Enervé, Bruno descend de sa voiture et agresse un automobiliste

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Le 19 octobre dernier à Grand-Couronne, Bruno D, 42 ans, n’a pas une minute à perdre. Sa petite fille pleure à l’arrière et cet automobiliste qui refuse de se rabattre commence à l’énerver.

Il lui fait des appels de phares, colle son pare-chocs. Quand le quadragénaire, déjà hors de lui, croit apercevoir un doigt d’honneur dans le rétroviseur, c’en est trop.

Il lui fait une queue de poisson et lui fait signe de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence, bien décidé à en découdre. L’autre ne s’arrête pas, mais va se garer un peu plus loin près d’un rond-point.

Le père de famille, malgré son empressement, se permet alors un détour et le suit. Décidé à savoir pourquoi il a été traité ainsi, l’homme peu rapide se dirige vers la voiture du chauffard.

Bruno D. sort alors une bombe lacrymogène. « La bombe n’a pas marché, elle a fui. J’ai eu peur, j’ai pensé qu’il allait m’agresser, me sauter dessus. Quand j’ai vu sa carrure, je me suis dit qu’il avait peut-être fait des sports de combat», argumente le prévenu à la barre du tribunal correctionnel de Rouen.

Il mord sa victime

Après cet épisode, l’enragé ne s’arrête pas là. Il fonce droit à la voiture de la victime et en prend le volant. Le propriétaire tente de rentrer par la vitre dans l’habitacle et doit parcourir une centaine de mètres avec les jambes dépassant de son véhicule. Il est même mordu par le père de famille et doit lâcher prise.

Pour ce débordement, Bruno D. est condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis.

Paris Normandie

Emilien crache et agresse les gendarmes venus secourir son père suicidaire

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Le 2 décembre dernier, les gendarmes sont appelés par un gardien d’immeuble de Caudebec-en-Caux. Les locataires du deuxième, connus pour poser problème dans la résidence, sont extrêmement agités. Il semble qu’ils soient fortement alcoolisés. Les agents se rendent sur place. Ils demandent un retour au calme et repartent. Une fois passée la porte, ils entendent que le père de famille menace de se suicider. Le problème est très vite réglé, les pompiers sont appelés pour l’emmener.

À l’intérieur de l’appartement, se trouve également Emilien J., fils du suicidaire. Il est âgé de 30 ans, et tout comme son père, est cet après-midi-là fortement alcoolisé. Pendant l’extraction de son père, il montre des signes d’énervement et d’hostilité envers les gendarmes. Ils lui demandent alors de rester dans l’appartement pour faciliter le travail des secours.

Le récalcitrant n’obtempère pas, la décision de le conduire en cellule de dégrisement est prise. Arrivé au poste, il insulte les gendarmes et leur crache dessus.

Déjà jugé dans le passé pour des faits de violence sous l’emprise d’alcool, Emilien J. écope cette fois de huit mois de détention dont quatre avec sursis.

Paris Normandie

Kevin roue de coups Emmanuel devant sa femme et sa fille pour un regard

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Emmanuel, un habitant de Flixecourt dans la Somme âgé d’une quarantaine d’années, a été victime d’une violence gratuite dans toute sa splendeur, si l’on ose dire, avant-hier. Hier lundi 7 décembre, ses deux agresseurs ont été condamnés à de la prison ferme, à Amiens.

Il est une heure du matin quand Emmanuel et sa femme rentrent chez eux, dans la nuit de samedi à dimanche. Au volant se trouve leur fille de 17 ans qui accumule les kilomètres dans le cadre de la conduite accompagnée.

Au moment de garer la voiture, une Peugeot 106 verte passe au ralenti, et freine un peu plus loin. En émerge un passager ivre mort : Kévin Coupé, 37 ans, de Fontaine-sur-Somme, qui s’adresse au père de famille,  « Qu’est-ce que t’as, toi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? »

« Qu’est-ce que t’as, toi ? »

La question, évidemment, n’attend aucune réponse. Les coups lui succèdent bien vite. L’épouse essaie de s’interposer : elle en prend pour son grade. La Peugeot opère une brusque marche arrière. Son conducteur – Tony Octor, 40 ans – s’en extrait et rejoint la mêlée, sans qu’on sache s’il veut mettre fin au pugilat ou y participer.

Les deux hommes ne sont pas des inconnus de la justice. Le casier judiciaire d’Octor compte 23 mentions ; celui de Coupé 14 mentions. Le premier a écopé de 10 mois ferme et le second d’un an. Ils sont partis directement en prison.

Courrier Picard

Jean, Alexandre et Thierry tabassent un homme noir et l’insultent de « Bougnoule »

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Le 28 juin à Aire-sur-la-Lys, des Airois sont attablés dans une pizzeria, rue Saint-Pierre. L’un d’eux, quand un homme à la peau noire passe en tenue traditionnelle, lance à voix haute : « Tiens, Ben Laden passe dans la rue ! »

L’homme interpellé n’apprécie pas et le fait savoir. Le ton monte et six personnes s’en prennent à cet homme qui se fait rouer de coups. Un de ses amis vient à sa rescousse et ils se réfugient dans une résidence dont ils ferment la porte. Un des assaillants casse un carreau mais n’arrive pas à pénétrer.

La présidente s’étonne que, pour Alexandre Postolec : « Bougnoule, c’est pas raciste. C’était sous le coup de la colère ». Autre source d’étonnement de la présidente qui dit que, sur une vidéo, un agresseur imite un singe. Le prévenu mis en cause dit qu’il faisait « le guignol ».

La procureure constate que les témoignages vont tous dans le sens d’une « agression raciste. Il semble qu’on ne peut malheureusement pas changer la mentalité de certains qui se surpassent ».

Le tribunal a condamné Jean Piogez (quatre condamnations au casier judiciaire pour conduite en état d’ivresse) à six mois ferme, Alexandre Postolec (une condamnation pour violences volontaires) à quatre mois – en plus de la révocation du sursis liée à une condamnation précédente – et son frère Thierry à trois mois.

Ils devront régler environ 2 000 euros de dommages et intérêts et rembourser la Sécurité sociale d’une somme qui reste à établir.

La Voix du Nord

« Agressions sexuelles » « propos racistes », 18 ados portent plainte contre des policiers

Les faits dénoncés sont graves. Ce jeudi 17 décembre, dix-huit adolescents du 12 ème arrondissement de Paris ont signalé, soutenus par leurs éducateurs, des faits de « violences volontaires aggravées », d’ »agressions sexuelle aggravée », de « discrimination » et d’ »abus d’autorité » de la part de policiers de leur secteur au procureur de la République de Paris.

Cette brigade de soutien du quartier Reuilly-Montgallet, situé entre la gare de Lyon et la place de la Nation, aurait  fait preuve d’excès de zèle. Dans le quartier, entre l’été 2013 et 2015, les contrôles auraient été quotidiens, et les « palpations de sécurité », non conformes à la procédure. A l’été 2013, la « vérif » a lieu chaque jour et les « doigts dans les fesses », « au moins une fois par semaine », confie Yassine, un des plaignants, au Monde.

Mais les excès de la BSQ ne s’arrêtent pas là, selon les dires des garçons et filles du quartier. Les policiers se seraient ainsi montrés régulièrement violents, assénant coups et faisant usage de bombes lacrymogènes. D’après les témoignages des ados, les insultes fusent : « On pisse sur le Ramadan », « espèce de Libanais de merde », « connards, sales Noirs », rapportent encore le quotidien.

Une enquête préliminaire a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.

Métro News

Salima, victime d’une agression islamophobe une femme tente de lui arracher son voile

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Serrant sa petite fille de 18 mois dans ses bras, elle semble encore sidérée. Salima Khadda a porté plainte ce lundi pour violence au commissariat de La Défense. Vers 16 heures, en plein cœur du centre commercial des 4 Temps, une femme a tenté de lui arracher son voile.

« J’avais rendez-vous avec ma mère. Ma fille était dans sa poussette, j’étais au téléphone et j’arrivais devant la boulangerie Paul, raconte cette habitante de Colombes. Tout à coup, j’ai senti une douleur et ma tête est partie en arrière, violemment.

Je n’ai pas tout de suite réalisé. Je me suis retournée et j’ai vu une femme qui rigolait. Ça me paraissait irréaliste. »

Salima reste quelques secondes interdite. « Cette femme avait l’air tout à fait normale, pas folle : entre 60 et 65 ans, soignée, avec un brushing de couleur acajou, décrit-elle. Je lui ai dit bravo, et je pleurais en même temps. J’étais choquée et j’avais mal : les épingles m’ont griffé le crâne.Elle est partie, et ensuite j’ai réalisé qu’elle n’avait pas le droit de faire ça. » Salima Khadda tente de rattraper son agresseur. En vain. « Une femme est alors venue et m’a dit : « Calmez-vous, calmez-vous. On va aller porter plainte. »

Pour la jeune habitante de Colombes, il ne fait aucun doute que cette agression est à caractère islamophobe. « Cette femme aurait pu taper ailleurs, relève calmement Salima. On ne tire pas sur un voile comme ça ». La jeune musulmane se sent démunie.

Le Parisien

Guillaume tabasse sa soeur et menace de l’exciser

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Lorsque le 4 octobre dernier, les policiers du commissariat d’Alès interviennent au domicile de la famille, la mère explique que Guillaume, 32 ans a frappé sa sœur. Il vocifère et insulte les fonctionnaires. Après contrôle, il apparaît que son taux d’alcool dans le sang est de 1,24 g/l.

La victime souffre d’une plaie à la lèvre et des contusions. Elle a reçu quatre gifles et évité partiellement un coup de poing. Son frère la menace « de l’exciser et de lui bouffer les entrailles ».

À la barre, Guillaume décrit une situation familiale dégradée. Il nie. « Ma mère et ma sœur se sont liguées contre mon père et moi. J’ai subi des violences psychologiques. Mon père, expert du tribunal, détient des preuves, il ne ment pas. » Ce dernier justement, assis sur le banc des avocats, est omniprésent dans les explications du fils. Le père reste concentré le temps de l’instruction de l’affaire.

Manquant de spontanéité dans ses réponses, Guillaume semble débiter un discours élaboré à l’avance. Son père ne perd pas une miette de ses arguments à tel point qu’il enregistre l’intégralité de l’audience.

Condamné à deux ans de prison dont un avec sursis en septembre 2014, le prévenu échappe à la récidive. Me Aurélien Vergani, en défense plaide la théorie du complot : « Il faut aller au-delà des apparences, ce dossier est cousu de fil blanc. Le contexte familial est difficile. Il y a des incertitudes sur les coups. » Au final, Guillaume écope de deux mois de prison ferme.

Midi Libre

Dany a attaqué un handicapé à la serpette

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Armé d’un couteau-serpette, ce Rémois de 30 ans avait agressé un handicapé pour lui voler son portable. Résultat : deux ans de prison et une 18 e condamnation.

Mardi, au tribunal correctionnel. Danny Steg arrive à la barre avec son escorte de la maison d’arrêt. Présentations d’usage : 30 ans, aucun revenu, en concubinage, père de trois enfants « et le quatrième qui arrive », précise-t-il dans un sourire à la présidente. Dix-sept condamnations, aussi.

La mésaventure jugée cette semaine remontait au 8 novembre, rue Sadi-Lecointe. Danny s’était ce jour-là retrouvé chez sa sœur pour passer la soirée et a fini par voler le portable d’un jeune homme déclaré handicapé à 80 %. Pour parvenir à ses fins, Danny n’a pas hésité à sortir un couteau-serpette et à s’en servir. Trois jours d’ITT pour la victime, touché à la tête « d’une plaie de 2,5 cm », selon le témoignage des policiers arrivés sur place.

Danny, rattrapé par trois personnes, a été quelque peu malmené (deux jours d’ITT…) puis interpellé dans les caves où il s’était réfugié.

L’Union

Vincent Thomas condamné pour avoir roué de coups une jeune fille

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Rouée de coups et abandonnée dans la forêt de Nayemont-les-Fosses en juillet 2013, une jeune fille de 21 ans avait été retrouvée au petit matin par un forestier. Son agresseur a été condamné à 18 mois de prison ferme.

«Vous l’avez frappée ? » , interroge la présidente Francine Girod. « Oui » , répond timidement le prévenu. « Et vous êtes parti ? » « Oui » , rétorque Vincent Thomas, d’une voix tout juste audible.

Des faits qui ont rappelé l’horreur à la victime, âgée de 21 ans à l’époque. Des faits que l’auteur assume, mais ne parvient pas à expliquer. Les photos du visage tuméfié, déformé de la jeune femme que la présidente lui a une nouvelle fois montrées, ne semblent pas laisser planer beaucoup de doutes sur la violence des coups assénés.

En partie civile, Me  Sylvie Leuvrey évoqua « un prévenu pitoyable, lâche, qui accumule les mensonges, les incohérences et qui se pose en victime à la barre. » Le vice-procureur Jérôme Pauzat parla d’une frustration professionnelle, après un échec au concours pour devenir pompier professionnel, et d’une frustration sentimentale. « Vous l’avez massacrée à coups de poings, vous aviez la rage, comme vous l’avez déclaré.

Finalement, le tribunal a condamné Vincent Thomas à 48 mois de prison dont 30 avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. Avec obligation de soins et interdiction de rencontrer la victime.

Vosges Matin

Refoulé de boîte de nuit, Stéphane tire sur le videur

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La victime est handicapée depuis cette fin août 2012.

C’est vrai, j’aurais dû tirer en l’air », lance Stéphane Contrera devant la cour d’assises. « Non ! Vous n’auriez pas dû tirer du tout », le reprend aussitôt le président Cayrol. Cette soirée du 31 août 2012 avait pourtant bien commencé pour le Mézois, jugé depuis vendredi pour une tentative de meurtre sur un videur de discothèque, miraculé, mais qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant.

 Le maçon, 30 ans, avait rejoint sa sœur et son beau-frère, Julien, à Sète, pour « fêter les bons résultats » de leur entreprise. Une bouteille de champagne au resto, puis une seconde, suivie de mojitos et après le digestif, ils ont voulu terminer la nuit au Loft. Las : trop ivres, ils sont refoulés par les portiers de la boîte de nuit.

La suite est confuse. « Mon beau-frère a donné un coup de pied au chien des videurs. Ça ne leur a pas plu, c’est normal, ils l’ont gazé. De là, pourquoi les choses se sont envenimées ? Je ne peux pas vous dire », lance l’accusé. Il aurait alors reçu deux coups de poing et s’est énervé sur un bac à fleur.

Avant de partir, de rouler jusqu’à Mèze, où ce passionné de tir – il faisait partie du club olympique sétois – a pris l’une de ses trois armes, un fusil avec lunette de visée, avant de revenir au Loft. Depuis sa voiture, il tire deux fois : la première balle touche la porte d’entrée, la seconde la fesse de la partie civile, le projectile ressortant par l’abdomen.

Midi Libre

 

L’enseignant qui prétendait avoir été agressé au cutter par un partisan de Daech a tout inventé

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Un enseignant d’Aubervilliers a affirmé ce lundi matin avoir été agressé par un individu qui se revendiquait de Daech. Il a reconnu ensuite avoir « tout inventé », annonce le parquet de Paris.

Ce professeur de l’école maternelle Jean-Perrin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) affirmait qu’un homme s’était introduit dans sa classe à 7 heures du matin, alors que les élèves n’étaient pas encore arrivés, et l’avait violemment frappé.

Selon ses premières déclarations, l’individu s’était saisi d’un cutter et l’avait frappé au niveau de la gorge avant de le tabasser. Il se serait ensuite revendiqué de l’organisation Etat islamique (EI), aurait prévenu que ce n’était qu’un « avertissement » avant de prendre la fuite.

Plusieurs éléments ont toutefois permis aux enquêteurs de remettre en cause cette version des faits. Aucune autre personne n’avait vu l’agresseur présumé. « Le fait qu’il affirmait aussi que l’agresseur est venu les mains vides et s’est saisi des armes sur place [un cutter et des ciseaux, NDLR] était troublant », explique la même source judiciaire, ajoutant que l’individu, qui souffre de blessures superficielles, « s’est automutilé ».

L’Express

Une étudiante agressée dans le métro à Toulouse parce qu’elle portait un foulard

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Il était environ 12 heures, samedi 12 décembre 2015, à la station de métro Roseraie, à Toulouse, lorsqu’une jeune femme de 22 ans a été victime d’une agression. De confession musulmane, l’étudiante portait le voile et c’est, selon elle, ce qui aurait causé son agression.

La victime, qui témoignait dimanche dans les colonnes de La Dépêche du Midi, une femme d’une cinquantaine d’années lui aurait craché dessus en la traitant de « terroriste », avant de lui asséner « un coup de pied en bas du dos ». L’étudiante a déposé plainte.

Nous relevons beaucoup d’agressions, notamment verbales, à l’encontre des femmes qui portent le voile. Il y a aussi l’exemple de ces professeurs qui ont convoqué des parents parce que leur fils n’était pas venu à l’école un vendredi. Le petit était malade, il avait un certificat médical.

Mais les professeurs ont convoqué les parents, insinuant qu’ils emmenaient leur fils à la mosquée…explique Hanna Mellouki, en charge de la communication pour l’Association des jeunes musulmans de France.

Dimanche 6 décembre, ce sont des tags islamophobes qui avaient été découverts à Toulouse, dans le quartier Bonnefoy, sur la devanture d’une entreprise de pompes funèbres musulmanes.

Une femme voilée, enceinte, agressée après les attentats de Charlie Hebdo

Déjà en mars dernier, quelques mois seulement après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo, des actes islamophobes particulièrement violents avaient été recensés en Haute-Garonne. Une femme enceinte avait notamment été agressée le 24 mars, par deux individus, alors qu’elle marchait en direction de la Cité Blanche, depuis l’école Lapujade où elle venait de déposer ses deux filles.

Après l’avoir suivie sur quelques mètres, les deux hommes s’en étaient violemment pris à elle, l’un d’entre eux l’attrapant par le voile en lui criant : « Pas de voile ici, sale musulmane ».

La jeune femme était tombée à terre où elle avait reçu plusieurs coups de pied avant que l’un de ses agresseurs ne se rende compte qu’elle était enceinte et incite son complice à la laisser tranquille.

Cette agression avait vivement fait réagir à Toulouse, et notamment parmi la classe politique.

Coté Toulouse

David tabasse un vieil homme de 75 ans « Sale bougnoule, tu n’as rien à faire dans mon pays »

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Derrière son volant, David faisait de grands gestes et lançait de gros jurons, au point que la victime, en regardant son rétroviseur, a cru qu’elle avait accroché l’auto de David.

Bouchaib (75 ans) est sorti de son auto, il a regardé son pare-chocs et a lancé un signe à David pour lui dire que tout était en ordre. Mais au lieu de quitter les lieux, ce dernier est sorti de sa voiture comme une furie. «  Pour lui, c’était une belle journée pour casser de l’Arabe  », avait commenté Me Tounkara, avocat de la partie civile lors de l’audience.

En plus de cogner violemment la victime avec ses poings, David lançait des injures à caractère raciste. «  Sale bougnoule, tu n’as rien à faire dans mon pays  », gueulait David, qui avait bu de la bière. Et il claquait la tête du septuagénaire sur le sol. Celui-ci doit la vie à des gens qui se sont courageusement interposés.

David s’est ensuite rendu dans un café de la galerie commerciale, histoire de calmer ses nerfs en tapant ses poings dans les murs des toilettes avant de vider une ou deux chopes. Il est revenu sur les lieux de l’altercation en emportant une chaise, qu’il allait claquer sur la tête de Bouchaib, pour l’achever probablement. Fort heureusement, un agent de sécurité est intervenu à temps.

Emmené aux urgences, Bouchaib a passé sept jours à l’hôpital. Son visage a perdu la couleur bleue mais l’homme a souffert de maux de tête et de perte d’équilibre. La conduite est finie pour lui. Un dommage provisionnel de 2.000 euros lui a été attribué par le tribunal.

Avec une peine de douze mois de prison avec sursis, David D. (38 ans) s’en sort plutôt bien.

Nord Eclair

Le local de l’ « Action Française » attaqué par des identitaires

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Raphaël, Frédéric et James condamnés pour une expédition punitive chez Mohamed et Cindy

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«C’est une expédition punitive.» L’analyse de Béatrice Curvale, présidente du tribunal correctionnel de Foix, est partagée par François Hébert, vice-procureur de la République.

Raphaël, Frédéric et James, entre les 28 et 29 novembre, puis dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, ont poursuivi Mohamed jusqu’au domicile de sa belle-famille, Malik et Cindy — son beau-père et sa copine, dans les rues de Laroque-d’Olmes.

Une fois arrivé chez Malik, après avoir proféré à plusieurs reprises des menaces de mort («On va te tuer»), le trio a causé des dégâts importants sur la porte d’entrée et sur un volet roulant, notamment avec une batte de baseball, puis a «gazé» avec une bombe lacrymogène les trois victimes.

Dans son box, James reconnaît avoir cassé un carreau avec une batte de baseball, mais de façon involontaire, assure-t-il : «J’ai toqué à la porte, mais un peu trop fort sur le carreau». Frédéric, lui, ne reconnaît qu’un «coup de gazeuse» sur Mohamed, et uniquement pour les faits du début de semaine : «Je n’étais pas là avant». Raphaël, enfin, avoue seulement avoir poursuivi Mohamed.

Pour le magistrat du ministère public, les trois prévenus font preuve de «mauvaise foi» en minimisant ce qui, à ses yeux, constitue des violences «insupportables».

Pour mettre un coup d’arrêt à leurs agissements délinquants — Raphaël est récidiviste et tous ont déjà eu affaire à la justice — François Hébert requiert un mandat de dépôt et des peines de prison ferme : neuf mois contre James (condamné, mardi, à trois mois de prison ferme dans une autre affaire), et douze mois contre Frédéric et Raphaël.

La juridiction ordonne un mandat de dépôt et condamne James à six mois ferme ; Raphaël et Frédéric écopent de neuf mois de détention.

La Dépêche

Mickael le poignarde, mais il accuse des « maghrébins »

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Mickael, 24 ans, comparaissait pour violences volontaires avec usage d’une arme et sous l’emprise de l’alcool. L’invité est un proche de la belle famille de l’hôte. Pour une raison, là encore difficile à connaître, le jeune homme a mis un coup de poing à son aîné. Ce dernier a rétorqué en lui donnant un coup de tête puis il est sorti de la caravane. Il a, alors, reçu deux coups de couteau dans le dos, avant de s’écrouler face contre terre, tandis que son agresseur continuait de le frapper avec sa lame. On compte sept coups de couteau provoquant une plaie profonde au niveau du thorax et une autre qui a frôlé l’artère pulmonaire. « À un centimètre près, la victime y restait», a rappelé la présidente du tribunal.

« Ce n’est pas lui »

Premier rebondissement de cette audience : le prévenu a nié les faits… qu’il avait, pourtant, reconnus lors de sa garde à vue au commissariat et devant les juges lors de sa première convocation le 24 novembre (la comparution immédiate avait été renvoyée).

Le deuxième coup de théâtre est venu de la victime : « Je ne suis pas sûr que ce soit lui », a affirmé le quinquagénaire en désignant le prévenu. Et d’ajouter : « On s’est battu, oui mais les coups de couteau ce n’est pas lui, c’était quelqu’un de plus foncé», évoquant une seconde bagarre, qui sortait de nulle part, avec « des Maghrébins ». Des déclarations inédites qui ont créé la stupéfaction dans la salle… Enfin surtout chez les avocats et magistrats. 

« Monsieur a été victime de pressions venant de la famille du prévenu, c’est évident », a souligné la procureure.

Mickaël a été reconnu coupable et restera en détention. Il a été condamné à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans.

Paris Normandie