82% des Français voient Donald Trump comme un individu raciste et agressif

85% des Français voient Donald Trump comme un individu Agressif, 82% le disent raciste et 75% dangereux. Le premier qualificatif positif est dynamique pour 66% des Français, tandis que seuls 18% le voient honnête et 15% sympathique.

Marine Le Pen est la personnalité politique française la plus capable de s’entendre avec Donald Trump pour 66% des Français, contre 17% pour Nicolas Sarkozy, 6% pour Alain Juppé et 3% pour François Hollande.

La Provence


71% des Français se disent inquiets et surpris par la victoire de Donald Trump (et 59% sont choqués)

Selon un sondage exclusif Harris Interactive pour Atlantico, 54% des Français conservent une bonne image des Etats-Unis malgré l’élection de Donald Trump à la présidence de ce pays. Ils sont ceci dit 69% à avoir une mauvaise opinion de lui.

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Nous constatons que les Français ont majoritairement (69%) une mauvaise opinion de Donald Trump lorsqu’ils en parlent.

Aucune catégorie de la population n’a, majoritairement, une bonne opinion du président élu américain, pas même les sympathisants du Front national, même si c’est auprès de cette population que l’on observe la plus grande part de Français déclarant avoir une bonne opinion du nouveau président des États-Unis.

Atlantico

Michel Onfray : «Trump est la poupée gonflable du capital», «il se pliera au système»

Pour le philosophe, Donald Trump montre ce qu’est le capitalisme sans fard. Ce que lui reprochent ses détracteurs. Président, il se pliera au système.

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Michel Onfray : Elle montre que Marx avait tort de croire que le capitalisme travaille à sa fin et que la révolution s’avère dialectiquement inéluctable ! Le capitalisme est plastique et change en fonction de l’histoire. Il s’avère increvable. Trump en est la forme contemporaine : cet homme, qui est un pur produit de la télé-réalité et de l’argent, ignore la morale et manifeste un franc cynisme en tout. Il est la figure grossière de nos petits marquis poudrés et policés de la politique. Son premier discours après qu’il a gagné les élections a été indigent, vide, creux, insipide, comme lui : des remerciements comme à la cérémonie des Césars – à mon père, à mes parents, à ma femme, à mes filles, à mon frère mort qui me voit de là-haut, etc. Rien qui ait à voir avec la grande histoire, tout qui ait à voir avec la petite, la toute petite histoire de sa petite personne. Trump est le nom du capitalisme nu. En ce sens, les médias, les élites, les sondeurs, les penseurs comme il faut le haïssent parce qu’il montre la vérité du capitalisme cynique pour lequel l’argent est le fin mot de l’histoire. Ceux qui haïssent Trump lui reprochent de montrer ce qu’est le capitalisme sans fard et de leur gâcher le travail pendant qu’eux avancent masqués. Trump est la poupée gonflable du capital.

Qu’est-ce que son élection nous dit de l’état de nos démocraties ?

Qu’elles n’ont de démocratie que le nom : le battage médiatique éhonté pour nous le présenter comme le Diable, les sondeurs qui le donnaient perdant, les économistes qui le montraient comme une catastrophe, les politologues qui le méprisaient ouvertement ont été désavoués par le peuple de l’Amérique profonde qui a dit à la nomenklatura, sinon à la mafia, dont elle ne veut plus. La désillusion viendra pourtant ! Cette élection est l’occasion de reculer pour mieux sauter. Car la brutalité du capitalisme qui produit des victimes ne sera pas remise en cause par Trump. Au contraire. Le prétendu remède que le peuple se prescrit va s’avérer un véritable poison pour lui. Le président des États-Unis est toujours l’homme de paille des lobbies, du complexe militaro-industriel, des vendeurs d’armes, de Wall Street. Il n’y a aucune raison pour que Trump s’émancipe de ces pouvoirs véritables. En régime capitaliste libéral, c’est l’argent qui fait la loi. Trump ne dérogera pas.

Trump symbolise-t-il le triomphe des passions en politique ?

Les passions sont partout ! Trump n’en a pas le monopole. Il n’y avait pas d’un côté les passions avec Trump, de l’autre la raison avec Clinton. On ne gagne pas des élections avec la raison et l’intelligence, des raisonnements et de l’analyse, mais en mobilisant les passions : la haine, le ressentiment, la vengeance, le mépris, l’agressivité, la parade, la vanité,  l’arrogance, l’orgueil font la loi. Je vous renvoie à l’actuel spectacle pitoyable des primaires de la droite et du centre… L’éthologie est la discipline avec laquelle il convient de décoder le jeu politique. On apprend plus en la matière en regardant la chaîne Animaux que la chaîne Histoire !

Existe-t-il un trumpisme français ?

Oui. Mais il n’est pas chez tel ou tel plus que chez tel autre. Car il est partout distillé en plus ou moins grande quantité dans le personnel politique français.

L’élection américaine peut-elle rebattre la présidentielle française ?

Non, je ne crois pas. La présidentielle française nous invite à changer le ruban du paquet cadeau, mais pas son contenu : le prochain président de la République française sera un libéral. Libéral de droite, libéral du centre, libéral de gauche, libéral d’ailleurs, mais libéral. Il restera dans le cadre de l’Europe libérale pour laquelle le marché doit faire la loi. Après avoir parlé de la France avec des trémolos dans la voix pendant la campagne, le président nouvellement élu ira prendre ses ordres à Bruxelles. Et la France sera dans la rue dans les mois qui suivront…

Le Point

La victoire de Donald Trump donne des ailes à l’extrême droite

La victoire de Donald Trump aux États-Unis a suscité un électrochoc en France, où l’hypothèse d’une victoire de la chef de l’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 est soudain devenue plus plausible.

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«Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!»: la présidente du parti Front national n’a pas attendu l’annonce des derniers résultats pour se réjouir.

Tous les sondages prédisent qu’elle se qualifiera au second tour de l’élection présidentielle mais lui promettent une défaite lors du duel final, probablement face au candidat de droite.

Toutefois, les enquêtes d’opinion n’avaient anticipé ni la victoire de Donald Trump, ni le vote en faveur du Brexit et l’extrême droite française espère bien humilier les sondeurs à son tour.

«Le système et les sondages, + ça Trump énormément +» s’est ainsi amusé Jean-Lin Lacapelle, un cadre du FN.

Le risque d’une réplique française au séisme américain a suscité une avalanche de réactions inquiètes dans le reste de la classe politique française.

L’élection américaine «veut dire que le populisme extrême peut gagner», a commenté l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin. «Mme Le Pen, avec des réponses simples, peut gagner en France».

«Ce qui est possible aux États-Unis est possible en France», a renchéri son successeur Dominique de Villepin, tandis que le quotidien de gauche Libération y voyait un «avertissement supplémentaire pour ceux qui pensent que Marine Le Pen ne peut parvenir au pouvoir en France en 2017».

Pour le président François Hollande, il est impératif de «prendre conscience des inquiétudes qui sont provoquées par les désordres du monde dans tous les peuples y compris dans le peuple américain, première puissance du monde».

Car le contexte actuel joue en faveur de Marine Le Pen.

Sur le plan international, le flux migratoire sans précédent en Europe depuis la Seconde guerre mondiale favorise les discours ultra-nationalistes, anti-européens et xénophobes qui, outre la France, ont également percé en Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne, Pays-Bas, Danemark…

En France, les multiples attentats jihadistes depuis 2015 (238 morts) ont concentré les discours sur la sécurité, l’immigration, l’identité, l’islam, des thèmes portés par le FN depuis sa création en 1972.

Le parti profite aussi du discrédit des partis de gouvernement: l’impopulaire président Hollande a plongé la gauche dans le marasme, à droite la primaire a déclenché une guerre des chefs.

Autre «avantage énorme, Marine Le Pen n’a jamais participé au pouvoir. Ca gomme beaucoup d’aspects peu crédibles de son programme», soulignait récemment le chercheur Jean-Yves Camus.

«Nous ne sommes pas du sérail», déclarait-elle d’ailleurs sur CNN en septembre, en se comparant à Donald Trump. «Nous n’allons pas prendre d’ordres auprès de telle puissance financière ou de tels intérêts de multinationales.»

Dans une optique de conquête du pouvoir, la présidente du Front National s’est attachée depuis 2011 à «dédiaboliser» l’image du FN, prenant ses distances avec les saillies racistes et antisémites de son père, sans renoncer aux fondamentaux du parti.

Cette stratégie lui a permet de capter des électeurs de droite sensibles à ses thèses anti-immigration et, à gauche, des déçus des politiques économiques notamment sur le front du chômage. Depuis 2012, le FN a progressé à chaque scrutin pour arriver en tête au premier tour de régionales l’an dernier avec un score historique de 28%.

Malgré tout, son image reste clivante et son programme économique, notamment la sortie de l’euro, inquiète. Et le système électoral français risque de lui compliquer la tâche.

Pour le politologue Joël Gombin, «l’élection présidentielle, qui a un mode de scrutin majoritaire à deux tours, impose de disposer d’une coalition électorale pour l’emporter et de convaincre au-delà de son camp».

Or, depuis 1958 «aucun parti n’a réussi à dépasser seul la barre des 50% des voix exprimées» et «le FN est justement dans ce refus des alliances», ce qui le rend attractif mais le prive de réserves de voix au second tour, selon lui.

En 2002, Jean-Marie Le Pen s’était ainsi hissé au second tour de la présidentielle, profitant de la dispersion des voix de gauche. Mais il avait été laminé au second tour, la gauche ayant appelé à se reporter sur le candidat de droite Jacques Chirac pour le bloquer.

L’Avenir

L’animateur radio Alex Jones, admiré par Trump, qualifie les États-Unis de «mafia juive»

L’animateur radio Alex Jones, qui aurait une « super réputation » selon le candidat républicain, s’élève contre la « combine corporatiste internationale »

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Alex Jones, animateur radio et théoricien du complot, sympathisant de Donald Trump s’est emporté au sujet de la « mafia juive » qui contrôle les États-Unis, et a accusé l’éminente famille Emanuel d’en être les protagonistes.

Jones, qui a interviewé Trump pour son émission, a prononcé un long sermon lors du son émission mardi, dans lequel il a démenti être antisémite, mais semblait accuser les juifs pour tous les problèmes inhérents à la société américaine.

« Laissez-moi vous dire, les Emanuel sont une mafia », a déclaré Jones au sujet du maire de Chicago Rahm Emanuel, ancien chef d’État-major pour le président Obama et de ses frères Ari et Ezekiel.

« Et vous, savez, je me disais, ils disent toujours que si je parle du gouvernement mondial et de la corruption, alors je suis antisémite, il y a des mafias de tous bords, mais si vous voulez qu’on en parle, la famille Emanuel est la mafia juive ».

« Mais je ne veux pas dire que les juifs sont mauvais, c’est juste qu’ils sont à la tête de la mafia juive dans le pays. Ils contrôlent Uber, ils contrôlent le système de santé, ils vont vous arnaquer, ils vont vous faire du mal », dit-il.

Il a décrit Rahm Emanuel comme « un homme à la bouche écumante, qui se présente aux réunions avec des couteaux, qui menace le président, complètement fou. Il a une main sur tout, il nous arnaque. »

Jones a accusé la famille Emanuel d’avoir « collaboré » avec George Soros (un magnat des affaires hongro-américain et philanthrope), un « collaborateur des nazis » ainsi qu’avec Madeleine Albright, la secrétaire d’État de Bill Clinton, née de parents juifs, élevée catholique. Jones a accusé le père d’Albright d’avoir collaboré avec les Nazis pour « rassembler des juifs ».

En décembre, Trump a fait une apparition dans l’émission « The Alex Jones Show ». Il était alors candidat à l’investiture du parti républicain. Il a dit à l’animateur « vous avez une super réputation », et lui a promis : « je ne vous laisserai pas tomber ».

TTOI

Islamophobie : « Trump a libéré une parole anti-musulmans »

Pour l’historienne Sally Howell, les Etats-Unis n’avaient jamais connu une telle vague islamophobe.

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Sally Howell est historienne spécialiste de l’islam américain, professeure à l’université du ­Michigan. Cet Etat est, avec la ­Californie et New York, l’une des places fortes de la communauté musulmane dans le pays. Elle est l’auteure de Arab Detroit 9/11 : Life in the Terror Decade, Wayne State University Press, 2011, et de Old ­Islam in Detroit : ­Rediscovering the Muslim American Past, Oxford University Press, 2014 (non traduits).

Quels sont les effets de la ­campagne présidentielle sur la communauté musulmane aux Etats-Unis ?

Les propos du candidat républicain, Donald Trump, promettant dans un premier temps d’interdire l’accès du territoire américain aux musulmans, puis finalement, dans un second temps, aux ressortissants de pays où ­sévit le terrorisme islamiste, a libéré une parole anti-musulmans et provoqué une vague d’islamophobie comme le pays n’en avait jamais connu. Même après le 11 septembre 2001.

Plus de cent mosquées ont été ­attaquées ces derniers mois, les violences anti-musulmans ont explosé. Les femmes qui portent le foulard sont exposées. L’islamophobie a en quelque sorte été légitimée. M. Trump a également suggéré que les musulmans ne faisaient pas assez pour empêcher les attaques terroristes aux Etats-Unis, comme à San Bernardino (Californie) ou à Orlando (Floride), alors que ces citoyens en sont aussi révoltés que les autres Américains. Ils le ­disent autant qu’ils le peuvent mais ne sont pas forcément entendus. En conséquence, une peur s’est installée.

 Le Monde

Le parti néo-nazi grec Aube Dorée soutiendra Trump

Le porte-parole du parti a salué une vague de patriotisme en Europe et aux Etats-Unis visant à reprendre le pays aux étrangers

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Le parti néo-nazi grec Aube Dorée a annoncé qu’il soutiendra Donald Trump lors des élections américaines, affirmant que l’émergence du candidat républicain entre dans le même mouvement de “patriotisme” et de ferveur anti-immigration que celui qu’ils espèrent voir bientôt au pouvoir en Grèce.

« Aube Dorée sera la première force électorale en Grèce. Et c’est un message d’optimisme, parce qu’un tel vent patriotique souffle partout en Europe », a expliqué le porte-parole du parti Ilias Kasidiaris lors d’un discours tenu devant le Parlement grec la semaine dernière.

“Et il souffle aux Etats-Unis, où il apparaît que le prochain président sera un président patriote”, a-t-il poursuivi. « Un président qui ne veut pas d’immigration clandestine dans son pays ».

Même s’il n’a pas mentionné explicitement le nom de Trump, il a par ailleurs accusé les autres grands pays du pays d’apporter leur soutien à Clinton.

Aube Dorée, avec son drapeau ressemblant à une croix gammée, ses gangs de voyous en tee-shirt noir qui agressent les migrants et son idéologie de supériorité de la race grecque, est actuellement le troisième plus grand parti présent au sein du Parlement grec.

Kasidiaris, connu par le tatouage représentant une svatsika qu’il arbore sur l’épaule et pour avoir frappé une femme membre du Parti Communiste au visage durant un débat télévisuel en direct, a prédit que les Etats-Unis éliraient « un président qui ne peut pas de migrants clandestins dans son pays, qui veut que les citoyens de chaque pays soient les maîtres sur leur sol, et non les étrangers ».

“L’équilibre géopolitique changera. Et le plus intéressant de tout, c’est que le président des Etats-Unis demain est soutenu en Grèce uniquement par Aube Dorée”, a signalé Kasidiaris, qui a également lu des passages de l’ouvrage antisémite falsifié « le protocole des sages de Sion » devant le Parlement.

Le discours tenu par Kasidiaris a été traduit et posté sur YouTube par la branche américaine d’Aube Dorée.

Au cours des deux dernières années, le Gouvernement grec a appliqué des mesures de répression à l’égard d’Aube Dorée, emprisonnant plusieurs de ses leaders et les accusant de diriger une organisation de type criminel. Mais ces initiatives n’ont pas affaibli le soutien public apporté au parti, qui serait responsable de dizaines d’agressions violentes commises sur des migrants.

AuBe Dorée est passé de l’obscurité à la lumière en 2012 pour devenir la troisième force politique du pays, surfant sur une vague de peur et d’angoisse générée par la crise économique dévastatrice qui s’est abattue sur le pays – s’ajoutant aux importants flux de migrants clandestins venus d’Afrique et d’Asie.

TTOI

Un fan de Trump illustre l’arrivée d’une supposée «armée musulmane» en Europe avec des images prises au.. Bangladesh

Quels que soient le pays et le réseau social, les comptes réactionnaires, nationalistes ou xénophobes sont parmi les plus prompts à relater des intox, et notamment à faire dire n’importe quoi à des images. Nouvel exemple le 10 septembre dernier avec un twittos américain qui a posté une vidéo montrant des trains bondés jusque sur les toits, et affirmé que la vidéo montrait l’échec à prévenir « l’avancée de l’armée musulmane » en Europe. 

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Les images sont assez impressionnantes : on voit pendant trente-huit secondes, avec plusieurs plans, des trains circuler, ou se trouver à l’arrêt dans une gare, remplis à craquer de passagers, à l’intérieur mais aussi sur les toits. Les voies ferrées grouillent également de monde.

Bruce Porter, le twittos qui a posté la vidéo, explique dans sa légende, littéralement : « Regardez, Obama et Merkel disent qu’ils ont ralenti l’avancée de l’armée musulmane, mais ils mentent #enfermezla #arretezObama « . Il faut sans doute comprendre par l’expression « armée musulmane » les réfugiés musulmans, notamment de Syrie et d’Irak, qui cherchent l’asile en Europe.

Sur son profil Twitter, Porter se présente comme « entrepreneur, athlète et globe trotter « . Un rapide coup d’œil sur ses tweets permet de voir qu’il déteste Hillary Clinton, adore Donald Trump, et qu’il est convaincu que les musulmans sont en train d’envahir l’Europe et menacent à terme les États-Unis. Ses positions extrémistes lui valent d’avoir plus de 59 900 followers, un chiffre conséquent. À l’instar d’autres tweets, celui du 10 septembre a été retweeté plus de mille fois.

Pourtant, la réalité n’est pas du tout celle décrite par Porter, puisque ces images ont été prises… au Bangladesh. C’est ce que mentionne une twitto, qui poste en réponse à Bruce Porter une vidéo dans laquelle figurent ces images.

Des panneaux sans caractères latins ou cyrilliques

Selon l’introduction de cette vidéo, ces images ont été prises dans une gare de Dacca, la capitale bangladaise, au moment des fêtes de l’Aïd, durant lesquelles beaucoup d’habitants cherchaient à quitter la mégalopole pour rejoindre leur famille. La vidéo a été postée sur YouTube en septembre 2015, au moment de l’Aïd, ce qui n’assure pas néanmoins que ces images datent de cette époque.

Mais en observant avec un peu d’attention la vidéo, il est très simple de repérer qu’elles n’ont pas été prises en Europe, et qu’il s’agit donc bien d’une intox. On voit que l’écriture sur les panneaux publicitaires n’est pas en caractères latins ou même cyrilliques, comme ceux utilisés en Europe. On remarque par ailleurs que le teint des personnes sur ces affiches est typique de ceux du sous-continent indien. Par ailleurs, aucune image des arrivées des réfugiés en Europe ne ressemble à celle-ci, avec autant de personnes montées sur le toit d’un train.

France 24

Pour la directrice de campagne de Trump, si le viol existe c’est de la faute des femmes

Kellyanne Conway fait beaucoup parler d’elle aux États-Unis après qu’on ait retrouvé un extrait d’un discours qu’elle a tenu en 2013 où elle évoque les agressions sexuelles.

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Celle qui est aujourd’hui cadre au sein de la campagne de Donald Trump avait participé à une table ronde dans une émission TV, dont le thème était la place des femmes dans l’armée. Pour expliquer pourquoi selon elle les femmes n’avaient pas leur place sur les champs de bataille, voici ce qu’elle a énoncé en direct à la télévision : « Si nous étions physiologiquement – pas mentalement, pas moralement, pas professionnellement – égales aux hommes, si notre corps était aussi fort que celui d’un homme, le viol n’existerait pas. Puisque les femmes seraient capable de se défendre. »

Ainsi selon Madame Conway, seules les femmes sont victimes d’agressions sexuelles. Mais pire, elle ose insinuer que si les femmes se font violer, c’est à la victime de réagir, de « se défendre ». Elle sous entend également que le viol est inévitable, qu’il y a une certaine normalité du viol, qu’on doit à la nature, la femme étant faible, elle ne peut pas se défendre face à l’homme fort.

Non Kellyanne, désolé, mais va dire ça aux 206 personnes qui se font violer chaque jour en France en moyenne ! Va dire ça aux États-Unis, dans ton propre pays, où une personne est violée toutes les deux minutes et demi ! Quoique, non, ferme-là Kellyanne, on sait tous que tu es la jumelle anorexique de Donald.

Public

Trump lance un compte Twitter en hébreu pour ses 300 000 électeurs israéliens

La campagne Trump a lancé un compte Twitter en hébreu pour renforcer le soutien au candidat républicain en Israël. Ceci soulève une question intéressante : combien d’électeurs américains potentiels en Israël ne parlent pas anglais ?

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Le compte, lancé lundi soir, est intitulé « Campaign Trump BeYisrael » (Campagne Trump en Israël), et utilise le nom d’utilisateur générique @USAISRAEL2016, même si une rapide recherche montre que la campagne aurait pu choisir @TrumpIsrael2016, ou @TrumpAviv.

Pendant ses 19 premières heures d’existence, le compte a publié cinq tweets, et rassemblé 65 abonnés. Un tweet était une citation pro-israélienne issue du discours de politique étrangère prononcé lundi par Trump, où il dit que « nous travaillerons aux côtés de nos amis du Moyen Orient, dont notre plus grand allié, Israël. »

Un autre tweet était un lien vers un article en hébreu sur les efforts de la campagne pour courtiser les électeurs américains en Israël.

Les républicains à l’étranger en Israël font une poussée agressive pour inscrire les 300 000 électeurs américains en Israël. Le groupe affirme que la vaste majorité de ces électeurs voterait pour Trump. Cependant, les Israéliens en général pensent que Clinton sera plus pro-Israël que Trump (38 % contre 28 %), selon un sondage de mai de l’Institut pour la démocratie d’Israël.

Time Of Israel

Les nazis américains espèrent très fort une victoire de Donald Trump

Le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, estime qu’un succès du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs».

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Il y a encore des gens qui croient en une possible victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, et même qui s’en réjouissent. Selon un document audio obtenu par BuzzFeed, le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, a déclaré lors du programme radio qu’il présente, le mois dernier, qu’une victoire du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs»:

«Je crois que Trump va gagner l’élection en novembre, pour de nombreuses raisons que je ne veux pas développer à nouveau. […] Donc, si Trump gagne, d’accord, cela constituera une vraie opportunité pour des gens comme les nationalistes blancs, agissant intelligemment pour construire à partir de cela […].»

Comme l’explique BuzzFeed, le même dirigeant avait tenu un discours assez proche en septembre 2015, peu après le lancement de la campagne de Trump:

«Nous avons une merveilleuse OPPORTUNITÉ ici les gars, qui pourrait ne jamais survenir à nouveau, au BON moment. Les déclarations de Donald Trump lors de sa campagne, pour ne parler que d’elles, ont MONTRÉ que notre “vision” n’est PAS aussi “impopulaire” que la foule du Politiquement Correct l’a affirmé partout!»

Comme l’explique le Washington Post, Suhayda est loin d’être le seul suprémaciste blanc à s’être prononcé en faveur de Donald Trump, au point que, comme nous l’expliquions récemment, il fait figure pour certains de «guerrier aryen venu sauver la blanchitude». Le plus célèbre est sans doute David Duke, un ancien dirigeant du Ku Klux Klan qui est actuellement candidat au poste de sénateur de Louisiane et qui a affirmé qu’il était «à 100%» derrière le programme du magnat de l’immobilier. «Donald Trump n’est pas raciste», avait-il expliqué. «La vérité, dans ce pays, c’est que si vous défendez simplement l’héritage des Américains d’origine européenne, alors vous êtes automatiquement qualifié de raciste.»

Créé en 1959, l’American Nazi Party explique sur son site internet, comme le relève le Guardian, être constitué de «nationaux-socialistes, même si nous utilisons l’appellation “nazi”, simplement parce que, à l’instant présent, la plupart des Américains ne comprendraient pas CE QU’EST un national-socialiste, le confondant avec un genre d’idéologie marxiste».

Slate

Présidentielle américaine : Donald Trump qualifie les musulmans d’animaux

Connu pour ses opinions islamophobes envers les immigrés et les musulmans, le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, vient de dépasser les limites du supportable en qualifiant les réfugiés « d’animaux ».

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En effet, lors d’un meeting politique tenu jeudi 4 août 2016 à Portland, dans le Maine (nord-est des Etats-Unis), Donald Trump s’est attaqué aux immigrés dont notamment les originaires des pays musulmans, estimant qu’ils représentent une menace terroriste réelle sur le territoire américain.

Selon Trump, il est grand temps de faire face à la vague de réfugiés, qui viennent des territoires terroristes et des pays les plus dangereux de la terre.

Pour étayer ses propos, le candidat républicain a cité l’affaire d’un étudiant marocain arrêté aux Etats-Unis pour un projet d’attentat. «Nous avons affaire à des animaux», a-t-il lancé. Et d’ajouter : «Vous avez le choix entre être intelligent, rusé et dur ou être très, très bête et aveugle»

Direct Matin

Trump: Pointer l’islam du doigt et idéaliser le christianisme est une abjecte hypocrisie

Évoquant les nombreuses félicitations qu’il a reçues après le massacre d’Orlando pour avoir eu raison sur l’islamisme radical, Donald Trump a une nouvelle fois insisté sur le fait que ce qui a tué des gens au Pulse n’était pas un fusil d’assaut, mais l’islamisme radical, parce qu’au dernier étage de la Trump Tower, ça ne peut pas être les deux.

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Le monde de Donald Trump est en effet binaire. C’est tout l’un ou tout l’autre. Soit c’est un fusil d’assaut qui tue, soit l’islamisme radical, mais pas les deux. Dans ce monde, une seule religion peut être mauvaise et par conséquent, le christianisme c’est le bien et l’islam, c’est le mal. Le christianisme est pacifique et l’islam est violent. Le christianisme est tolérant et l’islam intolérant. Tous deux ne peuvent être que tout l’un ou tout l’autre, un schéma immuable et gravé dans le marbre en terme de comportements de leurs fidèles respectifs.

Cette vision du monde est partagée par des gens qui soutiennent Trump comme par d’autres, qui ne le soutiennent pas. En termes religieux, nous pourrions qualifier cette vision de «manichéenne», une vision binaire entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal. Mais il convient de se souvenir que ce terme a été à l’origine utilisé pour décrire une religion dont l’influence s’étendait de la Perse jusqu’à l’Afrique de l’Est et du Nord romaines au IIIe siècle après Jésus-Christ, une religion qui a fortement influencé les premiers chrétiens.

Si «manichéen» a aujourd’hui une connotation négative, c’est parce que le manichéisme a été considéré comme une hérésie par l’Église catholique, et qui devait donc être éradiquée du monde chrétien. Et de la manière la plus brutale qui soit: les adeptes de la vision manichéenne du christianisme virent tous leurs biens confisqués et furent mis à mort, même s’ils s’étaient convertis à la vraie foi chrétienne, pour peu qu’ils aient conservé des liens avec des manichéens. Même Saint-Augustin appela à des persécutions les plus énergiques à leur endroit.

Le christianisme, une religion d’amour?

La raison pour laquelle je vous parle des manichéens, c’est que je suis lasse d’entendre Bill Maher et Donald Trump expliquer que l’islam est intrinsèquement violent. Je suis plus lasse encore d’entendre affirmer que le christianisme est intrinsèquement pacifique. J’ai assisté maintes fois à ce genre de débat, et même lors d’une soirée où Laura Ingraham demandait aux autres participants de lever les mains s’ils pensaient que l’islam était une religion morbide. La plupart des convives (conservateurs sur le plan politique) levèrent les mains avant de m’expliquer en long en large et en travers comment, à l’inverse de l’islam, le christianisme était intrinsèquement une religion d’amour.

L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Si ces affaires ne sont que des perversions du christianisme, comme certains l’affirment, ou l’effet du hasard, alors pourquoi ne pas étendre ce mode de pensée jusqu’à la conquête du Proche-Orient par les musulmans ou, oserai-je la comparaison, à Daech? Il n’est pas possible d’un côté de s’appuyer sur des exemples historiques pour affirmer qu’une religion est intrinsèquement violente et balayer ensuite d’un revers de la main les exemples équivalents dans l’histoire du christianisme en affirmant qu’ils ne sont que l’exception qui confirme la règle.

Les Croisades sont, aujourd’hui encore, une plaie ouverte au sein du monde musulman, mais il est également facile d’oublier les massacres commis par les croisés contre les Juifs d’Europe. De manière répétée, en traversant l’Europe pour se rendre en Terre sainte, les croisés ont massacré les Juifs sur leur passage. Ils les réunissaient dans des synagogues avant d’y mettre le feu. Les croisés ont tué tant de Juifs au nom de la foi chrétienne que les Croisades ont porté le coup démographique le plus terrible à la communauté juive d’Europe avant l’Holocauste. Un Holocauste qui, rappelons-le gentiment au passage, s’est déroulé il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe chrétienne et civilisée.

Une histoire récente

Si vous ne croyez pas ce que je vous raconte sur la brutale répression des chrétiens manichéens, lisez donc ce passage qui lui est consacré dans l’encyclopédie catholique (une publication qui «chronique les accomplissements des artistes, éducateurs, poètes, scientifiques et hommes d’action catholiques dans leurs différentes provinces»). L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Lorsque Martin Luther eut l’idée d’afficher ses thèses sur la porte d’une église, donnant involontairement naissance à une nouvelle forme de christianisme, il en résulta des centaines d’années de guerre ouverte ou larvée entre chrétiens, chacun répandant sans compter le sang des autres en étant fermement convaincu d’être les plus fidèles à la parole du Christ. Il ne s’agit pas d’une histoire ancienne: les violences entre protestants et catholiques ont continué d’ensanglanter l’Irlande chrétienne jusqu’à la fin du XXe siècle.

«L’islam radical est anti-femme, anti-gay et anti-Américain, a déclaré Donald Trump le 13 juin dernier. Je refuse de laisser l’Amérique devenir un endroit où les gays, les chrétiens et les juifs sont la cible des persécutions et des intimidations de la part d’islamistes radicaux qui prêchent la haine et la violence.»

Trump tente ainsi de démontrer que les adeptes de l’islam radical (quels qu’ils soient) seraient si mal à l’aise face à ceux qui ne partagent pas leur foi qu’ils ne pourraient pas faire autrement que de se montrer violent contre eux. L’islam radical peut, en effet, ressembler à cela, et même davantage, mais le bilan du christianisme n’est pas meilleur.

Persécutions et intimidiation

Prenons par exemple l’inquiétude formulée par Trump de voir les juifs «devenir la cible de persécutions et d’intimidation». Voilà qui est fort émouvant, mais au cours des 2.000 dernières années, avant que des pays musulmans ne se mettent à expulser leurs populations juives en 1948 après l’occupation de la Palestine, les juifs ont été les cibles constantes de persécutions et intimidations –pour le dire gentiment– de la part des chrétiens.

Dans les pays musulmans, la vie quotidienne des juifs, qui faisaient certes face à de nombreuses restrictions, devaient porter des vêtements particuliers et faisaient face à des flambées sporadiques de violence, était bien moins sanglante que dans l’Occident chrétien civilisé. Il y a tant d’exemples que le pourrais mentionner –des chrétiens massacrant des juifs accusés d’être responsables de la peste; le fait que le mot ghetto vienne des quartiers fermés dans lesquels les juifs étaient contraints de vivre à Venise au Moyen-Âge; les pogroms durant lesquels l’Église Orthodoxe russe encourageait ses ouailles à massacrer les juifs incroyants.

Je pourrais vous parler des phénomènes modernes, comme ce troll pro Trump, qui me désigne régulièrement comme «assassin du Christ»

Et si, à votre goût, nous remontons un peu trop loin dans l’histoire, pensez donc au mois de juillet 1988, millénaire de la conversion de la Russie: Moscou bruissait de rumeurs évoquant la possibilité d’un pogrom pour célébrer l’avènement du christianisme en Russie et que la police donnait les adresses des Juifs. (C’est cette année-là que ma famille a décidé de fuir la Sainte Russie.)

Et si Trump s’inquiète de voir les Juifs victimes de persécutions de la part de «prêcheurs islamistes radicaux», ce n’est pas des musulmans radicaux que j’ai peur aux États-Unis, en tant que juive. Certes, le monde musulman peut déborder de haine et d’antisémitisme, mais la haine et l’antisémitisme que je subis quotidiennement ne vient pas des musulmans. Ils viennent des supporters blancs et chrétiens de Trump.

Je souhaiterais donc plutôt le voir se préoccuper de la persécution de journalistes juifs par ses propres soutiens, dont certains mélangent sans complexes les symboles chrétiens, les références au white power et des menaces violentes dans leurs communications. Mais Trump ne règle pas ce problème, et ne les désavoue certainement pas. Il a même affirmé n’avoir «aucun message» à leur adresser. Il ne s’intéresse qu’aux musulmans radicaux.

Regarder Trump et la droite chrétienne montrer du doigt l’homophobie de l’Islam est proprement renversant. Si une communauté de ce pays a démontré son opposition aux gays, c’est bien celle des chrétiens conservateurs qui, depuis des décennies, diffusent leur haine des gays.

L’appel à la haine

Un pasteur chrétien que l’on a beaucoup vu aux côtés de Bobby Jindal, Mike Huckabee et Ted Cruz a ainsi déclaré récemment que, selon la Bible, les homosexuels «méritent la peine capitale».

Et pourtant, juste après le massacre d’Orlando, certains Chrétiens ont pris soin de nous dire ce qu’ils pensaient de ces gays tués au Pulse. Un prêcheur chrétien a ainsi posté un sermon vidéo dans lequel il s’est réjoui du massacre d’Orlando en déclarant notamment que «la bonne nouvelle, ce que l’on compte désormais 50 pédophiles de moins dans ce monde car, vous savez, ces homosexuels sont une bande de pervers abjects et de pédophiles».

Nous avons également eu droit aux très ardents American Christians qui tracent un lien explicite entre christianisme et armes à feu, qui s’achètent des armes sans compter tout en vouant une immense admiration aux belliqueux sarrasins. Dans les faits, la violence et l’intolérance dont les chrétiens conservateurs font preuve, non seulement à l’égard des éléments les plus radicaux, mais à l’encontre de tous les adeptes d’une religion, ressemble aussi étrangement que fortement au type de violence et d’intolérance dont ils accusent les Musulmans de faire preuve.

Mi-juin, nous avons «fêté» le triste anniversaire du massacre commis par Dylann Roof, qui massacrait neuf personnes au milieu d’un cours d’étude de la Bible à Charleston, en Caroline du Sud. Avant qu’il ne commette son crime, il avait rédigé un manifeste déclarant son allégeance à la cause des suprémacistes blancs et désigné le Council of Conservative Citizens, qui affirme adhérer aux «valeurs et croyances chrétiennes» comme une source majeure d’inspiration et d’information. Selon certains, Roof venait d’une famille qui se rendait régulièrement à l’Église et se rendait dans des camps d’été chrétiens. Roof a-t-il tué ses coreligionnaires parce qu’il était dérangé ou parce que le Christianisme est violent?

 

Un peu de nuance!

Aucune religion n’est intrinsèquement violente. Aucune religion n’est intrinsèquement pacifique. Les religions, toutes les religions, sont avant tout une question d’interprétation et c’est souvent de cette interprétation que peut naitre la beauté ou la laideur – ou, le plus souvent, pour peu que nous soyons assez mûrs pour émettre des pensées nuancées, quelque chose entre les deux?

Slate

Soutien de Trump: un ancien responsable du KKK, candidat au Sénat américain

Partisan de la suprématie blanche, ancien cadre du Ku Klux Klan et soutien affiché de Donald Trump, David Duke a annoncé vendredi qu’il briguait un mandat pour représenter, au Sénat américain, la Louisiane, État du sud profondément divisé par les tensions raciales.

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L’annonce intervient après plusieurs semaines de troubles et de violences dans la capitale de Louisiane, Bâton-Rouge, qui ont culminé avec les assassinats de trois policiers le week-end dernier par un ancien combattant qui cherchait apparemment à venger les brutalités policières contre la communauté noire.

«Je crois dans l’égalité des droits pour tous et le respect pour tous les Américains. Cependant, ce qui me différencie, c’est que je demande également le respect des droits et de l’héritage des Américains d’origine européenne», affirme David Duke dans une vidéo.

«Nous devons arrêter l’immigration massive et, je pense, le nettoyage d’une population dont les ancêtres ont créé l’Amérique», avance le républicain.

David Duke, 66 ans, a officialisé sa candidature au lendemain de la convention républicaine qui a intronisé Donald Trump comme candidat du parti à la Maison-Blanche pour l’élection du 8 novembre.

Dans sa vidéo, celui qui avait apporté en février son soutien au milliardaire populiste, effleure certains thèmes chers à l’homme d’affaires.

«La révolution arrive aux États-Unis pour les vrais gens, la vaste majorité des Américains», lance-t-il.

«Je suis ravi de voir que Donald Trump et la plupart des Américains s’approprient les questions que je soulève depuis des années», ajoute David Duke.

Le président de l’antenne du parti en Louisiane, Roger Villere, s’est opposé à sa candidature «dans les termes les plus forts», précisant que «David Duke est un criminel condamné et un imposteur empli de haine qui n’incarne pas les valeurs du parti républicain».

David Duke est l’une des figures de l’extrême droite américaine, ancien responsable du Klan et négationniste de l’Holocauste, qui a accompli un mandat à la Chambre des représentants de Louisiane entre 1989 et 1993.

En 1991, il avait échoué à obtenir le fauteuil de gouverneur de l’État, mais avait toutefois glané plus de la moitié du vote blanc dans une Louisiane ultraconservatrice.

Tva Nouvelle

USA : Trump choisit pour vice-président un ultra homophobe et anti avortement

Le candidat républicain a annoncé ce vendredi que son colistier sera Mike Pence, un gouverneur ultraconservateur.

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Le milliardaire républicain a finalement révélé ce vendredi sur Twitter que Mike Pence sera son colistier lors de la présidentielle américaine du 8 novembre. Le gouverneur ultraconservateur de l’Indiana a devancé Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, et Newt Gingrich, l’ancien président de la Chambre des représentants.

Newt Gingrich avait aussi proposé jeudi peu après l’attentat de Nice un «test de la charia» pour les musulmans résidant aux Etats-Unis: «Franchement, nous devrions tester toutes les personnes ayant des racines musulmanes», avait-il affirmé sur Fox News. «Si elles croient en la charia, nous devrions les renvoyer.»

Mike Pence est un politicien républicain de carrière, beaucoup moins sulfureux que Trump ou Gingrich. Cet homme de 57 ans, méconnu du grand public américain, a néanmoins de nombreux détracteurs dans l’Indiana. Il s’est attiré les foudres des grandes compagnies en signant, en 2015, une loi sur la liberté religieuse discriminant la communauté homosexuelle. Ce fiasco l’a forcé à faire machine arrière.

Le colistier de Donald Trump a aussi été critiqué par de nombreuses femmes de son Etat en promouvant une loi contre l’avortement si restrictive qu’elle incluait les fausses couches. En signe de protestation, des militantes d’un groupe intitulé «Menstruations pour Pence» ont appelé le gouverneur pendant des semaines pour lui annoncer qu’elles avaient leurs règles. Le texte a finalement été déclaré anticonstitutionnel.

Le plus extrême de notre génération

John Podesta, le chef de la campagne d’Hillary Clinton, s’est fait vendredi l’écho de ces critiques. Il a catalogué Mike Pence de candidat à la vice-présidence «le plus extrême de notre génération» et a rappelé qu’il était l’un des promoteurs du Tea Party, le mouvement populiste d’ultradroite.

Tribune de Genève

80% des déclarations de Donald Trump sont fausses

En plus d’un an de campagne, Donald Trump s’est distingué par ses déclarations vulgaires, misogynes et xénophobes. Mais il y a un domaine où sa performance est particulièrement unique: sa propension à dire n’importe quoi. 

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Cette semaine, le site de vérifications des faits PolitiFact a publié un rapport sur le pourcentage de déclarations vraies, fausses et inexactes faites jusqu’ici par les candidats à la présidentielle américaine, et dans la catégorie mensonges, Trump est le grand vainqueur. 

En effet, sur les 158 affirmations analysées par PolitiFact, 60% rentrent dans la catégorie «faux» et «complètement délirant». Mais si on ajoute la catégorie «plutôt faux», alors 78% des déclarations du candidat républicain peuvent être considérées comme mensongères. C’est surtout dans la catégorie «complètement délirant» que Trump domine la concurrence, avec trente déclarations de ce type (loin devant le candidat en deuxième position, Ben Carson, qui en a fait quatre.)

Ces deux derniers mois, Trump a notamment accusé l’administration Obama d’avoir soutenu al-Qaida en Irak, et dit qu’Hillary Clinton avait pour projet de «libérer les criminels violents hors de prison» et qu’elle voulait un pays aux frontières complètement ouvertes. Il a aussi dit que les Etats-Unis était le pays où on payait le plus d’impôts au monde. Tout cela est inexact.

Le site PolitiFact a aussi examiné 120 déclarations d’Hillary Clinton et a trouvé que 53% d’entre elles étaient vraies ou «vraies en grande partie». Un des récents mensonges de Clinton a été de dire qu’elle était la seule candidate de la campagne contre laquelle les banquiers de Wall Street avaient financé des pubs.  

D’autres médias sont arrivés à des résultats similaires en ce qui concerne Trump. Les fact checkers du Washington Post ont analysé quarante-six déclarations du candidat républicain, et 70% d’entre elles étaient complètement fausses. Parmi les affirmations qui ont obtenu la note maximale de «quatre Pinocchios», il y a le mensonge selon lequel Barack Obama va faire venir deux cent mille réfugiés syriens aux Etats-Unis, et celui selon lequel le «vrai taux de chômage» des Etats-Unis est de 42%.

Slate

Un tweet de Donald Trump jugé antisémite suscite l’indignation

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a suscité l’indignation samedi en tweetant un montage accusant sa rivale démocrate Hillary Clinton d’être corrompue et comportant une étoile à six branches.

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Cette étoile, considérée comme un symbole juif sous le nom d’étoile de David mais utilisé aussi en franc-maçonnerie, figure en rouge sur ce tweet représentant Mme Clinton. L’étoile, superposée à un tas de billets de 100 dollars, porte l’inscription «Most Corrupt Candidate Ever !» («La candidate la plus corrompue de tous les temps !»).

Beaucoup ont interprété ce montage comme une allusion antisémite liée au stéréotype associant les Juifs et l’argent.

Le tweet a été rapidement supprimé et remplacé par une nouvelle image où le slogan contre Mme Clinton figure sur un rond rouge et non plus sur l’étoile controversée.

RT