Système « raciste » au Canada : Surreprésentation des Noirs et Autochtones dans les prisons

Reconnaissance de l’Etat Palestinien: Hamon reproche à Valls d’avoir «cédé» à Israël

Le premier ministre refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’Etat palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

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Malgré le vote du Parlement, le gouvernement refuse toujours d’envisager une reconnaissance prochaine de l’Etat palestinien. Une position rappelée dimanche par Manuel Valls qui est en déplacement dans l’Etat hébreu.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’Etat palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il «affirmait fin janvier 2016 qu’en cas d’échec de l’initiative française, “nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien”», rappelle le député des Yvelines. «Le gouvernement avait répondu à la résolution de l’Assemblée nationale puis celle du Sénat avec sérieux et ambition», se remémore le parlementaire.

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Le Figaro

Départs en série à l’Elysée: la bourgeoisie d’état refuse de couler avec Hollande

10 cadres de l’Elysée et plusieurs cadres ministériels ont ou vont quitter leurs fonctions. Au-delà du phénomène d’usure, comment expliquer ces vagues de départ ? Est-il possible d’y voir une forme de peur face à une défaite inéluctable de François Hollande en 2017 ?

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Il est logique et habituel qu’il y ait un roulement dans les effectifs du cabinet du président de la République. La plupart des conseillers ne sont pas des personnalités politiques, visant une carrière électorale. Le passage dans l’équipe rapprochée du président est une étape pour eux.

Dans notre système français, elle constitue même un tremplin destiné à obtenir une promotion. Les mouvements interviennent tout au long du quinquennat mais ils s’accélèrent à la fin. Ils signifient que les conseillers veulent capitaliser sur leur passage à l’Elysée pour en tirer un profit maximum.

D’autant plus que la concurrence pour les postes sera vive : les membres de cabinets de Matignon vont eux aussi chercher des postes et de même ceux des ministères… Pour se recaser, le moment est idéal. Après, il sera trop tard…  La peur d’une défaite inéluctable transparaît cependant dans certains départs. Celui du directeur de cabinet le préfet Lataste est étonnant. Le directeur de cabinet est un poste clé à la présidence de la République, chargé de diriger le Palais. Il est habituellement un fidèle du chef de l’Etat et le suit jusqu’au bout.  Il assure la continuité au Palais pendant que le président et le secrétaire général sont à fond dans la politique. Ce départ du second plus haut fonctionnaire de la présidence, qui veut retrouver un poste de préfet, ne donne pas l’impression d’une grande confiance dans les chances de réélection de François Hollande.

Les techniciens disparaissent du paysage et le temps est désormais aux politiques. Voir dans ces mouvements un signe de défiance envers le chef de l’Etat me semble difficilement généralisable.

Atlantico

BDS : Manuel Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël depuis Tel Aviv

Le Premier ministre Manuel Valls s’est attaqué dimanche 22 mai à la tâche ardue de convaincre, « en ami », les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens était dans leur intérêt, tout en répétant que « la colonisation doit cesser ».

Valls delivers a speech during the inauguration of the Zmorot solar plant built and operated by France's EDF Energies Nouvelles near Ashkelon

Le Premier ministre français a par ailleurs de nouveau condamné la campagne de boycott anti-israélien, qui selon lui masque une « détestation » antisémite.

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité? », a dit Manuel Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Huff Post

Tonnes de drogues importées en France : révélations sur un trafic d’Etat

 

Un témoignage publié par Libération met en cause l’ex-patron de la lutte anti drogue, accusé d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis. Stéphane V. se présente comme un « infiltré » ayant effectué « plusieurs missions pour l’Etat », avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis.


«Libération» révèle le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente à un trafic d’Etat.

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C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins.

Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement.

Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises.

Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash.

Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine.

Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane H. dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition.

Le recrutement

Le parcours de Sofiane H. est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane H. se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane H. essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane H. est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant.

Contre toute attente, Sofiane H. bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis.

Selon nos informations, Sofiane H. a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros. Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane H. va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry«Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur.

Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Libe

Pour Nadine Morano la gare du Nord à Paris « c’est plus la France» « c’est l’Afrique »

Invité de l’émission Le Supplément sur Canal+, l’eurodéputée a regretté ce dimanche l’évolution du quartier de la gare du Nord, à Paris. « On n’a plus l’impression d’être en France », a lancé la candidate à la primaire à droite.

 

Lors d’un reportage diffusé lors de l’émission, la candidate à la primaire à droite fustige l’évolution démographique du quartier de la gare de Nord, dans le 10e arrondissement de Paris. « Dans le quartier où j’ai grandi, il y avait quatre familles africaines, quatre. Dont une est restée ma meilleure amie. Quand vous retournez dans ce quartier, regardez la Gare du Nord, on n’a plus l’impression d’être en France, on a l’impression d’être en Afrique », s’agace l’eurodéputée.

L’Express

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

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Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

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Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

Un député LR compare les casseurs à des  « Daech de l’intérieur »

Interrogé ce matin par la radio « France Bleu Provence », le maire de Hyères et député du Var Les Républicains, Jean-Pierre Giran, a réagi aux images de voiture de police brûlée mardi dernier par des casseurs. Des casseurs qu’il compare tranquillement… aux terroristes de Daech.

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« Ce n’est plus une manifestation, ce ne sont même plus des casseurs, ce sont des tentatives de meurtres« , martèle Jean-Pierre Giran, député du Var Les Républicains (LR). Les images de la voiture brûlée et des policiers aggressés à coup de barres de fer et de coktail molotov de mardi dernier, en marge de la manifestation des policiers contre la « haine anti-flic », ont marqué les esprits.

« De mon point de vue, ce qu’il se passe là c’est du terrorisme, ce sont des Daech de l’intérieur. Cette guerre qui est déclarée, il faut que la République la mène »  

Précision utile : Jean-Pierre Giran assure qu’il « ne remet pas en cause Nuit debout » et ne fait « aucun amalgame« . Pour lui, « il n’y a pas de rapport », « ce ne sont même pas des casseurs associés« . Il s’agirait plutôt « de bandes militarisées qui veulent prendre la République« .

La référence au terrorisme pour évoquer les casseurs commence à se répandre chez LR. Au micro d’Europe 1, ce jeudi, c’est l’ancien directeur de la police nationale, Frédéric Péchenard, désormais vice-président LR du conseil régional d’Ile-de-France, qui a affirmé : « Quand on a des casseurs politiques qui mettent des rasoirs dans des boules de pétanque ou qui attaquent des policiers, on est dans du pré-terrorisme« .

Marianne

L’escroc franco-israélien Arnaud Mimran dit avoir versé un million d’€ à Netanyahu

L’homme d’affaire franco-israélien, Arnaud Mimran, a affirmé avoir versé un million d’euros au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour une escroquerie au marché du carbone. 

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La phrase bredouillée par Arnaud Mimran devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 19 mai, a de quoi donner des sueurs froides au Premier ministre de l’État hébreu. Alors que l’homme d’affaires franco-israélien comparaissait dans une affaire d’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le prévenu a déclaré qu’il avait versé un million d’euros à Benjamin Netanyahou, ont rapporté des journalistes de Mediapart et Haaretz, présents durant le procès.

Tout est parti d’une remarque du président du tribunal correctionnel, prononcée dans le flot des audiences de ce procès fleuve – Mimran comparait aux côtés de 11 autres personnes et deux sociétés pour une arnaque à la taxe carbone d’un montant de plus d’un milliard d’euros entre 2008 et 2009.

« Je lui [Netanyahou] ai versé un million », a fini par lâcher l’homme d’affaire en hésitant sur les syllabes, raconte Michel Deléan de Mediapart. Auparavant, le magistrat avait dû insister, rappelant au prévenu que cet élément figurait dans son dossier et qu’il ne s’agissait donc pas seulement d’une rumeur dans la presse, comme l’avait suggéré l’avocat de Mimran.

 

Vacances en famille à Monaco

Le riche homme d’affaire et l’actuel Premier ministre israélien se fréquentent de longue date. Le site d’investigation avait obtenu, en mars, des photographies montrant Arnaud Mimran, attablé aux côtés de Benjamin Netanyahou, lors de vacances familiales à Monaco en 2003.

« D’après plusieurs témoignages concordants, la famille [Mimran] a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo [à Paris, dans le très chic 16e arrondissement] à Netanyahou », avait alors révélé le média français.

Mimran et la mafia « franco-israélienne »

Prévenu de premier plan dans l’affaire de l’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le financier n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier. Son nom revient dans plusieurs dossiers d’assassinats.

Soupçonné d’être proche de la mafia franco-israélienne que la police nomme le « milieu affairiste franco-israélien », son nom est cité, sans mise en cause par la justice, dans plusieurs affaires de meurtre dont celui de son ex-associé, Samy Souied, qui n’était alors pas en mesure de rembourser la somme estimée entre 20 et 50 millions d’euros qu’il lui devait, et du milliardaire Claude Dray, son ex-beau-père. Enfin, il pourrait avoir un lien avec le meurtre, en avril 2014, du garde du corps de Cyril Mouly, un grand joueur de poker avec qui Mimran connaît quelques démêlés.

Le procès de l’arnaque à la taxe carbone, qui s’achève le 30 mai, doit reprendre mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

France 24

Ils sont journalistes, philosophes ou sociologues, enquête sur les « enfants de Finkielkraut »

Ils sont journalistes, philosophes ou sociologues, et certains publient des ouvrages. Enquête sur ces jeunes conservateurs qui bousculent la droite.

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Ils ont comme jailli de nulle part, se voulant les atlantes d’un monde ancien face aux envies d’une terra nova qu’ils répugnent. Ils sont jeunes et tiennent que le progrès, en 2016, réside davantage dans le conservatisme que dans le mouvement, cette entreprise de « détricotage » qui ne dirait pas son nom.

Ils sont sociologues, agrégés de philosophie, romanciers, doctorants en histoire ou journalistes d’opinion. La gauche a suscité leur émergence et leurs colères, leurs écrits et leurs assertions.

Le Point

Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

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Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe