« C’est soviétique » : à Fréjus, ville FN, journalistes indésirables et micros coupés

«Mêlez-vous de vos fesses!»: comment le maire FN de Fréjus parle à l’opposition. A Fréjus, le sénateur et maire FN Davis Rachline multiplie les attaques contre la presse et l’opposition.

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Dans nombre de villes, il arrive que les conseils municipaux soient animés, voire très animés, parfois à la limite du cirque politique. À Fréjus (Var), commune du sénateur-maire FN David Rachline, l’opposition ne rit plus.

« C’est soviétique, résume le divers droite Philippe Mougins, dirigeant de l’opposition LR (ex-UMP). On assiste à une dérive autocratique. » « J’ai assisté à quelque chose hier soir, je ne sais pas si on peut appeler ça un conseil municipal. C’est Ubu Roi », raconte une autre élue municipale. « On ne peut plus exercer notre rôle d’opposition », se désole Françoise Cauwel, cheffe de file du groupe divers droite, laquelle dit être rentrée « abattue ».

Mediapart

Taubira comparée à un singe : l’ex-candidate FN s’excuse et brandit son «ami noir»

Une peine de deux mois de prison avec sursis a été requise mercredi soir contre Anne-Sophie Leclère, ex-candidate FN poursuivie pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe en octobre 2013. La prévenue s’est excusée, mettant en avant un « ami noir ».

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L’éternelle ritournelle de « l’ami noir » pour se prémunir d’accusations de racisme. L’ex-candidate FN aux municipales dans les Ardennes Anne-Sophie Leclère en a usé, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Poursuivie pour « injure raciale », pour avoir comparé l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira à un singe, la militante – commerçante dans les Ardennes – s’est confondue en excuses.

« Un mot en a entraîné un autre », a-t-elle déclaré, le soir de la diffusion de l’émission, « je n’ai pas dormi de la nuit », se demandant comment elle a pu « sortir ça ». « Je regrette tout », d’avoir reçu ces journalistes, « d’avoir blessé énormément de personnes », à commencer par Mme Taubira « bien sûr » et « toute la communauté noire ». Puis : « J’ai un ami qui est noir ». Et encore : « une grand-tante qui est noire ».

Metro News

Le Parlement européen réclame 320 000 € à Jean-Marie Le Pen

« Des mesures ont été prises il y a déjà un moment contre M. Le Pen dans le cadre de l’enquête sur la politique d’embauche des assistants parlementaires du FN », le parti français d’extrême droite Front National dont il est l’ex-président, a affirmé à l’AFP un porte-parole du Parlement européen, confirmant une information de Challenges.

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« Mais nous ne pouvons pas entrer dans les détails, » a-t-il ajouté.

Une somme de 380 000 euros est également réclamée, pour des faits similaires, à Bruno Gollnisch, lui aussi député européen du Front National, a ajouté une source proche du dossier et « d’autres eurodéputés FN » devraient suivre.

Pas de preuve du travailLe parquet de Paris a ouvert en mars 2015 une enquête sur les salaires versés, sur des fonds européens, à une vingtaine d’assistants d’élus FN, soupçonnés d’avoir été employés de manière fictive au Parlement de Strasbourg.

Le Parlement avait au préalable saisi l’organisme anti-fraude de l’UE, l’Olaf.

Dans un document que l’AFP s’est procuré, le secrétaire général du Parlement, Klaus Welle, réclame à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 320 026,23 euros qui lui auraient été « indûment » versés pour rémunérer son assistant parlementaire, Jean-François Jalkh, entre 2009 et 2014.

Car il remarque que M. Jalkh, aujourd’hui député européen, avait dans le même temps été employé comme « assistant parlementaire local » ou en tant que « prestataire de service » pour « participer au contrôle des comptes de campagne » du FN.

En outre, Jean-Marie Le Pen « ne fournit ni explication, ni preuve du travail d’assistance parlementaire réalisé par M. Jalkh ».

« Il n’est pas possible de confirmer la régularité des dépenses remboursées au titre de l’assistance parlementaire », conclut M. Welle.

Selon l’entourage de Jean-Marie Le Pen, ce dernier s’est vu réduire de moitié le montant de son indemnité de député européen, qui passe de 6 200 à 3 100 euros mensuels nets et la totalité de son enveloppe de frais généraux de 4 300 euros a été supprimée depuis début mai.

Son avocat, Me Frédéric Joachim, qui dit avoir formulé des recours « devant le tribunal de première instance de l’UE », s’est insurgé auprès de l’AFP contre « le caractère illégal et injuste de cette décision ».

Ouest France

Le policier qui a rendu hommage aux policiers tués est un militant d’extrême droite islamophobe

Le policier Sébastien Jallamion qui a rendu hommage aux policiers tués à Magnanville a déjà été condamné et suspendu de ses fonctions pour des propos islamophobes en avril 2015. Poursuivi devant la justice pour « provocation à la haine raciale et religieuse », le parquet a réclamé huit mois de prison dont cinq fermes. Le tribunal correctionnel l’a condamné finalement à 5 000 euros d’amende.

 

Suspendu de ses fonctions depuis un peu plus de 6 mois et sévèrement agressé récemment, Sébastien Jallamion n’était pas invité à l’hommage officiel, mais tenait un discours pendant la manifestation organisée par le syndicat de police SIEL. 

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Le FN, faux paria des médias

Le parti de Marine Le Pen se plaint de ne pas être invité dans les médias, mais il refuse souvent les sollicitations. Le CSA demande aux groupes audiovisuels de le faire savoir.

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C‘est l’une des rengaines préférées de Marine Le Pen : les grands médias n’inviteraient pas suffisamment le FN sur leurs antennes. Selon nos informations, le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a adressé jeudi dernier une lettre à neuf dirigeants de groupes audiovisuels qui met à mal cette affirmation.

Le Conseil — qui demande aux médias audiovisuels d’accorder plus de temps de parole au FN depuis ses succès électoraux aux régionales de décembre — a « été sensible aux observations » des télés et des radios qui se défendent de couper volontairement le micro au front.

«Marine Le Pen ne veut jamais venir chez nous»

« Tous les diffuseurs nous ont signalé la même chose : ils reçoivent de manière récurrente des fins de non-recevoir de la part du FN », confirme-t-on au siège du CSA.

Le Front jouerait donc les divas ? Oui, à en croire certains. « Marine Le Pen ne veut jamais venir chez nous. Louis Aliot ne fait quasiment plus que des télés », se désole ainsi un journaliste radio.

France Inter en a aussi fait les frais : « Avant le premier tour des régionales en Nord-Pas-de-Calais – Picardie, nous voulions organiser un débat avec les principaux candidats. Marine Le Pen a refusé et son entourage nous a fait comprendre que France Inter, c’était non », se rappelle Frédéric Métézeau, le chef du service politique de la station.

« Sans doute n’apprécie-t-elle pas notre façon de la questionner. Elle nous a traités de radio bolcho », glisse-t-il en guise d’explication. « Le Front national cible les médias. S’il se rend sur une antenne, c’est parce qu’il espère viser des auditeurs spécifiques.

Autre difficulté pour les diffuseurs : le Front a beau réaliser des scores conséquents aux élections, ses têtes d’affiche restent rares. En dehors de Marine Le Pen — en « diète médiatique » depuis janvier —, Florian Philippot, Marion Maréchal- Le Pen, Nicolas Bay ou Gilbert Collard (RBM), les élus médiatiques ne sont pas légion.

Résultat, ce sont toujours les mêmes qui se bousculent sur les plateaux. Philippot a ainsi été la personnalité politique, toutes étiquettes confondues, la plus invitée dans les médias, avec 65 matinales en 2015. De quoi susciter une impression de saturation.

Le Parisien

 

«On n’est pas couché» : le CSA dément avoir obligé Ruquier à inviter Philippot

Samedi dernier, un membre du Front national, Florian Philippot en l’occurrence, était invité d’«On n’est pas couché». Un petit événement, puisque le FN n’avait pas mis les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier depuis la venue de Marine Le Pen il y a quatre ans, lors de la dernière campagne présidentielle.   

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Laurent Ruquier a affirmé avoir dû se plier aux consignes du Conseil supérieur de l’audiovisuel : «Quand le CSA nous impose et nous demande de recevoir quelqu’un… moi on me dit de recevoir, je reçois». «Ça y est, le Front national sera venu au moins cette année et avant la fin de la saison, comme le CSA nous l’a demandé», a-t-il encore ajouté sur le plateau.

Le CSA «s’est gardé de toute ingérence»

Sauf qu’il n’y a rien de plus faux selon le CSA, qui a vivement démenti les propos de Laurent Ruquier et protesté auprès de France TélévisionsCes déclarations sont «une contre-vérité», s’insurge le CSA dans une lettre à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, datée de jeudi. Il explique que le contrôle des principes du pluralisme, c’est-à-dire l’exposition équitable sur chaque antenne des différents courants politiques, s’exerce «dans le strict respect de la liberté éditoriale».

Le Parisien

Pourquoi les médias Russes raffolent de l’extrême droite Française

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Les médias russes en France raffolent de l’extrême-droite. Entre les chroniqueurs de RT France, qui donnent une coloration politique à la droite de la droite, et Sputnik qui considère Marine Le Pen virtuellement présidente de la France, ces sites ne font pas que soutenir la Russie. Troisième et dernier volet de notre enquête sur les réseaux médiatiques russes en France (le premier est ici, le deuxième .)

Si la loi Travail et l’immigration sont des sujets qui font le beurre de RT France et de Sputnik, comme nous le racontions dans le premier volet de notre enquête, ces deux médias sollicitent régulièrement des figures de la frange dure de l’extrême-droite française, comme Yvan Blot (qui orthographie son prénom « Ivan » sur les sites russes), Jacques Bompard ou Jean-Yves Le Gallou, tous trois anciens du FN tendance Jean-Marie Le Pen.

Les deux sites semblent surtout particulièrement intéressés par le Front national, décrit comme « le parti de France numéro 1« . Sa présidente, Marine Le Pen y est présentée comme une « grande dame de la politique française« , « virtuellement présidente » du pays. Résultat : chacun de ses déplacements ou prises de parole est prétexte à un article.

Interview de Marine Le Pen pour RT France, 20 mai 2016 : « Si je suis élue, la France pourrait reconnaître la Crimée comme russe »

Par ailleurs, les chroniqueurs réguliers de RT France donnent une coloration politique très marquée… à la droite de la droite. On y trouve par exemple l’historien proche de l’Action française Bernard Lugan, le conservateur britannique John Laughland, qui a publié sur RT un texte pour défendre le Serbe Radovan Karadzic, condamné en mars pour génocide, le physicien belge Jean Bricmont (bien connu ici) ou encore le patron de l’hebdo d’extrême-droite Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel. « Ils ont dû voir dans mes papiers que j’étais plutôt prorusse, supposait ce dernier à Libé.

Arrêt sur Image

Pour Marion Le Pen, les Français sont plus préoccupés par la burqa que par la sortie de l’€

Au cas où le message n’aurait été pas totalement perçu avec le recrutement de plusieurs figures du Bloc Identitaire, Marion Maréchal-Le Pen a décidé d’appeler désormais un chat un chat. La députée FN du Vaucluse se décrit ainsi aujourd’hui elle-même comme une « identitaire » alors qu’il fut un temps où les identitaires étaient chassés du parti. Aujourd’hui, les choses sont différentes.

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Marion Le Pen à l’Université des catholiques de la Sainte Baume

Si l’élue frontiste assume aujourd’hui ce côté « identitaire », c’est parce qu’elle pense que cela correspond aux attentes des Français. Ces dernières sont d’ailleurs très claires : la France a peur d’être grand remplacée, du moins selon les dires d’une certaine frange de l’extrême droite, étiquette que la députée FN, en revanche, refuse.

Citée par Le Monde ce vendredi 10 juin, l’élue frontiste estime :

Le chômage arrive en troisième position des préoccupations des Français, derrière la sécurité et l’identité, estime-t-elle. Le père de famille a peur que sa fille porte une burqa, il ne se pose pas la question de savoir si elle l’achètera en francs ou en euros.

Au-delà de la provocation, cette déclaration a deux objectifs : porter un discours extrêmement identitaire tout en se démarquant de manière flagrante de la ligne Florian Philippot. Le numéro 2 du FN a fait de la sortie de l’euro l’Alpha et l’Omega du programme du Front national.

Cette déclaration illustre donc une nouvelle fois comment s’opère l’opposition entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot.

Le Lab

Pour Léa Salamé, le Front national est «à 100 % dans le système»

Léa Salamé fait la couverture des Inrocks de cette semaine. La journaliste de France Inter, qui quittera en fin de saison l’émission de Laurent Ruquier (On n’est pas couché), couvrira à la rentrée l’élection présidentielle avec David Pujadas tout en animant un magazine culturel, le tout sur France 2. 

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Interrogée sur la couverture médiatique du Front national, elle déclare ainsi : «Pour moi, recevoir le FN est devenu banal, ils font partie du jeu politique et médiatique. Je pense qu’il faut les interroger de manière banale, sans les rendre plus sulfureux qu’ils ne le sont. Il n’y a plus rien d’événementiel à inviter le FN et c’est tant mieux. Ne leur en déplaise, ils sont à 100 % dans le système. Ce n’est pas ma faute si le FN était en tête des élections européennes et si 7 millions de Français votent pour eux. Vous voulez combattre les idées du FN ? Traiter les de manière impartiale, parlez leur du fond. C’est moins sensationnaliste que de chercher à les piéger en mode « le FN c’est des fachos », mais c’est comme ça que j’aborde mon questionnement».

Libe

Pour une conseillère FN, souhaiter un bon ramadan aux musulmans, c’est être « collabo »

La conseillère régionale FN Isabelle Surply a relayé un message sur Twitter s’en prenant à ceux qui souhaitent un « bon ramadan » aux musulmans. Un prisme anti-islam de la part de celle qui est également responsable de la com’ au FN Loire, qui se retrouve régulièrement sur les réseaux sociaux.

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La dédiabolisation est une lutte de tous les jours pour le Front national. Et ce n’est probablement pas aujourd’hui que ce combat sera gagné, si l’on s’en réfère au compte Twitter d’Isabelle Surply, conseillère régionale du parti à la flamme dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

En ce premier jour de ramadan pour les musulmans, la jeune femme de 32 ans a décidé de faire part à la twittosphère de toute la « sympathie » que lui inspire cette fête religieuse de l’islam au cours de laquelle les croyants jeûnent de l’aube au coucher du soleil, et ce pendant un mois.

Plus précisément, Isabelle Surply, par ailleurs responsable de la communication du FN Loire, a décidé de revendiquer son aversion à l’égard de ceux qui souhaitent un « bon ramadan » aux musulmans. Cela se passe sur les coups de 23 heures dimanche 5 juin, quand l’élue retweete le message d’un certain ULYSSEisback, dénotant d’une certaine « ironie » pour la notion de « ramadan républicain » : « Attention, dès demain grand concours de sucette des sables avec tous les collabos souhaitant un bon ramadan républicain à nos zamis muzz [amis musulmans] ».

Les antécédents d’Isabelle Surply sur le réseau social montrent une obsession certaine pour l’islam. Un bref aperçu sur la semaine qui vient de s’écouler via son compte Twitter ? Hier soir, l’élue a relayé la photo d’un panneau électronique diffusé dans les rues de Lorette (Loire) exhortant les habitants de la ville à « vivre sans bruit » leur ramadan. « Quand un maire dit des vérités il y a polémique ? » s’est-elle offusquée.

Samedi 4 juin, elle raillait l’inauguration , qu’elle considère comme « radicale« , relayant pour l’occasion un site intitulé « Islamisation.fr ». Le 3 juin, elle retweetait un message affirmant que l’accueil de réfugiés en France relevait d’une « invasion de son propre territoire » grâce à l’Etat. Le 2 juin encore, elle reprenait les propos de Robert Ménard qualifiant l’élection d’un maire musulman à Londre de « mauvais signal« .

Marianne

Loi travail et communautarisme : Nicolas Bay (FN) radote

Il a commencé à en parler le 13 mars. Il a recommencé le 6 avril, et puis le 21 mai, et encore le 30 mai et le 2 juin. Sur France 3, France Culture, France Inter, dans l’Opinion…

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L’élément de langage est quasiment le même à chaque fois : Nicolas Bay dénonce sur toutes les ondes la loi travail qui, soi-disant, «introduit le communautarisme dans l’entreprise». C’est pourtant toujours aussi faux. Le secrétaire général du Front national fait référence à l’un des 61 principes de la commission Badinter, sur «la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses».

Mais il n’a pas compris deux choses : premièrement, ce principe, mentionné dans la version initiale du texte de la loi travail, n’introduit pas du tout le communautarisme dans l’entreprise puisque la liberté de manifester ses convictions religieuses existe déjà dans le droit français. Notamment dans plusieurs articles du code du travail (qui disposent que l’on ne peut pas apporter de restrictions «aux libertés individuelles et collectives»), dans la convention européenne des droits de l’homme (qui souligne «la liberté de manifester sa religion ou ses convictions») et dans la jurisprudence Baby Loup.

Deuxièmement, en commission des affaires sociales, les députés ont décidé de retirer les 61 principes Badinter du projet de loi. Y compris, donc, celui sur la liberté religieuse. Résultat, la réforme ne change absolument rien par rapport à la législation actuellement en vigueur. Il serait peut-être temps que Nicolas Bay change de disque

Libe

Le maire FN de Beaucaire perd une manche contre les commerçants musulmans

Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a essuyé un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination. En juin 2015 un arrêté municipal obligeait les commerçants musulmans à fermer leurs épiceries après 23 h.

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Le maire FN de Beaucaire, Julien Sanchez, a essuyé vendredi un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination.
La procédure judiciaire se poursuit et un jugement doit être rendu dans cette affaire le 22 septembre.

Epiceries arabes fermées

Dans cette ville du Gard remportée par le Front National en 2014, les six commerçants se sont estimés discriminés par deux arrêtés municipaux pris les 16 et 17 juin 2015, au début du ramadan, obligeant notamment « épiceries, primeurs et commerces de distribution » à fermer à 23h00 dans certaines rues de la ville.

Discrimination

Ils ont déposé plainte pour « entrave à l’exercice d’activité économique par dépositaire de l’autorité publique à raison de l’origine, l’ethnie ou la nationalité ».
En mars, le tribunal correctionnel de Nîmes a ordonné des actes d’enquête complémentaires, pour savoir si des nuisances ou du tapage nocturne avait été constaté avant la prise de ces arrêtés.

C’est cette demande d’enquête complémentaire qui était attaquée par M. Sanchez, que la Cour d’appel a débouté vendredi. Les juges ont « rejeté les nullités soulevées par Julien Sanchez », a rapporté Me Khadija Aoudia, l’avocate des commerçants.

Une pétition

« Nous prenons acte de ce jugement, qui n’est pas un jugement sur le fond, et n’avons bien évidemment rien à cacher, les nuisances et troubles à la tranquillité publique étant largement avérés, en témoigne notamment la pétition signée par les Beaucairois pour me soutenir par 4.000 personnes », a réagi Julien Sanchez.

France 3

Le maire FN d’Hayange coupe les vivres au Secours Populaire

Le maire Front national d’Hayange en Moselle a décidé de couper les vivres de l’association caritative Secours Populaire l’accusant de faire de la politique. L’association qui aide les plus démunis pourrait aussi être mise à la porte de son local mise à disposition par la ville. 

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Le maire d’Hayange Fabien Engelmann et le Secours Populaire de la ville sont engagés dans un bras de fer qui dure depuis plusieurs mois et qui connaît un nouveau rebondissement. L’élu frontiste, habitué des polémiques et des déclarations chocs depuis sa victoire en mars 2014 dans cet ancien bastion sidérurgique, va couper les vivres à l’association caritative. C’est la seconde ville FN détenue par le parti de Marine Le Pen à s’en prendre à l’association après Hénin-Beaumont (Nord).

Fabien Engelmann a exclut l’association des manifestations organisées par la municipalité où sont habituellement conviées les associations. Pas d’invitation à la Fête des Associations, non conviée à la fête de la Saint-Jean prévue en juin et subvention qui devrait tomber dans le néant. Les quelques 550 euros accordés par la ville au Secours Populaire ne devraient plus être versés cette année. Fabien Engelmann menace aussi l’association de ne plus lui donner le droit d’occuper les locaux mis à disposition par la municipalité.

Loractu

Robert Ménard qui se présente comme « un maire Front national »

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Robert Ménard est à ce point libre qu’il peut ouvertement se fâcher avec Marion Maréchal-Le Pen. Il est tellement émancipé qu’il peut allègrement s’embrouiller avec Florian Philippot. Mercredi 1er juin, sur BFMTV, l’ancien président de Reporters sans frontières a même annoncé la création d’un « baromètre patriote ». « On a pris les 51 propositions et on a regardé si on les retrouvait dans les partis de toute la droite. Ils ont encore des efforts à faire », a-t-il commenté.

Sauf que malgré toutes ces bonnes intentions, l’édile biterrois reste fortement lié au FN. Et sur BMFTV mercredi, l’élu a commis un impair pour le moins révélateur. Réfutant l’idée que son mouvement pouvait faire de l’ombre au FN qui l’a pourtant aidé à remporter la mairie de Béziers, Robert Ménard a lancé :

Si je n’avais pas été là, il n’y aurait pas un maire Front national à Béziers, je vous le dis.

Vous avez bien lu : mercredi 1er juin, Robert Ménard sur BFMTV s’est donc présenté comme « un maire Front national » qui, en plus, annonce déjà qu’il votera pour Marine Le Pen en 2017. L’indépendance en prend un coup.

Le Lab

 

Un djihadiste français soutient Marine Le Pen depuis la Syrie

Omar Diaby, connu pour être l’un des principaux recruteurs de djihadistes français et qui avait été donné pour mort pendant l’été 2015, s’avère être bien vivant, réapparaissant plusieurs mois plus tard dans un entretien pour France 2.

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Dans le reportage de France 2, qui contient des images tournées en Syrie dans le camp d’entraînement d’Omar Diaby, l’homme accorde un entretien exclusif de plusieurs minutes. C’est le djihadiste lui-même qui a contacté les journalistes quand il a su qu’ils s’intéressaient à ses techniques de propagande. Le Monde a pu visionner les rushes de cette interview, dans laquelle ce Niçois d’origine sénégalaise de 41 ans explique notamment avoir subi une «intervention chirurgicale» dans un «pays arabe».

Omar Diaby a aussi justifié cette attaque meurtrière qui a fait quelque 130 victimes à Paris par le fait que les Français auraient élu un président de la République dont le programme prévoyait une intervention en Syrie, ce qui, selon lui, n’était pas une bonne politique.

Soutien à Marine Le Pen

C’est aussi par cet argument qu’il a expliqué son soutien à la candidate du Front national pour la prochaine présidentielle : «Si les Français ne veulent pas la guerre, ils votent Marine Le Pen. C’est une femme, d’accord, qui est, on peut dire, raciste, mais au moins elle défend les vraies valeurs de la France. Cette femme a demandé aux troupes françaises de revenir parce que cette guerre-là ne les concernait pas, Eh bien, elle a tout à fait raison. »

La mort du recruteur avait été annoncée pendant l’été 2015 mais elle n’a jamais été officiellement confirmée. Dans un document de l’émission Complément d’enquête, diffusé jeudi prochain sur France 2, on apprend qu’Omar Diaby, alias Omar Omsen, aurait fait courir la rumeur de son décès pour se faire soigner à l’étranger.

Il était à la tête d’une brigade de combattants affiliée au Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda. Il avait réussi à recruter une centaine de jeunes Français, originaires de Nice pour la plupart, ville où il a grandi. Omar Diaby avait commencé à diffuser ses vidéos de propagande au milieu des années 2000.

RT