Los Angeles : l’homme qui projetait de commettre un attentat contre une Gay Pride arrêté avec des explosifs

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Un homme puissamment armé projetait de s’attaquer à un défilé pro gay à , l’individu transportait dans sa voiture des explosives et des fusils d’assaut pour commettre un attentat contre la Gay Pride à Santa Monica.

Le suspect arrêté avec des explosifs et des armes se nomme James Wesley Howell.

ABC

 

 

L’homme qui a abattu la chanteuse Christina Grimmie après son concert a été identifié

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L’ancienne candidate de l’émission The Voice a été abattue vendredi alors qu’elle signait des autographes à la sortie d’un concert. La police a révélé le 12 juin l’identité du tueur.

Au lendemain du meurtre d’une ancienne candidate de l’émission The VoiceChristina Grimmie, le mobile du tireur qui a abattu la jeune chanteuse américaine était encore flou samedi. L’artiste de 22 ans venait d’achever son concert avec le groupe Before You Exit au Plaza Live d’Orlando, en Floride, et signait des autographes quand un jeune homme de 27 ans, qui portait deux armes de poing et un couteau, lui a tiré dessus avant de se donner la mort vendredi soir d’une balle dans la tête.

Le suspect s’appelle Kevin James Loibl et il était originaire de la ville de St. Petersburg dans l’État de Floride, dans le sud des États-Unis, a précisé la police d’Orlando. Le tireur, qui avait également en sa possession deux chargeurs, a ouvert le feu sur la chanteuse qu’il visait directement, selon la même source.

«Le suspect dans cette affaire n’est pas d’Orlando. Il a voyagé jusqu’à Orlando, apparemment pour commettre ce crime, et prévoyait ensuite de rentrer chez lui».

Le Figaro

Etats-Unis: le fléau des viols sur les campus après celui de Stanford

Le scandale autour de l’agression sexuelle d’une jeune femme par un étudiant à l’université Stanford, qui a retenti dans le monde entier, a ravivé aux Etats-Unis le débat sur le fléau des viols sur les campus.

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« Ce cas symbolise la culture du viol dans notre société », a dit à l’AFP Amy Ziering, productrice d’un documentaire sur ce sujet, « The Hunting Ground ».

L’Amérique s’est d’abord émue de la légèreté de la condamnation annoncée le 2 juin pour le viol commis par un ancien étudiant de la prestigieuse université, Brock Turner, sur une jeune femme inconsciente: six mois de prison dont trois fermes.

Les propos tenus par le père de l’agresseur pour tenter d’en appeler à la clémence du juge en ont ensuite écoeuré plus d’un: il faisait valoir qu’envoyer son fils en prison pour « 20 minutes d’action » était une sanction « trop dure ».

Une lettre poignante de 12 pages écrite par la victime à Brock Turner, lue au tribunal puis publiée sur internet a ensuite ému tout le pays.
L’affaire a également suscité des commentaires sur les privilèges des blancs aux Etats-Unis.

Une militante pour les droits civiques, Misee Harris, a notamment posté sur sa page Facebook une photo de Turner à côté de celle d’un ex-footballer afro-américain de l’université Vanderbilt, Cory Batey, qui risque de 15 à 20 ans de prison pour avoir participé au viol d’une femme ivre. 

L’affaire est remontée au plus haut de l’Etat. Le vice-président Joe Biden a écrit une lettre à la victime, aujourd’hui âgée de 23 ans. Il s’est dit « en admiration devant son courage » et « rempli de fureur ».

Le Parisien

USA : un vétéran tente de kidnapper une adolescente en l’arrachant à sa mère

En Floride, Craig Bonelli, un trentenaire américain a tenté d’enlever une fille de 13 ans dans un supermarché. La mère de l’adolescente, saluée pour son héroïsme, a réussi à la rattraper.

La scène est filmée le 7 juin, par des caméras de surveillance du supermarché d’Hernando, en Floride. Un homme d’une trentaine d’années pousse son chariot en scrutant autour de lui, puis entre dans un rayon hors du champ de vision de la caméra.

Quelques secondes plus tard, l’homme réapparaît, en traînant une adolescente à terre. Il n’hésite pas à la pousser contre un chariot de courses. Derrière elle, sa mère débarque en furie pour essayer de la rattraper. Une autre caméra filme la suite de la scène, devant la caisse. L’homme n’a toujours pas lâché l’adolescente, qui essaye de se débattre. Derrière eux, la mère tente de la retenir en se jetant à terre, le tout devant des clients et un caissier de l’établissement.  

N’arrivant finalement pas à kidnapper la jeune fille, le trentenaire tente de prendre la fuite en voiture. Il est très vite interpellé par un policier qui se trouvait devant le supermarché et que le gérant a pu prévenir.

L’homme a été entendu le lendemain par la police. D’après son avocat, cité par la chaîne américaine NBC News, il s’agirait d’un vétéran de guerre qui souffre de problèmes mentaux. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises depuis 2009, pour des délits mineurs, précise NBC, et devrait être jugé pour maltraitance et enlèvement.

L’Express

 

New York : une piscine publique interdite aux hommes car réservée aux femmes juives

A Williamsburg, une piscine interdit l’accès aux hommes durant certains horaires, afin que les femmes juives hassidiques puissent nager à l’abri des regards. Certains dénoncent du sexisme et une violation de la constitution.

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Les partisans de ces horaires séparés prônent au contraire une chance unique pour ces femmes dont la religion juive orthodoxe leur interdit de fréquenter des hommes s’ils ne font pas partie de leur famille, de pouvoir pratiquer la natation en toute tranquillité.

«Pourquoi les priver de cette opportunité ?», a déclaré Dov Hikind, le représentant démocrate du district très orthodoxe de Williamsburg au sein du quartier de Brooklyn.

Selon Associated Press, qui a révélé l’affaire, la piscine de Williamsburg pratiquait ses heures réservées exclusivement aux femmes depuis … les années 1990 ! 

Sauf qu’aujourd’hui, des plaintes ont commencé à affluer à la commission du district chargée des droits de l’Homme dénonçant des raisons religieuses en totale contradiction avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat voulue par la constitution américaine et l’interdiction de discrimination basée sur le sexe dans les lieux publics tels que les parcs ou les infrastructures sportives.

L’homme a par ailleurs signalé que des employés de la piscine avaient commencé à expliquer aux femmes juives orthodoxes que les horaires réservés uniquement aux femmes seraient abandonnées à partir du 11 juin, ce qui a provoqué la panique chez ces nageuses pudiques.

«De plus en plus de femmes ont commencé à appeler à mon bureau complétement désemparées», a expliqué Seth Hikind.

Un nouveau calendrier de la piscine a depuis été publié, mais au vu du désespoir des nageuses, les horaires réservées aux femmes les lundis, mercredi et vendredi matin, ainsi que le dimanche après-midi devront rester en vigueur.

RT

Un tiers des Américains en faveur du boycott d’Israël

Malgré le monopole de la propagande israélienne dans les grands médias, la campagne internationale de boycott d’Israël progresse dans le monde entier, selon un sondage IPSOS.

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33 % des Américains, sur un échantillon de 1100 personnes, estiment que le « boycott d’Israël est justifié et constitue un moyen légitime de faire pression politiquement sur l’Etat d’Israël », selon un sondage IPSOS à paraître, et révélé par la chaîne de TV israélienne Channel 2, à la veille d’une conférence contre la campagne BDS organisée au USA par le lobby israélien. (World Jewish Congress, Keren Hayesod, the American Center for Law and Justice, the Anti-Defamation League, the Zionist Organization of America, Israel Bonds, StandWithUs, B’nai B’rith International, Hillel, …)

Un sondage similaire réalisé au Royaume-Uni monte à un pourcentage de 40 % de Britanniques qui approuvent la campagne de Boycott de l’occupant israélien, en tant que moyen de pression « légitime ».

Oumma

Des américains s’entrainent à tirer avec des balles au sang de porc pour «envoyer les musulmans en enfer»

Un groupe d’hommes blancs au Texas s’entraîne à tirer sur des musulmans «en cas d’insurrection», en plongeant leurs balles dans du sang de porc ou de la graisse de bacon pour que les victimes «aillent droit en enfer».

«L’étape suivante du djihad, ce n’est pas des attaques à l’aveugle et sporadiques. Ils ont commencé à tuer des gens. Ils ont commencé à massacrer les gens à grande échelle», a indiqué le porte-parole du soi-disant Bureau des relations islamo-américaines (BAIR) David Wright.

Le responsable de ce groupe qui craint que des milliers de réfugiés musulmans mènent un «soulèvement», a précisé qu’il n’allait pas «attendre d’arriver à ce point-là». «Je vais commencer à faire quelques chose à ce sujet dès maintenant

«Plusieurs d’entre nous ici utilisent soit du sang de porc, soit de la graisse de bacon sur nos balles, au milieu, pour que les musulmans aillent droit en enfer lorsqu’on les atteint. C’est ce qu’ils croient dans leur religion», a confié David Wright.

Les membres du BAIR ont récemment organisé des manifestations armées à l’extérieur de mosquées afin de «mettre un terme à l’islamisation américaine».

Ce genre de crainte et de méfiance existe depuis longtemps aux Etats-Unis mais ont été encore exacerbées par la rhétorique raciste de la campagne électorale de 2016 en grande partie par les propos du candidat républicain Donald Trump contre les musulmans.

RT

Aux USA, un logiciel aide les juges à devenir racistes

Une enquête du magazine ProPublica montre que des juges américains se reposent sur un « logiciel raciste » pour évaluer le risque de récidive ou de commission de crimes et délits d’un individu, lorsqu’il faut décider de le remettre en liberté.

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Les États-Unis ont une passion pour la prison. Le pays a le taux d’incarcération le plus élevé au monde, avec 743 prisonniers pour 100 000 habitants (contre 102 en France), et l’on estime que les prisonniers américains représentent près d’un quart (23 %) de l’ensemble de la population carcérale mondiale ! Selon les statistiques officielles, plus des deux tiers des personnes incarcérées aux États-Unis sont des Afro-Américains, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population.

Mais quand il s’agit de libérer un individu ou de lui faire bénéficier d’une peine alternative, une part importante de la décision est de plus en plus mise entre les mains d’un algorithme secret, qui serait lui-même coupable de racisme.

Avec ce logiciel, les juges qui doivent décider d’une remise en liberté peuvent consulter une « note de risque » de 1 à 10, calculée selon les réponses à 137 questions complétées par l’administration pénitentiaire ou par le prisonnier lui-même.

La note permet d’évaluer le risque de commission d’un délit ou d’un crime de toute nature après la libération, ou le risque de récidive. La tentation est grande pour les juges, qui le feraient de plus en plus, de se reposer largement sur ce logiciel « scientifique » pour décider de l’avenir de l’individu.

Numerama

USA : la Cour suprême casse un verdict raciste sur un Noir condamné par 12 Blancs

Washington – La Cour suprême des Etats-Unis a annulé lundi la condamnation à mort en 1987 d’un Noir jugé coupable du meurtre d’une femme blanche, ses avocats ayant apporté les preuves d’une sélection raciste du jury de l’époque, composé de 12 Blancs.

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Cette décision, à la majorité de sept juges sur huit, est de grande portée car l’Amérique reste, trente ans plus tard, toujours confrontée au problème du racisme dans la sélection des jurés de ses procès.

Toujours détenu dans le couloir de la mort et toujours menacé d’être exécuté, Timothy Foster avait été jugé dans l’Etat de Géorgie et été reconnu coupable à l’unanimité d’un jury de 12 Blancs.

Des documents apparemment accablants, obtenus tardivement par la défense du prisonnier, avaient été présentés début novembre 2015 lors de l’audience à la Cour suprême: on y voyait, sur la liste des appelés tirés au sort, parmi lesquels furent choisis les jurés, un « B » écrit à la main devant le nom des personnes noires (« Black«  en anglais).

Ces citoyens estampillés « B » ont été écartés du jury lors du processus contradictoire qui permet au procureur et aux avocats de récuser un certain nombre de jurés.

Pire, avait dénoncé le premier défenseur de Timothy Foster, le procureur avait rédigé une liste de six personnes à récuser à tout prix.

Sur cette liste de « non absolus« , les cinq premières personnes étaient des Noirs, la sixième ayant clairement fait savoir son opposition à la peine capitale, avait exposé l’avocat.

L’Express

Une présentatrice météo américaine interrompue en plein direct à cause de sa tenue

Le puritanisme américain a frappé la chaîne de télévision KTLA et plus particulièrement sa présentatrice météo, Liberté Chan. 

Alors qu’elle entamait son bulletin samedi matin en direct sur le petit écran, la jeune femme a été interrompu par le présentateur Chris Burrous, qui lui a tendu un cardigan. « Que se passe-t-il? Tu veux que je mette ce gilet? C’est parce qu’il fait froid? », a demandé la miss météo perplexe, qui, a toutefois enfilé le gilet sans résistance. 

« Nous recevons beaucoup de mails », a alors rétorqué la voix masculine avant de disparaître. « J’ai l’air d’une libraire », a sobrement commenté Liberté Chan avant de reprendre son bulletin météo.

Dès le lendemain, la présentatrice a répondu à la polémique créée par les téléspectateurs de la chaîne, sur son site internet. « Pour ceux qui ont raté ce qu’il s’est passé samedi matin, je portais une robe noire brillante avec des perles et visiblement, la chaîne a reçu une série de plaintes par mails qui disaient que ma tenue était inappropriée« , a-t-elle d’abord expliqué avant de raconter l’envers du décor.

BFM

L’Américain qui a arraché le voile d’une musulmane dans un avion plaide coupable

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Il est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an de prison.

L’américain Gill Parker Payne a plaidé coupable devant un tribunal d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, d’avoir retiré de force le hijab d’une femme musulmane lorsque tous deux se trouvaient dans un avion. 

L’incident s’est produit à bord d’un vol Southwest Airlines reliant Chicago à Albuquerque le 11 décembre dernier. L’homme s’est approché de la femme qui occupait un siège à quelques rangs devant lui et lui a demandé d’enlever son hijab en criant: «Take this off, This is America!» (Enlevez-le! Ici, on est aux États-Unis!). Il a ensuite arraché son hijab, mais la femme a réussi à le lui reprendre.

Peu après sa descente d’avion, la femme a porté plainte auprès de la police.

Gill Parker Payne est accusé d’avoir empêché cette femme d’origine palestinienne, qui vit aux États-Unis depuis une trentaine d’années, d’exercer sa liberté de religion

Il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison selon les dispositions législatives sur les actes haineux.

Cet incident s’inscrit dans le cadre d’une série d’affaires similaires. Début mai, une Californienne musulmane, Kirsty Powell, a porté plainte pour discrimination religieuse, accusant des policiers de lui avoir enlevé son voile de force après l’avoir arrêtée. Kirsty Powell et son mari ont été interpellés par deux policiers alors qu’ils rentraient chez eux en voiture en mai dernier.

Sputnik

Les USA auraient contribué a l’arrestation de Nelson Mandela, affirme un agent de la CIA

Nelson Mandela visiting his former prison cell at Robben Island

Nelson Mandela a-t-il été trahi par les Américains lors de son arrestation en 1962 ? C’est ce qui ressort d’une interview avec un ancien agent de la CIA révélée aujourd’hui par le Sunday Times. Convaincus que Mandela était à la solde de Moscou, les Etats-Unis auraient fait en sorte que le chef de la branche armée de l’ANC soit arrêté.

Personne n’a jamais su qui avait « vendu » Nelson Mandela à la police en août 1962. La rumeur d’une implication de la CIA court depuis longtemps. Un ancien agent américain, Donald Rickard, lui donne de l’épaisseur dans une interview accordée au réalisateur britannique John Irvin.

Cette interview a été enregistrée en mars, deux semaines seulement avant la mort de Donald Rickard. A l’époque, l’homme était vice-consul des Etats-Unis à Durban, il affirme qu’il avait obtenu des informations sur les allées et venues de Mandela.  Il savait notamment que le militant anti-apartheid faisait souvent le trajet en voiture entre Johannesburg et Durban. Il en a informé la police sud-africaine qui n’a eu qu’à cueillir Mandela.

On connaît la suite. Mandela passera plus de 27 ans en prison. Si Rickard dit vrai, la CIA a donc soutenu le régime de l’apartheid. L’ANC, le parti de Mandela, ne voit rien de neuf dans ce témoignage. « Nous avons toujours su, dit un porte-parole, que des pays occidentaux agissaient contre nous. »

France Info

USA: des employés du secteur volailler portent des couches, privés de pauses-toilettes

Les employés du secteur volailler aux Etats-Unis travaillent dans un tel climat de peur qu’ils n’osent pas demander de pauses pour aller aux toilettes et portent des couches au travail, affirme l’ONG britannique Oxfam dans une étude.

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D’après l’étude publiée mardi, « la grande majorité » des 250.000 ouvriers du secteur avicole américain « dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates », en « claire violation des lois américaines de sécurité au travail ».

Ils « luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux » et risquent « de graves problèmes de santé », martèle l’étude.

« Nous sommes inquiets de ces accusations anonymes et bien que nous n’ayons pour l’instant pas de preuves qu’elles soient vraies, nous vérifions que nos règlementations sur les toilettes sont appliquées », ajoute le groupe.

Oxfam cite une enquête menée auprès de 266 ouvriers en Alabama (sud) par l’association anti-discriminations Soutern Poverty Law Center, selon laquelle « presque 80% des ouvriers disent ne pas avoir le droit d’aller aux toilettes quand ils en ont besoin« , ainsi qu’une autre dans le Minnesota (nord) où « 86% des ouvriers disent avoir moins de deux pauses-pipi par semaine ».

Les ouvriers, régulièrement, voient leurs demandes de pauses-pipi ignorées par leurs supérieurs qui leur répondent avec des moqueries ou menaces de sanctions voire de renvoi. Ils doivent alors patienter pendant plus d’une heure ou « se précipiter » pendant des pauses de dix minutes.

Boursorama

FN, Risposte laïque, Boris Le Lay… la fachosphère en pince pour Donald Trump

LAS VEGAS, NV - FEBRUARY 23: Republican presidential candidate Donald Trump speaks at a caucus night watch party at the Treasure Island Hotel & Casino on February 23, 2016 in Las Vegas, Nevada. The New York businessman won his third state victory in a row in the "first in the West" caucuses.   Ethan Miller/Getty Images/AFP

Les photos du milliardaire américain au teint orangé défilent. Bienvenu sur le compte Twitter du comité de soutien français à la candidature de Donald Trump, la France pour Trump, un peu plus de 900 abonnés. Il y a aussi la déclinaison Facebook, «aimée» par près de 700 personnes. Dans une interview au Figaro, Vivien Hoch, ex-porte-parole du mouvement – il assure aujourd’hui ne plus avoir de rôle dans le collectif (…)

Se présentant comme docteur en philosophie, journaliste dans les domaines religieux et politique, et communiquant, Vivien Hoch est aussi, accessoirement, militant anti mariage gay et contributeur pour des sites d’extrême droite tel que Boulevard Voltaire. Dans la suite de l’interview, il ajoutait : «En soutenant Donald Trump, nous revendiquons avant tout notre envie d’avoir un homme politique de cette trempe en France. Nous sommes avant tout des déçus de la politique telle qu’elle est pratiquée en France. On soutient Donald Trump pour changer cela.»(…)

Si le collectif, dont les membres n’ont pas souhaité répondre à nos questions, assure ne soutenir aucun parti, il se situe clairement très à droite de l’échiquier politique français. Sur la liste des abonnés à leur compte Twitter, on trouve des figures du Front national comme Louis Alliot, David Rachline, Gilbert Collard ou encore Paul-Marie Coûteau mais aussi des membres d’une droite plus extrême encore à l’image d’Henry De Lesquen, candidat à la présidentielle qui veut, entre autres, bannir «la musique nègre». Des Anar de droite à Riposte Laïque, les abonnements du collectif offrent un panorama assez complet de l’extrême droite française.(…)

Selon un sondage YouGov pour le Huffington Post, si seulement 11% des Français ont une image positive de Donald Trump, le chiffre grimpe à 29% chez les sympathisants du FN. 39% d’entre eux sont même favorables à «l’émergence d’un Donald Trump à la française».(…)

Un détour sur Internet, dans les sphères de l’extrême droite française, lui donne raison. Premier des bons points accordés au candidat : sa politique anti-immigration, symbolisée par deux propositions phares, l’interdiction de l’entrée des musulmans sur le territoire américain et la construction d’un mur à la frontière mexicaine. «Les questions fondamentales sont posées : immigration, radicalisme islamique, primauté des intérêts américains sur ceux transnationaux de certains oligarques», écrit par exemple Boris Le Lay, blogueur ultranationaliste breton déjà condamné pour racisme. Il oppose au passage Donald Trump aux «élites ouest-européennes, dévirilisées et déjà soumises à l’islam avec lequel elles recherchent un modus vivendi – appelé le « vivre ensemble »»(…)

Photomontage à l’appui, le candidat Henry De Lesquen imagine pour sa part fonder avec Donald Trump «un nouvel ordre international respectueux des nations».

Autant de qualités qui font dire à Albert Nollet, contributeur du site Risposte laïque : «Bref, je ne peux m’empêcher de penser combien il serait rafraîchissant et rassurant d’avoir un homme de ce calibre pour relancer la France. Seul problème : actuellement, je ne vois personne.»

Libération