Roubaix : un migrant polonais condamné pour avoir violé une quadragénaire

Henryk Bogusz, un SDF de 32 ans, a été condamné à huit ans de prison pour le viol d’une quadragénaire dans un hangar désaffecté du centre de Roubaix. Des faits particulièrement sordides, perpétrés sur fond d’alcoolisation massive. Ses acolytes ont été condamnés à seize mois dont douze avec sursis pour non-empêchement de crime.

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Ce jour-là, en fin de matinée, la victime, une Roubaisienne d’une quarantaine d’années, part faire ses courses à Géant Casino. Elle est ivre. Et croise le chemin de trois SDF, d’origine polonaise, qui squattent et boivent aux abords du centre commercial.

De fil en aiguille, la Roubaisienne est accompagnée dans un squat, un hangar désaffecté de la rue Saint-Jean. L’alcool, de la vodka, coule à nouveau. Vers 11 heures, des enfants du quartier entrent dans le squat et découvrent la victime dénudée, sur des cartons. Les enfants ne comprennent pas la situation mais se doutent d’un problème. Ils alertent leurs grands frères. Et repassent près du hangar en début d’après-midi alors qu’ils entendent la victime crier. La police est finalement alertée vers 15 h. Au premier policier intervenant, la victime, hébétée, dira simplement « sauvez-moi, faites-moi partir d’ici ».

En garde à vue, le principal accusé, ivre lui aussi au moment des faits, a toujours affirmé que les deux relations perpétrées ce jour-là étaient consenties. Mais détail troublant, les enfants affirment avoir vu l’accusé « enfoncer un oignon dans un orifice de la victime ». Luc Frémiot, avocat général, évoquera un « acte déshumanisant.  Et de requérir huit ans de prison contre Henryk Bogusz et un an de prison pour ses deux acolytes pour non-empêchement de crime.

Les jurés ont condamné Henryk Bogusz à huit ans de réclusion criminelle. Slavomir Lewandowski et Hubert Zagdanski ont quant à eux écopé de seize mois de prison dont douze avec sursis pour non-empêchement de crime.

La Voix Du Nord

Homophobie : Hervé Coquerelle condamné pour avoir violé un homosexuel

En novembre 2013, un sexagénaire était violé à l’aide d’une massette au parc de la Glissoire. Le procès aux assises de Saint-Omer vient de s’achever. Au terme de trois heures et demie de délibéré, la décision a été rendue.

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Le procès a démontré toute sa complexité, il a été éprouvant, avec un accusé, Hervé Coquerelle, niant toute culpabilité, et une victime digne, fort croyante, qui aimerait pouvoir pardonner un jour au bourreau.

 

Selon l’avocat général, Pierre Goupillaud, « les faits ont réellement existé ». « Le viol est caractérisé, il y a bien eu dégradation du véhicule, et le caractère homophobe de l’agression est avéré, au travers des insultes. »

Le tribunal a finalement condamné Hervé Coquerelle à 14 ans de réclusion criminelle, suivant à la lettre les réquisitions de l’avocat général.

La Voix Du Nord

Steven braque 4 commerces… pour acheter des kebabs et des sodas

En trois semaines, deux supérettes et deux pharmacies du secteur ont été braquées par un jeune homme accompagné de trois complices mineurs. Il est parti en prison pour trois ans.

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Il aura vingt ans au mois de septembre. Une silhouette osseuse, une barbe naissante sur les joues et un passé de mineur délinquant, Steven Bretting est jugé en comparution immédiate pour quatre braquages.

La procureure Aline Clérot se dit « consternée » par les explications du jeune homme. Elle requiert cinq ans d’emprisonnement. Steven est logé, nourri, blanchi par sa mère, et son père lui a fourni un emploi dans le cadre d’un contrat d’avenir.

Le 4 janvier, en revanche dans une supérette de la rue Kléber à Roubaix, le complice de Steven Bretting armé d’un revolver menace la caissière : « La caisse ou je te bute. »

Le tribunal a condamné Steven Bretting à quatre ans de prison, dont un avec sursis, et mise à l’épreuve pendant deux ans.

La Voix Du Nord

Le nationaliste Paul-André Contadini condamné à 3 mois avec sursis outrage et menace

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Le tribunal correctionnel de Bastia, présidé par Thomas Meindl, a condamné le militant nationaliste à 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour « outrage et « menace » à l’encontre d’un agent pénitentiaire de la maison d arrêt de Borgo, le 18 décembre 2015.

Le ministère public avait requis 4 mois ferme.

Corse Matin

Les consommateurs devenus dealers d’héroïne grâce à Alix le chef du réseau

Cinq hommes et une femme, originaires essentiellement de Sisteron ont été condamnés, hier, devant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains pour trafic d’héroïne et de méthadone, entre mars et septembre 2014 à Sisteron.

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Incarcérés pendant plusieurs mois et placés ensuite sous contrôle judiciaire, les prévenus ont été condamnés à des peines allant de 12 mois de prison ferme à 8 mois avec sursis, conformément aux réquisitions du ministère public.

Considéré comme le principal dealer du réseau, Alix, 30 ans, a reconnu, hier, avoir effectué une trentaine de trajets en quelques mois.

S’adressant au tribunal, « pas d’enrichissement personnel. Je cherchais à calmer mon manque à l’époque« , a justifié spontanément, son ex-petite amie, Coralie, 26 ans, une prévenue également ancienne consommatrice d’héroïne de méthadone et de cannabis

De son côté, Dierdy, 26 ans, a dressé un triste parcours d’ancien toxicomane.

Le « chauffeur » du groupe, Jordan, 30 ans, a reconnu acheter pour « 400 euros par mois d’héroïne » pour une consommation personnelle mais a nié fermement avoir revendu de la drogue. « Le manque est le fil conducteur de ce dossier. Mon client a consommé depuis l’âge de 17 ans. Le problème est plus médical que pénal« , a d’ailleurs défendu son avocate, Isabelle Second.

Enfin, Emmanuel, 36 ans, a indiqué une « consommation de 10 grammes par mois » et a attesté « une dizaine de voyages » avec ses comparses.

La Provence

Joan, joueur de foot écope d’un sursis pour avoir frappé l’arbitre

Après un parcours sportif sans faute pendant 13 ans, Joan Mercieca, âgé de 18 ans, a vu rouge le 20 décembre dernier. Rouge comme la couleur du carton que venait de lui mettre Chaib Kinnous qui arbitrait le match opposant le club de l’US Pontet à l’équipe de Hyères, pour le compte des U19 DH.

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Après avoir contesté une décision de l’arbitre de touche validée par l’arbitre central, Joan Mercieca a reçu un carton jaune. Sorti du terrain par son entraîneur il a de nouveau eu des propos peu amènes envers l’arbitre qui a dégainé le rouge… La réaction fut instantanée : le joueur a adressé une droite au visage de Chaib Kinnous.

Après avoir été sanctionné le 10 février par la commission régionale de discipline, qui lui a infligé pour ce geste une suspension de quatre ans et 150 € d’amende, Joan Mercieca, qui a aussi été exclu du club pontétien, s’est retrouvé, hier, devant le tribunal correctionnel d’Avignon.

Après délibéré, le tribunal condamne Joan Mercieca à la peine de deux mois de prison avec sursis.

La Provence

Invité à un mariage, José roue de coups le frère de la mariée à cause des lunettes soleil

Trois prévenus comparaissaient, jeudi 25 février, devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer pour violences en réunion et avec préméditation. Une bagarre déclenchée dans un mariage, à Seninghem, pour une futilité. Deux des prévenus ont été condamnés à de la prison ferme.

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José Flinois est invité à un mariage, le 30 août à Seninghem. Au cours de la soirée, le frère de la mariée lui dit : « Maintenant qu’on est à l’intérieur, tu peux retirer tes lunettes de soleil ». Mais, comme le dira l’avocat des parties civiles dans sa plaidoirie, l’homme est « susceptible». S’en suit une altercation, interrompue par la mariée.

José Flinois est invité à quitter la fête. Il appelle quatre copains à la rescousse. Deux répondent à l’appel et vers 2 heures du matin, ils reviennent à trois pour laver l’affront. Ils entrent par la cuisine dans la salle et rouent de coups l’auteur de la réflexion. Des témoins s’engagent dans la bagarre, dont un adolescent de 14 ans. En tout, on relèvera quatre blessés pour des incapacités totales de travail de deux jours maximum.

José Flinois, présenté comme le « leader », est condamné à sept mois de prison ferme plus deux mois de révocation de sursis. Steeve Grumelart est condamné à six mois ferme. Le troisième prévenu écope de six mois de prison avec sursis. Ils devront régler solidairement les dommages et intérêts aux victimes.

La Voix Du Nord

Alfonso agresse 2 surveillants de prison avec un cutter

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Seul dans sa cellule depuis 6 ans à la prison de Béziers, il a pris certaines habitudes. Et lorsqu’il apprend, lors de son transfert à la maison d’arrêt d’Albi dans le cadre de son procès en assises pour un braquage, qu’il va devoir partager sa cellule, Alfonso M, 32 ans, n’apprécie pas du tout. Il échafaude un plan tordu pour provoquer les surveillants pénitentiaires et se faire placer au «mitard».

Le 9 septembre 2015, il passe à l’acte, en provoque un, le saisi par le col en brandissant un cutter constitué de 2 lames de rasoir et agresse un second venu à la rescousse. Alfonso, 12 condamnations dont deux pour violences et une de 11 ans de réclusion criminelle pour braquage, reconnaît qu’il était sous pression et qu’il voulait être seul.

La présidente a fait la part des choses et l’a condamné à 5 mois de prison ferme. Il devra également débourser 800 € de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.

La Depeche

Déjà condamné pour avoir égorger un homme, David voulait égorger le gardien de prison

Un collège d’experts désigné pour évaluer le déséquilibre mental du prévenu, déjà coupable d’un assassinat à Rocourt.

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Le nom de David Graham était à nouveau évoqué devant le tribunal correctionnel de Charleroi, ce vendredi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il présente un profil plus qu’inquiétant. En 2013, ce Carolo a tout bonnement égorgé une connaissance qui lui devait un peu d’argent sur le parking du Cora de Rocourt. Inculpé d’assassinat, il a finalement été diagnostiqué comme irresponsable de ses actes par un collège d’experts.

L’Avenir

«vivement que Le Pen passe qu’on mette les Arabes dehors » et menace d’égorger sa femme

Un homme de 45 ans a été relaxé par le tribunal, alors que sa femme l’accusait de l’avoir menacée de mort.

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Le soir du 27 décembre 2015, vers 21 h 30, une femme se présente à la gendarmerie. Elle veut fuir le domicile conjugal, situé à Longroy, après une violente dispute avec son mari, âgé de 45 ans. « Il m’a dit plusieurs fois : je vais t’égorger. Si je te vois avec un mec je vais t’égorger et lui aussi », indique la partie civile au tribunal de Dieppe mardi. Entre autres amabilités qu’il lui aurait dites : « salope »« pute »«vivement que Le Pen passe qu’on mette les Arabes dehors (la victime est d’origine maghrébine, ndlr».

Jérémy l’animateur du centre aéré proposait aux enfants de leur lécher les pieds et les aisselles

Un animateur de centre socioculturel d’une ville de l’agglomération de Nancy (Meurthe-et-Moselle) qui s’occupait d’enfants a été condamné pour corruption de mineurs. Il proposait de lécher les pieds et les aisselles des enfants dont il avait la charge.

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Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné – en son absence – un homme, ex-animateur dans un centre socioculturel à deux ans de prison ferme pour corruption de mineurs. De 2009 à 2013 quatorze enfants dont les plus jeunes sont âgés de 11 à 12 ans, le professeur de musique et moniteur de centre aéré-colonie de vacances proposait des faveurs sexuelles à de jeunes mineurs. Leur lécher les pieds, les aisselles ou encore de se faire insulter par les enfants, de jeunes garçons.

– En échange de cadeaux ou d’argent

L’homme était touché par des pulsions pédophiles lors de ses contacts avec les enfants durant ses cours de musique ou les animations en colonie de vacances.

L’homme de 41 ans a désormais l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs et son nom est inscrit au fichier national des délinquants sexuels.

Le parquet avait requis trois ans de prison dont un an ferme. Le tribunal a finalement condamné Jérémy* à deux ans de prison ferme, l’interdiction définitive d’exercer un métier ou des activités bénévoles au contact de mineurs et l’obligation de suivi de soins psychologiques.

Loractu

Thomas, trentenaire jugé pour avoir fui avec une ado de 14 ans en Espagne

Un trentenaire a été condamné mercredi à Lorient (Morbihan) à deux ans de prison avec sursis pour avoir fui en 2014 en Espagne avec une adolescente de 14 ans. L’homme, qui tenait à l’époque un bar au Fief-Sauvin dans le Maine-et-Loire, était poursuivi pour soustraction de mineure et atteinte sexuelle.

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 Sa peine de prison a été assortie d’un suivi socio-judiciaire et d’une injonction de soins.

Vivant avec sa famille à Belz (Morbihan), la jeune fille avait disparu le 14 mai 2014 au matin alors qu’elle se rendait au collège dans la commune voisine d’Etel. Les enquêteurs avaient suivi la piste d’un homme d’une trentaine d’années avec lequel ils pensaient qu’elle avait fui. Un mandat d’arrêt européen avait été lancé et la jeune fille a finalement été retrouvée en sa compagnie en Espagne, dans un hôtel d’Alméria, le 27 mai suivant.

Le trentenaire, Thomas Dumontheil, avait décidé de revenir en France de sa propre initiative, après en avoir informé les autorités. Il avait été interpellé à son retour à l’aéroport de Nantes et mis en examen pour « soustraction de mineure à la garde de ses parents » avant d’être placé sous mandat de dépôt. La jeune mineure avait, elle, été ramenée à ses parents.

Le Parisien

Yohan fonce et blesse un gendarme

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Il est presque 18 heures, dimanche, lorsque Yohan, au volant d’une voiture, aperçoit les gendarmes postés entre Bozouls et Rodez pour effectuer un contrôle routier. à l’approche des motards, il ralentit et baisse sa vitre. Mais lorsqu’un gendarme pose sa main sur le montant de la portière, il donne un coup de volant, accélère et s’enfuit. Le militaire, déséquilibré, chute et glisse sur plusieurs mètres.

Après en avoir délibéré, le tribunal condamne le jeune homme à deux ans de prison, doit six mois avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans et décerne un mandat de dépôt. Il devra indemniser la victime à hauteur de 1 500 €.

La Depeche

 

Six mois de prison pour un islamophobe qui a caché un arsenal de guerre chez lui

En janvier, les gendarmes découvraient des armes chez Christophe Lavigne, déjà condamné en 2014 pour un jet de cocktail Molotov contre la mosquée.

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Le tribunal de Libourne n’a pas été convaincu par la prétendue bonne foi de Christophe Lavigne. Présidé par la juge Sandra Lux-Barel, il a condamné le Libournais de 26 ans à six mois de prison – une peine aménageable -, l’interdiction de détenir une arme soumise à déclaration pendant trois ans et la confiscation des scellés. Soit trois carabines, dont une avec lunette de tir et chargeur, et 521 cartouches, héritées de son père, ainsi qu’une autre carabine achetée auprès d’un armurier via Internet.

Un arsenal découvert mardi 19 janvier chez lui à la résidence des Allées de Romane, dans le quartier des Dagueys à Libourne, lors d’une perquisition menée dans le cadre de l’état d’urgence. D’autres armes ont également été trouvées à Belin-Béliet au domicile de son père, tout aussi passionné par les armes et actuellement incarcéré à la maison d’arrêt de Gradignan depuis lundi. 

Sud Ouest

Condamné pour meurtre en 2013, David Gilavet arrêté avec 356 kilos de résine de cannabis

Deux Perpignanais ont été interceptés vendredi, peu avant minuit, par les douanes sur l’A61, à hauteur du péage de Toulouse-sud. Les suspects circulaient à bord d’un fourgon qui transportait 365 kg de résine de cannabis, d’une valeur estimée à 2,4 millions d’euros à la revente. D’après les premiers éléments, la drogue aurait été destinée à approvisionner le marché toulousain.

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« Selon leurs déclarations, ils attendaient des instructions pour livrer cette drogue à Toulouse », a précisé le procureur P.-Y. Couilleau. À l’issue de leur retenue douanière, les deux Catalans ont été remis aux policiers du SRPJ de Toulouse qui les ont placés en garde à vue. Mesure qui peut être prolongée jusqu’à 96 h. Lundi soir, du moins, ils étaient toujours auditionnés et les investigations étaient en cours pour identifier un éventuel réseau et ses ramifications. À commencer par ces contacts en Haute-Garonne à qui devait être livrée la marchandise.

Perquisitions au domicile des mis en cause

En attendant, les enquêteurs ont fait le déplacement dans les P.-O. afin d’effectuer des perquisitions au domicile des mis en cause. Si l’on ignore l’identité de l’un, l’autre est déjà tristement connu dans le département. David Gilavet, 37 ans, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle le 25 octobre 2013 par la cour d’assises à Perpignan pour le meurtre de Medhi Daouadji, le cousin et amant de sa femme.

Le 22 août 2010 au rond-point du mas Rouma à Perpignan, lors d’une course-poursuite, il avait tiré un coup de fusil à pompe sur la voiture de son rival. Deux plombs avaient traversé l’appuie-tête avant de se loger dans le crâne de la victime. David Gilavet se trouvait en liberté conditionnelle. Depuis quand ? Son avocat, Me Fabien Large, s’est refusé pour l’heure à tout commentaire.

Midi Libre

Victime d’abus sexuels dans sa jeunesse, Michel s’est vengé en escroquant des prêtres

Pour se venger de ceux qui auraient abusé de lui dans sa jeunesse, Michel, 59 ans, a escroqué des prêtres à la pelle et a été maintes fois sanctionné: mercredi, il a été condamné en son absence à quatre ans de prison.

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Quand sonnait le téléphone au presbytère, les hommes d’Eglise avaient de quoi être mis en confiance. Au bout du fil, ils pensaient avoir un ancien paroissien, dont ils avaient baptisé le petit dernier il y des années de cela, qui habitait la même commune, qui pouvait citer des noms familiers… Ancien paroissien qui, face à des accidents de la vie, dormait dans sa voiture depuis quelques mois et avait besoin d’une aide financière pour payer loyer ou caution.

Le système est éprouvé, les prêtres envoient chèques ou mandats cash. Mais, contrairement aux promesses, ne sont pas remboursés.

Dans l’affaire jugée mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris, ils étaient près de 160 pour un préjudice de plus de 200.000 euros.

Le tribunal a finalement prononcé contre lui les quatre ans requis par le parquet, « peine couperet », « extrêmement lourde » et « pas du tout en phase avec l’évolution » de son client, selon l’avocat.

Jacky, lui, est condamné à deux ans de prison, peine aménageable. Deux autres prévenus, poursuivis pour recel, à six mois de prison avec sursis.

Le Point