Noël Mammere: «Valls utilise la laïcité comme arme de guerre contre les musulmans»

Le député de Gironde (Sud-ouest de la France) Noël Mammere a accusé lundi Manuel Valls d’ « utiliser la laïcité comme arme de guerre contre les musulmans ».

 

« Je combats Manuel Valls lorsqu’il se sert de la laïcité comme une arme de guerre contre les musulmans – qui sont la deuxième religion de France – en faisant croire que la plupart des musulmans seraient empoisonnés par le salafisme, et peut-être demain des terroristes. Je trouve que tout cela est gravissime, que ce n’est que contribuer à diviser un peu plus les Français et à s’inventer des ennemis de l’intérieur », a déclaré Noël Mammere sur la chaîne LCP.

Tsa Algerie

Reconnaissance de l’Etat Palestinien: Hamon reproche à Valls d’avoir «cédé» à Israël

Le premier ministre refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’Etat palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

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Malgré le vote du Parlement, le gouvernement refuse toujours d’envisager une reconnaissance prochaine de l’Etat palestinien. Une position rappelée dimanche par Manuel Valls qui est en déplacement dans l’Etat hébreu.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’Etat palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il «affirmait fin janvier 2016 qu’en cas d’échec de l’initiative française, “nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien”», rappelle le député des Yvelines. «Le gouvernement avait répondu à la résolution de l’Assemblée nationale puis celle du Sénat avec sérieux et ambition», se remémore le parlementaire.

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Le Figaro

BDS : Manuel Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël depuis Tel Aviv

Le Premier ministre Manuel Valls s’est attaqué dimanche 22 mai à la tâche ardue de convaincre, « en ami », les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens était dans leur intérêt, tout en répétant que « la colonisation doit cesser ».

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Le Premier ministre français a par ailleurs de nouveau condamné la campagne de boycott anti-israélien, qui selon lui masque une « détestation » antisémite.

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité? », a dit Manuel Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Huff Post

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

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Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Hollande à la communauté juive: le vote Français de l’Unesco était un malentendu qui ne se reproduira pas

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Manuel Valls: « La France n’aurait pas dû voter la résolution de l’UNESCO »

Le 16 avril dernier, l’Unesco a «condamné vivement» l’occupation israélienne des sites palestinien.  

Le premier ministre juge que le texte controversé sur Jérusalem et le patrimoine culturel palestinien, qui a été vivement ctritiqué par l’État hébreu, contient des «formulations malheureuses et maladroites».

La pilule n’est toujours pas passée en Israël. Alors que le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault va se rendre ce week-end dans l’État hébreu pour discuter du processus de paix, le vote par la France d’une résolution de l’Unesco controversée. À l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril, avec la voix de la France, une décision sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné un texte «absurde».

Lundi, dans une tribune publiée par Le Figaro, le grand rabbin de France Haïm Korsia avait jugé que «cette résolution n’est pas rédigée comme elle devrait l’être». Une position reprise le soir même par Bernard Cazeneuve, invité des Amis du Crif, puis ce mercredi par Manuel Valls lui-même. «Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote», a assuré le premier ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale. Manuel Valls a tenu à rappeler que cette résolution «ne change(ait) rien dans la politique de la France» sur le conflit israélo-palestinien.

Le Figaro

« Il n’y a pas besoin de loi sur le voile à l’université » Mandon contredit Valls

Pour le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, il n’y a « pas besoin de loi sur le voile à l’école ». Il se distingue ainsi du Premier ministre.

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« Il n’y a pas besoin de loi sur le voile à l’université », a estimé Thierry Mandon. « Si j’ai l’occasion de lui en parler, je lui dirai qu’il n’y a pas besoin de loi », a réagi le secrétaire d’État interrogé sur RTL. « Ce que je vois sur le terrain, ce que me disent tous les présidents d’université, c’est qu’il n’y a pas de problème. »

« Il n’y a pas de contagion du foulard », a relativisé le ministre, « il y a des étudiantes qui ont tout à fait, parce qu’elles sont adultes, le droit de garder un foulard, le foulard n’est pas interdit dans la société française ». « Quand on est usager d’un service public, on a le droit d’avoir un foulard, on peut en penser ce qu’on veut mais ce droit existe », a poursuivi le ministre, concluant : « Je pense qu’il n’y a pas besoin de ce texte. »

 

Manuel Valls : « Il faudrait interdire le voile à l’université »

Manuel Valls se dit « convaincu » de la possibilité de démontrer à une majorité de Français qui en doute la compatibilité de l’islam avec la République, dans une interview à Libération paru  mercredi . Il estime également qu’il « faudrait » interdire le voile à l’université.

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« Aujourd’hui, la laïcité est confrontée à la montée de l’islam radical mais aussi à la place de l’islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J’aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l’islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l’égalité entre les hommes et les femmes », affirme le Premier ministre Manuel Valls dans une interview à Libération.

Cette démonstration n’est donc pas faite? « Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c’est possible« , répond le chef du gouvernement.

Selon Valls, le voile peut être un asservissement pour la femme

« C’est pour cela qu’il faut protéger -pro-té-ger- nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans », martèle-t-il.Interrogé sur ses propos sur le voile la semaine dernière, Manuel Valls maintient que le voile est un asservissement pour la femme « dès lors qu’il est revendiqué politiquement de manière militante ».

« Comment ignorer que les femmes subissent dans les quartiers populaires une pression culturelle faite de sexisme et de machisme? » s’interroge-t-il

« Il y a des règles constitutionnelles qui rendent l’interdiction du voile difficile »

Interrogé par Libération sur l’opportunité d’interdire le voile à l’université, Manuel Valls  a estimé qu’ »il faudrait le faire » avant d’ajouter : « Mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile. Il faut donc être intraitable sur l’application des règles de la laïcité dans l’enseignement supérieur. »

« Il n’y a pas de problème. Pas de contagion du foulard. Pas besoin d’un texte », a réagi sur RTL le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon.

En 2013, Manuel Valls avait déjà jugé qu’interdire le voile à l’université était une proposition « digne d’intérêt. »

Le JDD

Mode islamique : « Le voile est un asservissement de la femme », lâche Valls

Invité lundi 4 avril d’une table ronde sur l’islamisme et le populisme, Manuel Valls a mis en garde contre une minorité salafiste qui serait « en train de gagner la bataille idéologique » au sein de l’islam de France. Réagissant à la polémique sur la « mode islamique », il a salué l’interview « lumineuse » d’Elisabeth Badinter, qui a appelé samedi dans « Le Monde » au boycott des marques concernées.

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Manuel Valls a par ailleurs salué l’interview « lumineuse » de la philosophe féministe Elisabeth Badinter, qui a appelé samedi dans Le Monde au boycott des marques vendant des tenues islamiques et dénoncé la minorité « influente » des « islamo-gauchistes« . Le Premier ministre a mis en garde « contre le message idéologique qui peut se dissimuler derrière le signe religieux« , lançant :

« Ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme (…) Il faut faire la distinction entre ce qu’est un voile, un fichu porté par les femmes âgées, et la revendication d’un signe politique qui vient confronter la société française ».

Marianne

Michel Onfray : « Manuel Valls frôle parfois l’extrême droite »

Le philosophe et essayiste français Michel Onfray vient de publier « Le miroir aux alouettes », et « Penser l’islam », respectivement aux éditions Plon et Grasset. Accusé par Manuel Valls de virer vers l’extrême droite, réplique : « On est dans la cour de récréation de « C’est celui qui le dit qui y est », et Manuel Valls est quelqu’un qui n’a rien d’un homme de gauche ».

500 euros d’amende pour avoir fait une « quenelle » à Manuel Valls

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Le jeune homme de 23 ans qui, lors de la visite de Manuel Valls le 6 novembre dernier à la suite des émeutes de Moirans, avait répondu à la main tendue du premier ministre par une « quenelle », a été condamné mardi matin à une peine d’amende de 500 euros pas le tribunal correctionnel de Grenoble.

Ce geste, bras tendu vers le bas en main opposée posée sur l’épaule, popularisé comme un signe antisystème par le polémiste Dieudonné M’bala M’bala et qui ressemble, selon ses détracteurs, à un salut nazi à l’envers, constitue un « outrage commis envers une personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence le premier ministre, lequel représente la Constitution, charpente de notre état de droit ! », a martelé le représentant du ministère public en ajoutant : « Quand on n’est pas d’accord, on vote ! ».

Et de poursuivre : « Ce geste est un geste très clair de mépris comparable à un bras d’honneur mais c’était surtout un geste stupide qui, en d’autres temps et en d’autres lieux, aurait mérité un bon coup de pied aux fesses ! »

Le Dauphine

Valls: l’antisionisme est « synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël »

Au dîner du Crif, lundi soir, le Premier ministre a voulu se montrer rassurant face aux angoisses exprimées un peu plus tôt par Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives.

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« Les Français juifs ne doivent pas douter de la France ». Voilà la réponse qu’a apporté lundi soir Manuel Valls à « l’angoisse » exprimée par le président sortant du Conseil représentatif des institutions juives de France, lundi soir lors du 31e dîner annuel du Crif.

En l’absence de François Hollande, retenu à Bruxelles par la prolongation d’un sommet extraordinaire UE-Turquie sur la crise des migrants, mais en présence de plusieurs membres du gouvernement, c’est donc le Premier ministre qui a répondu, dans un discours préparé par le chef de l’Etat et complété par ses soins, à Roger Cukierman.

Valls met sur le même plan antisionisme et antisémitisme

Emporté par son discours, le Premier ministre s’est quelque peu écarté de la version écrite, martelant que « mener des politiques fortes contre l’antisémitisme ou l’antisionisme ne fera pas perdre des voix ici ou là dans tel ou tel quartier », mais « honorera tous ceux qui seront engagés dans ce combat ». « Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…) il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël« , a-t-il fait valoir.

L’Express

Un professeur poursuivi après avoir ironisé sur les « blancos » de Valls

Un maître de conférence d’Avignon est poursuivi pour avoir ironisé dans des mails internes sur des déclarations controversées de Manuel Valls.

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Un maître de conférence de l’université d’Avignon (UAPV) est convoqué devant le tribunal correctionnel le 27 janvier pour avoir, dans des mails internes à son établissement, ironisé et repris des déclarations de Manuel Valls sur les « blancos », a-t-on appris de sources concordantes mardi.

Accusé de provocation à la haine. Bernard Mezzadri, 55 ans, comparaîtra pour provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, selon la citation à comparaître. Il lui est reproché, dans un échange de messages, d’avoir notamment déclaré, évoquant une rencontre à venir entre la direction de son établissement et le Premier ministre Manuel Valls :

« J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’UAPV comptera suffisamment de « blancos » (et pas trop de basanés) ». Il qualifiait également dans son message Manuel Valls de « chasseur de Roms ».

Dénonciation de propos xénophobes. Ces propos faisaient notamment écho à des images de Manuel Valls datant de 2009, dans lesquelles celui qui était alors député-maire d’Evry (Essonne) demandait à ses équipes de rajouter des « whites » et des « blancos » dans le décor.

Ce « message ironique » avait été signalé par l’ancienne équipe de direction de l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse au recteur et au procureur, qui avait décidé de poursuivre Bernard Mezzadri, rappelle le Snesup-FSU de l’établissement dans un communiqué.

Europe 1

C’est officiel : la France envisage d’enfreindre les Droits de l’Homme

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La France vient d’informer le Conseil de l’Europe qu’elle pourra, à cause de l’état d’urgence, déroger à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Signée par les 47 membres du Conseil de l’Europe et basée sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette convention protège les libertés fondamentales : la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la liberté de réunion et d’association, le droit à un procès équitable…

Des abus concernant l’application de ces mesures commencent à faire réagir (lire nos articles : L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux et Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »).

L’ONG Human Rights Watch fait l’inventaire de tous les droits garantis par la convention européenne que menace la nouvelle loi. L’état d’urgence voté en France pour trois mois permet d’enfreindre certains libertés fondamentales, telles la liberté de circulation, la liberté d’expression ou le respect de la vie privée : assignation à résidence, perquisitions sans autorisation judiciaire, copie de données informatiques,…

Basta Mag

Daoud, 21 ans, aveugle et handicapé, assigné à résidence par le préfet

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Après les attentats, David a été dénoncé par ses voisins. S’ensuivit une perquisition qui chamboula tous ses repères d’aveugle : l’appartement fut en effet mi sens-dessus-dessous. Son ordinateur braille et son téléphone furent saisis.

Sa canne blanche disparue sous des monticules d’affaires, il ne pouvait alors plus se déplacer. Selon son avocat, les policiers lui ont aussi confisqué sa carte bleue, ajoutant de la difficulté aux autres difficultés. David fut emmené pour une garde-à-vue de 48 heures.

A sa sortie, on lui signifia une assignation à résidence, qui le contraint, lui handicapé visuel, à devoir se rendre trois fois par jour au commissariat, situé à cinq kilomètres de chez lui : à 8h, à 15h et à 19h. Pour s’y rendre, David doit prendre plusieurs bus différents pour espérer marcher le moins possible. Un retard, et c’est la volée de bois vert de la part des fonctionnaires de police. Qu’il refuse de pointer au commissariat et David écopera de six mois d’emprisonnement.

David, victime de l’agenda politicien de Manuel Valls, est le symbole de l’acharnement d’un Premier ministre contre des femmes, des hommes, des enfants qui ont le seul tort d’être musulmans.

L’équipe de Barakacity a rencontré David, qui a par ailleurs pu recevoir une aide précieuse grâce à une mobilisation sur Twitter et Facebook. Dans les prochaines heures ou les prochains jours, le jeune homme livrera le récit de cette douloureuse expérience. Une interview vidéo sera en effet mise en ligne in cha’a-Llah.

Al Kanz