Accusé d’agression sexuelle, Michel Courvallet ex-maire de La Barre-en-Ouche.. relaxé

Des agressions sexuelles sur son ancienne secrétaire lui étaient reprochées et huit mois de prison avec sursis avaient été requis contre lui par le parquet d’Evreux. Ce jeudi 10 novembre, l’ancien maire de La Barre-en-Ouche, un petit village de l’Eure, a été relaxé « au bénéfice du doute » par le tribunal correctionnel d’Evreux.

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Le 11 octobre, Michel Courvallet, l’ancien maire de La Barre-en-Ouche, un petit village de l’Eure, avait comparu devant le tribunal correctionnel d’Evreux. L’édile, âgé de 79 ans, était accusé d’agressions sexuelles qu’il aurait commises sur une ancienne collaboratrice. Sa secrétaire. Ce jeudi, il a été relaxé par le tribunal « au bénéfice du doute », a précisé le président.

Lors de l’audience, Michel Courvallet, veste de survêtement sur pantalon gris, n’avait pas démenti les accusations de sa collaboratrice, mais il avait évoqué « une relation amoureuse » avec elle. « Elle m’appelait mon petit homme, mon chéri, se défend le maire. […]. Elle m’embrassait quand même. » Selon la victime, l’ancien premier magistrat ne pouvait pas se méprendre : « Je pleurais, je le suppliais d’arrêter. Il s’exécutait mais recommençait quelques jours plus tard. »

Les parties ont quinze jours pour interjeter appel de ce jugement.

Paris Normandie

Italie : 30 000 euros d’amende pour avoir porté un niqab

Son amende a été multipliée par 50 : alors qu’elle assistait à un conseil municipal, une femme musulmane d’origine albanaise a reçu une amende de 30 000 euros pour avoir refusé de retirer son voile intégral.

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Une femme âgée de 40 ans portait un voile intégral à une réunion du parlement de la jeunesse dans la ville de San Vito al Tagliamento, une commune de la province italienne de Pordenone, dans le nord-est de l’Italie, le mois dernier, selon le quotidien italien Messaggero Veneto.

Selon le journal, la femme musulmane d’origine albanaise a été invitée par le maire de la ville à enlever son voile afin d’être identifiée. Elle a refusé.

La peine de prison convertie en amende

Le maire de la commune, outré, a porté plainte. La quadragénaire, qui réside en Italie depuis 16 ans, a d’abord été condamnée à quatre mois de prison et à une amende de 600 euros. Mais après appel de la décision, la haute cour de justice a décidé d’effacer la peine de prison… et de multiplier l’amende par 50, passant de 600 à… 30 000 euros !

En Italie, il n’existe aucune loi interdisant officiellement le port du voile intégral. Cependant, la législation italienne exige qu’une personne puisse être identifiable en permanence et interdit formellement de se couvrir entièrement le visage sans raison valable.

La France a été le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l’espace public (rue, commerces, bâtiments administratifs, école, centres hospitaliers…).

Le Bien Public

Var : Un ex-député UMP sera candidat aux législatives pour FN

Le Front national a investi un ancien député UMP, Jérôme Rivière, comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

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Jérôme Rivière a été le directeur de campagne de Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF) pour les élections européennes de 2009.

Conseiller régional en Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 1998 à 2004, Jérôme Rivière a été député UMP des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007 avant d’être exclu du parti présidé par Nicolas Sarkozy pour s’être présenté, pour les législatives de 2007, contre le candidat investi par l’UMP, Eric Ciotti. C’est lui que le Front national a choisi comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

Se plaçant à droite de la droite, M. Rivière a indiqué s’être « opposé à Sarkozy sur plein de sujets », prônant notamment un accord avec le Front national et le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes. M. Rivière a ensuite adhéré au MPF de Philippe de Villiers dont il a été le directeur de campagne pour les élections européennes de 2009.

CAMPAGNE SUR L’IDENTITÉ ET SOUVERAINETÉ

Inscrit comme avocat au barreau de Paris, il est devenu ensuite chef d’entreprise. Mais  « la politique est une passion », a-t-il expliqué. Le futur candidat qui représentera la FN aux législatives de 2017 dans la 6e circonscription du Var, sans toutefois prendre sa carte d’adhérent, mènera campagne sur « (s)es valeurs: identité et souveraineté ».  

France 3

«Zemmour a dit d’aller à Montreuil pour vérifier le Grand Remplacement. On y est allés »

 

 

Si Eric Zemmour est né, il semble ne plus se reconnaître dans sa ville natale, trop coloré, trop multicultruelle, pas assez « blanche ». Quotidien a donc décidé de visiter cette nouvelle « No Go Zone » pour vérifier si le polémiste avait oui ou non raison.

TF1

Une première dans l’histoire américaine, une députée voilée à l’assemblée

D’origine somalienne et âgée de 34 ans, la Démocrate Ilhan Omar représentera le Minnesota.

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Une première a été vécue lors des élections aux Etats-Unis où le candidat républicain Donald Trump a été élu président.

Ilhan Omar a été la première élue voilée à la Chambre des représentants. D’origine somalienne et âgée de 34 ans, la Démocrate Omar représentera le Minnesota.

Dirigeante de l’ONG Women Organizing Women Network oeuvrant pour la levée des obstacles devant la carrière professionnelle des femmes africaines, Omar a estimé que c’était le commencement d’une nouvelle ère.

TRT

L’ex-ambassadeur Boris Boillon interpellé avec 390.000 € en liquide, a été réintégré au Quai d’Orsay

L’ancien ambassadeur en Irak et en Tunisie avait été interpellé en 2013 avec 350.000 euros en liquide sur lui, alors qu’il montait dans un train pour Bruxelles.

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L’ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, Boris Boillon, a réintégré le ministère des Affaires étrangères, après un passage dans le privé. «Il a été envoyé en renfort jusqu’à la fin de l’année auprès de notre délégation aux Nations unies à New York», nous a confirmé un cadre du Quai d’Orsay. «Preneur de notes après avoir été ambassadeur, pas très glorieux», persifle de son côté un de ses collègues du Quai, où le flamboyant diplomate de 47 ans s’est fait beaucoup d’ennemis.

Conseiller Afrique du Nord/Moyen-Orient à l’Elysée après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, Boris Boillon fut ensuite nommé à Bagdad, pour relancer les relations franco-irakiennes, sur le plan commercial notamment. Sur les bords du Tigre, le jeune diplomate, arabisant, s’était montré l’un des plus actifs ambassadeurs, n’hésitant pas à se déplacer dans un pays, déjà secoué par les violences. «Boris Boillon a beaucoup de qualités, mais aussi beaucoup de défauts», constate un vieux briscard qui le connaît bien.

Des rapports houleux avec les journalistes

S’affranchissant allègrement des règles en usage, le diplomate n’hésitait pas à décrocher son téléphone pour enguirlander un journaliste coupable, selon lui, d’avoir écrit un papier «dérangeant», après l’avoir appelé peu auparavant pour le féliciter au contraire d’une «analyse» qui «convergeait» avec la sienne.

Après un passage rapide en Tunisie – où il défraya la chronique en invectivant encore une fois des journalistes locaux lors d’un déjeuner – Boris Boillon demanda sa mise en disponibilité du Quai d’Orsay après l’élection de François Hollande afin de se lancer dans les affaires, aux commandes de Spartago, sa société de consulting, qui fut active en Irak notamment.

En 2013, il fut interpellé à la gare du Nord à Paris avec 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide sur lui, alors qu’il montait dans un train pour Bruxelles.

«Boris Boillon a demandé à être réintégré au Quai d’Orsay, il en avait le droit, et sa demande a été acceptée», affirme-t-on au ministère des Affaires étrangères.

Le Figaro

Catherine Cusset: «Trump, c’est la victoire de la haine et du racisme»

La romancière, finaliste du Prix Goncourt 2016 pour L’autre qu’on adorait, vit aux États-Unis depuis plusieurs années. Dépitée et en colère, elle livre au Figaro son sentiment sur l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

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On a élu un homme sans programme, autre que rendre l’Amérique «great again», chasser les musulmans, construire un mur à la frontière avec le Mexique, et annuler tout de suite Obamacare, la première tentative de sécurité sociale gratuite. Il s’est imposé par l’insulte, en ridiculisant et en attaquant tous ses concurrents, en disant sur eux des choses dégradantes, en parlant des femmes et des minorités comme on n’avait pas parlé d’eux en ce pays depuis longtemps… Ce discours et cette attitude l’ont fait gagner. Pourquoi en changerait-il?

Nous avons suivi tous les débats, nous avons entendu cet homme parler et chaque fois nous nous sommes dit: non, ce n’est pas possible, comment peut-on dire des choses pareilles aujourd’hui, insulter impunément les gens? Parler des femmes, de leur corps, avec cette vulgarité? Parler sans aucun respect de la mère d’un soldat musulman tué en Afghanistan, en utilisant le silence de cette femme bouleversée par la photo de son fils soudain exposée, cette photo qu’elle n’arrivait plus à regarder, pour sous-entendre un désaccord avec les paroles de son mari!

Un voile noir s’étend sur les États-Unis. C’est la victoire de la haine et du racisme.

Il faut voir le film de Michael Moore, Michael Moore in Trumpland. Il a raison de A à Z: cette élection est un gigantesque «fuck you» aux élites et au gouvernement, de ceux qui ont exercé le seul pouvoir qu’ils avaient: voter. Mais comme le dirait Moore: on n’a pas juste «élu» Trump président. Il va en fait être le président des États-Unis pendant quatre ans!

En conclure que les mots n’ont aucune importance, qu’on peut dire n’importe quoi du moment qu’on met de son côté les rieurs, les haineux et les gens en colère? En conclure à la victoire du «bully,» celui qui terrorise les autres dans la cour de récréation?»

Le Figaro

L’interdiction de l’immigration des musulmans de retour sur le site de Trump

La proposition de Donald Trump émise lors de la campagne d’interdire l’accès au territoire américain à tous les musulmans qui avait un temps disparu du site web de son équipe de campagne, a remarqué le Washington Post.

Donald Trump avait appelé en décembre 2015 sur son site web à interdire totalement l’accès du territoire américain aux musulmans pour «  montrer aux responsables de notre pays ce qu’il se passe ». Cela avait provoqué la colère de ses opposants qui l’avaient accusé de racisme et de xénophobie.

L’équipe de campagne du Républicain a expliqué au quotidien américain que le site avait eu un souci avec une boucle de redirection mais que le problème devrait être réglé assez vite. Et ce jeudi soir, la page en question a refait son apparition.

Le Soir


L’interdiction de l’immigration des musulmans ne figure plus sur son site

La proposition de Donald Trump émise lors de la campagne d’interdire l’accès au territoire américain à tous les musulmans a été retirée du site web de son équipe de campagne, rapporte jeudi la chaîne télévisée américaine ABC. 

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Donald Trump avait appelé en décembre 2015 sur son site web à interdire totalement l’accès du territoire américain aux musulmans pour « montrer aux responsables de notre pays ce qu’il se passe ». Cela avait provoqué la colère de ses opposants qui l’avaient accusé de racisme et de xénophobie.

Lors de sa campagne, il avait changé sa position, selon ABC. L’interdiction ne devrait s’appliquer qu’à ceux qui proviennent de pays liés au terrorisme. En outre, il a promis en août dernier un examen plus rigoureux des migrants qui souhaitent rejoindre les Etats-Unis. La rhétorique d’une complète interdiction de l’immigration des musulmans a disparu à la fin de sa campagne électorale.

La proposition se trouvait encore sur le site web de Donald Trump le 5 novembre, selon ABC, soit quelques jours seulement avant l’élection.

L’équipe autour du nouveau président a désormais mis en ligne le site http://www.greatagain.gov, en référence à son slogan de campagne « Make America Great Again » (« Rendre à l’Amérique sa grandeur »), pour mettre en place la transition entre Barack Obama et Donald Trump.

Dh.be

Exhibition sexuelle: l’élu Robert Rochefort plaide coupable, l’enquête «classée sans suite »

Le député européen, interpellé à la fin du mois d’août pour s’être masturbé dans un magasin de bricolage, a accepté la peine que lui proposait le parquet contre la reconnaissance de sa culpabilité.

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L’affaire lui avait coûté sa place à la direction du MoDem. Interpellé le 31 août pour exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage, l’eurodéputé Robert Rochefort a finalement accepté la peine que lui a proposé le parquet contre la reconnaissance de sa culpabilité, a annoncé le ministère public à l’AFP, mercredi 9 novembre.

Cette procédure de « plaider-coupable », lui permet ainsi d’éviter un procès public. En conséquence, l’enquête le visant « a été classée sans suite », le 28 octobre, a annoncé le parquet de Versailles. Le ministère public n’a pas souhaité préciser la nature de cette peine qui peut, notamment prendre la forme d’une amende.

L’eurodéputé a pourtant tweeté mercredi après-midi se félicitant que l’affaire ait été « classée sans suite », sans faire référence toutefois à cette condamnation pénale.

Le Monde

 

Laïcité : Le Conseil d’État autorise les crèches de Noël dans les bâtiments publics

Le Conseil d’État a estimé mercredi 9 novembre que des crèches de Noël pouvaient être installées dans des bâtiments publics tels que des mairies, mais seulement sous certaines conditions, selon un communiqué. 

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La plus haute autorité administrative a jugé que « dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ». Elle appelle également à vérifier si une telle installation répond ou non à un « usage local ».

Midi Libre

Egalité H/F : Au Congrès des États-Unis, toujours moins de 20% de femmes

Une élue de plus au Sénat, une de moins à la Chambre des Représentants : les élections du 8 novembre fatales à Hillary Clinton n’ont pas non plus débouché sur un Congrès plus féminisé.

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Pour accompagner l’amère désillusion d’Hillary Clinton, après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les élections au 115ème Congrès, qui se tenaient ce même 8 novembre, n’ont pas non plus débouché sur une journée historique pour les femmes.

Les projections prévoyaient une légère augmentation du nombre de représentantes au Congrès (composé de la Chambre des Représentants et du Sénat), mais au final c’est un parfait statu quo : la barre des 20% d’élues nationales n’est toujours pas dépassée.

Entre le Kirghizistan et le Tadjikistan

Certes, elles atteignent un nombre inégalé au Sénat : elles seront désormais 21 à y siéger, une de plus que dans la dernière législature. Avec 100 élu.e.s, le Sénat compte donc 21% de femmes.

Mais à la Chambre des Représentants, c’est un recul qui est enregistré, avec 83 élues – une de moins que dans la précédente législature – pour 435 sièges, soit tout juste 19%.

Les États-Unis reculent ainsi à la 99ème place mondiale pour le pourcentage de femmes siégeant à la chambre basse du Parlement, entre le Kirghizistan et le Tadjikistan. 

Les Nouvelles News

Des manifestants italiens exigent le départ des troupes américaines de leur pays

Des manifestants italiens ont protesté, au soir des élections américaines du 8 novembre dernier, devant une base militaire américaine située dans la ville de Vicenza. Ils demandaient le retrait des troupes «quel que soit le résultat de l’élection».

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Environ 200 manifestants ont protesté devant une base militaire américaine située dans la ville de Vincenza, le soir de l’élection américaine, le 8 novembre. Ils revendiquaient le départ des troupes américaines, «quel que soit le résultat de l’élection».

Les manifestants arboraient des pancartes indiquant «Trump ou Clinton ? Soldiers go home !». «Pour nous, l’un ou l’autre, ça ne fait aucune différence : notre objectif est de libérer notre territoire et tous les territoires de cette présence militaire», a déclaré Olol Jackson, porte-parole du comité «No Dal Molin», du nom de l’aéroport de Vicenza dont une partie sert de base militaire depuis 2008.

Une cinquantaine de personnes s’est séparée du reste du groupe et a lancé des fumigènes et des pétards sur les bâtiments occupés par les militaires. La police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Personne n’aurait été blessé.

L’Italie est l’un des pays au monde qui possède le plus de bases militaires américaines sur son sol. En août dernier, le ministre des Affaires étrangères italien, Paolo Gentiloni, avait annoncé que son pays «envisageait» de permettre à Washington d’utiliser la base aérienne de Sigonela afin de lancer ses frappes aériennes sur Daesh en Libye.

RT

 

Racisme : L’État définitivement condamné pour des «contrôles au faciès»

La Cour de cassation a définitivement condamné, mercredi, l’État, pour plusieurs cas de contrôle «au faciès», et estimé qu’un contrôle d’identité discriminatoire était une «faute lourde» qui engageait la responsabilité de l’État.

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«C’est une grande victoire», a salué Félix de Belloy, avocat des plaignants, treize hommes d’origine africaine ou nord-africaine. «On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé.»

13 hommes avaient attaqué l’État

L’affaire avait commencé en 2013, lorsque ces 13 hommes avaient attaqué l’État, dénonçant des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement.

Après avoir perdu en première instance en octobre 2013, les plaignants avaient fait appel, soutenus cette fois par le Défenseur des droits, Jacques Toubon. En juin 2015, la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux, condamnant l’État à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun.

> Un contrôle d’identité peut être réalisé en cas de flagrant délit, de risque à l’ordre public ou sur réquisitions du procureur de la République (article 78-2 du code de procédure pénale).

> Lorsqu’ils n’ont pas conduit au déclenchement par les autorités publiques d’une procédure judiciaire ou administrative, les contrôles d’identité ne font l’objet d’aucun enregistrement.

> En droit commun, une personne qui estime avoir fait l’objet de discrimination peut saisir un tribunal, devant lequel elle doit apporter la preuve de cette discrimination.

> En droit du travail, la personne qui estime être victime de discrimination n’a pas à en apporter la preuve, mais uniquement à présenter des éléments qui la laissent présumer. C’est au défendeur de démontrer l’absence de discrimination.

«Les contrôles sans motif, c’est terminé»

L’État s’était pourvu en cassation pour les cinq dossiers dans lesquels il avait été condamné, et les huit hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause en avaient fait autant. Onze des pourvois ont été rejetés. L’État a été définitivement condamné dans trois dossiers.

La Cour de cassation a précisé la façon dont la discrimination doit être prouvée : la personne s’estimant victime d’un contrôle d’identité doit apporter au juge des éléments qui laissent présumer l’existence d’une discrimination et c’est ensuite à l’administration de démontrer, soit l’absence de discrimination, soit une différence de traitement justifiée par des éléments objectifs. L’association SOS Racisme s’est félicitée de la décision, la qualifiant de «victoire historique».

Témoignage. « Bonjour monsieur, contrôle de routine. Vos papiers s’il vous plaît. Mettez-vous sur le côté. Videz vos poches, enlevez vos chaussures… Vous faites quoi là, vous habitez où ? » Ces mots-là, souvent accompagnés de palpations, Régis, 25 ans, issu d’un quartier populaire des Hauts-de-Seine, les a entendus maintes fois depuis l’adolescence. Il avait témoigné, dans Le Parisien.

Le Parisien

Quand Melania Trump travaillait illégalement aux États-Unis car elle était clandestine

En 1996, la femme du candidat républicain à la Maison-Blanche a gagné 20 000 dollars alors qu’elle n’avait pas le droit de travailler dans le pays.

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L’immigration est le sujet de prédilection de Donald Trump. Le milliardaire américain entend notamment construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’immigration illégale s’il est élu président. En attendant, sa femme Melania, immigrée slovène arrivée sur le sol américain en 1996, est rattrapée par son passé. Associated Press révèle que l’ancien mannequin a obtenu un visa de touriste « B-1/B-2 » le 16 août 1996, lorsqu’elle avait 26 ans. Visa qui ne lui donnait pas le droit de travailler aux États-Unis. Et pourtant, Melania Knavs, désormais Trump, a touché 20 056 dollars pour dix contrats de mannequinat entre le 16 août et le 18 octobre 1996, date à laquelle elle s’est finalement vue délivrer son visa de travail « H-1B ».

Melania Trump a, entre autres, travaillé pour Metropolitan International Management, agence de mannequins avec laquelle collaborait Paolo Zampolli, l’homme qui a recruté la future madame Trump. Contacté par Associated Press, Paolo Zampolli clame qu’il n’avait pas connaissance du statut de Melania Knavs à l’époque, en l’occurrence de son visa de tourisme. « Honnêtement, je ne sais pas. C’était il y a 20 ans. Le contrat avait tout d’un vrai. » Ces deux mois de travail sans permis constituent une violation des droits en vigueur sur l’immigration outre-Atlantique.

Le Point

Melania Trump, l’immigrée devenue première dame des Etats Unis

A 46 ans, Melania Trump est aujourd’hui la nouvelle « First Lady » des Etats-Unis. Portrait de la mannequin qui a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de photos où elle pose nue. 

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Après avoir soutenu le candidat républicain, Melania Trump va maintenant soutenir le président des Etats-Unis. La nouvelle « First Lady » attise la curiosité, attire les regards mais également les flashs et les commentaires, souvent un brin sexistes. Tantôt présentée comme le versant « soft » des Trump, elle a aussi été régulièrement présentée comme « l’atout charme » de son mari dans cette campagne présidentielle américaine. Un atout charme dont les photos d’une séance où elle pose nue à l’époque où elle était mannequin, ont fuité il y a quelques mois dans la presse…

3 choses étonnantes à savoir sur Melania Trump
Elle a seulement 6 ans d’écart avec le premier fils de Donald Trump
Elle s’est mariée dans une robe à 200 000 dollars, dans une cérémonie luxueuse à laquelle s’est rendue… Hillary Clinton
Elle a ses propres marques de mode et de joaillerie : Malania Caviar Complexe et Melania Timepieces

La mission de Melania Trump  : lisser l’image de son époux

Elle a rencontré son époux actuel lors d’un défilé de mode et l’a épousé à Palm Beach en 2005. L’épouse de Trump a participé avec lui à plusieurs émissions de télévision, dont la propre émission du Républicain « The Apprentice ». Souvent restée en marge de la campagne, la troisième femme très sage de Donald Trump a été mobilisée dans la dernière ligne droite de l’élection américaine. À46 ans, l’ancien mannequin et immigrée slovène est montée sur le devant de la scène pour tenter de « lisser » un peu l’image bourrue de son mari. Et pourquoi pas lui faire gagner les quelques voix qui ont manifestement fait la différence au soir des résultats de l’élection américaine.

Melania Trump a même donné son premier meeting en solo, la semaine dernière, en Pennsylvanie. Un discours lors duquel elle a tenté de mettre en avant, avec une pointe de timidité, les « valeurs américaines » : autrement dit « gentillesse, honnêteté, respect, compassion, générosité ». Tout ce qui caractérise Donal Trump bien évidemment… Melania Trump a avant tout cherché à adoucir l’image de son mari. « Nous devons trouver une meilleure façon de nous parler, d’être en désaccord, de nous respecter », a insisté l’épouse de Donald Trump.

Melania Knauss, jeune fille slovène

Melania Trump, 46 ans, est une ancienne mannequin. Melania Knauss est née en 1970 à Sevnica, une petite ville de Slovénie. Son père est garagiste et sa mère créatrice de mode. Elle débute sa carrière de mannequin à 16 ans, tout en préparant un diplôme en design et en architecture, selon son site Internet. Deux ans plus tard, elle signe un contrat avec une agence milanaise. En 1996, la jeune femme s’installe à New York.

Melania et Donald Trump : depuis 1998

Melania Trump rencontre son milliardaire de mari en 1998 lors d’une soirée en marge de la Fashion Week. Les rumeurs racontent qu’elle aurait d’abord refusé de lui donner son numéro, l’homme politique âgé alors de 53 ans s’étant rendu accompagné à cet événement. Finalement, en 2004, « la Belle et la Bête » se marient à Palm Beach, en Floride. Anecdote cocasse, le couple Clinton aurait assisté aux noces. Donald Trump était en effet un donateur de leur Fondation. Pour le milliardaire, c’est déjà un troisième mariage. Ensemble, ils ont un fils, Barron, âgé de neuf ans.

Melania Trump : soutien de poids sur l’immigration

Ce n’est pas sur les réseaux sociaux que Melania Trump dévoile le quotidien du milliardaire. Alors qu’elle partageait beaucoup de photos de ses voyages et loisirs sur Twitter – et même de son fils -, elle a subitement arrêté de poster des messages après la déclaration de candidature de son mari. Elle est par la suite restée tout aussi discrète. Mais Melania Trump a fini par accorder une interview à la chaîne américaine MSNBC dans l’émission « Morning Joe » en février 2016, durant laquelle elle s’est exprimée sur les sorties polémiques de son mari.

« Je ne pense pas qu’il insulte les Mexicains », a-t-elle notamment déclaré, alors que son mari annonçait vouloir construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour endiguer l’immigration clandestine. « Il parle d’immigration clandestine », précise-t-elle. D’origine slovène, Melania Trump affirme elle-même avoir « suivi la loi » pour devenir citoyenne américaine. « Je n’ai jamais pensé rester ici sans papier », lance-t-elle. Et quand Donald Trump clame que les musulmans ne devraient plus avoir le droit d’entrer sur le territoire américain, là encore, Melania opine du bonnet. Pour elle, une telle mesure, provisoire, est nécessaire pour la sécurité du pays. « Il veut protéger les citoyens américains, (…) garder le pays en sécurité ».

L’Internaute