L’ONU dénonce une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée

L’ONU a dénoncé aujourd’hui une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis la publication fin juin du rapport du Quartette sur le Proche-Orient qui condamnait cette politique.

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« Les recommandations continuent d’être bafouées, y compris par une poussée des annonces par Israël liées à la colonisation et la poursuite des démolitions » d’habitations palestiniennes, a déclaré devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. M. Mladenov a ainsi recensé des projets de construction de plus de 1.700 logements annoncés par le gouvernement israélien depuis le 1er juillet, dont plus de 1.000 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël.

« Comment la construction de 1.700 logements pourrait-elle rapprocher les deux parties d’une paix négociée, préserver une solution à deux Etats, donner de l’espoir à la population palestinienne et améliorer la sécurité d’Israël », s’est-il interrogé.

Israël prépare aussi une possible saisie de terres en Cisjordanie, pour relocaliser les habitants de la colonie sauvage d’Amona et la rendre légale aux yeux de la législation israélienne, une initiative qui « établirait un précédent » selon M. Mladenov. « Tous ces projets créeraient essentiellement de nouvelles colonies illégales et je demande à Israël de les stopper et de revenir sur ces décisions« , a-t-il déclaré. « Soyons clairs », a-t-il ajouté: « aucune acrobatie juridique ne peut changer le fait que ces postes avancés — qu’ils soient « légalisés » selon la loi israélienne ou non (…) — demeurent illégaux au regard des lois internationales ».

M. Mladenov a dénoncé aussi des destructions de logements habités par des Bédouins dans le sud de la Cisjordanie (« Zone C »), notamment à Susiya, qui « incitent de plus en plus ces communautés à partir ».

Le Figaro

Cisjordanie occupée : un palestinien a été abattu par Tsahal

Un Palestinien a été abattu vendredi par des « soldats » israéliens alors qu’il se « précipitait » dans leur direction, a annoncé une porte-parole de Tsahal.

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Selon un responsable palestinien, l’homme âgé de 38 ans souffrait de troubles mentaux et plusieurs sites internet d’information israéliens rapportent qu’aucune arme n’a été retrouvée sur son corps.

« Les forces (israéliennes) ont repéré un suspect qui se précipitait en direction d’un poste (des forces armées israéliennes) à Silouad », a déclaré la porte-parole. « Les forces ont ouvert le feu sur le suspect, provoquant sa mort. Une enquête est en cours », a-t-elle ajouté.

Depuis octobre, 209 Palestiniens ont été tué par Tsahal. 

L’Obs

Des supporters stéphanois ont brandi des drapeaux Palestiniens contre une équipe israélienne « raciste »

Israel : aucun joueur arabe, musulman ou chrétien, ne peut jouer dans l’équipe du Beitar

L’affaire a fait du bruit au Royaume-Uni, mais au même moment, il est passé inaperçu que l’AS Saint-Étienne jouait en Coupe d’Europe contre le Beitar Jérusalem. Le Beitar Jérusalem: voilà un autre club où les tribunes sont violemment politiques.

En Israël, le Beitar, qui tire son nom du mouvement sioniste, représente le public de supporters les plus à droite de l’échiquier politique. Dans les tribunes, et même en dehors, le slogan « Mort aux Arabes » y est régulièrement chanté et aucun joueur arabe (y compris arabe israélien, qu’il soit musulman ou chrétien) ne peut jouer dans l’équipe.

Le principal groupe ultra, La Familia, est violent: de nombreux membres ont été condamnés en Europe et en Israël pour violences et le drapeau du Kach, le parti d’extrême droite israélien interdit, flotte régulièrement dans les tribunes.

Le Kach est considéré en Israël et par l’Union Européenne comme une organisation terroriste.


Des supporteurs de Saint-Etienne ont brandi des drapeaux palestiniens lors de match de Ligue europa face au Beitar Jérusalem. L’UEFA pourrait sévir.

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«Nous ne tolérerons aucun drapeau palestinien ou israélien dans le kop nord.» Si l’appel au calme lancé par les responsables d’une partie des supporteurs de l’ASSE a été respecté pour la venue du Beitar Jérusalem en Ligue Europa jeudi, une frange des fans stéphanois dans la tribune opposée a mis le feu aux poudres.

Après un quart d’heure de jeu, plusieurs dizaines de supporteurs appartenant au groupe des Greens ¬Angels 92, ont brandi des drapeaux palestiniens en direction de la vingtaine de fans israéliens ayant fait le voyage jusque dans le Forez. «La stupidité, c’est le Beitar. La tolérance, c’est mieux», pouvait-on lire (en anglais) ensuite sur une banderole qui, retournée, affichait ensuite le message, «tous les racistes sont des bâtards».

Les ambiances surchauffées, le Beitar Jérusalem y est rodé. À domicile dans son bouillant Teddy Stadium surnommé «l’enfer», mais aussi et surtout hors de ses bases. Lorsqu’il se déplace, le club fondé en 1936 par David Horn, ancien chef du Betar, un mouvement sioniste et nationaliste, soulève très régulièrement la colère des fans adverses. La faute à une réputation sulfureuse entretenue par le club depuis plusieurs dizaines d’années. Jamais un joueur d’origine arabe n’a pu se faire une place dans l’effectif jaune et noir. En 2013, un joueur tchétchène de confession musulmane est arrivé en prêt. L’expérience a tourné court. Les supporteurs ont quitté le stade en hurlant des chants racistes. Zaur Sadayev a fait sept apparitions avant de faire ses valises.

L’équipe «la plus raciste» et fière de l’être

La partie la plus virulente mais aussi la plus influente de ces supporteurs se regroupe sous la bannière de la Familia, qui affiche ouvertement sa haine des musulmans en entonnant à domicile des chants extrêmement violentss’autoproclamant équipe «la plus raciste dans le football». Sur l’échiquier politique local, ce groupe d’un gros millier d’individus se positionne à l’extrême droite en sortant régulièrement dans les tribunes des drapeaux à l’effigie du Kach, un parti nationaliste religieux pourtant interdit en 1994 par le gouvernement israélien.

Les incidents avec ces hooligans sont récurrents. Le dernier en date est survenu début août lorsque la police a inculpé 19 supporteurs pour violence, tentative de meurtre et délits racistes. Cette haine, la Familia l’exporte lorsqu’elle voyage en Europe.

Cet été, des centaines de drapeaux palestiniens avaient été brandis dans le stade du Celtic Glasgow lors du barrage de Ligue des champions contre les Israéliens d’Hapoël Beer-Sheva.

Une enquête de l’UEFA à venir?

Au milieu de ces polémiques, l’UEFA se retrouve très embarrassée. Alors que le drapeau palestinien, qui flotte devant le siège des Nations unis, est reconnu par l’ensemble de la communauté ¬internationale, l’instance associe sa présence dans les stades à un acte «illicite» et à un «un message de nature politique, idéologique, religieuse, injurieuse ou provocante» qui enfreint les règles. Une problématique qui n’est pas sans rappeler celle du burkini en France. En attendant, une enquête visant le Celtic Glasgow a été ouverte le 22 août. L’AS Saint-Étienne peut s’attendre à un traitement identique.

Le Figaro

« Non, Israël n’est certainement pas le modèle à suivre »

Depuis le massacre du 14 juillet à Nice, l’attention s’est tournée vers Israël et ses techniques pour prévenir les attentats. Écrivains, dessinateurs, cinéastes, entre autres, signent cette tribune. Ils appellent à la vigilance face à la confusion des termes, et nous mettent en garde : « Non, Israël n’est certainement pas le ‘modèle’ à suivre. » 

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Cette tribune est co-signée par 

Julien Cendres, écrivain
Monique Chemillier- Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique à l’Université Paris-Diderot
Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur
Tardi, dessinateur
Myriam Martin, porte parole d’Ensemble
Rony Brauman, médecin et essayiste
Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires
Philippe Poutou, porte parole du NPA
Dominique Grange, chanteuse engagée
Eric Hazan, éditeur

Depuis le terrible massacre à Nice, plus de 84 victimes et des centaines de blessés, des discours médiatiques et politiques de plus en plus nombreux comparent ce qui se produit en France et en Europe à la situation en Israël.

Ainsi, des recommandations de s’inspirer du « modèle israélien » sont énoncées par de nombreux intellectuels et représentants politiques, repris dans certains médias.

Cette analyse largement diffusée veut occulter une première différence fondamentale : Israël est une puissance occupante aux termes de toutes les normes du droit international et des décisions des Nations unies.

Elle occupe illégalement des territoires palestiniens depuis 1967. Il s’agit en réalité de la plus longue occupation militaire du XXe siècle.

Il y a deux ans, l’opération « bordure protectrice »

Israël serait donc passé maître dans la gestion du « terrorisme » et la « sécurisation » de ses sites et de ses citoyens.

Alors que l’occupation répond d’abord à une volonté expansionniste et colonialiste, c’est au nom de la « sécurité » qu’il justifie sa politique de colonisation des territoires palestiniens, qui a encore considérablement augmenté en 2016 : main de fer militaire et coloniale sur les territoires de Cisjordanie, expropriation de milliers de palestiniens à Jérusalem-Est, des villages de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza depuis dix ans, l’annexion du Golan syrien…

Il y a deux ans presque jour pour jour, Israël, dans l’opération « bordure protectrice » assassinait plus de 2.200 personnes dont 500 enfants, selon les chiffres des Nations Unies. Enfermés et sans recours dans Gaza assiégée, dans leur immense majorité des civils non armés, ils n’avaient nulle part ou fuir. Même les hôpitaux et les bâtiments de l’ONU étaient bombardés et détruits par l’aviation israélienne.

La résistance palestinienne n’a rien à voir avec Daech

Le second amalgame dangereux auquel procèdent ces discours est celui d’identifier la résistance populaire palestinienne au terrorisme de Daech, ou à toute attaque d’individus déséquilibrés qui s’y réfèrent.

La résistance populaire palestinienne n’a rien à voir avec la cruauté et la violence de Daech. Ni dans les causes ni dans les effets. Ceux qui cherchent à les assimiler sont avant tout des défenseurs de la politique israélienne dont ils adoptent le récit : il n’y a pas de Palestiniens opprimés, il n’y a que des terroristes violents.

Ce déni de la  réalité  et de la violence de l’occupation n’échappe pas aux sociétés civiles.

En réalité, Israël, par sa politique de conquête et d’annexion, participe considérablement à l’insécurité de cette région du monde. Cela a aussi pour conséquence de durcir la nature du régime israélien, de plus en plus ségrégatif et discriminant, qui utilise constamment le profilage ethnique et racial au nom de la sécurité. C’est ce  modèle que certains marchands de peur veulent imposer à notre société : un régime  raciste et discriminant , un modèle de guerre civile.

Israël : l’impasse sécuritaire

Pour notre part, nous appelons à la vigilance face à cette redoutable confusion des termes, qui consiste non seulement à faire oublier la source de la violence, l’occupation illégale d’un peuple et la colonisation de ses territoires, mais aussi à nous présenter comme un modèle la répression de la résistance du peuple palestinien.

Israël est aussi tout au contraire le constat patent de l’échec de la politique sécuritaire. Le mur de séparation construit par Israël, les centaines de checkpoints pour ne citer que ces exemples, n’ont jamais pu empêcher des Palestiniens de se révolter contre leur oppresseur. Si cette politique répressive payait cet État ne devrait-il pas vivre en paix depuis longtemps ?

Faut-il rappeler que l’insécurité permanente de cet État due à sa politique est aussi une arme de gouvernance ? Israël vit en effet sous État d’urgence permanent depuis des décennies.
Non, Israël n’est certainement pas le « modèle » à suivre. Bien au contraire, c’est l’impasse sécuritaire dans laquelle nous ne voulons surtout pas nous retrouver pris au piège à l’avenir.

L’Obs

Israël double ses ventes de biens et services, à hauteur de 90 millions, à l’ONU

La plupart des achats se font dans les industries médicales, biotechnologiques, informatiques et de la communication, selon le bureau de l’ambassadeur israélien Danny Danon.

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Ces deux dernières années, Israël a plus que doublé ses ventes de biens et de services aux Nations unies et à ses agences, a annoncé la mission à l’ONU du pays.

Un récent rapport publié par les Nations unies montre que l’organisation a acheté des biens et des services israéliens pour un total de 91,8 millions de dollars en 2015, une hausse importante par rapport aux 69,8 millions de dollars de 2014, et plus du double des 45 millions de dollars de 2013.

Israël a régulièrement accusé l’ONU, dont l’Assemblée générale a déclaré en 1975 que le sioniste était une forme de racisme dans une résolution qui avait ensuite été retirée, et beaucoup de ses agences, de préjugés anti-Israël.

L’année dernière, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté 19 résolutions condamnant Israël, et seulement une sur la guerre civile en Syrie, dans laquelle des centaines de milliers de personnes ont été tuées.

 

Time Of Israel

Tsahal attaque à la bombe des civils palestiniens assis sur une terrasse de café

 

L’endroit et l’heure n’auraient pas encore été clairement identifiés mais l' »armée israélienne » a ouvert une enquête. La vidéo est devenue virale sur les réseau sociaux.

La vidéo provenant d’une caméra de surveillance montre un véhicule militaire de Tsahal s’arrêtant à hauteur d’un groupe de Palestiniens. Après avoir marqué l’arrêt quelques secondes, une grenade, qui semble être une grenade incapacitante, est jetée depuis le véhicule en direction d’un groupe de Palestiniens qui apparaissent comme étant des civils, et assis dans la rue sur des chaises.

Les Palestiniens, qui semblent ne représenter aucun danger, ont tout juste le temps de prendre la fuite avant l’explosion de l’engin dont le souffle disperse les chaises. L' »armée israélienne » a déclaré avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances.

RT

Un rabbin accusé de viol extradé d’Afrique du Sud vers israël pour être jugé

La cour ordonne la détention du rabbin accusé de viol jusqu’à la fin de son procès. Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et représente un risque de fuite.

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La cour de première instance de Jérusalem a ordonné la détention d’un rabbin qui aurait apparemment admis dans un enregistrement avoir violé ses disciples femmes, de rester en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire contre lui.

Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et arrêté à son arrivée à l’aéroport Ben Gurion. Il est accusé de plusieurs chefs d’agression sexuelle.

Le tribunal a déclaré que, Berland, 79 ans, pose un risque de fuite et a exprimé son inquiétude qu’il puisse tenter d’entraver la justice.

Les avocats de Berland ont annoncé qu’ils allaient faire appel de la décision de le maintenir en détention.

Time Of Israel

Cisjordanie occupée : un palestinien de 17 ans abattu d’une balle dans le dos par Tsahal

Un jeune Palestinien a été tué mardi et des dizaines de manifestants blessés lors dans des affrontements avec l’armée israélienne au camp de réfugiés de Faouar en Cisjordanie, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.

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Le jeune homme mort a été tué par une balle entrée dans son dos et qui a frappé au-dessus du coeur, a annoncé un responsable de l’hôpital d’Hébron. Le jeune homme avait 17 ans, a précisé le ministère palestinien de la Santé.

Ouest France

Trump lance un compte Twitter en hébreu pour ses 300 000 électeurs israéliens

La campagne Trump a lancé un compte Twitter en hébreu pour renforcer le soutien au candidat républicain en Israël. Ceci soulève une question intéressante : combien d’électeurs américains potentiels en Israël ne parlent pas anglais ?

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Le compte, lancé lundi soir, est intitulé « Campaign Trump BeYisrael » (Campagne Trump en Israël), et utilise le nom d’utilisateur générique @USAISRAEL2016, même si une rapide recherche montre que la campagne aurait pu choisir @TrumpIsrael2016, ou @TrumpAviv.

Pendant ses 19 premières heures d’existence, le compte a publié cinq tweets, et rassemblé 65 abonnés. Un tweet était une citation pro-israélienne issue du discours de politique étrangère prononcé lundi par Trump, où il dit que « nous travaillerons aux côtés de nos amis du Moyen Orient, dont notre plus grand allié, Israël. »

Un autre tweet était un lien vers un article en hébreu sur les efforts de la campagne pour courtiser les électeurs américains en Israël.

Les républicains à l’étranger en Israël font une poussée agressive pour inscrire les 300 000 électeurs américains en Israël. Le groupe affirme que la vaste majorité de ces électeurs voterait pour Trump. Cependant, les Israéliens en général pensent que Clinton sera plus pro-Israël que Trump (38 % contre 28 %), selon un sondage de mai de l’Institut pour la démocratie d’Israël.

Time Of Israel

Le boycott d’ Israël s’affiche sur les bus de San Francisco

Cette affiche, créée par la Campagne Seattle Mideast Awareness (SeaMAC) (Conscience sur le Moyen Orient), est en circulation depuis le 9 août et le restera pendant 4 semaines. De quoi avoir envie d’aller faire un tour à San Francisco !

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Les pubs de SeaMAC’s disent aussi « NON aux mesures anti-boycott ! » et énumèrent tous les boycotts qui ont permis de faire progresser la justice das le monde, dont celui contre le thé de Grande-Bretagne en 1773, celui des bus Montgomery aux USA, qui restreignaient les places assises pour les Noirs, en 1956, et celui de l’Afrique du Sud de l’apartheid, de 1959 à1994.

“Ceux qui soutiennent l’apartheid israélien essaient de convaincre les dirigeants et parlementaires d’autres pays de criminaliser le boycott contre l’injustice sociale en Israël », explique Edward Mast, qui fait partie de SeaMAC. “Ces attaques contre la liberté d’expression, ajoute)t)il, sont un exemple de plus de la manière dont Israel réclame un traitement à part ».

Une vingtaine d’Etats américains ont adopté des mesures pour tenter de freiner la campagne BDS. Le gouverneur de New York, Mario Cuomo a même demandé récemment que soit constituée une liste noire des institutions et firmes impliquée dans cette campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israel.

Mais d’importants organismes américains pour les défenses des libertés comme The American Civil Liberties Union (ACLU), the Center for Constitutional Rights, contestent la légalité de ces mesures anti-boycott.

“La campagne BDS ne cesse de grandir », souligne Carla Curio, autre membre de SeaMAC. “A tel point, fait-elle remarquer, que le gouvernement israélien dépense des millions en propagande mensongère pour tenter de dissuader les gens de s’engager dans cette campagne contre l’apartheid israélien et ses crimes de guerre ».

SeaMAC avait déjà financé des campagnes similaires sur les bus de Washington, et de 3 autres villes en 2015. Chicago et Seattle les ont censurées en 2016.

Le site de SeaMAC met en garde les citoyens américains contre le soutien apporté par le gouvernement étatsunien aux violations israéliennes des droits de l’homme et du droit international.

Oumma

Israël se prépare à saisir des terres palestiniennes pour relocaliser une colonie sauvage

Les USA dénoncent la possible relocalisation des colonies israéliennes sur les terres palestiniennes

Les Etats-Unis ont critiqué samedi l’éventuelle relocalisation d’une colonie israélienne sur des terres palestiniennes, la décrivant comme contraire aux engagements du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou envers le président américain.


Le département d’État américain a vivement réagi à l’éventualité qu’Israël confisque ces terres pour relocaliser la colonie d’Amona. Un tel acte serait «sans précédent», a-t-il dit.

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Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement selon la loi internationale mais aussi israélienne. Située dans le centre de la Cisjordanie non loin de Ramallah et abritant environ 200 personnes, elle confronte les autorités israéliennes à un casse-tête.

La Cour suprême a ordonné fin 2014 l’évacuation, d’ici à fin 2016, de cette colonie construite dans les années 90 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes. Mais les habitants refusent leur évacuation et sont soutenus par une partie de la droite israélienne.

Les autorités israéliennes ont publié jeudi dans la presse palestinienne une annonce accompagnée d’une carte de différents terrains présumés tout proches d’Amona et, semble-t-il, abandonnés, a indiqué l’ONG anticolonisation israélienne la Paix maintenant.

L’annonce appelle ceux qui revendiquent la propriété de ces terrains à se manifester sous 30 jours, faute de quoi l’État israélien les saisira et en deviendra propriétaire en vertu de textes relatifs aux biens des absents.

Pour la Paix maintenant, il ne fait pas de doute que ces terres serviraient à relocaliser Amona et créer une nouvelle colonie.

Le gouvernement israélien franchirait une «ligne rouge», a dit l’ONG dans un communiqué. Il «se met à présent à voler des terres privées en guise de compensation à un petit groupe de colons qui avaient eux-mêmes volé des terres privées palestiniennes», a-t-elle dit.

Le département d’État américain s’est dit «profondément inquiet» devant ces informations. «Ceci constituerait un acte préoccupant et sans précédent», a dit la porte-parole Elizabeth Trudeau.

«C’est la poursuite d’un processus qui a vu la légalisation, au cours des dernières années, de 32 colonies qui étaient illégales au regard de la loi israélienne», a-t-elle dit à la presse. Ce processus fait partie d’un «certain nombre de tendances» qui «menacent la solution à deux États», a-t-elle dit.

La communauté internationale considère la colonisation comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens et à l’établissement d’un État auquel ces derniers aspirent.

La Presse

Israel a détruit 726 structures humanitaires palestiniennes faisant 1020 déplacés

Israël a détruit en 2016 plus de maisons et d’installations que durant tout 2015 en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée, ont indiqué l’ONU et des ONG aujourd’hui.

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Depuis début 2016, 726 structures ont été détruites, faisant 1020 déplacés, contre 531 démolitions et 688 Palestiniens déplacés durant toute l’année 2015, rapporte l’Ocha, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU. Les structures évoquées par l’ONU incluent des maisons, des abris pour animaux ou des équipements comme des panneaux solaires.

Nombre d’entre elles sont financées par des bailleurs étrangers, dont l’UE ou différents Etats qui affirment agir pour pallier les besoins humanitaires pressants d’une population sous occupation militaire et dont les moyens de vie se réduisent avec la progression de la colonisation ou des opérations militaires israéliennes.

Pour la seule semaine écoulée, « les autorités israéliennes ont détruit ou forcé les propriétaires à détruire eux-mêmes 42 structures pour défaut de permis de construire, faisant 30 déplacés et affectant la vie de plus de 1.200 personnes » à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, détaille l’Ocha.

Depuis janvier, recense l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions israéliennes dans les Territoires, « Israël a détruit au moins 188 maisons palestiniennes en Cisjordanie ». Il s’agit du « chiffre le plus élevé depuis que B’Tselem a commencé à recenser en 2006 les démolitions de maisons pour défaut de permis », dit-elle. Depuis 1988, plus de 2 800 ordres de démolition ont été appliqués; environ 11.000 menacent toujours des familles palestiniennes, selon l’Ocha.

Les Affaires étrangères françaises ont condamné hier la destruction, la semaine passée, de structures financées par la France dans le village de Nabi Samuel, en Cisjordanie. C’est la troisième démolition ou confiscation de bâtiments financés par la France en 2016, a dit le Quai d’Orsay. Il a exprimé « sa grave préoccupation face à l’accélération du rythme des démolitions et confiscations de structures humanitaires ».

Depuis Washington, la diplomatie américaine a elle une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme au sujet de Soussia, village palestinien du sud de la Cisjordanie menacé de destruction par Israël. « Si le gouvernement israélien met en œuvre ces démolitions à Soussia, cela sera très inquiétant et aura un impact très négatif sur la vie des résidents palestiniens, déjà déplacés à plusieurs reprises », a dit le département d’Etat.

Le Figaro

Une pétition demande à Google de placer à nouveau la Palestine sur Google Maps

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Si vous tapez le mot Palestine dans Google, vous tombez sur la zone qui correspond à son territoire, mais aucun nom n’est indiqué sur la carte.

Sur Change.org les pétitionnaires accusent Google de prendre parti dans le conflit, de ne pas reconnaître l’Etat palestinien alors que l’Etat d’Israël, lui, est marqué en toutes lettres sur le service de cartographie Google Maps.

Signer la pétition

France Inter

Palestine : l’occupation génère chez les enfants des traumatismes et troubles psychologiques

Intimidations, abus, contrôles israéliens des maisons en pleine nuit… Maximilien Zimmermann, psychologue clinicien basé à Jérusalem, constate leurs effets dans la construction des enfants palestiniens.

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A Hébron, une jeune Palestinienne de huit ans s’est récemment fait confisquer son vélo par deux soldats armés sous prétexte qu’elle se trouvait sur une portion de route réservée aux Israéliens. Cette illustration de la violence ordinaire a été révélée par B’Tselem, une organisation israélienne composée d’avocats, de journalistes et de membres de la Knesset afin de dénoncer la violation des droits humains dans les territoires occupés.

Elle pose une fois de plus la question des troubles psychologiques générés par ce type d’abus. Pour Médecins du monde, Maximilien Zimmermann coordonne les programmes de santé mentale. Il intervient en Cisjordanie et à Gaza pour apporter assistance aux enfants palestiniens et à leurs familles après des cas de violence. L’humanitaire vient de signer un rapport sur leurs impacts.

Quel regard portez-vous sur la vidéo de cette jeune Palestinienne de 8 ans à qui deux policiers israéliens ont confisqué le vélo ?

Cette vidéo m’a évidemment choqué. Elle reflète tristement le quotidien des Palestiniens. Pas plus tard qu’hier, nos équipes de psychologues se sont rendus dans une famille où des soldats israéliens ont effectué des opérations dites de recherches. Ils sont entrés dans la maison, ont enfoncé les portes et détruit les meubles sous le regard des enfants. Ces derniers ont été extrêmement marqués et ont passé la nuit à vomir.

Il est troublant de constater qu’il n’y a plus d’humanité chez certains soldats, qu’ils voient l’autre comme l’ennemi. Dès lors, tout est possible. Ces opérations de recherche interviennent aussi de manière brutale et arbitraire dans les écoles. Les soldats recherchent un prétendu jeune qui aurait jeté des cailloux. Mais cela ressemble souvent à un prétexte…

Comment ces soldats ont-ils perdu leur humanité, comme vous le dites ?

En tant que travailleur installé ici depuis trois ans, où au moins trois incidents liés aux forces israéliennes sont reportés chaque semaine, je pense qu’il y a perte d’humanité car il y a perte de communication. Il n’y a plus d’échange entre Israéliens et Palestiniens. Le cercle de la haine a fait son œuvre.

Il y a aussi une forme d’impunité car les chefs peuvent inciter à ces violences. Les victimes de ces agissements, quant à elles, n’osent pas porter plainte. Elles craignent des représailles ou de perdre leur autorisation de travailler en Israël. Et quand elles déposent plainte, le dossier est souvent classé sans suite.

Quels sont les effets de ces violences sur les enfants ?

Les enfants que nous assistons psychologiquement ont développé pour 85% d’entre eux des troubles sévères de stress ou d’anxiété. 30% ont des problèmes de concentration à l’école ou intègrent moins rapidement les connaissances scolaires. Ils ont aussi des difficultés à s’endormir. Autre signe de ce stress : des jeunes arrivés à l’âge de l’adolescence font encore pipi au lit.

Quel est le devenir d’une telle société dont les enfants grandissent dans la violence et l’humiliation de leurs parents ?

Les enfants ont besoin de parents protecteurs pour se construire. Sans cela, les futurs adultes sont fragilisés et souffrent. On voit aussi des enfants qui se révoltent. Alors, soit ils s’engagent pour que les choses changent. Dans une ONG par exemple. Soit ils entrent en confrontation. Ils sont prêts à être blessés pour la cause. L’emploi faisant souvent défaut, lutter peut être la dernière manière d’exister. 

On voit aussi dans la société palestinienne le taux de suicide grimper, un autre tabou. Alors, des jeunes trouvent la parade. Ils vont, armés d’un couteau, au devant de soldats. Ils savent ainsi qu’ils ont une « chance » de se faire tirer dessus et de mourir.

L’Obs

Cisjordanie occupée : israël détruit encore cinq maisons palestiniennes

La destruction de ces maisons, dont certaines ont été financées par l’Union européenne, laisse 27 Palestiniens sans-abri, a indiqué une ONG israélienne.

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Israël a détruit mardi matin cinq habitations en Cisjordanie occupée, a rapporté une ONG israélienne et les Palestiniens. Tôt dans la matinée, les bulldozers israéliens ont détruit cinq préfabriqués, dont certains portaient le sigle bleu de l’Union européenne.

27 Palestiniens à la rue, dont 16 mineurs. Des habitants ont été évacués manu militari par des policiers israéliens alors qu’ils tentaient de s’opposer à ces démolitions. En fin de matinée, il ne restait que des plaques de tôle tordues et quelques effets personnels parmi lesquels des enfants jouaient sous un soleil brûlant. Vingt-sept personnes, dont 16 mineurs, sont désormais sans-abri, a indiqué l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions de l’armée et de la police israéliennes dans les Territoires palestiniens. « Trois de ces habitations avaient été financées par l’Union européenne », a également précisé l’ONG.

Dans un communiqué, le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a accusé Israël de « détruire inlassablement des maisons palestiniennes pour laisser le champ libre à l’expansion illégale de la colonisation« , alors qu’Oum el-Kheir se trouve à proximité de la colonie israélienne de Karmel.

L’Etat hébreu fait lui valoir que les habitants n’ont pas obtenu de permis de construire, qu’il ne délivre qu’au compte-goutte aux Palestiniens. Près de 600.000 colons israéliens vivent actuellement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, territoire palestinien également occupé par Israël. La communauté internationale voit dans leur présence sur ces terres un obstacle majeur à la création d’un Etat palestinien et donc à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Europe 1

Sécheresse en Palestine occupée: israel détourne l’eau des Palestiniens au profit des colons

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Sol craquelé par la sécheresse, plantations rabougries, troupeaux déshydratés… Depuis quelques jours, des dizaines de milliers de Palestiniens subissent les effets néfastes de coupures d’eau intempestives. Désœuvrés, les cultivateurs assistent impuissants au gâchis d’une partie des récoltes tandis que les fermiers regardent leur bétail mourir de soif sous un soleil de plomb. Responsable de l’approvisionnement de la Cisjordanie en eau, Israël se retrouve sur le banc des accusés.

Les autorités palestiniennes reprochent à l’État hébreu de détourner, avec la canicule, une partie de l’eau revenant aux Palestiniens au bénéfice de ses colons établis en Cisjordanie. « Eux n’ont pas de coupures, ça ne touche que les villes et villages palestiniens », fait valoir à l’AFP Saleh Ataneh, directeur du département de l’eau à la mairie de Salfit, une municipalité de 15 000 habitants occupée par Israël.

Le Point