Communautarisme, donneurs de leçons : Au Canada, les Français doivent faire preuve d’humilité

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« Le Canada mise sur la valorisation des différences », affirme Sabine Choquet, chercheuse et auteure de Identité nationale et multiculturalisme*. Elle a étudié la gestion et le comportement des immigrants au Canada et en France.

Multiculturalisme, identité, immigration, intégration… Autant d’enjeux qui fascinent Sabine Choquet, détentrice d’un doctorat à la Sorbonne et d’un PhD en Sciences humaines obtenu à l’Université Laval à Québec. Pendant près de douze ans, cette chercheuse, auteure et consultante s’est immergée au Canada et y a observé les pratiques

Ce n’est donc pas un mythe, au Canada, le Français donneur de leçons? 

Si j’avais un conseil à donner aux Français qui veulent s’installer au Canada, c’est de suspendre un peu leur jugement, de ne pas sans cesse se mettre dans la position de celui qui « sait », de celui qui connait, de celui qui sait parler français parce qu’il est le garant de la langue et qu’il provient du « pays des droits de l’Homme ». Ne pas imposer ses valeurs, sa vision du monde, ses vérités. Car malheureusement c’est le genre de caricature qui fait que nous ne sommes pas toujours appréciés à l’étranger.

Quels autres conseils donneriez-vous pour une intégration réussie au Canada ?  

Les personnes qui immigrent au Canada devraient, avant de partir, davantage se renseigner sur cette culture, sur la manière dont on interagit au quotidien. Sinon, un phénomène communautaire se crée et provoque ce que l’on observe à Montréal par exemple : la concentration des Français sur le Plateau-Mont-RoyalIls vivent entre eux. J’ai vu des soirées de Français où il n’y avait que des Français, parce qu’ils n’arrivent pas à s’intégrer. S’il ne se défait pas de ses réflexes, le Français aura du mal à s’intégrer au Canada. C’est un peu dommage de partir au Canada et de ne vivre qu’avec des amis français, de n’avoir que des voisins français...

L’Express

 

 

Grand remplacement, Génocide culturel des Amérindiens : le Canada face à son devoir de mémoire

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La cour d’appel de l’Ontario vient d’autoriser la destruction de milliers de témoignages des survivants des pensionnats autochtones. Une décision controversée.

C’est, selon les mots de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada, un « des chapitres les plus sombres de l’Histoire » du pays. Entre 1874 et 1996, 150 000 enfants d’Indiens ont été placés dans des « pensionnats autochtones » pour assimiler la culture occidentale.

Un véritable « génocide culturel », a tranché après des années de travaux en juin 2015 la commission de vérité et réconciliation (CVR). Sept générations d’enfants privés de leur famille et de leur identité. Interdits de parler leur langue, corvéables à merci, victimes de violences et d’abus sexuels en tout genre.

Le Point

Un prêtre flambeur perd au jeu 500 000 $, une somme destinée aux réfugiés

La police canadienne enquête sur un prêtre ayant avoué avoir perdu un demi-million de dollars canadiens, environ 340 000 d’euros, dans des jeux de hasard. Dommage, cet argent devait servir à l’accueil des demandeurs d’asile.

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Il est difficile d’être irréprochable, même pour un prêtre. Amer Saka, le prêtre de l’église de Saint-Joseph Chaldean à London, une ville du Sud-Ouest du Canada, dirigeait un groupe de bénévoles chargé de collecter des fonds pour accueillir des demandeurs d’asile irakiens. Mais un jour, il n’a pas pu résister… et a pioché dans la caisse et tout perdu dans les jeux de hasard.

RT

Un joueur métisse victime de propos racistes pendant un match

Après la victoire de 1-0 de Gatineau contre les Remparts vendredi, le pilote des Remparts, Philippe Boucher, a demandé des excuses de la part des Olympiques. Selon lui, Gabryel Paquin-Boudreau aurait tenu des propos racistes à l’endroit de Yannick Turcotte lors d’une échauffourée devant le banc de Québec.

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L’attaquant des Remparts est mulâtre, d’un père québécois et d’une mère haïtienne. « On va mettre ce qui est arrivé dans les mains de la Ligue et on demande des excuses personnelles à Yannick. Il y a des choses racistes que tu ne peux pas dire sur la glace », mentionne Boucher, qui n’a pas voulu en dire plus.

Le joueur visé par ces accusations les a rejetées du revers de la main. « Je suis un joueur intense, on se parle beaucoup sur la glace, mais je ne tiendrais jamais des propos racistes », s’est défendu le numéro 23.

Radio Canada

 

Fiasco de Marine Le Pen au Canada : son ex-conseiller fustige son « inculture internationale »

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« Le fiasco », « le flop », la « cabale »… les articles sur le déplacement de Marine Le Pen au Canada, qui s’est achevé jeudi, se suivent et se ressemblent.

Les hommes politiques et la presse canadienne n’ont pas été plus tendres avec elle. Le cabinet du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, a assuré qu’il ne rencontrerait pas la présidente frontiste. Un député du Parti québécois (PQ), Bernard Drainville, lui a conseillé à la radio de rentrer en France :

« Elle devrait débarquer de l’avion et rembarquer illico, retourner chez elle ».

Cette déconvenue n’étonne guère un ex-proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade (qui a quitté en novembre dernier le Front national en désaccord avec la direction, et après avoir été mêlé à l’affaire Air Cocaïne). Le député européen ne mâche pas ses mots sur ce qu’il appelle « les mésaventures internationales de Marine Le Pen » :  il sait de quoi il parle puisqu’il était jusqu’en janvier 2015 son conseiller international. Il explique à « l’Obs » :

« Il n’y a pas de surprise pour moi ! Quand on préfère s’entourer de médiocres sans conviction plutôt que des gens qui travaillent et préparent les voyages, le résultat est sans appel. Quand on emporte dans ses bagages son arrogance et son inculture internationale, on ne récolte que le mépris en retour. »

L’eurodéputé cite en contre-exemple le voyage qu’avait effectué la présidente de la formation d’extrême droite en sa compagnie en Egypte en mai 2015. Marine Le Pen avait à cette occasion rencontré le grand imam d’Al-Azhar. La presse avait alors titré sur la volonté de la candidate de séduire un électorat musulman. Spécialiste des relations internationales, Chauprade avait mis ses réseaux, notamment russes, au service de la patronne du FN.

A un an de la présidentielle, la présidente du FN semble avoir de nouveau du mal à renforcer sa stature internationale. Une chose est sûre : ce voyage préparé en secret avec Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes, et Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, ne l’aidera pas.

D’autres voyages sont en préparation : « Marine Le Pen envisage de se rendre en Afrique, en Australie et en Asie. L’idée fait son chemin ». Et si un jour elle devenait présidente, Sébastien Chenu n’est pas inquiet pour sa stature internationale : « Ceux qui ne voulaient pas la rencontrer lui ouvriront les bras »…

Qu’elle devienne présidente ? C’est justement la crainte d’Aymeric Chauprade :

« Tout cela préfigure ce que serait l’amateurisme du FN au pouvoir : la vulgarité et l’inculture de Trump pour accroître un peu plus les tensions dans le monde. »

L’Obs

Front national : la stratégie de dédiabolisation mise à mal

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Les images sont d’une violence inouïe. Dans des extraits vidéo, Mediapart dévoile l’horreur de l’agression d’Édouard Klein à son propre domicile. On y voit Logan Djian, chef du GUD (« Groupe union défense », une organisation étudiante française d’extrême droite connue pour ses actions violentes), lyncher et humilier un autre ancien responsable du groupuscule d’extrême droite. Avec quatre acolytes, ils passent à tabac le jeune homme, car il aurait « trop parlé ». Comme le rapporte le site d’information, Logan Djian et Loïk Le Priol (qui filme) ont été mis en examen pour « violences aggravées » après une plainte déposée par la victime, qui a dû être hospitalisée.

Placés en détention provisoire, les deux agresseurs ont été libérés sous caution, une caution fixée à 25 000 euros chacun. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais, selon Mediapart, les enquêteurs soupçonnent maintenant Axel Loustau, proche du Front national, élu conseiller régional en Ile-de-France pour le FN et trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, d’avoir versé la caution de Logan Djian. Les raisons ? Un versement d’une somme équivalente a été effectué sur le compte de la compagne du chef du GUD, par la Financière Agos, une société créée sous le nom de Financière Sogax par Axel Loustau.

Un bide au Canada

D’autant que l’information de Mediapart a été révélée au moment-même où la présidente du Front national achèvait son voyage catastrophique au Canada. Marine Le Pen, qui voulait soigner son image internationale loin des médias français, est tombée sur un os au Canada : poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne (aucune personnalité politique n’a souhaité s’afficher officiellement avec elle), Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières, au Marriott de Montréal, ainsi que la réservation d’une salle de réunion au Sheraton, ont été annulées devant la pression.

La stratégie de dédiabolisation du Front national n’a pas convaincu Outre-Atlantique. Et avec cette nouvelle affaire d’agression supposément cautionnée par un proche de Marine Le Pen, les vieux démons du parti ressurgissent aussi en France. Marine Le Pen a décidément bien du mal à faire de son FN un parti comme les autres.

Le Point

La visite de Marine Le Pen au Canada vire au fiasco

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Poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières a été annulée devant la pression.

Ce devait être une escapade outre-Atlantique loin des médias. Soucieuse de se tenir loin des médias français, auxquels elle impute une partie de ses difficultés d’image auprès de la presse étrangère, Marine Le Pen ne s’est pas pour autant trouvée bien accueillie au Canada, où elle a prévu de passer six jours pour soigner sa stature internationale.

Boudée par les responsables locaux qui n’ont pas souhaité la rencontrer, la présidente du FN s’est attiré les foudres de l’opinion canadienne en attaquant la politique du gouvernement d’Ottawa dans la crise des migrants. Pire: talonnée par des groupes militants hostiles à l’extrême droite, Marine Le Pen a vu ses réservations hôtelières annulées d’office à Québec.

Dès l’arrivée de la fille de Jean Marie Le Pen vendredi, un groupe de militants antifascistes et de gauche radicale avaient préparé un comité d’accueil. Une ambiance tendue qui, semble-t-il, donne le ton de l’ensemble de ce séjour mouvementé.

Selon plusieurs médias canadiens, aucun représentant politique n’a accepté de s’entretenir avec la candidate à la présidentielle ce week-end, malgré le programme annoncé par le FN. «Elle aurait bien aimé discuter d’immigration avec les politiciens québécois. Or, la majorité d’entre eux refuse de la rencontrer», écrivait samedi Radio Canada. Même fin de non-recevoir exprimée par le cabinet du premier ministre Couillard. Le parti de centre droit Coalition Avenir Québec a lui aussi été approché, mais a décliné l’invitation.

Même lorsque quelques militants souverainistes du Parti québécois ont souhaité tourner quelques images en compagnie de la présidente du FN, le président de leur parti s’est rapidement désolidarisé. Tout au long de son voyage, Marine Le Pen à multiplié les critiques à l’encontre de la classe politique canadienne.

Pour couronner le tout, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises, comme elle l’avait initialement prévu. Selon l’eurodéputée, le gouvernement Trudeau aurait fait annuler toutes ses visites d’entreprises, dont une chez Bombardier. Elle devait participer à ces rencontres en tant que membre de la délégation du commerce international du Parlement européen.

Le Figaro

Canada : un militaire autochtone victime d’harcèlements et de racisme au sein de l’armée

Un rapport obtenu par CBC fait état de graves allégations de harcèlement et de racisme envers un membre autochtone des Forces armées canadiennes (FAC) de la base de Petawawa.

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Les insultes et les menaces auraient été tolérées par les sous-officiers, qui sont sévèrement blâmés dans le rapport.

Marc Frenette allègue que des membres de son escadron de la base militaire de Petawawa se sont moqués de lui sur une base quotidienne, pendant des années. Il affirme qu’on le traitait, par exemple, de « kawish » et de « wagon burner », et qu’on lui demandait s’il fumait le calumet de paix.

Le rapport interne des Forces canadiennes fait état d’un commandement « mauvais, incompétent et irrégulier [poor, incompetent and inconsistent] », ce qui a permis au harcèlement présumé de se poursuivre.

M. Frenette, qui est technicien en systèmes aéronautiques, a l’intention de quitter les FAC à la fin du mois de février, alors que ses dirigeants s’apprêtent à lancer une nouvelle stratégie au sujet de la diversité, qui vise à aider le recrutement d’Autochtones.

« Si je rencontrais des jeunes Autochtones, je leur dirais de ne pas s’enrôler [trad. libre]. »— Marc Frenette

L’homme de 38 ans allègue qu’en février 2015, pendant qu’il réparait un hélicoptère Chinook, un membre de l’Aviation royale canadienne aurait tenu un briquet sous lui en lui lançant : « c’est le temps de brûler cet Indien avant qu’il ne brûle d’autres wagons [trad. libre] ». Le militaire affirme que cet incident a été, pour lui, le coup de grâce.

Radio Canada

Québec : Des autochtones victimes du racisme de policiers

Des communautés autochtones sont victimes du racisme de corps policiers «d’un océan à l’autre» et le cas de Val-d’Or est loin d’être unique, affirme le gouvernement Trudeau.

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«Le cas de Val-d’Or est le symptôme d’un problème beaucoup plus grave. On entend ça à travers tout le pays, d’un océan à l’autre», a lancé la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, jeudi, lors d’un point de presse en marge de la rencontre de Québec avec les membres des familles des femmes autochtones disparues et assassinées. Il s’agit d’une étape préalable à la formation de la commission promise par Justin Trudeau.

Sa collègue Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones, a ajouté que lors des huit entretiens précédant celui de Québec, des Autochtones ont rapporté des allégations à propos de policiers qui ont commis des crimes à l’endroit des communautés.

«D’un océan à l’autre, à travers le pays, nous avons reçu ces informations, non seulement à propos d’enquêtes bâclées par les forces policières, mais à propos de crimes commis par ceux-ci», a affirmé Mme Bennett.

Les deux ministres estiment que pour de nombreuses femmes rencontrées, le système judiciaire et les forces de l’ordre font preuve de racisme et de sexisme.

Canoe Ca

 

Des tags islamophobes “Kill Muslims” dans le métro de Tuscany au Canada

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Six chefs d’accusation de méfait ont été déposés à l’encontre d’un homme de 30 ans soupçonné d’avoir dessiné des graffitis racistes et injurieux à la station de train léger Tuscany de Calgary le 3 décembre dernier.

La Couronne devra décider si les gestes qu’il est accusé d’avoir commis méritent que des accusations plus graves, comme incitation à la haine, soient également portées. L’autre suspect identifié grâce aux images de la vidéo surveillance présentée par la police a été arrêté et fait également face à six chefs d’accusation de méfait.

Le coût des réparations nécessaires pour effacer les dommages causés par les graffitis est estimé à plus de 20 000 $. Les messages injurieux et haineux envers les Syriens et les musulmans étaient accompagnés de symboles associés aux mouvements de la suprématie blanche.

Radio Canada

Le Francais Jeffrey James Shulman, braqueur le plus recherché du Canada arrété

Très recherché au Canada, il y est accusé d’avoir commis 23 hold-up depuis cinq ans. Il est même qualifié par les autorités canadiennes de «braqueur le plus recherché» du pays. L’homme a été arrêté par des policiers de la brigade de répression du banditisme de sa voiture dans une rue de Genève.

Le voleur avait sévi pour la première fois dans la région de York, au nord de Toronto, en février 2010. Il avait ensuite ciblé des établissements de Mississauga, Hamilton, Vaughan, Toronto et Ottawa, ainsi que quelques-uns de Calgary.

Une association de banquiers canadienne offrait 100 000 dollars de récompense pour toute information permettant de mener à sa capture.

Le Parisien