Des identitaires exhibant le drapeau confédéré inculpés pour « terrorisme »

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Quinze personnes qui avaient brandi le drapeau confédéré, symbole du sud esclavagiste remis en cause aux Etats-Unis après une tuerie raciste, ont été inculpées pour « menaces terroristes » et « terrorisme de gang« , a annoncé lundi un procureur de Géorgie, dans le sud.

Les inculpés sont « associés à un groupe appelé ‘Respectez le drapeau’, ils avaient circulé dans notre comté en brandissant le drapeau confédéré« , écrit le bureau du procureur du comté de Douglas, Brian Fortner, dans un document mis en ligne par un centre américain spécialisé dans la lutte contre le racisme, le SPLC.

« Ces individus s’étaient arrêtés près d’une maison (…) où un groupe d’habitants fêtait un anniversaire et une dispute avait suivi » le 25 juillet, précise le procureur. Après enquête, il a décidé de les inculper.

Ces faits s’étaient produits un peu plus d‘un mois seulement après le massacre, en juin, de neuf Noirs dans une église emblématique de Charleston en Caroline du Sud

Des photos montrant le tueur, Dylann Roof, portant le drapeau confédéré – fond rouge barré d’une croix diagonale bleue avec des étoiles blanches – ont ensuite été publiées, provoquant un débat sur cet emblème perçu par beaucoup d’Américains comme un symbole de racisme et d’esclavage.

RTBF

L’identitaire Glendon Scott qui voulait tuer des musulmans reconnue coupable

Glendon Scott Crawford, 51 ans, a été reconnu coupable pour trois chefs d’accusations vendredi 21 août par le tribunal de district des États-Unis à Albany, New York : utilisation d’une arme de destruction massive ; tentative de construction et d’utilisation d’un dispositif de dispersion radiologique, ainsi que diffusion de l’information sur une arme de destruction massive

Mécanicien industriel chez General Electric et également membre du groupe raciste du Ku Klux Klan de Galway, Glendon Scott Crawford est nourri d’une profonde haine contre les musulmans. « M. Crawford détestait les musulmans et les autres personnalités politiques libérales »

920x920Crawford avait approché l’ambassade israélienne à Washington pour leur demander s’ils pouvaient l’aider à acquérir un appareil à rayons X de qualité industrielle pour tuer « les ennemis d’Israël ».

Lors d’une conversation téléphonique, interceptée par le FBI, il avait émis l’hypothèse de cacher son arme dans des camion de viande hallal. D’après l’accusation, Crawford avait prévu de cibler une mosquée à Albany, une école musulmane à Colonie, dans l’État de New York, ainsi que la Maison-Blanche, à Washington.

La décision du jury a été sans appel. «Glendon Scott Crawford est un terroriste qui a tenté d’acquérir et d’utiliser une arme de destruction massive pour tuer des membres innocents de la communauté musulmane», a déclaré Richard Hartunian, avocat américain pour le district nord de New York.

L’homme encourt actuellement entre 25 ans de prison et la peine maximale, laquelle pourrait être assortie d’une amende de 2 millions de dollars US. La sentence sera rendue le 15 décembre prochain.

Le Figaro

MàJ: Les armes des attentats de Paris seraient liées a l’extrême-droite

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Les trois personnes entendues la semaine dernière dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’armes en bande organisée entre le Nord et la Belgique ont été mises en examen et écrouées, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Etaient cités en vue d’une mise en examen les chefs « d’exercice sans autorisation, en bande organisée, d’activité intermédiaire pour la fabrication ou le commerce de matériels de guerre, armes ou munitions » et « d‘association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d’emprisonnement« , notamment, dans un communiqué du parquet de Lille.

Le Figaro

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Ce trafic d’armes aurait un lien avec les actes terroristes qui ont secoué la France en ce début d’année, porte de Vincennes, dans le magasin Hyper Cacher. Entre les mains de Coulibaly, des armes de guerre fournies par un radical installé chez nous, en Belgique..

Le domicile cominois de Claude Hermant a été ciblé par les autorités car il était suspecté d’être une cache d’armes. Si l’opération n’a pas permis de mettre la main sur les armes recherchées, plusieurs « documents pouvant intéresser l’enquête » ont été saisis.

Selon de nouvelles informations fournies par nos confrères de la Voix du Nord, certaines armes de ce trafic auraient servi aux actes terroristes survenus à Paris entre le 7 et le 9 janvier. La police judiciaire de Lille se penche sérieusement sur l’affaire de la prise d’otage dans l’Hyper Cacher. Les armes en possession de Coulibaly pourraient provenir des stocks de Claude Hermant.

Sud Info

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La spectaculaire opération policière menée dans la soirée de mardi à Comines, à la frontière franco-belge, serait liée à un «trafic d’armes» et a été menée à la demande des autorités françaises, a indiqué mercredi le parquet de Tournai (ouest de la Belgique).

C’est la mouvance identitaire qui semble visée puisque, selon le journal Nord Eclair, une figure locale des ultras d’extrême droite, un certain Claude Hermant, ainsi que son épouse, sont en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille.

L’opération a été exécutée par des policiers belges, accompagnés de deux collègues français. Les forces de l’ordre craignant la présence d’explosifs dans une maison, identifiée comme la possible cache d’un trafic d’armes, le service de déminage avait été appelé en renfort. Une trentaine d’habitations et plus de 80 personnes avaient été évacuées pendant plus de trois heures dans cette commune proche de la frontière française.

Début janvier, dans une enquête sur les extrêmes dans le Nord, Nord Eclair dressait le portrait de Claude Hermant : «mercenaire en Angola, Congo et Croatie, leader officieux de l’ex-Maison flamande à Lambersart, professionnel de la sécurité, notamment pour le Front national» lillois. Tout un CV.

Le Parisien

Explosion des actes islamophobes Et derrière, quelles condamnations ?

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Chaque jour, la liste des peines exemplaires (voire d’exception) infligées aux personnes coupables d’avoir loué les actions terroristes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly s’allonge.

Chaque jour aussi, la liste des délits ou crimes commis contre la communauté musulmane du pays explose. Mais on ne connaît que très rarement l’issue judiciaire de ces dernières procédures.

Le ministère de la Justice recense 399 procédures pénales ouvertes depuis l’attaque contre Charlie Hebdo. Sur ce total, 126 procédures pour « apologie d’acte de terrorisme » et « provocation à la haine raciale » ont été ouvertes. Mais les actes islamophobes ne sont pas comptabilisés en tant que tels. Le cabinet de Christiane Taubira explique à Rue89 :

« Les actes islamophobes sont intégrés aux 399 procédures, mais nous n’avons pas les détails. Si c’est une mosquée taguée, cela sera considéré comme une atteinte à un bien, conformément au code pénal. »

128 actes islamophobes depuis les attentats

L’Observatoire national contre l’islamophobie tient toutefois une comptabilité précise, communiquée sur la base des plaintes déposées auprès de la police et de la gendarmerie hors Paris et petite couronne. Au total, ils recensent entre le 7 et le 20 janvier, 128 actes islamophobes :

  • 33 actions (contre des mosquées notamment) ;
  • 95 menaces (insultes, etc.).

https://i0.wp.com/www.ism-france.org/photos/islamophobie%20270813.jpgUn chiffre record qui devrait largement dépasser la totalité des actes islamophobes – les chiffres concernant Paris et sa banlieue seront intégrés en février – recensés sur toute l’année 2014 (133).

Pour avoir des détails sur ces procédures, mieux vaut être très très patient. D’abord parce que dans la plupart des 128 cas, les auteurs des crimes ou délits n’ont pas encore été interpellés. Et lorsque les principaux suspects sont retrouvés, les parquets ne souhaitent pas communiquer sur les affaires en cours. Joint par Rue89, le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, le regrette :

« Lors d’une réunion avec le ministère de l’Intérieur jeudi, j’ai demandé à ce que l’on puisse avoir un compte-rendu de la Chancellerie sur les procédures et les condamnations. »

Le plus souvent, il s’agit de mosquées taguées (des croix gammées dessinées sur celles de Chalon-sur-Saône ou de Louviers par exemple) ou de musulmans insultés et parfois agressés.

Interpellés, mais laissés libres

Des incendies criminels ont également touché certains lieux de culte comme à Poitiers , Aix-les-Bains… Plus grave encore, certaines mosquées ou commerces tenus par des musulmans ont essuyé des tirs ou subi des explosions.

Rue89 a donc entrepris de recenser des détails sur les interpellations et condamnations judiciaires liées à ces procédures. Nous avons contacté plus d’une dizaine de parquets, différentes associations et le ministère de la Justice. Quatre cas sont déjà documentés :

  • A Poitiers, un homme de 38 ans a tagué « Mort aux Arabes » sur le portail de la mosquée. Interpellé le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le suspect s’est excusé en évoquant « un acte imbécile ». « Bouleversé par cet acte terroriste », il est passé à l’acte très alcoolisé, a rapporté le procureur de Poitiers. Le parquet a toutefois estimé qu’il pouvait rester en liberté :

« Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel, mais nous le laissons libre jusqu’à sa comparution. »

  • Le 12 janvier dernier à Rodez (Midi-Pyrénées), un homme aurait, selon le site Centre Presse, fait irruption dans la mosquée de la ville, muni d’un bâton, et aurait proféré des insultes à l’encontre de plusieurs pratiquants. Interpellé le soir même alors qu’il tentait de prendre la fuite, il a été relâché. Le parquet précise à Rue89 :

« Nous avons procédé à une perquisition chez cet individu qui semble par ailleurs souffrir de problèmes psychiatriques. Mais nous n’avons trouvé aucun bâton et personne n’est venu pour témoigner au commissariat. Le dossier sera donc classé sans suite. »

  • A Toulouse, c’est un homme armé d’un couteau de cuisine qui aurait fait irruption devant la grande mosquée pour « tuer un musulman ». Interpellé le 9 janvier, l’homme attendait une éventuelle expertise psychiatrique. A-t-il été remis en liberté en attendant son procès ? Est-il déjà passé en comparution immédiate ? Le parquet de la ville rose ne souhaite faire « aucun commentaire ».
  • La salle de prière musulmane de Delle dans le Territoire de Belfort a peut-être elle aussi évité le pire. Un homme de 45 ans a été mis en examen pour menaces contre un lieu de culte et détention de produits dangereux. Lors de la perquisition de son appartement le 12 janvier, les gendarmes ont retrouvé une armoire pleine de produits chimiques dont le mélange peut constituer un engin incendiaire ou explosif, ainsi que deux détonateurs. L’homme est « très très connu des services de police, notamment pour avoir détruit par explosif un bâtiment voici une quinzaine d’années à Belfort » mais le procureur a toutefois estimé qu’il n’était pas nécessaire de le placer en détention et a ordonné un simple contrôle judiciaire. Sollicité, le parquet n’a pas voulu donner suite.

Une justice laxiste face à l’islamophobie ?

Islamophobie-à-Martigues-Restaurant-interdit-aux-femmes-voilées-mais-pas-aux-chiensSi ces procédures ne sont pas nombreuses par rapport à la totalité des actes islamophobes, elles interpellent. En effet, les personnes poursuivies pour apologie du terrorisme ont, elles, dans la majorité des cas, été placées en détention avant de comparaître devant un juge. Et pour les personnes jugées, les condamnation à de la prison ferme s’accumulent.

Contactée par Rue89, la porte-parole du collectif contre l’islamophobie en France, Elsa Ray, se dit « même pas étonnée par ce déséquilibre » :

« Hélas, sur le terrain nous remarquons qu’il y a souvent deux poids, deux mesures. Il y a des peines fermes s’agissant des autres délits et crimes racistes ou d’apologie du terrorisme et nous nous en félicitions.

Mais lorsqu’il s’agit d’islamophobie, les victimes peinent à déposer plainte (la police décide souvent d’une simple main courante). Et lorsqu’il y a des condamnations, elles sont souvent très faibles. »

Rue 89

Lutz Bachmann leader de PEDIGA, délinquant en liberté conditionnelle pour trafic de drogue

Pegida est apparu à l’automne dans la capitale saxonne. Lors du premier rassemblement, le 20 octobre, ils étaient quelques centaines tout au plus. L’instigateur de cette première marche fait figure de monsieur tout le-monde. Lutz Bachman, 41 ans, est un ex-cuisinier au passé trouble.

Dans les années 1990, l’homme est passé par la case prison après une série de braquages. Il avait cherché à se soustraire à la justice en fuyant en Afrique du Sud. À la tribune, l’intéressé, actuellement en liberté conditionnelle pour détention de drogue, plaisante volontiers sur son passé criminel.

Figaro