Syrie: au moins 34 civils tués dans des raids aériens présumés russes contre deux marchés (ONG)

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Au moins 34 civils ont péri mardi lors de raids menés par des avions, présumés russes, contre des marchés dans deux localités du nord de la Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’un des raids a tué au moins 16 civils sur un marché où était vendu du fioul à Maarat al-Naassan, une localité rebelle de la province d’Idleb (nord-ouest).

L’autre raid a eu lieu dans le village de Maskana, tenu par le groupe Etat islamique (EI) dans la province d’Alep (nord) et il a causé la mort d’au moins 18 civils.

Selon cette organisation, qui se base sur le type d’avions et de munitions utilisées pour déterminer la nationalité présumée des appareils, le bilan pourrait s’alourdir car certaines personnes sont dans un état critique.

La Russie a commencé à intervenir militairement en Syrie le 30 septembre en frappant des groupes armés anti-régime, depuis les modérés jusqu’aux groupes jihadistes.

Depuis le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 250.000 personnes ont trouvé la mort et plusieurs millions ont fui leur foyer.

L’Orient Le Jour

Syrie : Raghat, 5 ans, tuée par les bombardements russes alors qu’elle rendait visite à ses grands parents

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La mère dévastée d’une fillette de cinq ans tuée dans une frappe aérienne Russe en Syrie, a raconté comment des vacances en famille pour voir les grands-parents, sont transformées en un massacre ou elle a perdu trois êtres chers.

Suheer, a parlé à The Guardian depuis la Turquie, où la famille s’est réfugiée.

Sa fille, Raghat, est morte dans les bombardements russes en Octobre dernier, aux côtés de son grand-père et de son cousin.

La famille a fui le conflit brutal pour vivre en Turquie depuis 2011, mais elle est revenu en Syrie pour une brève visite chez les grands-parents de Raghat pour l’Aïd, dans une zone tenue par les rebelles.

« Nous étions censés rentrer à la maison le lendemain »

Raghat avait été faire des courses avec sa tante, quand elles sont retournées à la maison de ses grands-parents dans la ville de Habeet, dans la province d’Idlib, où elle mourra une heure plus tard.

Des clichés de la fillette montent les derniers moments de la petite fille, posant joyeusement dans une nouvelle robe et un nouveau bracelet.

Peu de temps après, la famille a entendu des avions militaires approcher et la grand-mère s’est réfugiée avec sa petite fille dans un abri se trouvant dans le jardin, puis l’a confié à son cousin pour la mettre en sécurité.

La grand-mère a survécu avec des blessures graves et des brûlures, mais son mari a été trouvé au dernier étage de l’immeuble avec une blessure fatale, il est mort à l’hôpital.

Raghat a été trouvé avec de graves blessures sur son crâne, entre les bras de son cousin Ahmed. La famille pense qu’il a essayé de protéger la petite fille et il est mort instantanément.

Sa mère était dans une autre partie de la maison lorsque le missile a frappé et a survécu.

Ces bombardements sont survenus le 1er Octobre, deux jours seulement après que l’armée russe a commencé sa campagne de bombardement en Syrie.

L’enquête sur la mort de Raghat a été mené par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ainsi que des militants dans la région et d’autres groupes qui distinguent les frappes aériennes russes par la formation et l’altitude de plans, ainsi que les munitions utilisées.

L’Observatoire a rapporté que trois civils ont été tués dans la région de Habeet dont la fillette de cinq ans.

Independent

 

Avion russe abattu: l’ambassade de Turquie à Moscou caillassée

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Plusieurs centaines de manifestants ont jeté des pierres et brisé des vitres de l’ambassade de Turquie à Moscou au lendemain de la mort d’un pilote russe dont l’avion a été abattu par la Turquie, a constaté un photographe de l’AFP présent sur place.

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Les manifestants, quasiment tous des hommes âgés de 20 à 30 ans, se sont réunis en début d’après-midi devant l’ambassade de Turquie où ils ont crié des slogans hostiles au président turc Recep Tayyip Erdogan, sous le regard de la police qui n’est pas intervenue.

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Des bouteilles mais aussi des avions en papier ont été lancés sur l’ambassade, certains manifestants portant des pancartes sur lesquelles était écrit « La Turquie va rester sans gaz » ou « Coup de poignard dans le dos », reprenant les mots du président russe Vladimir Poutine.

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Les manifestants, qui étaient au moins 500 selon le photographe de l’AFP sur place, ont également brandi des drapeaux russe et syrien devant l’ambassade, située dans le centre-ville de Moscou.

La Provence

Les bombardements russes en Syrie ont tué plus de 400 civils dont 97 enfants

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Le bilan des victimes a doublé en comparaison de celui donné il y a trois semaines par cette ONG basée en Grande-Bretagne et qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

Le 29 octobre, l’OSDH faisait ainsi état au total de près de 600 morts. L’organisation fait état très exactement de 1 331 morts sous les frappes russes. 403 civils ont trouvé la mort, dont 97 enfants,

Le Parisien

On estime a + de 650 le nombre de civils tués par la coalition dont fait parti la France

Depuis le début de ses bombardements aériens contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, en août 2014, la coalition internationale n’a reconnu que deux morts collatérales de civils.

Une enquête du groupe Airwars.org publiée lundi 16 novembre suggère que le nombre de victimes se compte en réalité en centaines.

Ce collectif à but non lucratif, composé de journalistes et de chercheurs, a identifié 108 incidents vérifiés où des civils ont été tués par les bombardements de la coalition, entre août 2014 et le novenbre 2015.

Ceux-ci auraient fait entre 653 et 932 morts parmi les civils en Irak et en Syrie, et entre 126 et 200 morts au sein des forces alliées à la coalition, comme les milices chiites en Irak.

Airwars.org

Le massacre des Circassiens par les Russes, le premier génocide contemporain

Les Circassiens, ou encore Tcherkesses (selon l’étymologie arabe), sont des guerriers montagnards dont le premier royaume fut établi au IVe siècle avant JC dans une région de 100.000 km², aujourd’hui éclatée entre les Etats russe et géorgien.

Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800.000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864. Un million d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.

Les Montagnards quittant l’aoul, Pyotr Nikolayevich Gruzinsky (1872) via Wikimedia Commons

700.000 Circassiens résident encore aujourd’hui en fédération de Russie; les autres se vivent comme des déracinés. La majorité de leurs descendants se trouvent en Turquie, où ils sont 2 à 3 millions.

Les recherches de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux Etats-Unis (au moins 5.000).

En Jordanie, les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines –le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946. Les Circassiens ont érigé des villages agricoles sur des terres bédouines dans les vallées du Jabal Amman, lieu de passage de nombreuses caravanes.

Avec environ 100.000 membres, la communauté circassienne représente aujourd’hui 1,5% de la population. Elle est considérée comme l’une des 56 nationalités du royaume hachémite, qui lui réserve trois sièges au Parlement.

Les Circassiens ont toujours fait partie du personnel des palais de la dynastie hachémite. Quant aux femmes circassiennes, elles étaient également membres de la cour en Irak et en Syrie. Le prince Ali, demi-frère de l’actuel roi de Jordanie Abdallah, a effectué à cheval en 1998 la route inverse de l’exode circassien, d’Amman au Caucase, pour honorer leur histoire.La carte de la Circassie en 1840 / Wikimedia Commons

Valeureux cavaliers dans le Caucase, les Tcherkesses ont continué de s’illustrer dans la carrière militaire en Jordanie surtout parmi les haut-gradés, par exemple en 1948 et 1967 contre Israël. Aujourd’hui encore, la garde royale de cérémonie est exclusivement composée de Circassiens. Selon la coutume, les garçons partaient à 7 ans s’entraîner à l’art de la chevalerie, mais cette pratique a totalement disparu.

En 2013, les Circassiens d’Amman sont aussi bien informaticiens que comptables ou commerçants. Désormais, les fioles de poudre à canon et les cartouches qui ornaient le devant des manteaux pourrissent dans les placards des anciens. Les croyances religieuses originelles, imprégnées de polythéisme, paganisme et animisme, se sont elles aussi quasiment évanouies.

Danse traditionnelle à la remise de diplômes de la Prince Hamza School

Le festival annuel de la ville de Jerash ou la remise de diplômes de la Prince Hamza School à Amman donnent lieu à des démonstrations de danse traditionnelle. La danseuse Mirna Janbek explique que les pas des hommes, dague à la ceinture, évoquent ceux des chevaux quand leurs mains, dissimulées dans de très longues manches, rappellent les battements d’ailes de l’aigle. Le mouvement des femmes imite celui des cygnes; fières mais timides, elles lèvent la tête et baissent le regard.

La Prince Hamza School est un lieu clé de la communauté qui accueille 800 élèves dont 90% de Tcherkesses. Créée en 1972 sur un terrain offert par le roi Hussein, l’école suit le programme scolaire jordanien. Mais ce qui la rend unique, ce sont les cinq heures de cours hebdomadaires de langue circassienne.

Le Septième Cercle est un quartier périphérique résidentiel d’Amman, où beaucoup  de Tcherkesses vivent encore aujourd’hui. Ils ont contribué à le développer dans les années 1940 et 1950, lors de la croissance de la capitale. Il s’est créé à proximité du village de Wadi Sir, où vivaient de nombreux Circassiens et c’est l’un des derniers endroits où l’on trouve quelques associations d’une communauté aujourd’hui dispersée dans la ville.

Nahla, une coquette cinquantenaire circassienne veuve d’un riche arabe, expose dans sa grande maison des trésors du passé. Ceinture en pierres précieuses, sceau à marquer les bêtes aux armoiries de sa tribu, coiffe guerrière… Autant d’objets du Caucase transportés dans l’exode par ses ancêtres expulsés.

«Mes parents ne voyaient pas l’intérêt de garder toutes ces choses du quotidien, raconte Nahla en les sortant amoureusement des vitrines. Mais mon frère et moi les avons préservées comme témoins de notre histoire.»

Slate

Un eurodéputé FN pro-russe met en garde Aymeric Chauparde : des proches de Poutine veulent « phagocyter » Marine Le Pen

Aymeric Chauprade et Konstantin Malofeev fn mafia russie poutine marien le pen« Spécial Investigation » révèle ce lundi soir une conversation édifiante dans laquelle un eurodéputé FN pro-russe met en garde Aymeric Chauprade sur des proches de Poutine qui voudraient « phagocyter » Marine Le Pen. L’élu l’alerte également sur un personnage-clé de la filière russe du FN qu’il juge « mafieux »: son ami Konstantin Malofeev, un oligarque proche du Kremlin.

C’est une séquence qui met à mal la filière russe du Front national. L’émission « Spécial Investigation » (Canal Plus) révèle ce lundi soir une conversation édifiante interceptée au parlement européen entre l’eurodéputé FN Aymeric Chauprade, ancien conseiller « spécial » de Marine Le Pen et pilier de ses réseaux russes, et l’un de ses collègues frontistes.

De retour de Moscou, cet eurodéputé, pro-russe lui aussi, met en garde Aymeric Chauprade sur son ami Konstantin Malofeev, un milliardaire russe proche de Vladimir Poutine. 

Mediapart

Glenn Greenwald, journaliste américain fustige l’hypocrisie de la France sur Israël

Glenn Greenwald

Ancien avocat spécialisé en droit constitutionnel et journaliste autodidacte à l’origine de l’affaire Snowden, Glenn Greenwald a fustigé la France dans une tribune publiée le mardi 27 octobre par le site The Intercept

Le motif ? La condamnation prononcée le 20 octobre par la Cour de Cassation à l’encontre de 12 militants pro-palestiniens du collectif « Boycott-Désinvestissement-Sanctions »

Dans son papier intitulé «Le militantisme anti-israélien criminalisé dans le Pays de Charlie Hebdo et de la « Liberté d’expression »», Greenwald souligne l’incongruité consistant à pouvoir aisément prôner le boycott de l’Iran ou de la Russie mais pas celui d’Israël et dénonce la tendance «autoritariste, et même fasciste» de la France dans le fait «d’abuser du droit pénal pour rendre illégal le militantisme» au sujet «d’un pays et d’un pays seulement»

The Intercept

Ils frappent une fille de 16 ans pour s’amuser

Des adolescents à Moscou se sont filmés en train de frapper une jeune fille de 16 ans nommée Masha. Battue pendant plus de 40 minutes, la vidéo complète est effroyable d’après un journaliste qui a mit la main dessus, coup de pied, coup de poing, lapidation avec des blocs de béton.

Les agresseurs ont diffusé sur internet qu’une courte partie de cette vidéo, dans laquelle un certain Dimitri inflige un terrible coup de pied dans le visage de Masha tout en la traitant de « pute » .La jeune fille tombe alors à la renverse et saigne du nez.

Les auteurs des faits ont tous été identifiés par certains internautes et risque une sévère punition. Leur motif ? Aucun, juste un simple bizutage tortionnaire et l’envie de « s’amuser » d’après leurs explications.

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Spion