BarakaCity, l’ONG islamique soupçonnée de tout et poursuivie pour rien

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« On a eu pour instruction de ne plus parler aux journalistes après l’incident qui s’est passé la semaine dernière sur Canal+. » Deux salariés de BarakaCity quittent les locaux de l’ONG islamique, à Courcouronnes (Essonne), lundi 1er février, à bord d’un grand monospace. Il est 9h30. Ils partent « en déplacement » et précisent que personne ne va ouvrir les portes de l’association à francetv info : son président, Idriss Sihamedi, n’est pas là et il ne reste « que les fundraisers », des leveurs de fonds.

Effectivement, la porte des locaux de l’ONG, créée en 2010 dans le Val-d’Oise, reste close. Ce n’est pas une surprise. Joint par téléphone, la semaine précédente, le responsable cette association, qui compte 23 membres, dont trois femmes, avait déjà prévenu qu’il ne souhaitait plus recevoir de journalistes. « A la rigueur, si je dois m’exprimer face à des médias, je ferai une conférence de presse, lors de laquelle on pourra me poser les questions les plus folles, les plus farfelues. J’y pense », imaginait-il.

Une prise de position hésitante… mais justifiable

Idriss Sihamedi a fait polémique lors de l’émission « Le Supplément », dimanche 24 janvier sur Canal+. Invité pour évoquer le cas de Moussa Ibn Yacoub, un salarié de l’ONG emprisonné au Bangladesh, le dirigeant de 31 ans s’est montré particulièrement hésitant lorsque le chroniqueur Azzeddine Ahmed-Chaouch lui a demandé s’il condamnait les exactions de l’organisation Etat islamique (à partir de 13 minutes et 20 secondes sur la vidéo).

« Je n’ai pas condamné fermement leurs violences parce que je ne voulais pas mettre en danger les équipes de BarakaCity en Syrie », explique le président de l’association à francetv info, comme il l’a fait dans une tribune sur Facebook puis une longue vidéo postée le 28 janvier.

Un argument « tout à fait compréhensible » pour une grande ONG française contactée par francetv info, qui préfère ne pas être identifiée. « Pour travailler dans une zone, il faut être en contact avec tout le monde. Si on vous laisse un espace de travail et que vous êtes trop virulent, on peut vous chasser. Il faut donc être prudent pour ne pas compromettre son assise opérationnelle », argumente-t-elle.

Trois perquisitions en 2015… pour rien

Ce n’est pas la première fois que BarakaCity fait parler d’elle. L’association est apparue dans la presse au moins trois fois en 2015, pour des perquisitions.

La première survient le 11 février. Ce jour-là, l’ONG célèbre le départ de vingt ambulances pour la Syrie en les filmant avec un drone. Mais le pilote de l’appareil est interpellé avant qu’une trentaine de policiers ne débarquent dans les locaux. Ils pensent trouver une mosquée clandestine et fouillent la « mosquée personnelle » de l’organisation, précise BarakaCity au Parisien. Mais les forces de l’ordre ne découvrent rien de suspect.

L’autre perquisition a lieu deux semaines après les attentats du 13 novembre, au domicile de Samir Oueldi, ancien développeur informatique de l’ONG. Les policiers ne trouvent rien. Contacté par francetv info, l’informaticien indique qu’il n’a pas eu de nouvelles des autorités depuis et qu’il compte saisir le tribunal administratif « pour rendre caduque la perquisition », « même si ce n’est que symbolique ».

Les forces de l’ordre reviennent frapper à la porte de BarakaCity le 26 novembre. « Il existe des raisons sérieuses de penser que [dans ses locaux parisiens] se trouvent des personnes, armes ou objets liés à des activités à caractère terroriste »indique le préfet« Ils cherchent de la drogue et des armes dans un bâtiment de 1 700 m2 mais viennent sans chien ni équipe scientifique ! » commente alors auprès du Parisien le président de l’ONG. Encore une fois, les policiers font chou blanc.

Des versements suspects… mais en règle

En plus d’être dans le viseur des forces de l’ordre, BarakaCity est également dans celui des banques. En 2014, 700 000 euros de versements vers l’étranger, dont un de 200 000 euros vers la Palestine, sont signalés. 

L’organisme Tracfin, qui dépend de Bercy, se saisit de l’affaire. Finalement, les transactions sont en règle, selon le parquet d’Evry, précise Le Parisien. Mais le mal est fait : la Société générale et le CIC ferment les comptes de BarakaCity en avril de cette année-là, sans justification, comme la loi les y autorise. L’ONG brasse pourtant beaucoup d’argent. Elle affirme avoir levé 16 millions d’euros en six ans d’existence, dont un million en seulement une semaine en 2013. Des sommes venues presque exclusivement de donateurs privés, dont de célèbres footballeurs, se vante l’organisation. « Nos comptes sont contrôlés et validés par un commissaire aux comptes. Tout est clair », se défend Idriss Sihamedi.

La suite sur France Tv Info

Le Sénat supprime l’article sur le harcèlement et violences sexistes dans les transports publics

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Le Sénat vient d’ignorer un problème touchant plus de la moitié de la population française. En effet, les élus du Palais du Luxembourg ont décidé, fin janvier, de supprimer les mesures contre « le harcèlement et les violences sexistes » dans les transports. C’est Marie Le Vern, députée PS, qui est à l’initiative de cet article, qui a dévoilé cette suppression sur Twitter, le 2 février.

En juillet dernier, Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, présentaient le plan national de lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports publics. Un plan constitué de 12 engagements, qui visait notamment à éveiller les consciences de chacun, mais aussi à mieux former le personnel des transports. Cette action constituait la première proposition publique contre ce type de harcèlement, bien souvent banalisé ou tout simplement ignoré.

Le projet de loi sur la sécurité dans les transports en commun 

D’après le Secrétariat d’État des Droits des Femmes, « une étude montre que l’ensemble des femmes ont un jour été victimes de harcèlement sexiste ou d’une agression sexuelle dans les transports en commun. Une étude internationale de Yougov montre que 85% des Parisiennes pensent qu’elles ne seraient pas aidées en cas d’agression dans le métro ».

 

Huffington Post

Attentat paris : une enquête ouverte pour mise en danger après divulgation de l’identité d’un témoin

« Il avait le sourire. » « Il est fier »… La femme ayant permis à la police de localiser Abdelhamid Abaaoud, « cerveau » présumé des attentats du 13 novembre à Paris, permettant l’opération du Raid qui a conduit à sa mort le 18 novembre, a accordé une interview à RMC ce jeudi matin. Elle s’est dit « abandonnée » par l’État depuis ce témoignage crucial. Dans la foulée de cette interview, une enquête a été ouverte pour pour «violation du secret de l’instruction» et « mise en danger de la vie d’autrui ».

La Voix Du Nord


Les enquêteurs révèlent le nom et le visage de la femme qui a permis de neutraliser Abaoud, à ses complices en prison

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Attentats du 13 novembre : « Sonia », le témoin oublié et mal protégé !

Sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur a répondu jeudi matin aux critiques du témoin-clé sur son abandon par l’État au lendemain des attentats.

« Ma responsabilité, c’est de ne pas exposer la vie de cette personne », a affirmé Bernard Cazeneuve au micro de Jean-Pierre Elkabbach, jeudi 4 février. Pourtant, ce sont bien des fonctionnaires de police qui ont livré le nom – écrit noir sur blanc sur les PV d’audition remis aux juges d’instructionde celle qui a mené les services antiterroristes à la planque d’Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire des attentats du 13 novembre. Ce dernier avait projeté un nouvel attentat à la Défense.

Le 20 novembre, une semaine après les attaques meurtrières qui ont causé la mort de 130 personnes, Le Point.fr frappait à la porte du témoin numéro 1 qui a permis la neutralisation de Abdelhamid Abaaoud et de son complice Chakib Akrou. Au même moment, c’est le branle-bas de combat au ministère de l’Intérieur et au parquet de Paris.

Pour sa protection, prétendent-ils, le témoin ne doit pas apparaître dans les médias. Les médias ne doivent pas découvrir que si Abaaoud a été retrouvé aussi rapidement, ce n’est pas grâce à la DGSI ni à un quelconque service policier, mais grâce à ce témoin, proche d’Hasna Aït-Boulhacen, la cousine du terroriste. Au fur et à mesure de l’avancée de la procédure, ce témoin censé être protégé, y compris contre lui-même, par la police et la justice est pourtant jeté en pâture aux complices présumés des terroristes actuellement en détention.

Les enquêteurs révèlent son nom et son visage !

Sur le procès-verbal, l’identité de cette femme est révélée par un policier de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Jawad Bendaoud, l’hébergeur d’Abaaoud. Ce dernier sait donc aujourd’hui qu’il est en prison à cause de ce témoin. Jawad Bendaoud, repris de justice, déjà condamné pour homicide, est décrit comme un individu sans scrupule. L’enquêteur ne lui cache rien. Ni le nom de cette femme, ni ses actions pour aider les services antiterroristes et aussi pour retrouver l’hébergeur d’Abaaoud !

De même, un autre fonctionnaire révèle encore l’identité de ce témoin clé à l’intermédiaire, aujourd’hui en détention, qui a mis en relation Jawad Bendaoud avec la cousine d’Abaaoud pour lui trouver un logement avant qu’il repasse à l’action dans le quartier de La Défense.

« Connaissez-vous (suivent les nom et prénom du témoin) ? C’est une personne très proche d’Hasna qui a déclaré que vous étiez au courant qu’elle cherchait un hébergement pour deux cousins recherchés par la police. » Et si cela ne suffisait pas, les enquêteurs présentent la photo du témoin à des suspects mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes.

Le Point

Après « La Vie d’Adèle » un collectif catholique obtient la censure du film « Antichrist »

Le film « Antichrist » de Lars von Trier, sorti en 2009, vient de voir son visa d’exploitation annulé par la justice. Derrière cette décision il y a le collectif catholique Promouvoir, qui n’en est pas à son coup d’essai.

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Après Love de Gaspar Noé, c’est Antichrist de Lars von Trier qui voit son visa d’exploitation annulé par la cour administrative d’appel de Paris. La raison : « des scènes de très grande violence » et « de sexe non simulées« . Dans les faits cela se traduit par un changement de classification.

À l’origine de cette décision, il y a le collectif Promouvoir, association proche des milieux catholiques traditionalistes. À sa tête un ancien mégrétiste et fervent catholique, André Bonnet, également avocat de l’association.

Depuis sa création en 1996, elle se bat pour changer la classification des films qu’elle estime non conforme aux « valeurs judéo-chrétiennes« , confiait André Bonnet lors d’un entretien aux .

La première victime de leur croisade contre les images choquantes au cinéma est le long-métrage de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi Baise-moi sorti en 2000. Initialement interdit aux moins de 16 ans, le collectif a obtenu auprès du Conseil d’État l’annulation du visa d’exploitation du film. Classé X, il a été retiré des salles. L’association déplorait les scènes de sexe non simulées et extrêmement violentes.

Depuis, Promouvoir s’est attaqué à de nombreux films avec souvent un succès à la clé. Une situation qui interpelle et remet en cause le jugement du CNC, l’organisme en charge de la classification des œuvres cinématographiques. Qui décide vraiment, quand on observe que plusieurs films voient leur classification changée – même plusieurs années après leur sortie – suite aux poursuites en justice de l’association ? La question se pose légitimement.

Marianne

Un gouverneur chrétien-démocrate belge appelle à ne « pas nourrir les réfugiés »

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Le gouverneur de la province de Flandre-Occidentale souhaitait éviter l’arrivée de migrants depuis Dunkerque et Calais. La plupart des habitants du port de Zeebruges, un des points de départ pour le Royaume-Uni, se sont au contraire mobilisés pour eux.

«Ne nourrissez pas les réfugiés, sinon d’autres viendront.» La phrase a été lancée lundi sur une radio flamande par le gouverneur chrétien-démocrate de la province de Flandre-Occidentale, Carl Decaluwé. Il s’adressait en particulier aux habitants de Zeebruges, dont certains avaient apporté de la nourriture à des migrants pendant le week-end. Ces réfugiés ont quitté les camps de Calais et Dunkerque par dizaines pour le port belge de Zeebruges, d’où ils espèrent rejoindre plus facilement le Royaume-Uni.

L’appel du gouverneur, qui a été comparé à une «interdiction de nourrir les canards ou les mouettes» par des médias belges, a heureusement eu un effet contreproductif puisque des bénévoles ont distribué mardi soir un repas chaud à quelque 35 migrants, selon le quotidien flamand Het Laatste Nieuws.

Libe

Très croyant, Edy Bwal agresse sexuellement sa belle fille et accuse le « diable »

Très croyant, un père de famille a invoqué l’esprit du mal qui l’aurait poussé à agresser sexuellement sa belle-fille. Avant de culpabiliser. Il a été condamné à de la prison ferme.

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« Vous êtes très croyant ; le diable n’a plus rien à voir dans cette affaire ?  » Edy Bwale baisse le regard, le relève pour répondre à Me  Lavalois, réfléchit et soupèse chaque mot.

Entre janvier 2013 et septembre 2014, sa belle-fille, âgée alors de 7 à 9 ans, a subi ses agressions sexuelles.

Il s’enduisait le sexe d’une crème, remettait son caleçon et son pantalon, puis, revêtu donc, se frottait aux fesses de la fillette, elle-même habillée. «  La première fois, ça m’a pris comme ça, je n’avais pas mis de crème. Puis la deuxième fois, j’en ai mis. Je n’étais pas excité, je n’ai jamais été attiré par les enfants.  »

Le tribunal le condamne à deux ans de prison, dont un avec sursis comprenant une mise à l’épreuve de deux ans.

Courrier Picard

Ludovic Cueva, ancien militaire, accusé de viols par ses belles-filles

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Ludovic Cueva, 40 ans, ancien militaire du 8e RpiMa de Castres, comparaît aujourd’hui mercredi, jeudi et vendredi pour des viols avec plusieurs circonstances aggravantes, commis par une personne ayant autorité sur les victimes, des agressions sexuelles sur mineur, détention et consultation d’images pédopornographiques. Il sera défendu par Me Édouard Martial et les parties civiles seront représentées par Me Younès Derkaoui et Hervé Renier.

Le 29 août 2012, une jeune femme de 28 ans déposait plainte contre son beau-père, un artisan de Castres, pour des attouchements sexuels et des viols subis lorsqu’elle avait entre 10 et 16 ans. Son premier viol aurait eu lieu à l’âge de 12/13 ans en France puis à la Réunion où il avait été muté. Elle confiait que, surpris par sa mère qui l’aurait giflé, il aurait arrêté de l’agresser.

Elle expliquait que sa sœur, qui avait également subi des agressions de la part de l’accusé, avait fait plusieurs tentatives de suicide. L’enquête menée a également permis de recueillir le témoignage de l’épouse d’un ancien collègue de l’armée de Ludovic Cueva. Elle a mentionné que leur petite fille de 5 ans, confiée pour un week-end à la famille en 2010 alors que son mari était en mission et qu’elle devait travailler, aurait subi des attouchements sexuels de la part de l’accusé.

Le procès d’assises devrait se tenir à huis clos jusqu’à vendredi où le verdict sera rendu.

La Depeche

Une étudiante violée par un DJ en pleine émission radio

L’affaire fait grand bruit chez nos voisins flamands. Un présentateur de la radio locale Urgent.fm, qui y officie comme DJ, est accusé d’avoir violé une étudiante en pleine émission. Il comparaît actuellement devant le tribunal correctionnel de Gand et risque 18 mois de prison.

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Les faits remontent à fin 2014. Malgré les accusations, le suspect est pourtant resté actif sur la chaîne pendant plus d’un an. Il a finalement été suspendu par la radio. « Jusqu’ici, notre organisation ne disposait pas de toutes les informations. En raison des nouvelles révélations parues de la presse, nous avons décidé de le suspendre temporairement et de lui interdire l’accès à la radio jusqu’au jugement », se défend la radio régionale.

Rendez-vous au studio
Urgent.fm est la radio estudiantine de l’Université de Gand, comme Radio Campus à l’ULB en quelque sorte. J.V, un Gantois de 33 ans, DJ à ses heures perdues, et la victime, s’étaient rencontrés durant l’été 2014 à un festival de jazz. A l’époque, ils auraient une discussion amusante à propos de sexe. Après la rencontre, la jeune femme avait rajouté l’animateur sur Facebook et avait communiqué quelques fois avec lui par « chat ».

Alors qu’il s’apprêtait à déménager en Grèce, l’homme avait décidé de mettre en vente plusieurs objets qui lui appartenaient. Intéressée par son imprimante, la jeune femme devait venir la récupérer pendant son émission en direct à la radio.

« Est-ce que tu veux baiser? »
Sur place, J.V. lui a fait des avances de manière très « cash »: « Est-ce que tu veux baiser? ». Après un bisou furtif, l’étudiante n’a pas voulu aller plus loin et a refusé toute relation sexuelle avec lui, répétant à huit reprises « non! ».

Le jugement sera rendu le 3 février prochain.

7 sur 7

À Lanvollon, les quatre Lituaniens avaient volé 18 tronçonneuses

Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a condamné quatre Lituaniens à un an de prison ferme pour le vol de 18 tronçonneuses à Lanvollon.

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Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a condamné quatre Lituaniens à un an de prison ferme. Ils ont été reconnus coupable du vol de 18 tronçonneuses dans le magasin le Point Vert à Lanvollon. Le vol par effraction a été commis dans la nuit du 8 au 9 janvier dernier.

Aperçus dans le Nord-Finistère

Interpellé le jour même à Évry (Essonne), avec l’outillage qui avait été saisi, ils avaient été laissés en liberté après leur garde à vue. Filé depuis quelques jours par les gendarmes, le quatuor avait été aperçu dans les zones artisanales de Roscoff, Saint-Pol-de-Léon et Morlaix avant d’être interpellé lundi matin à Plérin.

Ils ont été écroués, ce mercredi, dans les maisons d’arrêt de Caen et de Rennes.

Ouest France

Islamophobie : Du porc envoyé au Conseil français du culte musulman

L’instance représentative de l’islam est régulièrement victime d’actes islamophobes. Le nombre de menaces et d’insultes ont plus que tripler sur l’année 2015.

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Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a reçu ces derniers jours plusieurs lettres d’insultes, dont une contenant une tranche de porc, une première, a indiqué mercredi le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie au CFCM.

« Après les mosquées, c’est le CFCM qui est touché », a déploré, désabusé, le président de l’observatoire, Abdallah Zekri, après une année 2015 qui a vu les actes antimusulmans plus que tripler, passant de 133 en 2014 à 429 l’an dernier.

Une tranche de porc dans la lettre

Trois lettres anonymes d’insultes ont été envoyées au siège du CFCM dans le XVe arrondissement de Paris, dont une contenant une tranche de porc, entre le 28 janvier et le 1er février, selon Abdallah Zekri.

Deux courriers injurieux étaient nommément adressés au président du CFCM, Anouar Kbibech et à Abdallah Zekri, qui en a reçu un autre à son domicile, a précisé ce dernier.

Ouest France

Cédric a dérobé 800 bouteilles d’alcool en quatre mois

C’est par cartons entiers que Cédric P. volait de l’alcool dans le supermarché qui l’employait. Il avait une méthode bien originale.

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Le trafic aurait pu durer un bon bout de temps sans un contrôle inopiné survenu le 9 décembre dernier. Cédric P. et Yero M. sont vus dans un véhicule qui semble avoir un comportement suspect.

Un contrôle de la brigade anticriminalité découvre des dizaines de bouteilles et rapidement Cédric P. passe aux aveux. « Après cette affaire, le magasin a procédé à un inventaire serré des stocks. Il manque 824 bouteilles, même si on ne peut pas toutes les imputer aux prévenus », détaille Me Gacouin, l’avocat du supermarché.

Moralité : les deux prévenus, Cédric P et son complice Yero ont écopé de six mois de prison avec sursis et devront régler 6 430 € de dommages et intérêts au magasin.

Paris Normandie

Jonathan tire sur son voisin « pour des broutilles »

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Debout dans le box du tribunal correctionnel du Havre, Jonathan ne sait plus « exactement » pourquoi il a un différend avec son voisin d’immeuble. « C’est juste pour des broutilles », promet-il. Il n’en reste pas moins que le Havrais de 29 ans, récidiviste, a tiré avec un pistolet à gaz sur l’homme et un ami se trouvant à ses côtés.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier dernier, les policiers sont accueillis par le plaignant et son camarade lors de leur intervention rue Louis-Blanc. Le premier relate être régulièrement importuné par Jonathan pour une « histoire de cannabis ».

L’odeur de lacrymogène

Cette fois, le voisin lui demande de ne pas rester sur le palier, devant chez lui. Le prévenu part, pour revenir muni d’une arme. Selon les premières déclarations de la victime, deux tirs sont effectués. Dans les parties communes de l’immeuble, les policiers sentent une odeur de lacrymogène. Le plaignant répond avoir fait usage d’une gazeuse pour riposter.

Malgré tout, du haut de ses dix-huit mentions au casier judiciaire, le Havrais admet avoir utilisé son arme la nuit reprochée. Il s’en est débarrassé par la suite.

Paris Normandie

 

Jean-Guy Talamoni : « les groupes d’extrême droite ne sont pas les bienvenus en Corse »

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Gilles Siméoni, président du conseil exécutif de Corse et Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse ont réagi à la venue prochaine d’élus européens d’extrême droite (article du 26 janvier 2016)

« Un certain nombre de groupes d’extrême droite européens ont prévu de se réunir en séminaire en Corse dans les jours à venir.

Bien que profondément attachés à la liberté d’opinion, c’est avec étonnement et regret que nous avons pris connaissance de cette information.

Le choix de notre île pour une telle rencontre nous paraît en effet totalement incongru. Les idées véhiculées par ces groupes sont aux antipodes de la pensée politique corse fondée sur la démocratie, l’ouverture, la tolérance religieuse, la participation de tous à un destin commun, autour du peuple corse, indépendamment des origines et confessions de chacun.

Soucieux de respecter la liberté de circulation des personnes et la liberté de réunion, nous réaffirmons, néanmoins, avec force, notre désaccord total avec les thèses développées par ces groupes et rappelons que nous ne cesserons de les combattre sur le terrain politique.

 

Teddy, Brandon et Davy, les trois cambrioleurs « pillaient tout sur leur passage »

Arrivés libres à l’audience, trois frères qui comparaissaient pour une série de cambriolages de commerces dans les localités de Bessens et Grisolles, sont répartis les menottes aux poignets. Deux d’entre eux, ont été condamnés à 13 mois et 2 ans de prison.

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«Vous êtes des «rapetou» qui pillent tout sur leur passage», lâchait le président du tribunal correctionnel, Michel Redon en s’adressant à Brandon (25 ans), Davy (29 ans) et Teddy (27 ans) Lenestour.

À l’heure du verdict alors qu’une escorte du commissariat de police se portait près des accusés, il ne faisait plus de doute qu’au moins deux des trois frères passeraient leur première nuit en détention. Brandon écopait de 6 mois de sursis, et respectivement 13 mois et 2 ans avec mandat de dépôt à l’issue de l’audience pour Davy et Teddy dont les casiers étaient bien chargés.

La Depeche

Damien et son complice agressent une dame âgée et lui arrachent son sac

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Damien E… a écopé de huit mois de prison, dont deux ferme, pour le vol à l’arraché d’un sac à main, vendredi dernier, à Lavelanet. Le climat d’insécurité qui règne en pays d’Olmes a pesé sur les débats. La présidente du tribunal, elle, a simplement insisté sur la gravité des faits.

Damien E.., originaire de Dunkerque et qui s’est installé à Lavelanet depuis la fin décembre, n’avait jamais fait parler de lui jusqu’à vendredi dernier. Acoquiné avec un adolescent de 15 ans, il a volé le sac d’une dame âgée de 78 ans, qui s’est retrouvée face contre terre, sérieusement blessée au nez, ses courses éparpillées autour d’elle, alors que ses deux agresseurs prenaient la fuite.

La Depeche

Les deux cambrioleurs Luis et Michel foncent sur des gendarmes et en blessent un grièvement

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«Une délinquance forcenée que rien ne parvient à arrêter». Le procureur Grellet ne cache pas son inquiétude face au comportement de Luis Rivière et Michel Rey, 37 et 24 ans. Tous deux ont été jugés hier par le tribunal correctionnel de Toulouse pour des cambriolages commis en février 2015 ainsi que pour des violences à l’encontre de gendarmes le 10 février 2015 à Fonbeauzard. Plus tôt dans la journée, Luis Rivière a également été jugé dans deux autres dossiers de cambriolages datant de 2013 et fin 2014.

Le 10 février, les gendarmes sont avisés que des cambriolages sont perpétrés à Pechbonnieu. Rapidement, les forces de l’ordre prennent en filature le véhicule dans lequel se trouvent 2 cambrioleurs. Lors d’un arrêt à une station-service, les gendarmes décident de procéder à l’interpellation des deux individus, Michel Rey au volant et Luis Rivière côté passager.

Quatre militaires se portent à hauteur de la voiture. Comprenant que les deux malfrats n’ont pas l’intention pas se laisser arrêter, l’un des gendarmes ouvre la porte côté passager pour atteindre les clés. «J’ai effleuré les clés mais le conducteur a accéléré et j’ai été projeté puis traîné sur quelques mètres», explique le gendarme à la barre. «J’ai entendu un gros boum !» Ce gros boum, c’est le bruit d’un autre militaire violemment percuté dans la fuite des deux individus

«J’ai vu le véhicule me foncer dessus», relate le second gendarme, dont le pronostic vital est engagé à la suite du choc.

Le tribunal n’a pas suivi l’argumentation des avocats et a condamné les deux prévenus à 6 ans de prison. Michel Rivière a écopé d’une peine totale de 12 ans de prison pour les trois affaires pour lesquelles il était jugé.

La Depeche