Procès de François Lefort, prêtre français condamné pour viols sur de jeunes Sénégalais

François Lefort, ce prêtre et médecin des enfants de la rue que la justice française a condamné, en 2005, à huit ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, n’en démord pas : il se dit innocent des crimes qui lui ont été reprochés à l’époque par de jeunes Sénégalais et vient d’engager une demande de révision de son procès devant la Cour de cassation. 

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En guise d’éléments nouveaux, il produit les rétractations de trois de ses six accusateurs. Problème : l’une d’entre elles est un faux grossier – l’intéressé, incarcéré à Thiès, ne pouvait témoigner à Dakar à cette date, et le numéro de sa carte d’identité est fantaisiste.

Rétractation forcée ?

Une seconde victime, qui a apparemment accepté de revenir sur ses accusations, avait quant à elle dénoncé deux ans plus tôt, devant huissier, les tentatives répétées de l’entourage de Lefort pour obtenir une rétractation contre rémunération.

Jeune Afrique

Marc, Nicolas,Laurent condamnés pour l’agression de l’ex miss France chez ses beaux-parents

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« J’allais me recoucher quand soudain j’ai été éblouie par une torche électrique. Je me suis jetée à terre pour me protéger. Mes cris ont réveillé mon compagnon. Puis, je suis allée récupérer mon bébé et je me suis enfermée pour appeler les secours. » C’est en ces termes que Chloé Mortaud, Miss France 2009, a raconté aux enquêteurs l’agression dont elle a été victime dans la maison de ses beaux-parents à Barbizon, le 10 juin 2014. Le mannequin y séjournait avec son mari, Romain, et son fils, âgé de quelques mois.

Pour ces faits, trois hommes ont été jugés jeudi par le tribunal correctionnel. Marc*, Nicolas*, et Laurent* ont été condamnés respectivement à quatre, cinq et sept ans de prison avec maintien en détention. Une peine conforme aux réquisitions du procureur de la République. Les trois hommes ont aussi été condamnés à verser 22 000 € aux parties civiles, qui réclamaient 120 000 €.

De l’ADN présent sur des objets oubliés sur place a permis de les confondre à partir d’octobre 2014. Mais au cours du procès, de nombreuses allusions ont été faites à une autre personne mise en cause récemment, un gendarme, suspecté d’avoir fourni le plan, les renseignements sur la famille et l’endroit où se trouvait la clé. « Le choix a été fait de clôturer le dossier pour ces trois hommes. Une enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale est en cours pour cette tierce personne », a précisé le président du tribunal.

Son mari se défend avec des couteaux de cuisine

Le jour de l’agression, alors que tout le monde dormait, les parents de Romain avaient reçu la visite d’un homme armé dans leur chambre. Le grand-père de 67 ans s’était battu avec lui dans les escaliers. Parallèlement, deux autres personnes étaient entrées dans la chambre du jeune couple. Romain, après avoir repoussé ses agresseurs, était venu prêter main-forte à son père, avec des couteaux de cuisine. Père et fils avaient réussi à mettre en fuite le dernier homme et à lui retirer sa cagoule.

Nicolas, l’homme au fusil, a reconnu sa participation au cours de sa détention. De l’adhésif avait été retrouvé dans son sac de sport, laissant supposer que les voleurs auraient pu séquestrer la famille pour obtenir l’argent. « Je ne veux pas que mon client prenne pour tous, y compris les absents », a martelé son conseil, Me Laurent Charreton. Marc, présenté comme le guetteur, avait également avoué dans la foulée. Enfin Laurent, le seul dont le casier faisait état de condamnations pour vol, a toujours nié les faits.

Le Parisien

Georges viole sa fille de 12 ans durant plusieurs années

Un habitant de Châtelet a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour attentats à la pudeur et viols sur sa fille, âgée de 12 ans lors des premiers faits. La mère de l’enfant avait surpris son mari sous la douche avec la victime. Le parquet réclame un minimum de 7 ans de prison.

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En décembre 2015, Georges S., un habitant de Châtelet, était surpris sous la douche par son épouse alors qu’il procédait à des attouchements sur sa propre fille mineure. Déjà menacée de mort par le passé, la mère de l’enfant a attendu que son mari prenne un somnifère pour se rendre à la police. Auditionnée, l’enfant a précisé que son père abusait d’elle depuis l’âge de 12 ans. Elle s’était d’ailleurs confiée à son petit ami qui lui avait conseillé de décrire son calvaire dans un journal intime, ce que la jeune fille a fait.

Interrogé par les enquêteurs, Georges S. a reconnu avoir touché les seins de sa fille et avoir procédé à des pénétrations digitales. «Cela semblait lui plaire. Elle montrait souvent ses seins, c’était comme une invitation à les toucher. Elle ne disait rien et, comme le dit l’adage, qui ne dit mot consent», s’était-il justifié.

Me Pouossi, conseil de Georges S., a pour sa part sollicité un sursis probatoire pour son client qui reconnaît les viols mais conteste les violences physiques. Jugement le 15 juillet.

La Gazette

Daniel, le ravisseur de la petite Louane avait menacé la famille de « bruler tout le monde »

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Ce drame s’est noué dans un « contexte familial lourd » précise Jérôme Bourrier. « En l’état, nous n’avons pas d’éléments très précis sur les motivations, fait savoir le procureur. Manifestement, l’oncle avait plus ou moins voulu renouer avec sa famille avec laquelle il était en rupture depuis plusieurs années. Mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme il voulait ».

Quelques jours avant l’enlèvement, une violente dispute avait éclaté entre Lionel D. et la famille domiciliée à l’Isle-d’Abeau. « Des menaces de mort avaient été proférées à plusieurs reprises avant les faits. Le 27 juin, le mis en cause avait menacé de ‘brûler tout le monde’. Le mardi 5 juillet, veille de l’enlèvement, il était venu inscrire sur la porte du domicile de son frère « Vous êtes morts » ».

Garde à vue prolongée

Lionel D., père de famille, est chauffeur routier de profession. Il n’a pas de mention à son casier. Domicilié au Creusot, il hébergeait depuis quelque temps son complice présumé, Romain C., qui vivait auparavant en Saône-et-Loire. Le jeune homme d’une vingtaine d’années a été lui condamné à plusieurs reprises pour des faits de violences, de détention de stupéfiants, de refus d’obtempérer, de conduite sous l’influence de stupéfiants et de port d’arme.

Métro News

L’ancien policier en fuite pour meurtre a été retrouvé

L’homme de 46 ans avait été condamné jeudi à la perpétuité par la cour d’assises du Brabant flamand, mais était introuvable depuis.

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Il a été arrêté dimanche matin à Ciney, a indiqué une porte-parole du parquet général à Bruxelles, Liliane Briers.

Johan Devriendt a écopé de la prison à perpétuité pour avoir assassiné sa compagne, Christel Van Bourgogne, dans leur appartement de Linkebeek la nuit du 24 au 25 août 2003. L’ancien inspecteur de police a tiré sur sa compagne, une institutrice de 29 ans, avec son arme de service, la touchant à la tête.

L’homme avait quitté le palais de justice de Louvain mercredi vers 10h00 et n’avait pas donné signe de vie depuis. Lorsque la cour d’assises avait demandé son arrestation immédiate, jeudi, il était resté introuvable. Le parquet de Louvain avait alors diffusé un avis de recherche.

« Après la diffusion de cet avis de recherche dans différents médias, nous avons reçu une information d’une personne indiquant qu’elle avait vu Devriendt à Ciney. La police a ouvert une enquête sur place et l’a aperçu dimanche matin se tenant debout derrière une fenêtre d’une maison. Les agents l’ont ensuite sommé de sortir après quoi il s’est laissé arrêter sans opposer la moindre résistance. Il a été emprisonné », a précisé Mme Briers.

7 Sur 7

Il agresse un employé et lui demande s’il est «en règle sur le territoire français»

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Le 9 mai, à 18h15, à Caen, un employé du discount l’Idol sort de son travail. C’est alors qu’un homme, indiscutablement ivre, l’interpelle sur le trottoir en lui tenant des propos incohérents : « Tout ça c’est à cause du 11 septembre ! Juifs ! Franc-maçons ! » Le jeune homme lui demande de partir, mais loin d’obtempérer, l’homme lui lance un coup de pied. Voulant le frapper de nouveau, il perd à ce moment l’équilibre et tombe lourdement en arrière.

« Êtes-vous bien en règle sur le territoire français ? »

Face à l’agressivité de l’individu, l’employé le maintient au sol en attendant la police. Mais l’autre l’invective encore : « Êtes-vous bien en règle sur le territoire français ? » L’homme, âgé de 44 ans, ne s’est pas présenté au tribunal de grande instance de Caen, le mercredi 29 juin, lors de son jugement pour violence en état d’ivresse manifeste.

« Ivre mort, moi ? Ce n’est pas possible ! »

Lors de l’enquête, il conteste formellement les faits : « Ivre mort, moi ? Ce n’est pas possible ! » Il n’admet pas d’avantage avoir pu être violent, bien au contraire, certificat médical à l’appui, il accuse l’employé de l’avoir agressé… coups de boule, tentative d’étranglement, coups divers… Il porte effectivement des ecchymoses multiples.

Mais des témoins corroborent l’agressivité et l’état alcoolisé du prévenu : « Il ne tenait plus debout et tombait sans arrêt, d’où ses blessures, de plus il a vivement résisté à la police. » Son casier judiciaire prouve que les faits de violence ne lui sont pas inconnus. Il est condamné à un mois de prison avec sursis assorti de 18 mois de mise à l’épreuve et à 300 euros d’amende.

Tendance Ouest

Jacques Robert, l’ancien maire sera bien jugé pour agression sexuelle sur mineur

L’ancien maire a été mis en examen en septembre 2012. Il sera également jugé pour détention d’images pédopornographiques.

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Jacques Robert, l’ancien maire de Baliros, sera bien jugé dans les mois qui viennent pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité. L’ex-édile comparaîtra également pour détention d’images pédopornographiques. Près de 500 000 fichiers avaient été découverts sur son ordinateur.

Le volet agression sexuelle était en suspens après que la juge d’instruction l’eut écarté du renvoi en correctionnelle. La magistrate avait considéré que les faits (des agressions sur une fillette proche du maire entre ses 8 et 11 ans) étaient prescrits. Le parquet de Pau avait contesté cette appréciation devant la chambre de l’instruction. Cette dernière lui a donné raison.

Jacques Robert avait été mis en examen en septembre 2012 pour détention d’images et de vidéos à caractère pédopornographiques. La date du procès correctionnel n’a pas encore été fixée.

Sud Ouest

Alain incarcéré pour une dizaine de viols pendant 25 ans sur des petits garçons

Le retraité palois soupçonné d’avoir abusé de petits garçons pendant plus de 25 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi.

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Alain F. va passer sa première nuit à la maison d’arrêt de Pau ce jeudi soir. Cet homme de 69 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour viol, agressions sexuelles, corruption de mineurs et détention d’images pédopornographiques. Tout cela depuis 1990. Car les photos et les vidéos retrouvées chez lui, soigneusement classées sur des étagères qui recouvraient tous les murs de son studio, montrent que les abus ont commencé à ce moment là.

Pour l’instant, 11 victimes ont été identifiées, mais il y en a plus. La police devrait les retrouver facilement puisque le pédophile présumé a noté soigneusement leurs noms et dates de naissance, et qu’il avait gardé leurs photos. Toute la vie de cet ancien magasinier tournait autour des jeunes garçons, explique le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller : « tout l’univers de cette personne était organisé autour des faits qu’il pouvait commettre sur les jeunes enfants. C’est à dire qu’il y avait des photos, des agendas, des compte rendus, des sortes de journaux intimes qui au fil du temps illustrent les différents faits qui ont pu être commis« .

Une information judiciaire contre X pour « non dénonciation de crime » va aussi être ouverte pour savoir si d’autres personnes étaient au courant dans son entourage.

France Bleu

Vosges : dégradations, racisme, exhibition et cambriolage, plusieurs jeunes arrêtés

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Les gendarmes ont interpellé et placé en garde à vue trois jeunes individus impliqués dans de graves affaires à Sapois et Vagney. Dans la nuit du 26 au 27 septembre, deux d’entre eux, un mineur et un majeur, cassent à coups de cailloux les vitres de voitures et maisons à Sapois.

Le lendemain, toujours en soirée, une dizaine d’affichages à caractère raciste (croix gammées, slogans xénophobes, incitation à la haine raciale…) sont découverts sur des habitations du même lotissement. Après le choc suscité par ces deux affaires, le duo n’avait plus fait parler de lui. Jusque dans la nuit du 4 au 5 avril, lorsqu’un cambriolage est commis au sein du collège de Vagney. D’après nos informations, les dégâts, des portes et des fenêtres cassées essentiellement, ont coûté près de 1 000 €.

Enfin, le 21 mai dernier, le temps d’une soirée arrosée, ils s’amusent avec d’autres connaissances à se promener nus dans les rues de Vagney. Choquée, la mère de l’un d’eux intervient et est brutalisée par son fils qui dégrade sa voiture.

L’épilogue de toutes ces affaires a eu lieu ce lundi avec l’interpellation de ces trois personnes. Une quatrième serait impliquée. L’un d’entre eux a reconnu tous les faits et devra répondre de ces affaires dans le cadre de diverses procédures ouvertes à son encontre. Deux autres ont reçu un rappel à la loi pour l’exhibition à Vagney. Enfin, un quatrième, accusé des dégradations et incitation à la haine raciale, comparaîtra devant le tribunal d’Epinal en novembre prochain.

Vosges Matin

« Marine Le Pen est une délinquante », la présidente du FN perd son procès en diffamation

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu ce mardi la procès en diffamation qu’elle avait fait à l’avocate de Jean-Luc Mélenchon, pour des propos relatifs à l’affaire dite du « faux tract » pendant la campagne des législatives de 2012 dans le Pas-de-Calais.

Fin mai 2012, les équipes de Marine Le Pen avaient distribué un tract comportant une photo de Jean-Luc Mélenchon et reproduisant l’une de ses phrases prononcées lors d’un discours à Marseille le 14 avril précédent: « il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb. » Le tract sur fond vert, couleur de l’islam, comportait également la mention « Votons Mélenchon » et sa traduction dans un arabe approximatif.

Dans une dépêche de l’Agence France-Presse annonçant le 4 juin 2012 la décision de Jean-Luc Mélenchon de poursuivre Marine Le Pen, son adversaire du FN aux législatives dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, pour « manoeuvre frauduleuse », l’avocate du candidat Front de gauche, Raquel Garrido, déclarait: « nous sommes sûrs de nous quant au fait que Marine Le Pen est une délinquante ».La présidente du FN avait alors poursuivi en diffamation, mais le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Raquel Garrido et le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog. »

Dans le contexte de la violente polémique politique » opposant les deux candidats », « malgré des propos vifs qui, avant toute décision de justice, ont pu choquer » Marine Le Pen, Raquel Garrido n’a « pas dépassé les larges limites de la liberté d’expression qui doit être reconnue à un avocat s’exprimant pour le compte de son client, dans le cadre exclusif de la défense de ses intérêts, à l’occasion d’un litige opposant, de manière particulièrement médiatisée, deux personnalités publiques », ont estimé les juges qui ont rendu le verdict.

BFM TV

Canada : 3 fois plus de victimes d’agressions sexuelles chez les Autochtones

Dans son plus récent article, La victimisation chez les Autochtones au Canada, le bureau fédéral de la statistique indique qu’il a recensé 58 incidents d’agressions sexuelles pour 1000 répondants autochtones, comparativement à 20 pour 1000 chez les non-Autochtones.

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Statistique Canada note aussi qu’en 2014, 28 % des Autochtones de 15 ans et plus (environ 275 000 personnes) ont indiqué que leur ménage ou eux-mêmes avaient été victimes, au cours des 12 mois précédents, d’au moins un des huit types de crimes mesurés par l’Enquête sociale générale sur la victimisation.

Cette proportion était plus élevée que celle observée chez les non-Autochtones (18 %), mais en baisse par rapport à cinq ans plus tôt (38 % en 2009).

La Presse

Membre du grand banditisme, «Tony le Boucher» est embauché à la mairie de Calvi

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Condamné en février dernier à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat, Antoine Quilichini vient opportunément de trouver un emploi à Calvi.

En Corse, il n’est pas besoin d’un casier judiciaire vierge pour se faire embaucher dans une collectivité territoriale… Antoine Quilichini, 48 ans, membre du grand banditisme, bénéficie depuis deux mois d’un emploi d’agent technique à la mairie de Calvi, une jolie ville de la côte ouest, dont il est originaire. Son contrat d’embauche a été signé juste à temps, le 8 avril, pour lui permettre d’éviter un pénible séjour en prison.

MediaPart

Dunkerque : un individu de « type européen » recherché après une tentative d’enlèvement

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La police de Dunkerque lance un appel à témoins, suite à une tentative d’enlèvement d’une adolescente, vendredi 10 juin à Malo-les-Bains. La police de Dunkerque recherche un homme qui a agressé une adolescente de 13 ans, vendredi 10 juin vers 8h40, près du cimetière de Malo-les-Bains. La jeune fille se rendait au collège Gaspard-Malo, où elle est scolarisée.

Alors qu’elle marchait dans la rue Arthur Honneger, la victime a dépassé un individu qui se trouvait sur le même trottoir, et qui l’a saisie par le poignet en lui intimnant « Viens, on va chez moi« . L’adolescente est parvenue à se défaire de son agresseur et s’est réfugiée un temps dans une auto-école toute proche.

Lorsqu’elle en est sortie, elle a été rattrapée par cet homme qui l’a à nouveau attrapée par le bras. La jeune fille lui a asséné un coup de pied dans l’entrejambe, forçant l’agresseur à s’allonger au sol. La collégienne a pu prendre la fuite et rentrer chez elle.

Signalement

L’homme recherché par la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Dunkerque est un individu de type européen, âgé d’environ 50 ans, mal rasé avec des cheveux bruns grisonnant, et mesurant environ 1m70. Il était porteur, au moment des faits, d’un jean’s marron et d’un pull bleu-marron. Par ailleurs, il s’exprime en français sans accent particulier.

France 3

Jean-Pierre Mura, condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de Christelle Maillery, 16 ans

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La cour d’assises de Côte-d’Or a confirmé vendredi soir en appel à Dijon la peine de vingt ans de réclusion à l’encontre de Jean-Pierre Mura, 48 ans, pour le meurtre en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire) de Christelle Maillery.

Le 18 décembre 1986, le corps de la collégienne de 16 ans, tuée d’une trentaine de coups de couteau, avait été retrouvé dans une cave de sa résidence. « C’est un grand soulagement », a déclaré à la presse la mère de la victime, Marie Pichon, qui a dit « voir le bout du tunnel avec Christelle au bout ».

Au cours de l’enquête, son entourage avait témoigné de l’obsession que nourrissait ce collectionneur de couteaux pour le meurtre de la jeune fille, au point de tenir des carnets – détruits depuis – dans lesquels il compilait des éléments sur l’affaire. Jeudi, rebondissement à l’audience quand a été révélée l’existence d’un courrier envoyé par l’accusé en mars dernier au procureur général de Dijon dans lequel, au milieu de propos incohérents, il écrit : « Elle s’est fait avorter, Michel (l’ancien petit ami de la victime, ndlr), elle a tué ton bébé. J’ai bien fait de lui couper la gueule à cette putain ». Or, Christelle Maillery avait subi un avortement quelques mois avant sa mort.

Ma Commune

#Euro2016 : un supporter hongrois néo-nazi laissé libre après avoir été arrêté au Parc OL

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Il ne sera pas poursuivi.

Ce supporter hongrois avait été interpellé mercredi soir, avant la rencontre face au Portugal, alors qu’il allait rentrer dans le Parc OL. Lors de la palpation, les stadiers ont repéré un tatouage perturbant, celui d’une croix gammée.

Placé en garde à vue, l’individu n’a finalement pas été mis en examen pour incitation à la haine raciale car rien n’indiquait qu’il aurait exhibé son tatouage, caché sous ses vêtements, durant la rencontre.

Déjà la semaine dernière, des hooligans ukrainiens avaient été filmés au Parc OL, torses nus, et arborant des croix gammées. Ils n’ont jamais été retrouvés.

A noter que trois personnes supplémentaires avaient été interpellées ce mercredi. Un supporter du Portugal originaire de la région parisienne qui avait lancé une bouteille d’eau en direction du gardien de but hongrois. Et deux autres Hongrois, l’un stoppé par les stadiers alors qu’il tentait de rentrer avec un fumigène, et le second qui aurait revendu des places devant le Parc OL.

MLyon

Maïssa la «bougnoule» bannie pour avoir été agressée sexuellement par le maire Michel Rotger

La lingère d’une commune de la banlieue de Dijon a été reconnue victime d’agressions sexuelles par son maire, mais elle est toujours hospitalisée pour dépression, contrainte de quitter sa ville.

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Une double peine. Maïssa* a été victime d’agressions sexuelles par son employeur, le maire LR de la commune, Michel Rotger, 66 ans. Si l’homme a été condamné par la justice début juin, c’est elle qui est bannie de la ville. En arrêt maladie depuis le 30 janvier 2014, date de la dernière agression sexuelle devant témoins, la veille de son dépôt de plainte, cette lingère d’une cantine communale a fini par accepter son « exfiltration » dans un hôpital psychiatrique de Dijon en janvier 2016.

« J’étais enfermée chez moi comme dans une prison », confie-t-elle. En raison de la violente hostilité contre elle, Maïssa ne pouvait plus sortir dans les rues de Chevigny-Saint-Sauveur, commune de 10 000 habitants dans la banlieue est de Dijon où elle réside depuis dix-huit ans.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant »

Depuis l’audience correctionnelle de Dijon, le 11 mai, Maïssa va un peu mieux. Elle a réussi, grâce aux médicaments, à la présence d’un psy et d’infirmiers et au soutien comme partie civile de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), à faire face à son agresseur pendant les six heures d’audience. La condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis de son agresseur lui a mis du baume au coeur. Un peu seulement, car elle sait qu’elle devra affronter à nouveau un procès, devant la Cour d’appel de Dijon cette fois.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant. » Les agressions sexuelles lui reviennent en mémoire comme des flashs, avec un sentiment de dégoût. Il y aussi tout ce qu’elle a dû subir après.

Tentative de suicide en mars 2014

En jean et veste de cuir noir, Maïssa, 45 ans, reçoit L’Express dans un Centre hospitalier spécialisé de Dijon, un environnement très verdoyant.

Toujours sous antidépresseurs, elle accepte de raconter son calvaire depuis deux ans et demi. A commencer par ce 9 mars 2014, où elle a fait une tentative de suicide par médicaments, suivie de deux jours d’hospitalisation. C’était quelques heures après une altercation avec le maire sur le marché. « Il a foncé sur moi en me tendant la main, comme si de rien n’était. Il me niait! » Elle a hurlé: « Vous m’avez pris pour un objet sexuel! » Et elle a agité une photocopie de sa plainte.

Selon son souvenir, il lui a répondu qu’il la chasserait de la ville. Ce qu’il a nié devant la juge d’instruction. Le lendemain de cet incident du marché, il a porté plainte contre elle pour « dénonciation calomnieuse et diffamation ».

Dix jours plus tard, Michel Rotger est placé en garde à vue et mis en examen pour agressions et harcèlement sexuels. Lorsqu’il est libéré, il prend la tête d’une manifestation de soutien forte de 350 personnes avec pour slogans: « Halte à la calomnie!« , « Soutien à notre maire ». Un frère de Maïssa et des amis organisent une contre-manifestation, avec une soixantaine de participants, des femmes surtout, portant des pancartes: « Quand une femme dit non, c’est non! », « Rendons sa place à la victime! »

« Putain! », « bougnoule! »

Ces soutiens ont apporté un peu de réconfort pour Maïssa. Mais c’est bien insuffisant pour supporter les insultes. « En allant chercher des clopes dans un café à deux pas de chez moi, j’ai entendu dans mon dos: ‘Putain!’ Puis, en sortant de la boulangerie, je passe devant un autre bistrot, et un client me lance: ‘Bougnoule!' » En parler lui fait monter les larmes aux yeux. « Être renvoyée à ma condition de bougnoule! Je suis née à Langres, en Haute-Marne, et j’ai toujours vécu sans souci à Chevigny depuis près de deux décennies. »

Maïssa ne parvient pas à comprendre que, victime d’agressions sexuelles, elle doit aussi subir du racisme, du simple fait qu’elle est née de parents algériens. Propos de comptoir, entendus dix fois par des amis: « Cette Arabe a voulu draguer le maire et comme il n’en a pas voulu, elle se venge pour gagner de l’argent. » Sa plainte a manifestement ulcéré certains de ses voisins, dont les réactions subtiles lui sont rapportées: « C’est le maire tout de même! Pour qui elle se prend? » Comme s’il était inconvenant qu’une petite employée municipale saisisse la justice contre le patron de la commune.

« Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire »

Si ce n’était que des ragots de bistrots, elle n’en souffrirait pas trop, mais Maïssa a dû aussi lire des dépositions de collègues qui l’on fait passer pour aguicheuse, avec de soi-disant tenues provocantes et des talons de 13 cm. Elle se souvient qu’à l’audience correctionnelle de mai dernier, la procureure de la République s’est moquée de l’invraisemblance de ces témoignages. « Comme si on pouvait bosser dans une cantine avec des talons de 13 centimètres! » Difficile d’entendre de ses oreilles une collègue lui confier le plus sérieusement du monde: « Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire, tu aurais eu la promotion que tu voulais. »

Maïssa était assommée par tous ces propos, plus sordides les uns que les autres, certains relayés par la force des réseaux sociaux. Le 22 mai 2015, devant la juge d’instruction, elle déclare: « Je ne pensais pas qu’il parviendrait à retourner la moitié de la population contre moi, ni à se faire passer pour la victime. Avec le recul, je me dis que je n’aurai jamais dû déposer plainte et si j’ai un message à faire passer aux femmes, c’est qu’il ne faut pas déposer plainte, partir et se murer dans le silence. »

Aujourd’hui, treize mois plus tard, elle juge terrible sa déclaration devant la juge. Elle n’a changé d’avis qu’après le procès, où elle a enfin pu dire: « J’ai bien fait de porter plainte. » Et pourtant, sa situation n’est pas devenue rose. Hospitalisée en psychiatrie depuis cinq mois, elle est en procédure de divorce. « Mon mari ne voulait pas que je saisisse la justice, il aurait préféré régler lui-même son compte au maire. Et il n’a pas supporté l’étalage public de notre sphère intime. » A cause de son état de santé et de sa séparation avec leur père, ses relations avec ses deux fils, âgés de 15 et 18 ans, se sont dégradées.

L’Express