11 ans de prison pour une russe ayant démembré et brûlé un industriel français

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Une Russe a été condamnée à 11 ans de prison à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) pour avoir tué son compagnon, un industriel français, dont elle avait ensuite démembré et brûlé le cadavre, a rapporté lundi le Comité d’enquête local.

« Dina Sissoïeva, âgée de 35 ans, a été condamnée à 11 ans de prison pour assassinat et escroquerie », a précisé le service de presse du Comité d’enquête local. Elle a été reconnue coupable d’avoir tué Christophe Sion, propriétaire d’une usine dans le nord de la France et âgé de 51 ans, avec qui elle avait eu une petite fille.

 

L’Orient Le Jour

Pour un ministre polonais, la Russie est plus dangereuse que la menace de Daesh

Les hommes politiques polonais continuent à prononcer des accusations bizarres contre la Russie. Cette fois, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que la plus grande menace pour l’Europe était Moscou et non pas les djihadistes.

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«De toute évidence, l’activité de la Russie est une sorte de menace existentielle parce que cette activité peut détruire des pays», a mis en évidence Witold Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères, lors de la conférence annuelle sur la sécurité Globsec, qui s’est ouverte le 15 avril à Bratislava.

En répondant à une question sur la menace posée par les groupes terroristes, le ministre a déclaré avec assurance que Daesh était une «menace très sérieuse», mais «pas existentielle pour l’Europe, de même que les grandes vagues de migrants».

Il a également parlé du futur rôle de l’OTAN à l’échelle globale et proposé de raviver une fonction de l’Alliance qu’elle remplissait lors de la guerre froide : «Servir de rempart contre Moscou». En outre, il a réaffirmé son espoir que la présence des forces de l’OTAN soit renforcée dans les pays de l’Europe de l’Est vers le début du sommet de l’alliance à Varsovie prévu en juillet prochain.

«Ce serait un symbole de la détermination à défendre le flanc oriental», a-t-il conclu.

RT

 

La passion russe de l’extrême droite

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En quelques mois d’existence, RT en français est devenu une source suivie et reprise par de nombreux représentants de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Comme un écho à la «passion russe» de cette famille politique, qui voit dans Moscou un contrepoids géopolitique à «l’empire américain» et un antidote à son modèle de société «matérialiste» et «cosmopolite».

L’idée n’est pas neuve : «Certains ne se résignent pas à la pensée d’avoir un jour à porter la casquette de l’Armée rouge ; nous, nous ne supportons pas l’idée d’avoir un jour à passer ce qui nous reste à vivre en mangeant des hamburgers du côté de Brooklyn», écrit dès 1980 Alain de Benoist, figure de la Nouvelle Droite. Un point de vue certes minoritaire, que rejette notamment le FN de l’époque : l’anticommunisme y est une valeur prépondérante, et Jean-Marie Le Pen fait alors l’éloge de Ronald Reagan. La chute du soviétisme lève ces réserves.

Conservatrice et autoritaire, appuyée sur le clergé orthodoxe, combattant l’islamisme au Caucase comme au Moyen-Orient, la Russie poutinienne préfigure cette «Europe boréale» chère à une certaine extrême droite, qui se pâme aussi devant les qualités viriles de Vladimir Poutine — à l’opposé de la supposée «féminisation» d’un Occident ramolli.

De son côté, Moscou a trouvé dans certains mouvements d’extrême droite européens de providentiels relais d’influence. Illustration de ces bons rapports : en 2014, c’est auprès d’une banque russe que le Front national a décroché un prêt de 9 millions d’euros. Avant RT, la propagande russe en France avait été brièvement sous-traitée à ProRussia, une Web-TV active entre 2012 et 2013.

Lancée par Gilles Arnaud, un ancien membre du FN, ProRussia était une sorte d’antenne française de la radio publique Voix de la Russie, qui en assurait le financement. «Cela plaisait beaucoup aux Russes et on avait même remporté en 2013 un deuxième appel d’offres avec doublement du budget initial, raconte Gilles Arnaud. Mais à la même époque, Poutine a réorganisé les médias publics russes, et ils ont préféré tout miser sur le développement de RT plutôt que sur nous.»

Libération

Syrie : les frappes russes plus meurtrières que celles de la coalition avec plus 1400 civils tués

Les frappes russes ont été meurtrières pour la population en Syrie, tuant au moins autant de civils sur les trois premiers mois de campagne que la coalition menée par les Etats-Unis sur plus d’un an et demi de bombardements en Irak et Syrie, selon l’ONG Airwars.

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D’après Airwars, une ONG basée à Londres qui compile et recoupe les informations publiquement disponibles sur les bombardements, les frappes russes ont probablement tué entre « 1.096 et 1.448 civils » d’octobre à décembre 2015, dans 192 bombardements.

Par comparaison, les frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ont probablement tué 1.044 personnes en Irak et en Syrie depuis le début de la campagne contre le groupe Etat islamique (EI), en août 2014, selon les chiffres de l’ONG.
D’octobre à décembre 2015, la coalition a probablement tué de 178 à 223 civils en Irak et Syrie, soit six fois moins que la Russie sur la seule Syrie, estime l’ONG.

« Des quartiers ont été systématiquement pris pour cible à travers les zones rebelles, souvent pendant plusieurs jours consécutifs », et au total plus de 1.700 civils ont été blessés dans les 192 bombardements russes recensés, estime ainsi Airwars.

L’Orient Le Jour

Des élèves auditionnés par la gendarmerie à cause de leurs cours sur la Russie et Poutine

Un enseignant en vacances a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont il aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.

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J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine», a expliqué le professeur incrédule au journal en ligne breton Breizatao.

Pascal G., professeur d’Histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray en Bretagne, n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, il a en effet appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. 

Le 17 février en effet, six de ses élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire à propos des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine durant ses cours d’Histoire, qu’il donne en langue bretonne.

C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure. Le professeur doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie. Malgré ses demandes, celle-ci ne lui a pas donné de détails sur les raisons de l’enquête dont il fait l’objet.

RT

Une société russe collabore avec Daech pour l’exploitation d’un champ de gaz en Syrie

Si vous doutiez de la complexité du conflit syrien, ces révélations faites par Foreign Policy et Le Monde devraient vous convaincre définitivement. 

SYRIA-CONFLICT

En février, la revue américaine avait dévoilé les liens étranges qui unissaient trois acteurs sur le dossier du champ de gaz de Twinan (75km au sud-ouest de Raqqa) : Daech, le régime de Bachar al-Assad et la société russe Stroytransgaz.

Ce mercredi 2 mars, Le Monde a livré plus de détails sur ce surprenant ménage à trois. Au départ, ce sont des activistes de l’opposition au régime qui avaient dénoncé dès 2014 un arrangement entre l’Etat islamique et Bachar al-Assad pour le partage de ce site gazier.

Puis, il s’est avéré que la société russe Stroytransgaz avait un intérêt dans ce dossier. Comment ? Il faut remonter à l’année 2007, au moment où la dictature avait passé un contrat à hauteur de 160 millions d’euros avec cette société pour comprendre cet accord. Stroytransgaz, propriété de Guennadi Timtchenko, souvent décrit comme « très proche » de Vladimir Poutine, a donc décroché ce contrat pour l’exploitation du champ de gaz de Twinan. Pour mener à bien ce projet juteux, Stroytransgaz a sollicité l’aide d’un sous-traitant, la société syrienne Hesco dirigée par l’homme d’affaires George Haswani, proche de Bachar al-Assad.

En marge de la révolution syrienne, la prise de ce site par le Front al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaida) vient gâcher les plans des deux entreprises, jusqu’à la reprise de l’usine en janvier 2014 par Daech. À ce moment, l’entreprise Hesco va reprendre les travaux sur le site.

Un loyer versé à Daech

Un an plus tard, au moment où ces travaux sont achevés, s’entament des négociations entre Hesco, l’EI et Damas. En ressort un accord sur le versement d’un loyer mensuel de 72.000 euros à Daech contre la protection du site par les jihadistes. À ce loyer, s’ajoutent des taxes perçues par l’EI. En résumé, Hesco exploite, Damas a l’assurance d’avoir du gaz et Daech se paie sur la bête. Aussi, Hesco et l’EI s’accordent sur le partage de la production de la centrale électrique d’Alep (aussi sous contrôle de Daech). Cette centrale (alimentée par le gaz de Twinan) va donc fournir en électricité 50 mégawatts pour le régime et 70 mégawatts pour l’EI. 

Durant l’année 2015, l’usine de Twinan produisait « jusqu’à un million de mètres cubes et 2 000 barils de condensat », détaille Le Monde. À noter aussi que George Haswani, le patron de Hesco, est aujourd’hui accusé par les États-Unis et l’Union européenne de s’être fourni en énergie auprès de l’EI pour le compte de Damas. Et donc, d’avoir contribué à la prospérité des finances de l’Etat islamique.

Huffington

Russie : un internaute athée risque un an de prison pour offenses aux croyants

Un internaute russe se revendiquant athée risque jusqu’à un an de prison pour des propos antireligieux, qui pourraient tomber sous le coup d’une loi punissant « l’offense aux croyants » votée dans le sillage de l’affaire Pussy Riot, a annoncé mercredi son avocat.

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Une nouvelle audience dans le procès de Viktor Krasnov, 38 ans, commencé le 4 février, s’est déroulée mercredi dans un tribunal de Stavropol, dans le sud-ouest de la Russie, a dit à l’AFP son avocat Andreï Sabinine. En octobre 2014, Viktor Krasnov, infirmier de formation au chômage, avait tenu des propos jugés peu respectueux envers les croyants sur un site internet humoristique.

« Si je dis que ce recueil de contes juifs appelé Bible est une vraie c…rie, ça veut dire que c’est vrai, au moins pour moi« , a-t-il écrit avant d’ajouter : « Dieu n’existe pas ». L’un des jeunes interlocuteurs avec lesquels il discutait sur le site, Dmitri Bourniachev, a aussitôt porté plainte contre Viktor Krasnov, qu’il a accusé d' »offenser ses sentiments en tant qu’orthodoxe ».

Viktor Krasnov risque jusqu’à un an de prison en vertu d’une loi votée en 2013 punissant « l’offense envers les sentiments religieux des croyants ».

L’Orient Le Jour

 

Syrie : 50 tués dans des bombardements russes sur des écoles et d’hôpitaux

L’espoir d’une trêve s’éloigne en Syrie où 50 personnes dont des enfants ont été tuées ce lundi par des missiles tirés sur des hôpitaux et des écoles, l’ONU dénonçant des « violations flagrantes du droit international ».

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Des tirs de missiles ont « tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés » dans « au moins » cinq hôpitaux et deux écoles à Alep et Idlib, dans le nord de la Syrie, a affirmé l’ONU. Ces attaques – qui ont touché notamment un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) – sont des « violations flagrantes du droit international » et « jettent une ombre sur les engagements pris par le Groupe de soutien international à la Syrie » sur une cessation des hostilités, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Des frappes menées par les Russes?

Les frappes de lundi contre des hôpitaux et des écoles étaient vraisemblablement russes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. L’ambassadeur de Syrie en Russie a démenti toute implication russe dans le bombardement de l’hôpital de MSF, rejetant la responsabilité de la destruction sur les Etats-Unis.

Des espions russes envoyés en Syrie pour infiltrer l’EI, affirme Kadyrov

Des espions originaires de la république russe de Tchétchénie sont envoyés en Syrie pour infiltrer l’organisation Etat islamique et aider l’aviation russe à bombarder les jihadistes, a affirmé l’homme fort de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov.

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« Il est temps de parler de ceux qui, depuis le terrain, assurent au péril de leur vie le succès de l’aviation russe », annonce la chaîne publique russe Rossiya 1 dans un reportage sur Ramzan Kadyrov qui doit être diffusé dans son intégralité mercredi soir mais dont un extrait est déjà disponible.

Le reportage montre ensuite le président tchétchène dans un camp d’entraînement de forces spéciales en Tchétchénie. Selon Rossiya 1, M. Kadyrov affirme avoir envoyé ses « meilleurs hommes » en Syrie pour infiltrer les bases de l’organisation jihadiste.

Ce réseau d’agents rassemble des informations sur le nombre et l’identité des combattants de l’EI et aide à identifier les cibles pour l’aviation russe, qui a entamé une campagne de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre.

« Malheureusement, nous avons des pertes. Mais ils savaient où ils allaient. Ils y sont allés pour que nous puissions ensuite vivre paisiblement sur le territoire de la république de Tchétchénie et dans la Russie dans son ensemble », déclare le président tchétchène.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer la véracité des affirmations du président tchétchène sur l’envoi de Tchétchènes, donc citoyens russes.

« Aucun d’entre eux n’est soldat de l’armée russe ou agent du ministère de l’Intérieur », a assuré cette source, confirmant que ces Tchétchènes se « faisaient passer pour des partisans de l’EI ».

En décembre, l’organisation jihadiste avait diffusé la vidéo de l’exécution d’un homme présenté comme un Russe tchétchéne travaillant pour les services secrets russes. M. Kadyrov avait à l’époque nié qu’il s’agissait d’un espion.

Environ 2.900 Russes, pour la plupart originaires des instables républiques du Caucase, combattent dans les rangs de l’EI en Syrie et en Irak, selon les services de renseignement russes.

L’Orient Le Jour

Merkel impute à la Russie l’augmentation du flux de réfugiés syriens

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La situation actuelle en Syrie rend difficile la poursuite des négociations de paix à Genève, a déclaré la chancelière d’Allemagne Angela Merkel. Dans la foulée, elle a imputé à la Russie l’augmentation du nombre de réfugiés syriens.

Selon Reuters, la chancelière allemande Angela Merkel a accusé la Russie d’être responsable pour l’augmentation du flux de réfugiés depuis la Syrie.

« Ces derniers jours, nous sommes effrayés, pour ne pas dire horrifiés, par les souffrances infligées à des dizaines de milliers de personnes par les bombardements, essentiellement russes », a déclaré la chancelière au cours d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

Dans ces conditions, il est difficile d’imaginer la tenue de négociations inter-syriennes à Genève, a-t-elle ajouté.

Sputnik News

Russie : un policier tirait sur les voitures mal garées

Ce policier avait une conception très particulière du maintien de l’ordre: Sergueï Stepanov, un agent basé à Saint-Pétersbourg (Russie), a été arrêté pour « dégradations de biens »: il tirait sur les voitures qu’il jugeait… mal garées.

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Une conception très personnelle du code de la route : Sergueï Stepanov, analyste-programmeur de 38 ans dans la police routière russe, a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi à Saint-Pétersbourg et fait l’objet d’une « enquête pénale pour dégradations de biens » pour avoir… tiré sur des dizaines de voitures mal garées.

Selon le Comité d’enquête, chargé des enquêtes pénales en Russie, l’homme est soupçonné d’avoir tiré sur plusieurs voitures depuis le début du mois, la presse locale évoquant même sur la foi de témoignages une quarantaine de véhicules.

Une « Mitsubishi Galant » particulièrement visée

Les enquêteurs donnent l’exemple d’une voiture de marque « Mitsubishi Galant sur laquelle il a tiré à plusieurs reprises, causant des dommages d’au moins 9.600 roubles (111 euros) à son propriétaire ». Des « délits similaires », autrement dit d’autres voitures visées par le policier sont « en cours de vérification », selon le communiqué.

Excès de zèle… ou abus de fonction : les voitures mal garées l’auraient en effet empêché de garer sa propre voiture près de l’immeuble où habitait son amie, selon le journal en ligne Fontanka.ru. Le policier a finalement été arrêté par ses collègues.

Vosges Matin

Syrie: au moins 29 civils tués dans des raids présumés russes dans l’est

Au moins 29 civils, dont des enfants, ont péri samedi dans des raids présumés russes sur un village de l’est de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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D’après l’OSDH, sept enfants et une femme sont morts dans ces raids à Khasham, dans la province de Deir Ezzor où des frappes aériennes du régime où de l’aviation russe avaient déjà tué vendredi au moins 44 civils, dont près d’une moitié d’enfants, dans le village proche de Tabiya Jazira.

Le bilan à Khasham pourrait s’alourdir, des dizaines de personnes ayant été blessées, selon l’Observatoire.

La riche province pétrolière de Deir Ezzor est sous le contrôle des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), à l’exception d’un peu moins de la moitié de la capitale provinciale éponyme et de l’aéroport, aux mains du régime.

Depuis quelques jours, l’EI resserre l’étau sur la ville de Deir Ezzor après avoir lancé un assaut d’envergure il y a semaine. Selon l’OSDH, près de 500 personnes sont mortes dans ce secteur depuis samedi dans les combats, les frappes aériennes et les exécutions de civils et de combattants prorégime par l’EI. Le groupe jihadiste a en outre fait prisonnier 130 civils.

L’Observatoire affirmait mercredi que plus d’un millier de civils avaient péri depuis le début, il y a près de quatre mois, de l’intervention russe contre les zones rebelles en Syrie.

La Depeche

Syrie: 800 civils tués en trois mois par les frappes russes

Le ministère russe de la Défense a qualifié ce mercredi d' »infondées » et d' »absurdes » les accusations de Washington selon lesquelles des frappes russes ont visé et tué des centaines de civils en Syrie.

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Le bilan de trois mois de frappes russes est désastreux pour les civils syriens. Depuis le début des raids, le 30 septembre, ils ont fait plus de 2300 morts, dont un tiers de civils, selon l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH). L’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources médicales et de militants en Syrie, a recensé 792 victimes civiles, dont 180 enfants de moins de 18 ans et 116 femmes.

« Des centres médicaux, des écoles et des marchés »

La semaine précédente, Amnesty International avait effectué des accusations similaires. L’ONG dénonçait les « centaines de civils » et les « destructions massives » causées par les raids aériens. Effectués dans des zones d’habitation, ceux-ci pouvaient « constituer des crimes de guerre », avertissait l’ONG. Amnesty dénonçait notamment l’usage de « bombes à sous-munitions », interdites par les conventions internationales, des bombes incendiaires et des « bombes non guidées » contre « des zones d’habitation à forte densité de population ».

 Le ministère russe de la Défense a aussitôt rejeté ces accusations, qualifiées d' »infondées » et d' »absurdes », comme il avait décrété « fausses » et « sans preuves » celles proférées par Amnesty. Et pour faire bonne mesure, Moscou a renvoyé les reproches à l’envoyeur: « les bombardements de l’aviation des États-Unis dans cette région », a réagi le ministère, ont mené à « des pertes massives (de civils), impossibles désormais à cacher ou à imputer à quelqu’un d’autre ».

Syrie : des centaines de civils tués par les raids russes, selon Amnesty International

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Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International accuse la Russie d’avoir tué des « centaines de civils » et causé « des destructions massives » dans des raids aériens qui « bafouent le droit international humanitaire ». Les autorités russes ont promis d’examiner ce document, tandis que le ministère des Affaires étrangères assurait n’avoir « aucun fait avéré » concernant des pertes civiles lors des frappes russes.

Le ministère russe de la Défense a rejeté mercredi des accusations « fausses » et « sans preuve ». « Nous avons pris connaissance de ce rapport. Une fois de plus, il n’y avait rien de concret ni de nouveau dedans : toujours les mêmes clichés et les mêmes fausses informations que nous avons déjà dénoncés avant, à plusieurs reprises », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’une conférence de presse.

Dans son rapport, l’ONG basée à Londres explique que la Russie a eu recours à « des bombes à sous-munitions », interdites par les conventions internationales, des bombes incendiaires et des « bombes non guidées » contre « des zones d’habitation à forte densité de population ».

Amnesty se penche en particulier sur six raids qui ont touché les provinces de Homs (Centre), Idleb (Nord-Ouest) et Alep (Nord) entre septembre et novembre, et qui ont tué « au moins 200 civils et une dizaine de combattants ». « Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil », a commenté Philip Luther, directeur d’Amnesty pour le Moyen-Orient, pour qui « ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre », alors qu’« aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvaient dans l’environnement immédiat ».

Le point