« J’ai une colère personnelle, totale et absolue contre mon frère, qui fait vivre l’enfer à ma mère… » Stéphane, l’homme de 33 ans qui a tiré sur des policiers appelés par sa mère en détresse, mercredi à 1 h 30, à Champs-sur-Marne, ne ressemble pas à l’homme ivre qui menaçait de la tuer.
Plutôt bel homme, il s’exprime bien et ne manque pas de répartie. Mais cela n’a pas suffi pour infléchir le tribunal correctionnel de Meaux.
Il était jugé en comparution immédiate pour six délits, dont violence avec usage ou menace d’une arme et menace de crime ou délit à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique.
Avant les faits, mercredi, Stéphane avait bu 4 l d’alcool, fumé entre quinze et vingt joints, et absorbé des anxiolytiques. « Normalement, j’avais rendez-vous samedi (NDLR : demain) avec mes addictologues, assure le jeune homme. Je voulais me faire interner, car il faut que tout ça s’arrête. Je suis un maniaco-dépressif, mais quand je suis à jeûn, j’aime ma mère. »
Cette mère, qu’il disait vouloir, ce soir-là, « dépecer et enterrer dans le jardin. » Le procureur de la République ne voit en lui « qu’un dangereux psychopathe qui cherche à se faire hospitaliser pour éviter la prison ».
Elle requiert d’ailleurs 30 mois d’incarcération avec mandat de dépôt à son encontre. Pour l’avocate de Stéphane, « c’est juste reculer le problème de trente mois ». Ce que son père, qui ne s’est pas encore exprimé, traduit par : « Et dans trente mois, qu’est-ce qui va se passer ? » A l’annonce de la sanction, Stéphane envoie un baiser à sa mère, avant de repartir entre deux policiers.
Denis Truffaut, conseiller municipal FN à Arcueil, vient d’être condamné en première instance par le tribunal de grande instance de Créteil pour diffamation envers Daniel Breuiller (EELV), maire d’Arcueil. Ce dernier se félicite de la décision.
Le 15 janvier, l’élu FN avait reproché au maire d’avoir «laissé circuler librement» le terroriste Amedy Coulibaly «sur le territoire d’Arcueil»-sa voiture avait été retrouvée près de la gare RER après l’assassinat de la policière de Montrouge- «ce qui a conduit à la tragédie de Vincennes, une tragédie qui aurait pu être évitée» selon Denis Truffaut si Daniel Breuiller avait «daigné assumer (ses) responsabilités d’officier de police judiciaire en appliquant le programme du FN»
Il est condamné à 500 € d’amende et 500 € de dommages intérêts.
Le restaurant Twin Peaks à Waco au Texas a été le théâtre, le 17 mai, de violents affrontements entre gangs rivaux de bikers. Une minute après le début de la fusillade, la police qui surveillait ce rassemblement est intervenue et a également ouvert le feu.
Le bilan a été de 9 morts, tous chez les motards et les forces de l’ordre ont procédé à 177 arrestations. Et c’est un véritable arsenal qui a été retrouvé sur place: 480 armes ont été saisies, dont 12 fusils, 133 pistolets ainsi que des couteaux et des poings américains.
Ma belle. Voilà ce qui est resté en travers de la gorge de Richard Ormeno, 41 ans, qui comparaît depuis hier devant la cour d’assises. Deux mots écrits à la fin d’un SMS envoyé à sa compagne, qui réside à Salbris, par l’un de ses amis, Daniel.
Décrit comme étant d’un naturel jaloux, Richard veut en savoir plus. La situation est tendue dans le couple. Le lendemain matin, le 12 février 2014, ils « se font toujoursla gueule. » Pour « se déstresser », selon les termes de l’accusé, il s’occupe de l’entretien de ses couteaux, car il affectionne particulièrement les armes blanches.
Sa conjointe,« très impressionnée » de voir Richard aiguiser couteaux et machette, décide de quitter la maison avec ses enfants. Elle se rend dans un bar de Salbris. Richard, lui, s’est lancé à la recherche de sa compagne.
Lorsqu’il la retrouve dans le café, « pour se détendre », comme le dit l’accusé, il descend quatre verres de whisky et deux doses de pastis pur en un quart d’heure. La discussion entre le couple est houleuse.
L’un des enfants de sa compagne crie. Daniel, l’auteur du « fameux » SMS, qui était à l’extérieur du bar en train de fumer une cigarette, rentre alors précipitamment. « J’ai cru qu’une claque avait été donnée, j’ai entendu un des enfants pleurer, hurler. C’est là que je suis rentré dans le bar »,déclare-t-il à la barre.
Le patron leur demande de sortir. Dehors, la tension monte d’un cran. Daniel met deux coups de tête à Richard. Ce dernier sort un couteau qu’il avait dans sa poche et poignarde Daniel au bras gauche. L’entaille est sévère, elle s’étend de l’aisselle au coude. « J’ai senti une brûlure, j’ai vu le sang gicler », décrit la victime.
Aujourd’hui, il est complètement paralysé de la main et de l’avant-bras gauches. Les forces de l’ordre l’interpellent quelques heures plus tard dans sa voiture dans une cité HLM située à quelques centaines de mètres du bar. Véhicule dans lequel ils trouvent trois couteaux et une machette.
Étant en récidive, Richard Ormeno encourt jusqu’à 30 ans de réclusion. Le verdict sera rendu dans la soirée.
Jason Bodart, un jeune de 19 ans originaire de Charleroi, a été arrêté mardi par les autorités espagnoles alors qu’il débarquait d’un ferry dans le port de Tarifa (Sud), non loin de Cadix.
Le jeune homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international parce qu’il avait fait partie, dès l’âge de 17 ans, d’une bande de home-jackers particulièrement violente qui avait sévi en Wallonie et au grand-duché de Luxembourg.
« Le suspect venait de Tanger et s’est comporté de manière très nerveuse pendant le contrôle, de même qu’un peu plus tard, en apercevant des agents », explique la police espagnole.
« C’est pourquoi il a été mis à l’écart de la file et passé au crible via différentes bases de données. Le contrôle d’identité a établi qu’il était recherché en Belgique et au Luxembourg pour de très sérieux délits violents, attaque à main armée et séquestration. »
En compagnie de son amie Laetitia Bellens et du truand Alex Jovanovic, Bodart avait fait partie d’une bande qui avait sévi de fin 2013 à début 2014 en commettant des home-jackings très violents.
Ils menaçaient leurs victimes avec des armes à feu jusqu’à ce qu’elles remettent tous leurs objets de valeur. « Ils attachaient leurs victimes et n’hésitaient pas à les garder en otage si nécessaire », explique-t-on de source policière.
Le trio avait disparu fin 2014 mais, en mars de cette année, Bellens fut arrêtée la première. Deux mois plus tard, c’était au tour de Jovanovic et à présent, avec l’arrestation de Bodart, c’est toute la bande qui se retrouve derrière les verrous.
Le troisième homme impliqué dans un vol de cartouches de cigarettes, le 16 septembre au Relay de la gare de Versailles-Chantiers, a été condamné, jeudi 22 octobre, à six mois de prison ferme. Le tribunal correctionnel de Versailles a également révoqué une peine d’un mois de sursis.
Ses deux complices ont été condamnés à trois mois de prison le 17 septembre. L’audience de Kevin, Pisciacais de 20 ans, avait été renvoyée pour qu’il subisse une expertise psychologique. Cet habitué de la justice comptait déjà quinze condamnations à son palmarès, principalement pour des vols.
Le soir des faits, ce multirécidiviste, qui se dit SDF, s’était introduit dans le Relay, en forçant une porte de service à l’aide d’un pied-de-biche et volé quinze cartouches de cigarettes. Ses deux complices faisaient le guet.
Les policiers sont rapidement remontés jusqu’au trio car l’un d’eux avait abandonné un sac qui contenait une convocation en justice à son nom. Face aux juges, Kevin, formellement reconnu par le vigile du Relay, a tenté de minimiser l’ampleur du butin, assurant n’avoir volé que cinq cartouches. Il est reparti en prison à l’issue de l’audience.
Un collectif de femmes va organiser samedi à Paris une « Marche de la Dignité » pour « dénoncer le racisme structurel au sein de la société », 32 ans après la Marche pour légalité et dix ans après les émeutes urbaines.
« Le racisme structurel » de la société. « Il faut encore une fois sortir dans la rue, dénoncer la police qui assassine, le racisme structurel au sein de la société. Si nous ne demandons pas justice, personne ne le fera à notre place », a expliqué jeudi Amal Bentounsi, membre du Mafed (Marche des femmes pour la dignité), un collectif autonome composé exclusivement de femmes affirmant subir le « racisme d’Etat ».
« C’est important que cette marche soit organisée par des femmes issues de l’immigration et des quartiers, qui subissent le racisme au quotidien, elles-mêmes et à travers leurs frères, pères, maris« , a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse à Paris.
« Poursuivre la décolonisation ». La « Marche de la Dignité », qui dénonce l’islamophobie, la négrophobie et la romophobie et affirme vouloir « poursuivre la décolonisation » en s’inscrivant dans la lignée des luttes anti-impérialistes du passé, partira samedi de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille, où des prises de parole sont prévues, suivies d’un concert auquel doivent notamment participer Kery James, Médine, Disiz, Tunisiano, Princess Erika.
Des dizaines de milliers de manifestants. Les organisatrices, qui ont reçu le soutien de la militante américaine des droits civiques Angela Davis et de dizaines d’associations, espèrent la présence de dizaines de milliers de participants, avec des délégations venues par cars de province et de l’étranger.
L’Etat a adressé le 22 octobre, une mise en demeure à la municipalité de Fréjus pour lui enjoindre d’ouvrir, sous quinzaine, la mosquée nouvellement construite. Dans ce courrier, les services de l’Etat donnent quinze jours, à compter du 23 octobre, au sénateur-maire Front national David Rachline pour ouvrir ce lieu de culte.
Le maire s’oppose depuis le début de sa mandature à l’ouverture de cette nouvelle mosquée, dont les travaux ont été achevés en septembre dernier. Son prédécesseur en avait pourtant accepté le permis de construire, validé par la préfecture du Var.
Le tribunal administratif avait déjà demandé une ouverture exceptionnelle pour la fête de l’Aïd en septembre, assortie d’une demande de réexamen de la décision du maire.
Dans la pieuse Irlande, la découverte répugnante de deux têtes de porc ensanglantées déposées devant l’entrée d’une église désaffectée de Belfast et ayant pour estampille des slogans anti-islam orduriers en a révulsé plus d’un, des notables aux citoyens ordinaires, en passant par les hauts dignitaires religieux catholiques et protestants, sans omettre les représentants du parti Sinn Fein, au premier rang desquels le chef de file du mouvement, Fra Mc Cann, a fait part de sa stupeur teintée d’écœurement.
« Cette provocation qui souille l’église St Luc en attisant la haine à l’encontre des croyants de confession musulmane m’inspire le plus grand dégoût, et doit être condamnée avec la plus grande fermeté.
Il est intolérable de profaner ainsi cet édifice qui fait partie du patrimoine local et d’imposer à la population un spectacle aussi macabre. Tous les lieux de culte doivent être traités avec le plus grand respect« , a martelé ce dernier, la voix vibrante d’émotion.
Sur les dents, la police de Belfast met tout en œuvre pour retrouver les sinistres semeurs de troubles qui sont derrière un « crime de haine » caractérisé, l’inspecteur en chef Gavin Kirkpatrick exhortant à la condamnation univoque de cet acte sacrilège, tout en lançant un appel à témoins.
Tandis que Fra Mc Cann dénonçait le caractère odieux des slogans islamophobes inscrits sur les têtes de porc, en rappelant avec force que « les crimes de haine n’ont pas leur place dans notre société, pas plus que le sectarisme, le racisme et la discrimination, des fléaux qui doivent être combattus sans faiblesse et sans relâche », le gardien de l’église, William Spence.
« Suite aux importants incidents qui ont abouti à l’explosion de la fédération FN des Vosges, ce site est en travaux pour une totale refonte.
Vous retrouverez toutes nos informations au lendemain de notre conférence de presse qui aura lieu dans les jours à venir. »
Cette phrase, postée mercredi matin sur le site du FN Epinal, a de quoi interpeller car il y est fait état de querelles internes au sein de la fédération vosgienne.
Joint par téléphone, Pierre-Jean Robinot, conseiller municipal d’opposition FN à la Ville d’Epinal, revient plus en détail sur le malaise latent qui existe, depuis plusieurs mois, au sein de la structure.
« Depuis un an, la fédération des Vosges va très mal. Tout ça provient du fait qu’on a un secrétaire départemental qui n’est d’ailleurs pas vosgien et qui coupe des têtes dès qu’on n’est pas d’accord avec lui. Aujourd’hui, la fédé a perdu 90 % de ses membres. C’est une catastrophe.
On a essayé de régler nos problèmes en interne mais ce n’est plus possible. On attend le dépôt des listes pour dire toute la vérité. Aujourd’hui, personne ne sait qui est sur la liste. C’est un grand secret. Il n’y a aucune discussion possible. »
L’élu spinalien va même plus loin dans ses accusations : « J’ai réussi à tenir le FN Vosges pendant tout ce temps. J’ai alerté à plusieurs reprises l’instance parisienne mais elle s’en fout complètement. Le problème, c’est que je ne suis pas d’accord avec le programme décidé pour les élections régionales. Les orientations données vont totalement dévaloriser les Vosges. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant.
La seule chose, c’est que le parti a trahi son électorat. C’est très grave. Un parti politique, c’est une structure où on échange, où on doit être écouté. Le FN n’est pas un parti démocratique. Moi, je ne veux pas trahir les gens qui ont voté pour moi. La supercherie a assez duré », explique l’élu, annonçant qu’une réunion des frondeurs est organisée ce soir à huis clos (lire hier soir, NDLR) pour décider du comportement à adopter dans les prochains jours.
La dizaine de conseillers municipaux du Front national pourraient, à en croire notre interlocuteur, adopter une stratégie commune.
« Les quartiers Nord de Marseille, une nouvelle fois le théâtre de la guerre des stupéfiants », annonce BFMTV dimanche dernier. « Un énième règlement de comptes sur fond de trafic de drogue », renchérit Anne-Claire Coudray sur TF1. Après la fusillade qui a causé la mort de trois personnes, dont deux mineurs de 15 ans, les télés unanimes attribuent le massacre aux trafiquants de drogue, encouragées par la déclaration de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : « A ce stade, l’hypothèse de meurtres liés au trafic de stupéfiants est privilégiée. »
Manuel Valls confirme par un tweet : « Rien n’arrêtera la détermination de l’Etat à lutter contre le crime organisé. » « La cité des Lauriers a la réputation d’être une plaque tournante dans le trafic de drogue », commencent invariablement les reportages des télés, rappelant que « les trois victimes étaient connues des services de police ». « On peut parler de guerre de territoires, on a affaire à ce que j’appelle le narco-banditisme, une alliance des gangs des cités avec des organisations mafieuses », estime Jean-Michel Verne, « spécialiste du grand banditisme », interrogé sur BFMTV. « Qu’est-ce qui a changé ?, s’enquiert la présentatrice. La multiplication des armes lourdes, le jeune âge des personnes impliquées, la guerre des territoires, les cités : tout ça est une sorte de cocktail… »
Un cocktail frelaté. Le lendemain, lundi, le procureur de la République de Marseille indique que l’enquête sur le triple homicide « ne permet pas à ce jour d’affirmer qu’il y a un lien avec le trafic de stupéfiants. Aucune des trois victimes n’a été condamnée dans des affaires de stupéfiants », précise-t-il. Où l’on apprend que le majeur avait été condamné treize fois, dont une fois à quatre ans de prison ferme pour des violences aggravées ; qu’un des mineurs avait été condamné une fois pour violences aggravées, que le deuxième n’avait aucune mention à son casier. Et qu’une des victimes mineures était en outre revenue à Marseille très récemment, alors qu’elle habitait habituellement à Rennes.
Ces précisions arrivent trop tard. Les victimes, et notamment les deux mineurs, sont présentées comme des trafiquants de drogue en ouverture de tous les JT du dimanche. Et, le lundi, l’affaire est déjà reléguée en brève.
Même morts, les habitants des cités sont donc présumés coupables, comme le regrette Rouguyata Sall, du Bondy Blog, dans un article de Libé paru lundi (« Tuerie à Marseille : les mots devancent l’enquête »). Cette sévérité contraste avec la complaisance dont ont fait preuve toutes les chaînes pour relayer le plaidoyer d’autres personnes soupçonnées de trafic de drogue — d’une toute autre ampleur —, les deux pilotes de l’affaire « Air cocaïne » échappés de République dominicaine.
Conférence de presse en direct et en intégralité sur les chaînes info, avis d’experts (en barbouzerie, pas en trafic de stupéfiants), témoignage de la mère d’un des fuyards (pardon, « exfiltrés »), antennes ouvertes aux soutiens des deux pilotes…
L’un d’eux, l’eurodéputé du Front national Aymeric Chauprade, se multiplie pour passer en direct sur le plateau de BFMTV à 18h et sur celui de C à vous (France 5) à 19h, tout en donnant une interview pour Le 19.45 de M6 et pour le 20 heures de France 2, qui accueille les pilotes Pascal Fauret en plateau et Bruno Odos en duplex.
Tout au long de la journée, les journalistes tendent les micros pour relayer les deux arguments des pilotes arrêtés avec 680 kilos de cocaïne dans leur Falcon : la justice dominicaine est inique, nul pilote au monde n’est responsable des marchandises qu’il transporte. Personne ne prend la peine de les mettre en doute même si le dossier de leurs auteurs (mis en examen par une juge de Marseille) est beaucoup plus fourni que celui des deux mineurs assassinés à Marseille.
Dès décembre 2012, les gendarmes de Saint-Tropez (!) ont été alertés par le déchargement de nombreuses valises sur l’aéroport de La Môle depuis un avion en provenance de Saint-Domingue. Au total, avec celui qui leur a été fatal, ce sont trois vols transatlantiques très douteux qu’a effectués le même équipage à bord d’avions privés.
D’un côté, on déplore l’acharnement judiciaire dont sont victimes deux pilotes transportant 680 kilos de drogue. De l’autre, on assure sans aucune preuve que deux adolescents de 15 ans victimes d’une fusillade sont des trafiquants de drogue. Et au milieu, on commémore les émeutes de 2005… Cherchez l’erreur.
La cour d’assises d’Anvers a condamné jeudi Danny M., âgé de 52 ans, à une peine de 30 ans de prison pour le meurtre de sa voisine Ria Keirsebelik, âgée de 59 ans. L’accusé, dépendant à la drogue, avait tué la victime le 27 mai 2013 après une simple querelle dans l’appartement de cette dernière, à Anvers. Le jury n’a retenu aucune circonstance atténuante.
Ria Keirsebelik avait un lourd passé. A la suite d’une tentative de suicide manquée, elle avait perdu ses membres inférieurs ainsi que six doigts. Mais elle bénéficiait, malgré tout, d’un moral positif et était toujours prête à aider les autres, y compris Danny.Depuis ses 14 ans, ce dernier était dépendant aux drogues, à l’alcool et aux médicaments. Un mode de vie qui lui avait déjà valu 22 condamnations liées à la drogue, la violence et d’autres délits. Auxquelles viennent désormais s’ajouter un meurtre.
L’accusé a « massacré sa voisine d’une manière cruelle. La victime a été battue à mort avec un haltère et a connu une longue agonie », ressort-il de l’arrêt. Au moment des faits, Danny M. était sous l’influence de la drogue.
Danny M. a dès lors été condamné à la peine maximale requise par le ministère public, soit 30 ans de réclusion.
L’homme de 32 ans, interpellé jeudi, « a avoué dans la nuit avoir tué Elias », enfant disparu en juillet sur une aire de jeux au pied de son immeuble à Potsdam (est) près de Berlin. Et il a également reconnu des violences sexuelles sur une deuxième victime, le petit Mohamed, venu de Bosnie-Herzégovine avec sa famille et enlevé le 1er octobre devant le Lageso, principal centre d’accueil et d’enregistrement des demandeurs d’asile à Berlin.
Il l’aurait ensuite « étranglé avec une ceinture« notamment parce qu’il craignait que les cris de l’enfant n’alertent le voisinage. Le corps du petit garçon a été retrouvé jeudi dans le coffre de la voiture de son meurtrier présumé, placé dans une bassine et recouvert de litière pour chat..
Le suspect a aussi expliqué aux policiers que le corps du petit Elias, avait été enterré dans un jardin ouvrier qu’il possède, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Berlin
La police soupçonne Silvio.S d’être impliqué dans une 3eme disparition
La police examine maintenant d’autres dossiers de disparitions d’enfant dans lesquels cet homme pourrait être impliqué, affirme le quotidien local Berliner Zeitung, citant la police.
Le journal évoque notamment la disparition en juin d’une petite fille de 5 ans « Inga » à Stendal, dans l’Etat de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne.
Le suspect Silvio.S a avoué avoir tué un autre enfant
Le meurtrier présumé d’un petit réfugié de 4 ans, arrêté jeudi, a avoué avoir tué un autre enfant de six ans, disparu début juillet, a annoncé le porte-parole de la police berlinoise, Stefan Redlich.
« L’homme a avoué dans la nuit avoir aussi tué Elias« , un enfant de six ans, disparu à Potsdam (est) près de Berlin, a indiqué à l’AFP le porte-parole, confirmant des informations de l’agence allemande DPA. Il s’agit dans les deux cas de meurtres à caractère « sexuel« , affirme DPA sans citer de sources.
Mohamed, 4 ans, était porté disparu depuis le 1er octobre. La police berlinoise a interpellé ce jeudi son kidnappeur présumé. Dans son auto, gisait le corps sans vie d’un jeune garçon.
La disparition d’un petit réfugié de 4 ans bouleverse l’Allemagne depuis le début du mois. Le 1er octobre, Mohamed a été enlevé devant un centre de prise en charge des migrants à Berlin.
Un jour après avoir publié de nouvelles images du kidnappeur présumé, la police annonce ce jeudi avoir interpellé un suspect de 32 ans. Les agents ont retrouvé le cadavre d’un jeune garçon dans l’auto du trentenaire.
Une autopsie, qui sera conduite dans la journée, devra encore déterminer l’identité et les causes exactes de la mort de l’enfant. Les enquêteurs ont été mis sur la piste du suspect par des «informations provenant de son entourage», a précisé la police dans son communiqué, sans livrer d’éléments supplémentaires.
Joseph Scipilliti envoyait de la littérature fasciste a ses confrères
Ce n’est pas ainsi que Thierry Jové a d’abord connu son confrère. « Il y a plus de vingt ans, sa personnalité était radicalement opposée à celle que vous découvrez aujourd’hui. Il fut un temps où Joseph Scipilliti était un homme progressiste et ouvert aux autres. Hélas, peu à peu cet homme a cédé la place à un personnage incapable de remise en cause et d’introspection. »
D’une voix pleine d’émotion, il poursuit : « Dans sa vie, il a fait des choix qui ne sont pas les miens. Je ne prône pas le racisme. Plus tard, il m’envoyait des messages, m’incitant à partager ses convictions. C’était des messages violents, outranciers, de la littérature fasciste. Je lui ai dit que je ne voulais plus recevoir cela, et c’est à ce moment que nos relations ont définitivement cessé. »
Joseph Scipillitiétait membre du groupuscule Résistance républicaine
Sur le site de Résistance républicaine, un groupuscule ouvertement islamophobe, il est présenté « comme l’un des premiers » adhérents du mouvement. L’avocat était aussi un contributeur régulier de Boulevard Voltaire, un journal en ligne fondé par Robert Ménard.
Joseph Scipilliti, qui a tiré sur le bâtonnier défendu par « Riposte Laïque » la victime salit.
Le journal d’extrême doite « Riposte Laïque », qui était l’un des clients de Joseph Scipilliti, a mis en ligne ce matin un article pour défendre le meurtrier du bâtonnier de Melun, intitulé « Ils ont tué Joseph Scipilliti, notre avocat ».
« L’émotion nous submerge. Le regret, infini. La révolte, terrible. Nous rendrons un peu plus tard à Joseph tout l’hommage qu’il mérite« , écrit Riposte Laïque, sans un seul mot pour la victime. « Avant de mourir, il a envoyé à un certain nombre de destinataires, dont nous, qu’il avait si brillamment défendus plusieurs fois, un livre […] où il décrit le processus inexorable qui l’a conduit à son acte de ce matin ».
« Riposte Laïque » va même plus loin en semblant d’une certaine manière justifier le geste fou de Joseph Scipilliti survenu se matin.
« Naturellement la machine à broyer le patriote, celui dénonce le mur des cons se met en marche. Ils osent écrire qu’il aurait eu des problèmes personnels quand c’est tout le système qui s’est acharné contre lui ».
Un avocat au barreau de Melun a tiré ce jeudi matin sur Henrique Vannier, le bâtonnier, avec qui il avait rendez-vous. Il a ensuite retourné l’arme contre lui et s’est suicidé. Des doutes subsistent sur l’état de santé de la victime.
Selon la préfecture de Seine-et-Marne, contactée par L’Express, il est dans un « état critique ». Des sources proches de l’enquête affirment auprès de l’AFP qu’il est décédé.
Selon les premiers éléments, le tireur serait l’avocat Joseph Scipilliti. Contactée par L’Express, Sophie Prunier, avocate et trésorière du barreau de Melun explique l’origine du différent.
Une procédure avait été engagée en vue de la suspension du suspect. Mais aucune mesure de sanction n’avait encore été prise. Il lui était visiblement reproché plusieurs choses dont une attitude contraire à la déontologie. Selon notre source, l’avocat en aurait fait une affaire personnelle, considérant le bâtonnier comme responsable de cette situation.
Suheda Asik, qui travaille pour l’hebdomadaire franco-turc Zaman France, est venue assister, lundi 26 octobre, à la remise du prix de la laïcité organisée dans un salon de l’Hôtel de ville de Paris. Le Premier ministre, Manuel Valls, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, assistaient à cette cérémonie organisée par le Comité Laïcité République.
Dans un article publié mardi sur le site de son journal, Suheda Asik raconte comment trois personnes, avant le début de la cérémonie, lui ont demandé, avec insistance, de retirer son voile, justement au nom de la laïcité vantée ce soir-là. Elle écrit ainsi :
«Arrivée à la salle municipale, un agent d’accueil se dirige vers moi. […] Continuant à marcher à mes côtés, il se rapproche et me demande en « souriant » : « Vous êtes vraiment obligée de garder ça sur votre tête ? »
Abasourdie, je pense un instant avoir mal entendu. Je lui demande donc de se répéter. « Non mais vous savez, vous êtes à l’Hôtel de ville ici, il faut respecter. Nous vous avons laissé entrer, vous pourriez l’enlever par égard pour nous, dit-il en désignant mon voile, c’est la moindre des choses ».»
Puis :
«Un mal ne venant jamais seul, quelques minutes plus tard, je me rends compte que j’ai oublié mon téléphone à la sécurité, ce qui m’oblige à redescendre.
A mon retour dans la salle, je me dirige vers ma place quand une femme faisant partie de l’organisation m’arrête. « Bonjour ! » me dit-elle en me fusillant du regard, puis sans transition : « Enlevez votre voile ! »»
Cette femme ira ensuite chercher un membre du Comité Laïcité République, qui demandera à la journaliste : «Et vous traitez de la laïcité, vous ?» «A croire que mon voile m’empêche de réfléchir ou de faire mon métier», ironise Suheda Asik.
La mairie de Paris solidaire de la journaliste
Contactée par Libération, la mairie de Paris confirme les faits, en soulignant que son rôle dans la soirée s’est limité à mettre le salon à disposition du Comité Laïcité République (comme cela a déjà été le cas auparavant) et à gérer les relations presse.
«On est en total soutien avec elle», fait savoir le service de presse de la mairie, dont le représentant souligne qu’il se trouvait lui-même sur place lundi soir. «J’ai souligné aux personnes concernées que leurs propos étaient inappropriés», dit-il. Il s’agirait donc de deux membres de l’équipe d’organisation et d’une invitée.
Sur Twitter, Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris, a publié un tweet allant dans le même sens :
Dans son article, Mediapart rappelle que ces dernières années, les prix décernés par le CLR «ont toujours récompensé les tenants d’une approche dure de la laïcité», autrement dit essentiellement concentrée sur l’islam:
«la directrice de la crèche Baby Loup Natalia Baleato (2011), la députée radicale de gauche Françoise Laborde (2012), l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Jeannette Bougrab (2013), les philosophes Henri Pena-Ruiz et Catherine Kintzler l’an dernier».
Charb fut le président du jury en 2012. Lauréat cette année, Samuel Mayol est une personnalité controversée : directeur de l’IUT de Saint-Denis, celui que le CLR distingue pour «son action en faveur de la neutralité dans l’enseignement supérieur face à la montée d’incidents communautaristes» est soupçonné, ces dernières semaines, d’avoir installé lui-même des tapis de prière dans le local d’une association étudiante musulmane pour la discréditer.
Dans un témoignage posthume, le militant d’extrême droite René Resciniti de Says revendique l’assassinat du militant anticolonialiste Henri Curiel, en 1978. L’avocat de la famille a déposé plainte avec constitution de partie civile.
Officiellement, l’affaire a été classée sans suite, après un non-lieu. Mais un nouveau témoignage pourrait relancer l’enquête. Pour la première fois, un homme revendique cette exécution dans un livre paru en mai dernier,Le Roman vrai d’un fasciste français, du journaliste Christian Rol (éd. La Manufacture de livres). Celui-ci a recueilli les confidences de René Resciniti de Says, dit l’Elégant, militant nationaliste, avant sa mort en 2012.
Parmi les secrets révélés dans ce livre, celui de la mort d’Henri Curiel, militant tiers-mondiste, cofondateur du mouvement communiste au Caire avant-guerre, exilé en France.
Selon le témoignage rapporté par Christian Rol, René Resciniti de Says a abattu Henri Curiel de trois balles avec un comparse avant de disparaître dans la foule et de remettre l’arme du crime (un Colt 45) à un troisième homme, le tout sur ordre de Pierre Debizet, patron du SAC, la milice du parti gaulliste.
L’attentat est revendiqué auprès de l’AFP comme suit :
“Aujourd’hui, à 14 h, l’agent du KGB, Henri Curiel, militant de la cause arabe, traître à la France qui l’a adopté, a cessé définitivement ses activités. Il a été exécuté en souvenir de tous nos morts. Lors de notre dernière opération, nous avions averti. Delta”.
Dans Le Roman vrai d’un fasciste français, René Resciniti de Says assume son acte de manière totalement décomplexée :
“A l’époque, c’est la guerre froide. Curiel nous est présenté comme le super-agent de la subversion – même si à l’époque il n’avait aucune activité contre la France. Nous, on ne se pose pas de questions: un agent de Moscou à refroidir, qui plus est traître à la France en Algérie, c’est dans le cahier des charges.”
Pour l’avocat de la famille William Bourdon, la plainte avec constitution de partie civile qui a été déposée auprès du doyen du juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris devrait conduire à la désignation d’un juge, ce qui n’avait pas été le cas précédemment car personne n’avait été identifié.