Des prières de rue catholiques en plein Paris

Plusieurs milliers de fidèles ont défilé lundi dans le centre de Paris au départ de la cathédrale Notre-Dame à l’occasion de la traditionnelle procession de l’Assomption, événement placé sous sécurité renforcée, a constaté une journaliste de l’AFP.

30b5898d70991480fa2d788d83ea8.jpg

Dans la foule, les fidèles de tous âges, certains venus en famille et égrainant pour beaucoup des chapelets, marchaient dans les rues des îles Saint Louis et de la Cité en reprenant des chants à la gloire de la Vierge Marie, dont l’Assomption marque pour les catholiques la montée au ciel.

La procession s’est élancée peu avant 17 heures du parvis de la cathédrale, autour duquel les mesures de sécurité avaient été renforcées compte tenu de la menace terroriste en France.

Le parcours a été un peu changé par rapport aux années précédentes « en raison des impératifs de sécurité », a expliqué au micro le recteur archiprêtre de Notre-Dame, Mgr Patrick Jacquin.

La station de métro Cité avait été fermée et l’accès à la cathédrale interdit pendant la procession précédant la messe solennelle prévue à 18h30. 

 

Comme chaque année, le cortège pédestre avait été précédé dimanche soir d’une procession fluviale sur la Seine, avec une quinzaine de bateaux autour des îles de la Cité et Saint Louis.

BFM

Laïcité : La police montée de Lille fait bénir ses chevaux avant l’Euro

Après son inauguration républicaine, mi-avril, par le préfet et les pontes de la police nationale, la brigade équestre de la métropole, basée à Ronchin, a fait asperger ses montures d’eau bénite ce dimanche à Chéreng, près de Lille.

1429568099_B978863368Z.1_20160606110303_000_GNM6UN37N.3-0

Pour la cinquième année, la paroisse de l’Emmanuel organisait sa fête de Saint-François d’Assise avec, en point d’orgue, la bénédiction des animaux. Près de 700 fidèles avaient ramené leurs chats et chiens à la messe. Les chevaux boulonnais de la police montée, unité unique en province, ont montré leur adresse en interpellation et en patrouille. Un savoir-faire dont dispose la police de la métropole depuis novembre et qui pourra désormais compter sur sa bonne étoile à quelques jours de l’Euro de foot.

La Voix Du Nord

Islam : la France exagère avec la laïcité selon le pape François

90230-pape.jpg

Le pape François a accordé une interview au journal La Croix du lundi 16 mai. Parmi les sujets évoqués, des paroles fortes ont été prononcées à propos de la laïcité à la française : « La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous. »

Le pape estime que « si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire ». 

Le souverain pontife a fait également part de ses craintes concernant le repli identitaire en Europe. « Quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme », fait-il savoir. Selon lui, les racines de l’Europe sont plurielles.

Saphir News

Comment le camp Valls pousse la gauche dans le néoconservatisme

valls hollande

Les vallsistes font le pari d’un combat militaire, sécuritaire et culturel.

Sauf lorsqu’il parle du cannabis, les propos de Jean-Marie Le Guen (secrétaire d’État aux relations avec le Parlement) ont en général moins d’audience que ceux de Manuel Valls. Pourtant, c’est bien lui qui formule le mieux et le plus régulièrement, dans des textes pour la Fondation Jean-Jaurès, le fond de l’orientation politique du Premier ministre que de nombreux observateurs tentent de décrypter. Dans La gauche qui vient (un essai en ligne), le cap idéologique et stratégique du camp vallsiste continue ainsi de se préciser sous sa plume.

En juillet 2014, nous avions déjà évoqué sur Slate la tentation «sociale-conservatrice» de Manuel Valls. Ce terme voulait désigner l’esquisse, depuis le camp social-démocrate, d’un modèle de société fondé sur la méritocratie, la compétitivité et l’évitement des conflits moraux et économiques, sous les auspices d’un ordre républicain figé. Depuis, certaines évolutions frappantes du discours vallsiste inciteraient presque à parler de tentation «néoconservatrice».

Il faut dire que la politique étrangère française tend davantage que par le passé à se caractériser par un interventionnisme armé et une diplomatie punitive justifiés par des valeurs universalistes, ce qui n’empêche pas des décisions de realpolitik confinant au cynisme.

Manuel Valls est un de ceux qui poussent le plus loin, surtout à gauche, la rhétorique de «guerre contre le terrorisme» et de défense de la «civilisation», tout en assumant crânement des relations complaisantes avec l’Arabie saoudite.

Lire la suite sur Slate

Clémentine Autain : « Je n’accepte pas que la laïcité soit instrumentalisée au service d’une chasse aux musulmans. »

Clementine Autain, France's Left Front candidate for the 2014 municipal elections, poses in Sevran in Seine-Saint-Denis on December 20, 2013. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Où Jean-Marie Le Guen a-t-il vu que je souhaite remplacer nos règles républicaines par des normes religieuses ? Jamais je n’ai défendu une telle ineptie. Je tiens à la laïcité, j’en revendique le principe dans la lignée de la conception de Jaurès. Ce que je n’accepte pas, c’est que la laïcité, comme l’égalité hommes/femmes, soit instrumentalisée au service d’une chasse aux musulmans.

Et pour ma part, contrairement à un certain nombre de leaders du PS, je n’ai pas l’intention de redéfinir la laïcité et la République avec Causeur et leurs amis de la droite extrême au sein d’un curieux « Printemps républicain ».

À mon sens, les conditions de l’apaisement supposent de tenir deux bouts : combattre sans faiblir Daesh et les réseaux de recruteurs djihadistes d’une part, lutter contre ce racisme qui prend la forme d’un rejet des musulmans d’autre part. Laisser penser que l’Islam n’a qu’une seule lecture possible, intégriste, conservatrice, mortifère, est de nature à nourrir le projet djihadiste. L’insulte ne me fera pas taire.

Le Monde

Riposte laïque, condamné pour incitation a la haine envers les musulmans

Riposte laique condmané isalmophobie islam islamiste extreme droite racisme

La justice française a condamné mercredi le directeur de la publication du site d’extrême droite Riposte laïque.

Le Suisse Alain Jean-Mairet devra s’acquitter d’une amende de 5000 euros pour provocation à la haine envers les musulmans.

Cette «diatribe violente» contre les musulmans avait été publiée en octobre dernier. Intitulé «Et si l’islam était le culte de la perversion sexuelle et morale?», le texte avait été signalé au parquet par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

Signé Salem Bennamar, le texte énumérait en introduction une foule d’abjections – «abuser sexuellement d’enfants pré-pubères», «terroriser, racketter, décapiter» – et accusait les «gouvernements occidentaux et musulmans» de silence voire de complicité active.

Limites de la liberté d’expression dépassées

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que «sous couvert d’expliquer les faits qu’il dénonce par la supposée déviance morale de l’islam, l’auteur impute ensuite aux musulmans, de manière explicite, sans aucune réserve et sans distinction entre eux, une perversion morale et des comportements abjects».

Loin de se livrer à une critique de l’islam, son auteur «s’adonne à une diatribe violente contre les musulmans, auxquels il prête des perversions inhérentes à leur seule appartenance religieuse», ont estimé les juges. Selon eux, «les propos poursuivis ont amplement excédé les limites admises à la liberté d’expression».

Tribune de Genève

Com de l’Arabie Saoudite, pub sexiste… quand la businesswoman Badinter contredit la « féministe »

badinter-elizabeth

Philosophe et en même temps femme d’affaires, difficile pour Elisabeth Badinter de rester cohérente à travers ses divers engagements. En témoigne cette contradiction de taille entre son appel au boycott des marques surfant sur « la mode islamique » et la dernière mission attribuée à Publicis dont elle est la principale actionnaire : assurer la communication de l’Arabie Saoudite.

Elle est philosophe, farouche défenseuse de la laïcité, penseuse du féminisme et administratrice d’une grande entreprise française. Elisabeth Badinter, depuis longtemps, porte de nombreuses casquettes… et les contradictions qui vont avec.

http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$7jq7w676f8u6o860xawb73swkuexjhj/Capture-Organigramme-Publicis.jpegPublicis, entreprise fondée par son père, le célèbre publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet. Une agence de communication dont Elisabeth Badinter est aujourd’hui première actionnaire et présidente du conseil de surveillance. L’une de ses filiales, Mediavision, embauche par ailleurs ses deux fils, Simon et Benjamin Badinter.

Roman Abreu. Directeur chez Publicis des affaires publiques, de la communication financière et de la gestion de crise, il est l’interlocuteur privilégié de l’ambassadeur saoudien en France, Dr Khalid Al-Ankari. « Mon rôle est de gérer les relations presse de l’Arabie Saoudite en France, d’assurer sa communication sur les réseaux sociaux et de mettre en contact ses représentants avec diverses personnalités publiques », nous détaille-t-il. « L’idée est de montrer que nous sommes dans une relation de transparence avec ce pays, que ce n’est pas non plus la Syrie. »

Cette nouvelle mission, c’est le magazine Challenges qui la révèle au début du mois d’avril. Une information plutôt passée inaperçue, selon laquelle Publicis serait désormais en charge d’assurer une partie de la communication… de l’Arabie Saoudite. Ce lien, pour le moins inattendu, avec un pays qui n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 2011, a de quoi interroger.

Et pourtant. Ce n’est guère la première fois que les positions de la philosophe et ses obligations de femme d’affaire entrent en conflit. Plusieurs spots publicitaires produits par Publicis, par le passé ont pu avoir une teneur jugée profondément sexiste. Citons, pêle-mêle, cet homme qui, souhaitant changer de vie, troque sa copine contre une fille en bikini mais garde sa Clio. Ou encore ce petit garçon malade qui attend « le bon geste d’une maman » grâce à la pommade Vaporub.

Mise face à ses contradictions par le site d’information Rue89 en 2010, Elisabeth Badinter ne s’était, une nouvelle fois, fendue d’aucun commentaire. Quarante-septième fortune française, héritière du numéro deux mondial de la publicité, elle préfère se retirer en campagne « pour écrire sur les philosophes des Lumières », selon son attachée de presse.

Métro News

Un appel pour la fin de l’enseignement catholique et judaïque obligatoire à l’école en Alsace-Moselle

photo-dna-christian-lutz-sorg-1459878318.jpg

Un collectif d’organisations laïques et des instances éducatives ont réclamé mardi la fin de l’enseignement religieux obligatoire à l’école en Alsace-Moselle. L’enseignement religieux en Alsace-Moselle, régi par le concordat et non par la séparation des Eglises et l’Etat, n’est pas conforme à trois principes constitutionnels (la liberté de conscience, la neutralité et l’égalité), selon les signataires d’un appel lancé par le collectif d’organisations laïques de ces trois départements.

« Le droit à l’égalité est bafoué à l’école élémentaire où l’heure de religion est incluse dans l’horaire obligatoire de 24 heures » par semaine et les élèves « sont ainsi privés de 180 heures de cours durant leur scolarité primaire« , déplore l’appel, présenté lors d’une conférence à la fédération de parents d’élèves FCPE.

Figurent parmi les signataires la présidente de la FCPE Liliane Moyano, la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, la présidente de la LDH Françoise Dumont, le secrétaire général de l’Unsa éducation Laurent Escure, le président de la Ligue de l’Enseignement Jean-Michel Ducompte, ou encore le professeur des sciences de l’éducation Philippe Meirieu.

En mai 2015, l’Observatoire de la laïcité, rattaché à Matignon, avait proposé que les élèves ne souhaitant pas suivre les cours de religion ne soient plus tenus de demander une dispense comme c’est le cas actuellement, et que les autres au contraire s’y inscrivent.

Le régime scolaire en Alsace et Moselle a toujours pour socle la loi Falloux de 1850, qui prévoit que l’enseignement primaire comprend l’instruction religieuse des quatre cultes reconnus par le régime concordataire alsacien-mosellan (catholique, luthérien, réformé et israélite).

BFM

 

2 membres du Printemps Républicain exclues, elles dénoncent un mouvement noyauté par le PS

Printemps republicain extreme laicité islamophobie laurent bouvet voile intolerence

COMMUNIQUE DE CELINE PINA ET FATIHA BOUDJAHLAT

Nous avons été informées ce jour par Denis Maillard de notre congédiement du Printemps Républicain. Nous le regrettons. Cette séparation se fait sur une base politique et organisationnelle.(…)

Au niveau organisationnel, nous regrettons un fonctionnement des instances dirigeantes trop marqué par la présence de personnalités liées au PS parisien et un refus de clarifier la gouvernance : qui décide, dans quelles instances, comment se passe la prise de décision… Nous ne venons pas tous des mêmes organisations, n’avons pas la même culture politique et nous sommes persuadés que seule la transparence et la clarté permettront de créer un véritable collectif.

CélinePina

Selon des chercheurs americains, la laïcité à la française favoriserait la radicalisation

Laicité france laicard islam voile

Les valeurs politiques et culturelles françaises jouent paradoxalement un rôle clé dans la radicalisation islamiste, affirment deux chercheurs aux États-Unis qui ont étudié la mouvance extrémiste sunnite autour du monde.

Les récents attentats de Bruxelles, précédés de ceux de Paris en janvier et novembre 2015, « illustrent une vérité troublante : le danger que posent les djihadistes est plus grand en France et en Belgique que dans le reste de l’Europe », écrivent William McCants et Christopher Meserole de la Brookings Institution, un prestigieux centre d’études américain.

De fait, « aussi bizarre que cela puisse paraître, quatre des cinq pays enregistrant les plus forts taux de radicalisation dans le monde sont francophones, dont les deux premiers en Europe », relèvent ces deux chercheurs dans un article intitulé « The French Connection », publié jeudi dans la revue Foreign Affairs.

Les deux auteurs ont étudié le contexte d’origine des étrangers ayant basculé dans le jihadisme, pour aboutir à cette conclusion « surprenante » : le premier facteur n’est pas qu’ils viennent d’un pays riche ou non ou d’un pays éduqué ou non; le premier facteur n’est pas non plus qu’ils soient eux-mêmes riches ou non, qu’ils aient un bon accès à l’internet ou pas. Le premier facteur est selon eux qu’ils proviennent d’un pays francophone ou qui a eu le français comme langue nationale.

L’explication qu’ils avancent se résume en trois mots : la « culture politique française ».

Laïcité plus « virulente »

« L’approche française de la laïcité est plus incisive que, disons, l’approche britannique. La France et la Belgique, par exemple, sont les deux seuls pays européens à bannir le voile dans les écoles publiques » , notent MM. McCants et Meserole.

Les deux chercheurs affirment se fonder sur les nombres de djihadistes rapportés à la population musulmane des pays observés. Ainsi, disent-ils, « par habitant musulman, la Belgique produit nettement plus de combattants étrangers que le Royaume-Uni ou l’Arabie Saoudite ».

Auteur de l’ouvrage « The ISIS Apocalypse » sur le groupe Etat islamique, William McCants est un spécialiste reconnu du monde islamique au sein du Center for Middle East Policy, spécialisé dans l’implication des États-Unis dans cette région. Il conseille d’autre part le département d’État américain sur les questions d’extrémisme religieux.

Face à ce cocktail mêlant culture politique française, urbanisation et chômage des jeunes, William McCants et Christopher Meserole concèdent en être réduits à une « conjecture » qu’ils développent ainsi :

« Nous supposons que lorsqu’il existe de fortes proportions de jeunes sans emploi, certains d’entre eux sont voués à la délinquance. S’ils vivent dans des grandes villes, ils ont davantage d’occasions de rencontrer des gens ayant embrassé une doctrine radicale. Et quand ces villes sont dans des pays francophones ayant une conception virulente de la laïcité, alors l’extrémisme sunnite apparaît plus séduisant ».

La Presse

Vidéos : Circulation bloquée et prières de rue dans Paris

Quand la DILCRA chargée de la lutte contre le racisme censure une conférence antiraciste

gilles clavreul islamophobie antiraciste laicité censure dilcra manuel valls tourmente

Rappelons nous la petite phrase du premier ministre :  » Expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser ». Béatrice Mabilon-Bonfils a-t-elle trop voulu expliquer ? Toujours est-il que le 23 mars les services du premier ministre ont interrompu de façon brutale la captation d’une conférence qu’elle donnait dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à l’université de Metz. Ce que les services de  M. Valls assument…

Deux livres qui font débat

 Sous le titre « Fatima moins bien notée que Marianne », son intervention rendait compte du livre qu’elle a écrit, sous le même titre, avec François Durpaire et dont le Café pédagogique a redu compte. L’ouvrage montre qu’il y a  » une islamophobie dans l’école qui est aussi de et par l’école ». Selon l’ouvrage l’Ecole joue au détriment des élèves musulmans. Une situation qui a aussi été mise en évidence par l’Ocde et l’Ined et par d’autres sociologues.

Mais Béatrice Mabilon-Bonfils est aussi co-auteure, avec Geneviève Zoïa, d’un autre livre sur la laïcité « à la française ». Dans cet ouvrage elle défend l’idée que « la laïcité aujourd’hui c’est la peur de l’Autre » et que la conception française de la laïcité nuit à l’intégration. Ces deux positions critiques alimentent le débat sur l’intégration, le racisme et la laïcité. Et c’est pour cette raison que l’Université de Lorraine avait invité B Mabilon-Bonfils dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

La Dilcra assume

Le 23 mars, une agence de communication diligentée par la DILCRA (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme), un service dépendant du premier ministre, entreprend de capter en vidéo et de twitter l’intervention de B Mabilon-Bonfils. Elle interrompt la capture  au milieu de l’événement sur ordre de la Dilcra. Les tweets auraient été effacés.

Interrogée par le Café pédagogique, la Dilcra ne nie pas les faits.  » Le prestataire chargé de couvrir l’événement s’est trompé. Nous voulions qu’il couvre le forum contre le racisme et pas cette table ronde consacrée à la laïcité, thème qui n’est pas directement lié à la Semaine ni aux prérogatives de la DILCRA », nous a dit la Dilcra.

L’islamophobie exclue du débat sur le racisme ?

Pour Pascal Tisserant, chargé de mission à l’égalité de l’université de Lorraine , et à ce titre organisateur de la soirée, ces arguments ne sont pas acceptables. « On est dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, il y a donc bien une dimension  religieuse à la Semaine et le débat sur la laïcité y a sa place », nous a-t-il dit. « La Dilcra avait inscrit l’événement dans son agenda avec le titre explicite  » Fatima moins bien notée que Marianne ». La Dilcra savait très bien pourquoi elle envoyait une équipe pour capter l’événement ».

Pour Béatrice Mabilon-Bonfils il n’y a aucun doute. Ce sont ses idées qui ont été censurées par les services du premier ministre.

Café Pédagogique

Selon ses organisateurs le Printemps Républicain est un rassemblement de franc-maçons et de laïcards

Franc maconnerie laicité macon printemp republicain islam islamophobie

Le Printemps républicain, combien de divisions ? Plus de 7000 signataires sur change.org, 800 participants, selon les organisateurs de la réunion fondatrice, et 1000 euros pour le denier de ce culte laïc. Pour évaluer l’importance de cette jeune association, autour d’un manifeste publié dans Marianne, sans doute faudrait-il aussi dénombrer les #PrintRep sur Twitter et recenser que les réactions en cascade sur la toile.

Avant l’été, plusieurs réunions publiques, à Marseille, à Nantes et aussi, à Paris, à l’école normale supérieure seront l’occasion de mesurer le recul de l’égalité homme-femme et de sonder les failles de l’Education nationale. Comme à la Bellevilloise, il s’agira de mêler responsables politiques comme l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin et « vrais gens » comme la maman sevranaise Nadia Remadna, fondatrice de l’association la Brigade des mères.

En septembre, juste avant l’automne, ces républicains printaniers passeront au crible les engagements des prétendants à la succession de Hollande. A condition bien sûr, de dépasser à nouveau les querelles de clochers entre franc-maçons, laïcards, crypto-chevènementistes et ex-poperénistes.

Marianne