25 enfants palestiniens tués en trois mois, et plus de 400 enfants en détention

L’Unicef a recensé la mort de 25 enfants palestiniens durant les trois derniers mois de 2015, en pleine vague d’attaques, majoritairement menées au couteau par des jeunes Palestiniens isolés, et s’est alarmée du nombre d’enfants détenus par Israël, un record depuis sept ans.

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Durant les trois derniers mois de 2015 « 25 enfants palestiniens, dont cinq filles, ont été tués et 1.310 blessés à travers l’Etat de Palestine: 23 enfants (19 garçons, quatre filles) ont été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et deux dans la bande de Gaza« , indique l’agence onusienne dans son rapport sur le dernier trimestre 2015.

Dans le même temps, « trois garçons israéliens ont été blessés près de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Ouest en Israël ».

L’Unicef se dit « très inquiète quant à un usage excessif de la force, notamment dans les cas où des enfants palestiniens ont été abattus par les forces de sécurité israéliennes après avoir mené ou été soupçonnés de mener une attaque au couteau ».

L’Unicef dénonce le fait qu’aucune poursuite n’a été engagée, citant notamment l’exemple d’une adolescente de 17 ans emmenée par des soldats israéliens pour une fouille à un check-point près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie avant d’être abattue d’au moins cinq balles.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie depuis octobre à une vague de violences qui a coûté la vie à 204 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques.

Avant cette période, de juillet à septembre, quatre garçons palestiniens ont été tués et 165 enfants palestiniens blessés, de même que trois enfants israéliens, selon l’Unicef.

L’autre grand sujet d’inquiétude de l’Unicef, qui dénonce régulièrement les mauvais traitements des enfants dans le système judiciaire militaire israélien, le seul qui s’applique aux Palestiniens des Territoires occupés, ce sont les détentions d’enfants.

Fin 2015, « 422 enfants de 12 à 17 ans, dont huit filles, étaient détenus dans des établissements militaires« . « Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis mars 2009 », rapporte l’Unicef.

La loi israélienne autorise à juger les enfants palestiniens à partir de 12 ans, un fait unique au monde, selon l’Unicef.

Sur l’ensemble de l’année, en moyenne 219 enfants palestiniens étaient détenus dans des établissements militaires chaque mois, « soit 15% de plus que la moyenne mensuelle de 2014 ».

Courrier International

Cisjordanie: Israël détruit des constructions et des écoles financées par l’UE

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Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a visité jeudi 12 mai la communauté bédouine de Khirbet Tana, dans le nord de la Cisjordanie. Ce village de 250 habitants a été détruit 4 fois depuis le début de l’année par l’armée israélienne qui estime que les constructions des habitants sont illégales. Problème : une partie de ses structures avaient été financée par l’Union européenne. Les ONG qui travaillent sur place appellent à des pressions politiques sur le gouvernement israélien pour que ces destructions cessent.

 

Rami Hamdallah est interpellé par des vieilles femmes palestiniennes. Elles montrent avec colère et tristesse leur maison détruites par les bulldozers israéliens le mois dernier. Devant la presse, le Premier ministre palestinien apporte son soutien à ces Bédouins palestiniens : « Ces habitants ont subi 4 destructions cette année. Nous voulons dire aux Israéliens que tant qu’ils démolissent, nous reconstruirons. Cette notre terre ici et cette zone C, c’est le coeur de la Palestine ».

Depuis le début de l’année, l’armée israélienne a détruit plus de 500 structures palestiniennes installées en zone C soit déjà plus que le total de l’année précédente. Ce qui fait dire à Patricia Grillo, la responsable du plaidoyer de l’ONG française Première Urgence Internationale qu’une véritable campagne de destruction est en cours : « Cette école a été détruite plusieurs fois ces dernières années et c’est pourquoi cette école-là a été construite et financée par l’Union européenne. Et elle a encore été détruite. Donc, vous voyez, c’est répété, successif et sans fin»

Israël assure de son côté vouloir continuer ses démolitions de structures construites selon l’Etat hébreu dans l’illégalité. La zone C qui recouvre environ 60% de la Cisjordanie est sous contrôle militaire israélien. 

Reebok sort des baskets spéciales «Israël 68» pour commémorer son «Jour d’indépendance»

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La marque de vêtements de sport internationale Reebok a sorti une basket en édition spéciale pour commémorer le 68ème anniversaire de ce qu’Israël appelle son « Jour d’indépendance ».

La chaussure, avec les mots « Israël 68 » inscrits sur le talon, « sera vendue le jour de l’indépendance à une vente aux enchères qui aura lieu sur la page Facebook de Reebok », selon The Jerusalem Post.

Moshe Sinai, le PDG de Reebok Israël, a déclaré au journal que « ces baskets se veulent une sortie spéciale pour les besoins de la célébration, et sont conçues comme un objet de collection en Israël et dans le monde ».

Mais en célébrant la fondation d’Israël, Reebok, qui est détenue par le groupe allemand Adidas, contribue également à blanchir la dépossession historique et continue du peuple palestinien.

9782213633961-X_0Nettoyage ethnique

À partir de la fin de l’année 1947 et tout au long de 1948, les milices sionistes ont procédé au nettoyage ethnique des Palestinien-ne-s à travers une série d’opérations bien planifiées.

Dans ce qui est connu comme la Nakba, ou catastrophe, quelque 750 000 Palestinien-ne-s ont été chassé-e-s de leurs maisons et des centaines de villes et villages ont été détruits dans ce qui est devenu Israël.

 

Oumma

Israel: l’existence des palestiniens est remise en question dans un livre d’instruction civique

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En Israël, la parution d’un nouveau livre d’instruction civique pour les élèves crée la polémique. Selon ses détracteurs, ce livre intitulé Etre citoyen israélien met en avant les Juifs religieux et néglige les laïcs et les Arabes dans la société israélienne.

C’est un livre de 500 pages, qui vient d’être publié sur Internet, et qui doit figurer, à la rentrée prochaine, au programme des lycéens. L’instruction civique est une matière obligatoire en Israël. Toute la presse, de gauche comme de droite, publie des extraits du manuel en se montrant très critique. Pour résumer, celui-ci résume l’identité israélienne, très complexe, à une seule de ses composantes : l’identité juive.

« Il ne parle pas du tout du droit à l’autodétermination du peuple palestinien »

La place accordée aux Arabes par exemple, qui constituent 20 % de la société israélienne, est très faibleLes musulmans sont particulièrement dénigrés. Dans les pages accordées à leur vie quotidienne, le livre montre « une société archaïque qui opprime ses femmes », dénonce le journal de gauche HaaretzPas un mot en revanche des discriminations que cette minorité subit. 

« Il y a un sentiment anti-arabe voir raciste qui émane du livre », commente un professeur de l’université de Haïfa, interrogé par le quotidien de droite Maariv. Mais les juifs laïcs passent également en second plan, dans cet ouvrage où la religion prend beaucoup de placeLes auteurs insistent sur le fait que l’Etat d’Israël a été créé, entre autres, parce que « Dieu l’a promis » au peuple juif.

Il y a tout un discours religieux et nationaliste dans ce livre d’instruction civique. « Il met l’accent sur l’Etat-nation juif, mais il ne parle pas du tout du droit à l’autodétermination du peuple palestinien, dont l’existence est remise en question », dénonce un analyste dans le journal Maariv.

RFI

Hollande à la communauté juive: le vote Français de l’Unesco était un malentendu qui ne se reproduira pas

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Manuel Valls: « La France n’aurait pas dû voter la résolution de l’UNESCO »

Le 16 avril dernier, l’Unesco a «condamné vivement» l’occupation israélienne des sites palestinien.  

Le premier ministre juge que le texte controversé sur Jérusalem et le patrimoine culturel palestinien, qui a été vivement ctritiqué par l’État hébreu, contient des «formulations malheureuses et maladroites».

La pilule n’est toujours pas passée en Israël. Alors que le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault va se rendre ce week-end dans l’État hébreu pour discuter du processus de paix, le vote par la France d’une résolution de l’Unesco controversée. À l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril, avec la voix de la France, une décision sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné un texte «absurde».

Lundi, dans une tribune publiée par Le Figaro, le grand rabbin de France Haïm Korsia avait jugé que «cette résolution n’est pas rédigée comme elle devrait l’être». Une position reprise le soir même par Bernard Cazeneuve, invité des Amis du Crif, puis ce mercredi par Manuel Valls lui-même. «Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote», a assuré le premier ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale. Manuel Valls a tenu à rappeler que cette résolution «ne change(ait) rien dans la politique de la France» sur le conflit israélo-palestinien.

Le Figaro

L’envoyé de l’ONU du Venezuela : Israël cherche-t-il une « Solution finale » pour les Palestiniens?

L’ambassadeur du Venezuela auprès des Nations unies a comparé vendredi Israël au régime nazi, demandant si l’Etat juif prévoyait « une solution finale » contre les Palestiniens.

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Dans un discours lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité au siège de l’ONU à New York sur la « protection » des civils Palestiniens, Rafael Ramirez a demandé : « Quel est le plan d’Israël pour les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à mener une solution finale ? Le genre de solution qui a été perpétrée contre les Juifs ? »

Ses commentaires ont attiré une réponse furieuse de l’ambassadeur d’Israël Danny Danon, qui a accusé Ramirez d’être « clairement antisémite ». Ces remarques ont été émises un jour après qu’Israël ait marqué Yom HaShoah, à la mémoire des six millions de juifs assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Cette déclaration de l’ambassadeur du Venezuela contre l’Etat juif est clairement antisémite », a déclaré Danon, selon un communiqué publié par la mission israélienne à l’ONU. « Ses remarques sont une continuation directe de la déclaration du représentant palestinien il y a quelques jours, comparant Israël aux nazis.

« Les Palestiniens amènent l’antisémitisme dans les couloirs de l’ONU et légitiment un langage raciste et grossier au parlement des Nations unies », a ajouté Danon.

L’envoyé de l’Autorité palestinienne auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a comparé le mois dernier la récente vague d’attaques palestiniennes contre les Israéliens à l’action des combattants de la résistance juive pendant l’Holocauste, et a établi un parallèle entre le gouvernement israélien et le régime nazi.

Ces déclarations ont été condamnées par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, qui ont appelé ces remarques « antisémites, offensantes et haineuses » et « une profanation de la mémoire des victimes du génocide nazi.

Les commentaires de Ramirez ont été « condamnés sans équivoque » par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, selon le bureau de Danon, et l’ambassadeur du Venezuela a présenté ses excuses au « peuple juif s’il a été offensé par ces commentaires. »

Time of Israel

Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme

D’un côté, il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où Juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.

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D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel«l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements.

Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?» Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs – c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine.

En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun.

Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien.

Libe

Trump : Israël devrait continuer la colonisation de la Palestine

Le candidat à primaire républicaine Donald Trump a affirmé qu’Israël devrait poursuivre la construction de colonies illégales, au regard du droit international, en Cisjordanie occupée.

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Questionné sur la nécessité d’une pause dans la colonisation des territoires palestiniens par le journal britannique Daily Mail, Donald Trump a tout simplement répondu «Non, je ne pense pas qu’il devrait y avoir une pause».Le – probablement- futur candidat républicain à l’élection présidentielle, a affirmé qu’il y avait «des milliers de missiles lancé en direction d’Israël» et qu’il fallait donc «poursuivre» à cause des roquettes tirées par les Palestiniens.

«Regardez, des missiles ont été tirés sur Israël, et Israël, je pense, n’a jamais été convenablement traité par notre pays. Je veux dire, savez-vous ce que c’est, à quel point cela est dévastateur ?» a-t-il répondu.

«Beaucoup de gens disent qu’un tel accord n’est pas possible. Je veux dire une paix durable, pas une paix qui dure deux semaines avant qu’ils ne se remettent encore à tirer des missiles. Donc nous verrons ce qu’il adviendra» a-t-il a ajouté.

Interrogé sur sa relation avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou, le candidat à la primaire républicaine l’a qualifié de «très bon gars», pour qui il avait fait une campagne d’affichage en 2013.

«Je ne le connaissais pas si bien, mais je pense que j’aurai une très bonne relation avec lui» a déclaré le milliardaire, avant d’ajouter qu’il «pense que le président [Barack] Obama a agi de façon très mauvaise vis-à-vis d’Israël».

RT

 

Israël place un journaliste palestinien en détention sans procès pour quatre mois

Un tribunal militaire israélien a placé lundi un journaliste palestinien, Omar Nazzal, en détention administrative pour quatre mois, un régime extra-judiciaire qui permet à Israël de garder en détention des suspects pour des périodes renouvelables indéfiniment sans procès ni inculpation.

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Cadre du Syndicat des journalistes palestiniens, M. Nazzal, assurent les services de sécurité israéliens, « a été arrêté (le 23 avril, ndlr) non pas en raison de son travail de journaliste, mais de son implication dans les activités dans le Front populaire de libération » de la Palestine (FPLP), la gauche historique palestinienne.

La sécurité israélienne souligne que le journaliste, âgé de 54 ans, avait été nommé récemment à de hautes responsabilités à Falestine al-Youm, une chaîne de télévision accusée d' »inciter » les Palestiniens à la violence et dont le bureau à Ramallah vient d’être fermé de force par l’armée israélienne. Omar Nazzal a toutefois quitté il y a plusieurs mois ce poste.

Cette annonce intervient à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse à l’occasion de laquelle les Palestiniens ont multiplié les critiques à l’encontre d’Israël. Selon le Syndicat des journalistes palestiniens, outre M. Nazzal, 19 autres journalistes ou étudiants en journalisme sont détenus par Israël, dont l’un depuis plus de 20 ans.

BFM

Un député israélien : Israël est en train d’accomplir un «nettoyage ethnique» en Cisjordanie

Un député israélien a accusé Tel Aviv de perpétrer un «nettoyage ethnique» contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, alors qu’on constate une hausse des destructions de maisons palestiniennes dans la zone.

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Dov Khenin a déclaré à la chaîne britannique Sky News dimanche 1er mai que la destruction des bâtiments dans la zone C en Cisjordanie représentaient une tentative de nettoyage de la zone et de la préparer pour que des Israéliens viennent la coloniser dans l’avenir.

La zone C, totalement sous le contrôle de l’armée israélienne, s’étend sur 360 000 hectares, soit l’équivalent de 60% de la Cisjordanie. Les accords d’Oslo de 1993 entre Israéliens et Palestiniens divisent la Cisjordanie en plusieurs zones : la A qui est sous contrôle palestinien, la B qui est sous contrôle israélo-palestinien, et la C.

Israël est en train de perpétrer «un nettoyage ethnique de façon très sophistiquée» en Cisjordanie occupée, a affirmé le député.

Néanmoins, Matthew Ryder, un employé de terrain de l’ONU, a rappelé qu’obtenir l’approbation de projets de constructions était «virtuellement impossible» pour les Palestiniens. «Les chiffres israéliens montrent, qu’entre 2010 et 2014, les Palestiniens dans la zone contrôlée par Israël n’ont réussi qu’à obtenir 33 permis de construire sur leurs propres terres – cela représente quelque chose comme 1,5% de la totalité des permis accordés» a-t-il affirmé.

Selon des chiffres publiés par les Nations Unies, les destructions menées par l’armée israélienne de bâtiments palestiniens ont plus que triplé ces trois derniers mois. En moyenne, 165 structures sont détruites chaque mois depuis janvier.

L’Express

L’Allemagne pourrait mettre un terme à son «soutien inconditionnel à Israël»

Des fuites provenant de hauts fonctionnaires du gouvernement allemand révèlent une certaine irritation quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, dont les consignes sont de moins en moins suivies par Berlin.

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Selon le célèbre hebdomadaire allemand Der Spiegel, plusieurs officiels allemands, issus des deux partis dirigeants, le Parti social-démocrate (SPD) et l’Union chrétienne-démocrate, considèrent que le Premier ministre d’Israël «instrumentalise» l’amitié de Berlin à ses propres fins.

La chancelière, elle, avait déjà affirmé comprendre «pourquoi le Président [de l’Autorité Palestinienne Mahmoud] Abbas saisit sans arrêt le Conseil de Sécurité», à l’occasion d’une rencontre avec le dirigeant palestinien.

Le journal affirme qu’un signe important de changement est le refus du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank-Walter Steinmeier, de se plier à la demande de Netanyahou, qui lui avait demandé d’exprimer une objection à un document publié par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne critiquant la construction de colonies juives en Cisjordanie.

Le dirigeant israélien aurait en effet lancé «Je compte sur toi» à Steinmeier, après s’être entretenu avec lui par téléphone.

Mais cela n’aurait pas empêché le ministre d’apporter son soutien et celui de l’Allemagne au document, qui affirme que «les colonies sont illégales en vertu de la loi internationale, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible la solution à deux Etats».

RT

Israël bloque la reconstruction de GAZA

L’aide à la reconstruction de logements pour plus d’un millier de familles de la bande de Gaza est suspendue en raison du manque de matériaux, ont indiqué vendredi les Nations unies, Israël bloquant les arrivées de ciment. Israël a suspendu les importations de ciment dans la bande de Gaza au début du mois en affirmant qu’une partie de ce ciment avait été détourné.

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Cette interdiction a provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux de reconstruction de logements détruits durant la guerre avec Israël ont été interrompus, a affirmé le bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires.

« Les organisations qui fournissent une aide ont dû suspendre leur contribution financière pour la réparation de logements de plus de 1370 familles en raison de la rareté (du ciment) et des fortes hausses des prix », a ajouté cet organisme dans un communiqué. « De plus, les paiements pour 1550 familles qui devaient commencer à reconstruire ont été retardés à la suite du manque de ciment disponible », a également indiqué l’ONU.

Le Figaro

Israël redit ses objections à une initiative française pour la paix

Une semaine après l’annonce de Jean-Marc Ayrault selon laquelle Paris organiserait une réunion ministérielle, qui pourrait préluder à une conférence internationale, Israël se dit opposé à une initiative de paix française.

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USA: 83 sénateurs demandent à Obama d’augmenter l’aide militaire à Israël

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire.
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83 des 100 représentants du Sénat américain ont signé lundi une lettre demandant au président Barack Obama d’augmenter l’aide militaire des Etats-Unis à Israël, au-delà de l’aide actuelle qui s’élève à trois milliards de dollars.

L’initiative de la lettre a été lancée par les sénateurs républicains Lindsey Graham et Chris Koons.

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire, a rapporté le site Reuters. Le candidat démocrate Bernie Sanders n’a en revanche pas souhaité signer la lettre.

La lettre ne précise pas la somme de l’aide versée mais Israël souhaite un nouvel accord qui lui attribuerait entre 4 et 4,5 milliards de dollars.

 

I24

« On tire sur des gamins » un ex-militaire français dénonce « l’horreur » que subissent les palestiniens

Installé en Cisjordanie avec son épouse pour trois mois, l’amiral Laurent Mérer, ancien préfet maritime de l’Atlantique aujourd’hui en retraite, s’insurge contre l’abomination de ce conflit. 

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Entretien

Après avoir commandé des navires et des régions maritimes, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager dans une mission personnelle, en Palestine, avec votre épouse ?

C’est un engagement pour la paix. Nous cherchions à faire quelque chose de pragmatique, utile et sur le terrain. Le Defap, service protestant des missions étrangères, nous a proposé ce programme international du conseil œcuménique des églises pour la Palestine. Il a été créé au début des années 2000, après la deuxième Intifada.

Depuis deux mois que vous êtes sur place, vous découvrez l’horreur…

Ce qui se passe ici est révoltant. C’est ni plus ni moins un peuple qui vole la terre d’un autre peuple et dénie son existence. Ces colonies qui se répandent comme le cancer sont totalement illégales. N’importe quel satrape d’Afrique ou d’Asie qui se comporterait ainsi serait traîné devant la Cour pénale internationale. On tire sur des gamins et 200 m plus loin, la vie continue. C’est l’horreur ! Et on a envie de le crier.

Vous dites qu’Isarael fait passer les Palestiniens pour des terroristes alors qu’ils ne sont que des résistants…

Exactement. Lorsque nous étions occupés par les soldats allemands en 1940, ceux qui leur tiraient dessus étaient considérés comme des héros. C’étaient les résistants. Les Palestiniens sont des résistants qu’Israël fait passer pour des terroristes. Et cela marche très fort car dans l’esprit européen, terroriste = musulman = Daech. Or nous sommes dans un pays occupé depuis cinquante ans.

Ouest France

Israël emprisonne et violente de plus en plus d’enfants palestiniens

En pleine poussée des violences, 103 mineurs de 16 ans sont détenus pour des atteintes sécuritaires, dont 5 âgés de 14 ans ou moins

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Ces derniers mois ont vu un pic du nombre de mineurs palestiniens, certains âgés de seulement 12 ans, emprisonné en Israël pour atteinte sécuritaire.

La hausse la plus marquée des taux d’incarcération en pleine vague d’attaques palestiniennes en Israël et en Cisjordanie a été enregistrée parmi les jeunes adolescents, a annoncé Haaretz dimanche, citant les chiffres du service des prisons israéliennes.

Entre fin septembre 2015 et début février, le nombre de mineurs de 16 ans détenus dans les prisons israéliennes est passé de 27 à 103, dont 5 ont moins de 15 ans.

Au total, selon l’article, le nombre de mineurs détenus est passé de 170 à 438 en janvier, dont 45 citoyens israéliens arabes et 101 résidents de Jérusalem Est.

Une grande partie des attaques perpétrées ces derniers mois contre des soldats israéliens et des civils en Israël et en Cisjordanie a été menée par des mineurs.

Itamar Barak, chercheur de l’association de défense des droits de l’Homme B’Tselem, a été cité par Haaretz décrivant la politique d’incarcération israélienne comme « oppressive ».

Il y a deux semaines, un groupe de surveillance des droits de l’Homme a affirmé dans un rapport que les forces de sécurité israélienne maltraitent physiquement des enfants palestiniens âgés de seulement 11 ans de manière routinière, et emploient la violence et la menace pour obtenir d’eux des informations.

Citant des entretiens avec des détenus mineurs, des vidéos et des rapports d’avocats, le rapport a affirmé que les forces de sécurité israéliennes emploient « une force inutile pour arrêter et détenir les enfants, les battent dans certains cas, et les détiennent dans des conditions abusives et non sures. »

Le rapport a également affirmé que beaucoup de mineurs palestiniens sont interrogés en dehors de la présence d’un enfant ou d’un tuteur.

« Les enfants palestiniens sont traités d’une manière qui terrifierait et terroriserait un adulte », a déclaré Sari Bashi, directrice de HRW pour Israël et la Palestine. « Des cris, des menaces et des coups ne sont pas un moyen pour la police de traiter un enfant ou d’obtenir d’eux des informations précises. »

The Time Of Israel