

Victime de racisme sur les réseaux sociaux, Amélie Neten a posté ce qu’elle reçoit en messages privés. Et ce n’est pas beau à lire !
Alors qu’Ayem a poussé un coup de gueule contre une téléspectatrice qui s’en est pris à Aurélie Preston Lee des Anges 8, Amélie Neten vient d’afficher, à son tour, un internaute. Et pour cause, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde à envoyer des messages racistes à la jolie Belge tels que « Ta pas boulot en Belgique…. ? Tu nous pourri la vie bouffone (SIC) » ou « La France aux français bordel boufonne (SIC)« ; des messages envoyés en MP que la nouvelle chroniqueuse du Mad Mag a partagé sur son compte Twitter afin que son million de followers en prennent connaissance.
Et même si la jeune femme prend ce genre de commentaires déplacés et désobligeants à la rigolade au vu de sa légende « La perle du jour les amis », beaucoup sont visiblement choqués par ce qu’elle reçoit en privé.
La perle du jour les amis ???????????????? pic.twitter.com/tCStVpJ50b
— Amélie Neten (@Amelie_Officiel) 17 mars 2016
En effet, les commentaires ne se sont pas fait attendre : « Les réseaux sociaux et leurs ramassis de cassos. Dur. » a commenté Jeremstar, « Belle illustration de la connerie humaine » a rajouté @GossipRoomOff, « exactement c’est le donne envie de vomir ce genre de commentaire raciste et sans intérêt » s’insurge @nanawarrior1 ou encore « Ces quoi ce cassos encore ? (SIC) » se demande @PhilippeEmilio.


Ce n’était pas gagné d’avance vu le réquisitoire du parquet, particulièrement clément. La 10ème chambre correctionnelle de Paris a condamné à des peines de prison ferme six membres de la Ligue de Défense Juive qui avaient sauvagement agressé à coups de barres de fer, de casques de moto, de matraques, le 12 avril 2009 deux Français d’origine maghrébine.
Lors du procès qui s’était tenu le jeudi 10 mars 2016, la procureure générale avait demandé de faibles peines, assorties de sursis (totale ou partielles).
Lors de l’agression, des témoins parlaient d’une vingtaine d’individus présents, mais seuls trois d’entre eux avaient assisté au procès (voir notre article), Jason Tibi, Rudy Lalou et Azar Cohen.
Ce vendredi 18 mars, les accusés n’ont pas pris la peine d’assister au verdict. Le tribunal correctionnel a condamné Jason Tibi, considéré comme le leader du groupe, à 24 mois ferme.
En ce qui concerne Azar Cohen, le seul à avoir toujours nié sa présence lors du lynchage, bien que Jason Tibi et Rudy Lalou, pendant leurs auditions aient affirmé qu’il était bien présent au moment de l’agression, la justice française l’a condamné à 9 mois ferme.
Pour Rudy Lalou, qui était très vite passé aux aveux, « affirmant n’avoir donné aucun coup » et qui avait surtout collaboré activement avec les enquêteurs, en donnant le nom de ses complices, la justice a été plus sévère qu’avec Azar Cohen. Il écope de 12 mois ferme.
Yoni Sulman, celui qui s’était échappé en Israël, est condamné à une peinde de 24 mois ferme mais on n’imagine mal le gouvernement français lancer un mandat d’arrêt à son encontre.
« Je suis soulagée de voir que des peines qui effectivement ont tenu compte du temps écoulé mais pas dans les conditions suggérées par le parquet, qui aboutissaient quasiment à une absence de peines », a déclaré à la sortie du verdict Maitre Cochain, l’avocate de la défense. « Il serait logique que les condamnés ne fassent pas appel car les peines sont loin d’être excessives au regard de la gravité des faits », a conclut l’avocate.

L’installation d’une tente du PKK en plein Bruxelles a suscité l’indignation d’Ankara. Le chef de l’Etat a dénoncé une ambivalence européenne dans la lutte contre le terrorisme, cinq jours après un attentat qui a frappé la capitale turque.
Le chef de l’Etat turc, Tayyip Erdogan, a dénoncé l’attitude des autorités belges qui ont autorisé des partisans du PKK, un groupe terroriste reconnu comme tel par l’Union européenne, à dresser une tente en plein Bruxelles. Le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, se trouve lui-même dans cette ville pour mener des négociations concernant le plan d’action sur les migrants.
«Nous attendons des pays européens qu’ils fassent preuve d’empathie», a déclaré le président lors d’une cérémonie commémorant l’anniversaire de la bataille des Dardanelles.
«Ils ne sont pas honnêtes, pas sincères. Ils se comportent de manière ambivalente. Aujourd’hui, ils ont retiré le drapeau et les banderoles, mais qui essayez-vous de berner ? Soyez honnêtes, soyez sincères. Vous n’avez pas en face de vous une Turquie dupe. Notez-le bien. Cela s’appelle baisser la garde contre le terrorisme et ces gens-là ont capitulé face au terrorisme», a-t-il fulminé avant de prévenir : «Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara n’explose pas un jour à Bruxelles où les partisans du groupe terroriste sont autorisés à faire un show en plein cœur de la ville».
Erdogan a estimé que la désinvolture de certains pays s’apparentait à «danser sur un champ de mines».
Ankara vient de subir deux attentats en l’espace de trois semaines. Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe satellite du PKK, a revendiqué les attaques qui ont entraîné la mort de 65 personnes au total.

Trois militants d’extrême droite ont été condamnés jeudi par un tribunal de Hanovre en Allemagne à des peines de huit, sept et quatre ans de demi de prison pour l’attaque au cocktail Molotov d’un foyer de demandeurs d’asile dans le nord du pays en août dernier. L’incendie de Salzhemmendorf n’avait fait aucune victime.
La condamnation la plus lourde a été prononcée à l’encontre de l’instigateur présumé, un homme de 31 ans, celle de sept ans à son complice, un pompier bénévole qui a par la suite aidé ses collègues à éteindre les flammes.
Une femme de 24 ans a écopé de quatre ans et demi de prison pour avoir conduit la voiture avec laquelle les trois individus ont pris la fuite.
Les trois prévenus ont nié avoir agi pour des motifs politiques mais le tribunal a estimé que l’analyse des données de leurs téléphones portables fournissait clairement la preuve de leurs sympathies néo-nazies.
Leur avocat a dit craindre que la justice n’ait voulu envoyer un signal de fermeté alors que les attaques contre les foyers de demandeurs d’asile se sont multipliées l’an dernier en Allemagne parallèlement à l’arrivée de nombreux migrants et réfugiés sur le territoire.
Plus de 1.200 attaques contre des foyers de migrants ont été recensés au cours de l’année écoulée en Allemagne, où plus d’un million de demandeurs d’asile ont été accueillis. Depuis le début de l’année, plus de 200 attaques ont été enregistrées, la plupart étant le fait de militants d’extrême droite, déclare la police allemande.

Trois jeunes de 19 à 26 ans, dont deux récidivistes, comparaissaient devant le tribunal de Lisieux pour trafic de stupéfiants.
Une surveillance de la police appuyée par des écoutes téléphoniques a abouti à l’interpellation et la garde à vue de trois jeunes gens impliqués dans un trafic de drogue, cannabis et cocaïne, qui sévissaient à Lisieux et à Cherbourg où demeure l’un des trois protagonistes. « Trois personnes avec des parcours différents », a résumé le procureur David Pamart, en s’adressant aux trois prévenus. Dans le box des accusés, mardi, les trois garçons présentent effectivement des profils bien différents.
Le plus jeune, Florian B est le seul à avoir un casier judiciaire vierge. Jetant un regard inquiet à ses parents, il a conscience d’avoir fait une grosse bêtise. Présenté comme un garçon sans histoire, normalement scolarisé, le lycéen a été entraîné dans une spirale irréversible. D’abord consommateur, il est devenu dealer pour subvenir à sa consommation. Son fournisseur est Kévin B, debout dans le box à ses côtés. Il lui achètera en tout 7,5 kg de cannabis qu’il revendra à ses camarades de lycée à Lisieux et à son domicile, à l’insu de ses parents.
Déjà condamné à cinq reprises, Maxime B, 26 ans, est récidiviste. C’est un « client » de Florian. Accusé également de transport, détention et usage de stupéfiants, il se présente lui-même comme étant bipolaire. « Son état de santé lui permettrait d’obtenir une pension qui serait supérieure à ce que lui rapportent ses ventes », a fait observer Maître Quentin Philibert, annonçant les bénéfices insignifiants que son client tirait de ses transactions.
Âgé de 23 ans, Kévin B, paraît être le gros bonnet du trafic. Cet autoentrepreneur accumule dix-sept condamnations, dont la plupart subies avant sa majorité. « Il n’a aucune volonté de s’en sortir », a martelé le procureur, ajoutant que ce jeune marié comparaissait pour la septième fois pour des délits en lien avec le trafic de stupéfiants.
Le tribunal a condamné Kévin B à 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme avec révocation d’un sursis de 4 mois. Maxime B écope de 18 mois d’emprisonnement dont 12 avec sursis et révocation d’un sursis de 5 mois. Ces deux peines ont été assorties d’un mandat de dépôt. Florian B a été condamné à une mesure de contrainte pénale d’une durée de 3 ans. Une sanction alternative à une peine d’emprisonnement qui, en cas de non exécution, serait transformée automatiquement en une peine d’un an de prison.

L’homme condamné au mois de février pour l’enlèvement en avril 2015 de la petite Bérényss, en Lorraine, a écopé mercredi de quatre ans de prison pour une autre affaire concernant les agressions sexuelles de trois fillettes.
Eric Fauchard, cet agriculteur quadragénaire vivant dans un village de la Meuse, a été condamné à quatre ans de prison ferme et dix ans de suivi sociojudicaire, ainsi qu’à une interdiction d’entrer en contact avec ses victimes et à une obligation de les indemniser, a indiqué le greffe du tribunal de grande instance de Verdun. Sur les trois fillettes ayant subi des agressions sexuelles, deux sont des nièces d’Eric Fauchard.
Il aurait toujours nié les faits, prétextant une cabale contre lui pour une histoire de succession. «S’il n’y avait pas eu l’affaire Bérényss, nous aurions sans doute débattu de ça», a souligné mercredi le procureur qui ajoute : «Aujourd’hui, on sait qui est Eric Fauchard. Un pervers et un pédophile. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’expert psychiatre.»
Le 23 février dernier, l’agriculteur avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour l’enlèvement de la petite Bérényss, une enfant de 7 ans dont la disparition durant 8 heures en avril 2015 avait suscité le déclenchement d’une «alerte enlèvement». Eric Fauchard avait enlevé la fillette en l’attirant avec des bonbons alors qu’elle faisait du vélo à quelques pas du domicile familial, dans le village de Sancy (Meurthe-et-Moselle).
Eric Fauchard avait été confondu par son ADN retrouvé sur des vêtements de Bérényss et par le récit de la victime.

Il est des gestes qui révèlent l’époque. On clique sur le site Fdesouche.com, aussi connu comme François Desouche, jeu de mot et organe (internet) central des jeunes blancs que le grand remplacement angoisse, et un bandeau publicitaire saute aux yeux, façon X-Files, ce qui ne me rajeunit pas: «Tous les jours, ce qu’on vous cache!» Donc, une invite à s’abonner à la lettre confidentielle de Valeurs actuelles, organe (hebdomadaire) central d’une bourgeoisie de droite désormais sans complexe, qui voterait Sarkozy en pensant Marine Le Pen.
Tout ceci est évidemment simplifié, mais quelle révélation! Que «Valeurs» fasse de la pub sur FDesouche, c’est à la fois baroque et lumineux. Évidemment, ils disent la même chose, le site web et le magazine, et participent d’une même mouvance large de droitisation de la droite, de la formation d’un bloc gaulois en forteresse coléreuse et assiégée, un hérisson d’identité qui lit ou écoute Zemmour, Finkielkraut, Villiers, remâchant sa certitude de lutter pour sa survie face à la subversion gauchiste, islamiste, immigrationniste et amorale… Air connu. «Tant qu’on est encore majoritaire dans ce pays, on doit verrouiller ce qu’on a», me dit Pierre Sautarel, le fondateur de Fdesouche, un trentenaire des Hauts-de-Seine et twittos convulsif avec qui j’échange sur le maëlstrom identitaire…
Après le symbole, il y a les faits. Ils ne sont pas moins intéressants. Valeurs vient chez Desouche pour trouver des lecteurs. L’hebdomadaire a lancé une lettre confidentielle payante et veut la diffuser. Il regarde les viviers potentiels. Il va aussi prospecter sur le site de la Manif pour tous et sur Boulevard Voltaire, agora extrémiste inventée par Robert Ménard. Catholiques ultras et néo-fachos, lisez vous ? Dis-moi qui tu recherches, je te dirais qui tu deviens… Ce qui étonne plus, dans le partenariat avec Desouche, c’est le gap sociologique: ces gens gens-là, nonobstant les idées, n’ont a priori rien à voir!
Comment dire? Fdesouche ressemble à feu le Kop Boulogne, cette forteresse bleu-blanc-rouge du Parc des Princes, quand Valeurs pourrait être consulté dans le salon d’un fâché du XVIe arrondissement, en guerre contre l’installation d’un centre pour SDF au Bois de Boulogne. C’est presque le même quartier, mais pas tout à fait pareil.
«Je comprends la démarche de Valeurs. Nos lecteurs se partagent entre le FN et les Républicains, ça rencontre ce qu’ils cherchent», dit Sautarel. Mais le social, ça compte encore? Si la jonction se fait, on pourra réfléchir sur un identitarisme transclassiste. On supputera quelque chose de vaguement fasciste, au gré du temps, puisque c’est un objet du fascisme de nier les classes au profit du nationalisme. N’anticipons pas. Pour l’instant, ce sont quelques dizaines d’abonnés qui ont rejoint Valeurs en provenance de Fdesouche… Et à mieux regarder, ce sont quand même les contradictions qui nous frappent, dans cette histoire. Elles aussi nous disent le moment, quand le vieux monde veut se refaire une santé sur la vitalité des nouvelles couches.

C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».
Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville ». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.
Histoire de colleurs d’affiches
Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences.

Pierre Guion a 24 ans, déjà neuf condamnations à son casier judiciaire, une dixième en voie d’inscription, quatre ans de prison à purger et il reste prévenu dans des affaires non-jugées. Bref, le jeune homme connaît les rouages de la justice. Les gardes à vue, il les a largement éprouvées. Pourtant, lors de sa dernière garde à vue, en septembre 2015, à la gendarmerie d’Angoulême, il a littéralement « pété un câble », selon son propre aveux.
Le 23 septembre, voilà 24 heures qu’il est placé en garde à vue pour une affaire de vol avec armes. Comme l’exige la loi, en vue de sa prolongation, le magistrat instructeur se déplace à la gendarmerie pour lui demander si ces conditions de rétention sont satisfaisantes. La juge d’instruction n’est en aucun cas présente pour parler du fond de l’affaire.
Pourtant Pierre Guion tente de plaider sa cause, d’expliquer qu’il n’a rien à voir avec les faits qui lui sont reprochés. La juge balaye ses demandes. « Elle était arrogante », décrit le prévenu, « elle ne cherchait pas à comprendre », explique-t-il au tribunal mercredi. Du coup, il s’emporte et lâche : « Depuis Bordeaux j’entends parler de toi, je vais te mettre une gifle. »
Deuxième épisode, le lendemain. Cette fois, c’est à la juge des libertés et de la détention qu’il s’en prend. Elle choisit, le temps de l’instruction, de l’écrouer à la maison d’arrêt de Vivonne (86). Lors de cette audience publique, la mère du prévenu est dans la salle. Quand elle entend le lieu de la détention, elle supplie la magistrate de le placer à Angoulême, avant de s’effondrer en pleurs. Une réaction qui fait craquer Pierre Guion. « Je vais te taper, je l’ai dit à la juge d’instruction, je le dis même à toi », lâche-t-il.
« Ce n’est pas acceptable », estime la procureure, Marion Vauquelin, lors de l’audience de mercredi. Elle insiste sur la réitération des faits en quelques heures. Elle demande au tribunal de condamner le jeune homme à quatre mois de prison. Le tribunal coupe la poire en deux : quatre mois de prison dont deux avec sursis.

Un groupe radical proche PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), revendique ce jeudi l‘attentat à la voiture piégée qui a fait 35 morts dimanche à Ankara.
Dans leur texte, ce groupe a diffusé la photo d’une femme, Seher Cagla Demir, alias Doga Jiyan, âgée de 24 ans, présentée comme l’auteure de l’attaque, confirmant ainsi l’identité de la «kamikaze» publiée par les autorités turques.
Selon le ministère turc de l’Intérieur, cette femme a été entraînée en Syrie par les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du principal parti kurde de Syrie que la Turquie considère comme un mouvement «terroriste».
Dimanche à 18 h 45 (17 h 45 heure française)), une voiture piégée était venue se faire exploser contre un bus municipal, dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque.
Dans un premier temps, cette attaque n’avait pas été revendiquée mais son mode opératoire la rapprochait de celle commise le 17 février dernier, dans le même quartier, qui avait visé des bus transportant des personnels militaires et coûté la vie à 29 personnes. Ce précédent attentat avait déjà été revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe classé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne (UE).
Avant même la revendication officielle de l’attentat de dimanche, les Kurdes étaient accusés par le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, qui indiquait : «Nous avons des informations concrètes sur le groupe terroriste à l’origine de l’attaque». En riposte, l’aviation turque avait bombardé lundi des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Dans le cadre de l’enquête judiciaire à propos de « faits très graves » commis par des agents de la police d’Anvers dans l’exercice de leur fonction, plusieurs inspecteurs ont été arrêtés, affirme mercredi soir le chef de corps Serge Muyters dans une vidéo publiée sur le site internet de la police locale.
Selon une source politique anversoise, il s’agirait de quatre agents qui auraient fait chanter et réclamé de l’argent à des sans-papiers. Ces informations n’ont pas été confirmées par le parquet qui ne souhaite pas faire de commentaires sur la nature des infractions constatées.
Un prêtre haïtien qui exerçait dans la paroisse de Callac (Côtes d’Armor) aurait essuyé des insultes racistes. Pour le remplacer, l’Eglise a nommé un curé venu… du Congo !

Il y a quelques jours, le prêtre d’origine haïtienne avait préféré quitter la paroisse, où il officiait depuis septembre. Ce mercredi, Le Télégramme annonce que c’est le curé Mutshipayi qui va le remplacer dans ce territoire rural du centre Bretagne. Le curé officie déjà dans les communes voisines à la frontière du Finistère et des Côtes d’Armor où il est arrivé en septembre 2014.
Selon le quotidien, son prédécesseur avait essuyé plusieurs insultes racistes et quelques inscriptions hostiles avaient été découvertes sur le presbytère, avant d’être effacées.
Répondant à une crise des vocations, l’Église est souvent amenée à faire appel à de jeunes prêtres venus d’ailleurs. Mais il arrive que ceux-ci soient confrontés au racisme de quelques-uns, au point de devoir changer de paroisse. C’est ce qui arrive au père Olivier, venu d’Haïti et officiant à Callac (22).
Voilà plus de huit ans que Mikerson Olivier est arrivé d’Haïti. Ordonné prêtre en 2012, le jeune missionnaire de Saint-Jacques, âgé de 36 ans, a d’abord officié à Guingamp, animant notamment la pastorale des jeunes. Depuis septembre, il administrait la paroisse de Callac. Mais le week-end dernier, c’est le vicaire général du diocèse, Gérard Nicole, qui a officié.
Lors de son homélie, le représentant de l’évêché a partagé les raisons du départ de son jeune confrère, « qui éprouvait une réelle souffrance dans son nouveau poste ». Sa différence ne passait pas, un climat malsain fait de propos racistes tenus par quelques « bons chrétiens du cru » et de tags – depuis effacés – sur le presbytère, apprend-on auprès de paroissiens.
Contacté hier, le représentant du diocèse est revenu sur la détresse ressentie, au sein de sa paroisse, par le jeune prêtre haïtien. « Outre ses origines, ses initiatives pastorales, fondées sur un travail d’équipe des relais paroissiaux, ainsi que sur une plus grande convivialité n’ont, semble-t-il, pas plu à tout le monde. »
Du côté de la maison paroissiale, contactée hier soir, les laïcs ne commentaient pas le départ du prêtre. « C’est sa décision ».« L’évêque a entendu la souffrance du père Olivier, explique Gérard Nicole, et lui a tout de suite proposé une nouvelle mission.
Mikerson Olivier reprendra donc prochainement son office, du côté de Broons et Caulnes. Le fan de foot, abonné au Roudourou, qui prend actuellement un temps de repos, avait pourtant tout fait pour s’intégrer. Il venait même de se mettre au breton.

Réservé, peu disert, presque absent, l’homme de 53 ans jugé depuis lundi par la cour d’assises pour (une triple) tentative de meurtre n’a plus rien à voir avec l’automobiliste qui, le 17 juillet 2014, a percuté volontairement une voiture, rue de kerguestenen, à Lorient, blessant ses deux occupants et poignardé dans la foulée un policier.
« Son unique but : mourir » Ce soir-là, les témoins décrivent un individu très agité, voir surexcité, une « bête furieuse » quand le forcené est maîtrisé à terre par l’autre fonctionnaire de police et deux pompiers. «Personne n’aurait pu imaginer que cet homme se retrouve aujourd’hui dans le box des accusés ».
L’accusé reconnaît les faits mais nie toute volonté de tuer. « C’est honteux de vouloir mourir comme ça mais c’est un homme dépressif dont l’unique but était de mourir, pas d’entraîner la mort d’autrui ». « Comme un fantôme qui traverse la vie »
Les quatre parties civiles plaident au contraire l’intention homicide. « Pour se donner la mort, peut-on foncer, tous feux éteints, sur un autre véhicule sans risquer de tuer ? », interrogent les avocates des victimes de la collision. L’accusé traverse le procès et sa vie comme un fantôme mais ce soir-là, il a voulu se tuer et tuer aussi.
L’avocat des deux policiers est également convaincu de la volonté de tuer du Lorientais « qui n’a laissé aucune chance au policier. ll savait ce qu’il faisait, jusqu’à tromper la victime ». Signalant « un état d’esprit meurtrier persistant », l’avocate générale a, elle, du mal à comprendre « l’absence de remords et d’empathie à l’égard des victimes après 20 mois de détention.
Suivant le réquisitoire de la représentante du ministère public, la cour d’assises a condamné Bruno François, invité à engager un suivi psychologique, à dix ans de réclusion.