ou consommé de la drogue. Son visage et ses yeux étaient gonflés. Il ressemblait à un des nombreux toxicomanes que l’on rencontre à̀ Château Rouge », rapporte Le Monde.

Un client présent au Comptoir Voltaire lorsque Brahim Abdeslam, frère de Salah, s’est fait exploser a lui aussi témoigné que le kamikaze « avait l’air d’avoir consommé de l’alcool ».Les analyses toxicologies des terroristes permettront sans doute d’éclairer ces témoignages.

20 Minutes

Jordanie : un commerçant arrêté pour profanation du drapeau israélien

Les autorités jordaniennes considèrent Israël comme un pays ami et piétiner son drapeau est une insulte.
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Un parfumeur d’Irbid, une ville du nord de la Jordanie, qui avait peint un drapeau israélien sur le plancher à l’entrée de sa boutique,a été arrêté par les autorités pour avoir « insulté » une nation considérée comme amie, rapporte le site Ynet.

Abdel Fattah Ja’aron, âgé de 60 ans, a indiqué que lundi dernier, des responsables sécuritaires se sont rendus dans son magasin et ont effacé le drapeau israélien qui avait été peint de telle manière que les clients soient obligés de le fouler.

Ils m’ont transféré le lendemain au siège du gouvernorat d’Irbid, Le gouverneur adjoint m’a forcé à signer un engagement de 3.000 dinars jordaniens (près de 3.900 euros) en cas de récidive« , a confié Ja’aron à un média jordanien.

Les responsables sécuritaires ont indiqué à Ja’aron qu’il n’avait pas le droit d’agir de la sorte car la Jordanie est un pays ayant signé un traité de paix avec Israël et le fait de piétiner le drapeau israélien est une insulte à l’égard d’un pays considéré comme ‘ami’.

En dépit des mises en garde des autorités, Ja’aron a expliqué qu’ il « continuera de peindre le drapeau israélien sur le sol de ma boutique afin d’exprimer ma colère contre les attaques récurrentes des Sionistes contre le peuple palestinien. Même si je dois y perdre toute ma fortune« .

Le journal Al-Araby al-Jadeed publié à Londres rapporte que d’autres commerçants de la ville ont également peint des drapeaux israéliens sur le sol d leurs boutiques par solidarité avec Ja’aron.

Il y a deux mois, le barreau des avocats jordaniens avait peint des étoiles de David sur le sol et l’escalier principal du tribunal d’Amman de telle manière que le symbole juif et israélien soit foulé par tous les passants en solidarité avec les Palestiniens.

I24

Un faux imam s’invite sur le plateau de France 3

Invité sur le plateau de l’émission Soir 3 pour parler des récents incidents à Ajaccio, un prétendu imam corse a créé un certain malaise au sein de la chaîne. 

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« Vous êtes nombreux à avoir réagi à la présence de Rachid Birbach sur le plateau du Soir 3. » Cette phrase du dernier article du blog de la médiatrice de France 3 fait désormais figure d’euphémisme. Depuis dimanche soir, les téléspectateurs de la chaîne s’interrogent sur la crédibilité de cet homme, invité dans l’émission sous le titre de « président de l’assemblée des musulmans de Corse ».

Emile condamné pour la 40e fois pour vol alors qu’il touche 1200€ de CAF

NICE MATIN-NICE/ILLUSTRATION VOL A L'ARRACHE

Et de… 40. Emile Patrac, 53 ans a été condamné pour la quarantième fois, hier, devant le tribunal correctionnel d’Avignon. Au palais, tout le monde connaît Emile Patrac. Son palmarès, judiciaire entamé en 1981, porte essentiellement sur des vols. Cette fois, il a été jugé pour des faits commis le 21 novembre dernier, à Avignon. Deux tentatives de vols en récidive dans deux véhicules.

Lorsque le président Pidoux lui donne la parole, Emile réclame la clémence. Mais depuis tant d’années, rien ne semble guérir Emile Patrac de ses compulsions alors qu’il n’a pas besoin de cela pour vivre lui qui touche au moins 1200€ de la CAF, a rappelé le tribunal. Alors, ce sera de la prison ferme ! Pour le procureur Caroline Armand, « la société assure largement M. Patrac mais la société n’a plus à supporter le trouble à l’ordre public qu’il représente ».

Son avocat a plaidé la pathologie, les séquelles d’un suicide par pendaison raté, l’absence de vol pour des raisons vénales… Ce sera un mois de prison ferme avec maintien en détention.

La Provence

Syrie: 800 civils tués en trois mois par les frappes russes

Le ministère russe de la Défense a qualifié ce mercredi d' »infondées » et d' »absurdes » les accusations de Washington selon lesquelles des frappes russes ont visé et tué des centaines de civils en Syrie.

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Le bilan de trois mois de frappes russes est désastreux pour les civils syriens. Depuis le début des raids, le 30 septembre, ils ont fait plus de 2300 morts, dont un tiers de civils, selon l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH). L’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources médicales et de militants en Syrie, a recensé 792 victimes civiles, dont 180 enfants de moins de 18 ans et 116 femmes.

« Des centres médicaux, des écoles et des marchés »

La semaine précédente, Amnesty International avait effectué des accusations similaires. L’ONG dénonçait les « centaines de civils » et les « destructions massives » causées par les raids aériens. Effectués dans des zones d’habitation, ceux-ci pouvaient « constituer des crimes de guerre », avertissait l’ONG. Amnesty dénonçait notamment l’usage de « bombes à sous-munitions », interdites par les conventions internationales, des bombes incendiaires et des « bombes non guidées » contre « des zones d’habitation à forte densité de population ».

 Le ministère russe de la Défense a aussitôt rejeté ces accusations, qualifiées d' »infondées » et d' »absurdes », comme il avait décrété « fausses » et « sans preuves » celles proférées par Amnesty. Et pour faire bonne mesure, Moscou a renvoyé les reproches à l’envoyeur: « les bombardements de l’aviation des États-Unis dans cette région », a réagi le ministère, ont mené à « des pertes massives (de civils), impossibles désormais à cacher ou à imputer à quelqu’un d’autre ».

Le soir de Noël, Alexis frappe ses parents qui lui ont refusé une carte bancaire

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A Noël, on offre des cadeaux. Alexis Maurice, lui, a distribué des coups et a menacé ses parents. Raison pour laquelle il s’est retrouvé devant le tribunal d’Epinal, ce mardi, dans le cadre d’une comparution immédiate pour répondre de violence avec arme.

Les faits se situent, dans l’après-midi, du vendredi 25 décembre à Thaon-les-Vosges. Le jeune homme, « d épendant aux stupéfiants depuis longtemps », âgé de bientôt 24 ans, se rend au domicile de ses parents en vue de leur demander quelques deniers. De quoi mettre de l’essence dans un véhicule qu’il a emprunté « pour aller à Epinal ». Mais, devant le refus de sa mère de lui prêter sa carte bancaire, le Thaonnais a vu rouge.

Il s’est emparé d’un rouleau à pâtisserie qu’il avait pris soin d’apporter et a frappé son père (handicapé à 80 %) à quatre reprises au niveau des hanches. Il a ensuite saisi un couteau pour le pointer vers sa mère (arrivée pour s’interposer) en affirmant : « Je vais vous crever ».

Le jeune Thaonnais, titulaire d’un casier judiciaire riche de neuf condamnations (dont quatre relatives à des faits de violences) a déjà été incarcéré à six reprises. Sa dernière sortie de prison remontant au 26 septembre dernier.

Alexis Maurice a été condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt. Pour le reste le tribunal a suivi les requêtes du ministère public.

Vosges Matin

 

Le jour de Noël, Gaëtan frappe sa compagne enceinte et une fillette de 2 ans

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« Je croyais qu‘il allait me tuer ! », lâche la victime durant son audition. Vendredi dernier, jour de Noël, la police est appelée rue de Falaise, à Caen, pour un différend familial. Il est 22h55 quand la patrouille des forces de l’ordre est accueillie à la porte de l’appartement par un « je suis armé, je vais vous buter »

En état d’ivresse manifeste, Gaëtan, 23 ans, sort finalement du logement les mains sur la tête avant d’être interpellé. Le jeune homme était jugé ce lundi 28 décembre en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Caen pour des violences faites à sa compagne, enceinte de 7 mois, et à la fille de deux ans de cette dernière.

Pour un motif futile et après avoir reçu une gifle, le jeune homme, ayant près de 2 g d’alcool dans le sang au moment des faits, aurait alors porté des coups de poing au visage et des coups de pieds à sa compagne, avant de réveiller l’enfant de deux ans, de la projeter au sol et de la frapper à deux reprises avec une chaussure, tout comme sa maman. Après que les victimes se sont réfugiées dans la salle de bain, le prévenu a tout cassé dans l’appartement : télévision, meubles, portes, vêtements déchirés…

Le tribunal a finalement condamné Gaëtan à deux ans de prison dont un an avec sursis. Il sera maintenu en détention. Le prévenu devra en outre verser une provision de 1.000 euros à sa compagne.

Liberté Bonhomme

Éric, Théo, Romain et Wilfried condamnés pour un cambriolage violent

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Pour sa dernière audience de l’année, le tribunal correctionnel de Dax réuni mardi après-midi eut à juger un dossier particulièrement complexe. Pas loin de six heures furent utiles au président, Philippe Darracq, et ses assesseurs, pour comprendre la part de responsabilité des quatre prévenus dans une équipée sauvage menée à Saint-Pandelon.

Dans la nuit du 15 décembre 2014, les trois plus jeunes des mis en cause – âgés de 18 à 20 ans – avaient l’intention de cambrioler une demeure richement meublée. Accompagnés d’un mineur qui sera jugé devant le tribunal des enfants, ceux-ci n’ont pas hésité à agresser deux des occupants de la bâtisse. « Je me suis vu partir. Cela m’a marqué. Depuis, je ne dors plus », expliqua le septuagénaire propriétaire de la maison, ancien antiquaire. Lui, avait été mis au sol alors que la cousine de son compagnon était frappée par la crosse d’un pistolet, puis bâillonnée sur son lit.

Le jeune homme travaillait encore dans une boulangerie de Dax, aux côtés d’Éric Breuil. Quatrième des prévenus du dossier, cet homme de 55 ans s’est révélé être l’inspirateur de ce cambriolage qui aurait pu virer au drame. « Je n’ai rien envisagé. Rien monté du tout, répéta-t-il. Je m’en veux d’avoir trop parlé. »

Avec des parcours de vie différents mais une errance commune depuis leur adolescence, les trois jeunes hommes ont basculé ensemble dans une scène de violence. « Comment passe-t-on de petit ‘‘shiteux » à baîlllonneur de mamie ? », interrogeait Philippe Darracq, au sujet de Wilfried Pereira. « Elle a crié, je ne savais plus quoi faire, j’ai paniqué », rapportait de son côté Romain Cartier au sujet des coups portés sur la deuxième victime.

Primodélinquant, celui-ci est condamné à 36 mois de prison dont 18 ferme, mise à l’épreuve de deux ans ; une peine identique à celle de Wilfried Pereira. Théo Christodoulou, par son casier déjà fourni et son implication accrue dans l’organisation du cambriolage, écope de trois ans de prison ferme avec un an de sursis mise à l’épreuve de deux ans. Éric Breuil est quant à lui condamné à 30 mois de prison, dont 12 mois de sursis mise à l’épreuve de deux ans.

Sud ouest

Marie-Ange condamnée pour une onzième affaire d’escroquerie

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Marie-Ange R., 40 ans, a (encore) récidivé. Le tribunal a récemment condamné cette Rouennaise à deux ans de prison pour une onzième affaire d’escroquerie.

L’affaire est toute simple. En janvier 2014, Marie-Ange R., qui a eu sept enfants, qui en garde cinq, qui vit avec un chauffeur routier, reçoit la visite de deux assistantes sociales. Ces deux femmes veulent voir dans quelle mesure le couple peut être aidé.

La discussion dure un peu, le café est sur la table, les deux assistantes sociales ne pensent pas particulièrement à surveiller leurs sacs à main. Marie-Ange R. en profite pour subtiliser les numéros de leurs cartes bancaires, avec le code spécial pour les achats via internet. Les assistantes sociales ne se rendent compte de rien.

Ce n’est que quelques mois plus tard, en avril 2014, que Marie-Ange R. utilise les codes. Pour acheter des chaussures, de l’alimentaire, du maquillage, pour régler sa facture d’électricité… Il y en a pour près de 2000€.

« Placée en garde à vue, Marie Ange R. a immédiatement reconnu toutes les transactions litigieuses», résume le tribunal.

 

 

Peine perdue, au vu du lourd casier : ce sera deux ans de prison (aménageables avec un bracelet électronique, une semi-liberté) assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve d’une durée de trois ans pour rembourser, suivre des soins et trouver du travail.

Andy, le voleur qui s’endort dans le jardin du voisin

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«Allongé sur le sol, monsieur dormait. Il a été interpellé dans le jardin », relate la juge. Le principal concerné s’est-il encore endormi à l’heure de son audience ? Le prévenu havrais de 19 ans est absent. Seul l’homme victime a fait le déplacement jusqu’au tribunal correctionnel.

Cet habitant de Gonfreville-l’Orcher a été avisé par son voisin. Le 28 juin dernier, le chien de celui-ci se met à aboyer en pleine nuit. «Je dormais avec ma femme. Je me suis levé et je me suis installé à la fenêtre », décrit aux policiers le voisin. Il voit alors Andy qui donne des coups de pied dans le véhicule de la victime. Aussi, il tente de plier une portière. Le témoin l’invective. « Il m’a répondu, mais je n’ai rien compris, résume-t-il. Juste que soi-disant, c’est la voiture de son cousin. »

Le prévenu ne réussit pas à voler l’automobile. Après avoir dégradé au passage la boîte à lettres d’un riverain, il finit par prendre la fuite. Pas bien loin. Le garçon est retrouvé dans le jardin d’un dernier voisin.

À l’encontre du Havrais déjà connu de deux antécédents pénaux, le parquet aurait volontiers « sollicité un travail d’intérêt général. Tranchant, le tribunal prononcera cent vingt jours-amende à 4 euros en réponse à la tentative de vol et une amende de 150 euros quant à la dégradation de la boîte à lettres.

Paris Normandie

171 cadavres d’animaux découverts : Corinne Leroux écope d’un sursis

Corinne Leroux écope d’une peine de quatre mois avec sursis, une mise à l’épreuve avec obligation de soins. Par contre, le tribunal ne lui a pas interdit la détention d’animaux. 

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La justice lui reproche entre autres d’avoir caché des animaux, de ne pas avoir voulu les remettre à l’association de protection animale, lundi matin, et de détenir autant d’animaux sans autorisation.

Elle devait remettre les animaux à la fondation. Au lieu de ça, elle a préféré les cacher. 

Outre les chiens cachés dans le hameau voisin, elle détenait aussi des animaux chez elle, en grand nombre, des vivants mais aussi des morts, de nombreuses espèces, et stockés dans quatre congélateurs

Avec le RSA comme seul revenu, difficile de pouvoir financer l’incinération de tous ces animaux qui meurent, au fil du temps, de leur propre mort, mais surtout de maladies, d’infection ou suite à des combats entre eux pour survivre. 

Aisne Nouvelle


30 animaux saisis, 171 cadavres découverts, Corinne Leroux en garde à vue

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Corinne Leroux, la propriétaire des animaux vivants et morts retrouvés lundi à son domicile est toujours placée en garde à vue depuis lundi matin. C’est ce que confirme, Jean-Baptiste Porchet, le procureur de la République du parquet de Laon en charge du dossier. La fin de la garde à vue est prévue mercredi en fin de matinée.

De son côté, lundi soir, la gendarmerie de La Capelle a réussi à trouver la cache des animaux manquants, « dans un entrepôt désaffecté pas très loin à Dorengt explique Anne Claire Chauvancy de la fondation Assistance aux animaux.

Au total, les gendarmes ont retrouvé vers 19 heures 73 chiens . L’équipe était déjà repartie en Seine-et-Marne, il a fallu les faire revenir pour récupérer les chiens avant qu’ils repartent. Il s’agit essentiellement de petits chiens. Certains se portent bien mais d’autres sont squelettiques car tous ne mangent pas à leur faim. »

Lundi matin, gendarmes et bénévoles ont aussi récupéré au domicile de Mme Leroux des chiots de quelques jours dont la vie est en danger ; « ça va être compliqué de les sauver ». 

Tous les animaux récupérés ont été vus par un vétérinaire pour les soigner, reste aussi à les toiletter, les sociabiliser et les faire adopter. D’autres animaux de ferme restent introuvables, c’est le cas pour deux ânes, un cochon, une vache, des moutons et des chèvres.

Aisne Nouvelle