Allemagne : Perquisition chez des identitaires suite a des messages racistes sur le net

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La police de Berlin a visité dix résidences de la capitale allemande dans le cadre de perquisitions lancées contre les discours haineux d’extrême-droite sur les réseaux sociaux.

Un porte-parole de la police a dit mercredi que les perquisitions visaient neuf suspects qui utilisaient Facebook, Twitter et d’autres médias sociaux pour propager la haine.

Les suspects, des hommes âgés de 22 à 58 ans, auraient notamment mis en ligne des messages anti-immigrants ou antisémites, ou encore des chansons interdites. Ils sont passibles d’amendes s’ils sont reconnus coupables.

L’enquête se poursuit. La police examine des objets saisis lors des perquisitions, entre autres des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des drogues et différentes armes.

Métro

Éric, poste une annonce sur internet pour qu’on lui livre une fillette de 10, 11 ou 12 ans

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Éric Schoof, domicilié à La Fère, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Laon. Il reconnaît tout. Âgé de 37 ans, sans emploi, il s’est vu reprocher la détention d’images de mineures à caractère pornographique, leur diffusion, et une tentative de corruption de mineure d’octobre à décembre 2015.

Le dernier délit a consisté à déposer une annonce sur un site Internet s’adressant à des adultes pour qu’ils lui livrent une fillette, âgée de 10, 11 ou 12 ans. Ses intentions étaient précises : il s’agissait d’obtenir une relation sexuelle. Ce drame ne s’est pas produit. Mais la justice retient à son encontre l’intention. « J’ai peur de savoir où je serais capable d’aller », a-t-il avoué.

« Ce que vous regardez, ce sont des viols d’enfants »

C’est le site hébergeur qui avait alerté la justice, déclenchant une enquête. Pour assouvir ses désirs, le prévenu chassait sur la toile. Il avait eu des relations avec un couple, des hommes, des travestis. Mais son attirance pour les fillettes était plus forte que tout.

L’homme avait déjà été condamné à Laon à trois ans de prison dont deux avec sursis, pour détention d’images pornographiques de mineures en 2006. « Ce que vous regardez, ce sont des viols d’enfants », a remarqué le président du tribunal. Le prévenu a cédé, à nouveau, à cette attraction, depuis des années, après une « période d’accalmie ».

Éric Schoof a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, assorti d’un suivi sociojudiciaire de dix ans, et à l’interdiction définitive d’exercer une activité bénévole ou professionnelle avec des mineurs. Le vice-procureur avait requis deux années de moins.

Aisne Nouvelle

Vidéo : Victime d’une agression sexuelle une journaliste américaine est lynchée sur le Web

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Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Andrea Noel marche dans une rue de Mexico quand une main se glisse sous sa jupe et baisse sa culotte. L’Américaine de 27 ans tombe au sol, tentant de dissimuler son intimité. L’agresseur s’enfuit.

Cette journaliste free-lance, qui vit depuis trois ans dans la capitale mexicaine, récupère la vidéo d’une des caméras de surveillance plantées un peu partout dans le quartier branché de Condesa. Bien décidée à humilier publiquement son agresseur, elle poste les images sur son compte Twitter. « Si quelqu’un reconnaît cet imbécile, merci de l’identifier. Les femmes doivent pouvoir se promener en sécurité », écrit-elle avant de se rendre au commissariat pour porter plainte.

Sur le compte Twitter d’Andrea Noel, la vidéo montrant son agression

La vidéo est vue des milliers de fois. Au début, les réactions affluent pour condamner cet acte machiste. Puis la tendance s’inverse, laissant place à une hostilité croissante. La victime se retrouve alors en position d’accusée. Des internautes mettent en cause sa tenue légère, d’autres félicitent l’agresseur. Certains sites Web d’actualité, tel La Silla Rota, doutent même de la véracité de l’histoire.

La date du 8 mars, le déroulement des faits, la victime journaliste…, autant de faits laissant penser, selon eux, à une mise en scène. Einer Juarez, éditorialiste à SDPnoticias.com, va jusqu’à traiter Andrea Noel de « feminazi » l’associant à des militantes féministes radicales.

Menacée de mort

La Toile s’embrase. La jeune femme reçoit des messages nuit et jour sur les réseaux sociaux. Beaucoup la soutiennent. Certains l’insultent ou la menacent : « J’aurais aimé qu’il te viole, s***** de blonde », « Le patron a donné l’ordre, et malheureusement tu vas mourir aujourd’hui ». Ce dernier tweet étant assorti d’une photo avec une arme et des cartouches.

Une menace de mort reçue par Andrea Noel sur son compte Twitter, après la médiatisation de agression.

De virtuelle, la menace devient réelle. Quelqu’un près de chez elle la reconnaît et communique ses coordonnées GPS sur le Web, invitant les internautes à la « finir ». Un message similaire est posté sur Twitter avec la photo du restaurant, où elle est en train de se restaurer.

Le soir du 15 mars, alors qu’elle travaille dans son appartement, elle sent un rayon sur son front. Elle aperçoit par la fenêtre une BMW blanche garée devant son immeuble avec à son bord plusieurs individus, dont l’un pointe un laser sur elle. Elle appelle la police, mais aucun agent ne viendra. « Je n’aurais jamais pensé être menacée de mort alors que je défends seulement mon droit à marcher dans la rue en sécurité », a confié Andrea Noel à des médias mexicains en dénonçant les failles de la justice en matière d’abus sexuels.

Selon la Commission exécutive d’aide aux victimes (CEAV), les deux tiers des Mexicaines de plus de 15 ans ont subi une agression à connotation sexuelle. La plupart des victimes ne portent pas plainte, car seulement 2 % des délits sont jugés. Et toujours selon la CEAV, chaque jour, sept femmes sont assassinées au Mexique. Les crimes de genre sont si répandus que la population les a baptisés « féminicides ».

Le Monde

Microsoft muselle son robot «Tay», devenu raciste et faisant l’apologie de l’inceste en 24h

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Un robot Microsoft doté d’une intelligence artificielle et capable de l’accroître en interagissant avec les internautes a été retiré jeudi par le groupe informatique américain après avoir multiplié les diatribes haineuses ou racistes.

Microsoft a été contraint jeudi de museler «Tay», car le robot, doté d’une intelligence artificielle en capacité d’apprentissage, était devenu «nazi». Trollé par les internautes quelques heures à peine après sa mise en fonction, Tay multipliait en effet les diatribes haineuses ou racistes sur la base de ce qui lui était enseigné. Conçu avec l’apparence d’une jeune adolescente naïve, Tay avait pourtant été conçu dans un but éducatif.

Le robot était même capable d’apprendre de ses interactions avec les internautes, adaptant son langage aux habitudes et éléments qu’il repérait dans les conversations. «Plus Tay était sollicitée, plus il devenait capable de répondre comme une personne « normale », avec un sens certain de la répartie et un certain second degré», raconte NextInpact. Mais le projet a tourné court, lorsque des internautes ont décidé de lui apprendre surtout la violence verbale.

Alors que la machine avait pour but d’étudier les capacités d’apprentissage et devenait plus intelligente au fur et à mesure de ses interactions en ligne, elle s’est mise à tweeter des commentaires pro-nazis, racistes ou pro-inceste. Ces messages injurieux ont été effacés, mais beaucoup circulent encore sous la forme de captures d’écrans, sur lesquels on peut encore lire les types de messages postés les dernières heures par Tay sur Twitter.

«Hitler a fait ce qu’il fallait, je hais les juifs», «Bush a provoqué le 11-Septembre et Hitler aurait fait un meilleur travail que le singe que nous avons actuellement. Donalp Trump est le meilleur espoir que nous ayons», «je hais les féministes, elles devraient toutes brûler en enfer», pouvait-on notamment lire, alors que Tay avait débuté son expérience en disant que les «humains [sont] super cools».

L’expérience pourrait donc être qualifiée de «fail», si elle n’avait pas dans une certaine mesure porté ses fruits. Car le fait est que «Tay a appris de son environnement. Le fait qu’il en soit arrivé à un tel degré de propos farfelus provenait des influences extérieures», et sans doute de sa naïveté caricaturale, note NExtInpact. Le robot reviendra-t-il un jour avec des filtres plus développés ?Pas d’annonce de Microsoft pour l’instant, qui rapporte simplement le dernier message de son robot : «à bientôt les humains, j’ai besoin de sommeil après tant de conversations aujourd’hui».

En attendant, sa mésaventure aura eu le mérite de faire rire les internautes. « »Tay » a commencé par adorer les humains pour devenir nazi en moins de 24 heures. Je ne suis pas du tout inquiet quant au futur de l’intelligence artificielle», a ironisé jeudi l’un d’eux. 

Libération

C’est l’État français via la Caisse des Dépôts qui fournie l’accès à internet à Daech

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On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?

Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès.

Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).

Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.

Libération

Le journal Nord Littoral dévoile l’identité d’internautes tenant des propos racistes

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Pour dénoncer la montée du racisme et de la xénophobie en Allemagne, le quotidien Bild avait publié le 20 octobre dernier, dans ses colonnes, des commentaires anti-étrangers parus sur sa page Facebook avec l’identité des responsables.

Nord Littoral s’associe à cette démarche en publiant une partie des commentaires les plus haineux, comme ceux qui appellent aux meurtres. Voici donc quelques messages qui mériteraient de figurer sur un mur de la honte :

– A propos du défenseur des droits qui dénonce la situation des migrants à Calais, Olivier Fauvet écrit le 6 octobre : « pourquoi ne pas construire un camp de concentration, on sera tranquille. »

– Concernant les cinq migrants repêchés au port de Calais alors qu’ils tentaient de monter dans un ferry, Rougemont Lola Audrey écrit, toujours le 6 octobre : « Et merde, voilà qu’ils y vont à la nage, Mdr. Faut encore de l’entraînement. Par chance, t’en as qui mourront peut-être. »

– A Calais, les migrants lancent des projectiles sur l’autoroute pour faire ralentir le trafic. Ghe Divergences Nicholas estime le 8 octobre que « les camionneurs devraient être armés et ne pas hésiter à tirer. »

– Migrants, la rocade sous pression, le 9 octobre. La solution pour Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »

– A propos de l’identification du corps du migrant disparu dans le port de Calais, le 13 octobre, Templiere Floriane écrit : « Et un de moins, yessss. Vous pouvez m’insulter, je m’en fous. »

– Les migrants tombent nez à nez avec un ours polaire, le 14 octobre. Steeven Angelique Ponthieu estime qu’ « il aurait dû les bouffer, ces crasseux. »

Nord Littoral

Les discours de haine sur internet dans le viseur de l’Union européenne

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 Les ministres de la Justice de l’UE, réunis vendredi à Luxembourg, s’inquiètent de la propagation des discours d’incitation à la haine et à la xénophobie sur les réseaux sociaux.

« Nous avons constaté en Allemagne une hausse importante de propos haineux criminels sur les plate-formes sociales », a déclaré le ministre allemand de la Justice Heiko Maas à son arrivée à Luxembourg. Facebook a promis le mois dernier de lutter contre un regain de racisme sur son réseau en langue allemande.

Heiko Maas devait faire le compte-rendu à ses homologues européens de ses discussions avec Facebook et d’autres sites web, ainsi que des initiatives prises en Allemagne pour lutter contre ce qu’il considère être un problème paneuropéen.

« Si quelqu’un appelle à tuer des réfugiés ou à brûler des juifs, cela n’entre pas dans le cadre de la liberté d’expression. C’est un acte criminel qui doit être poursuivi en justice« , a-t-il affirmé.

« Facebook, Google, YouTube et Twitter ont la responsabilité de s’assurer que de telles déclarations sont supprimées. Ce n’est pour l’instant pas encore assez souvent le cas« , a regretté le ministre.

RTS