Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, appelle a la mobilisation contre le FN

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Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a estimé lundi qu’il fallait « rejeter en bloc celles et ceux qui montent les uns contre les autres, qui prônent l’isolement et l’exclusion ». « J’appelle à un sursaut civique le 13 décembre, à une plus grande mobilisation qu’au premier tour », alors que le taux d’abstention avoisinait les 50% lors du premier tour.

Il faut « faire vivre la démocratie (…) et veiller à la cohésion nationale, en ces temps particulièrement troublés que vit la Nation », poursuit-il dans une déclaration. Le chef religieux de la première communauté juive d’Europe (un demi-million de membres, croyants ou non) ajoute qu' »il nous faut défendre nos valeurs et rejeter en bloc celles et ceux qui montent les uns contre les autres, qui prônent l’isolement et l’exclusion, car l’Histoire nous apprend que la haine et le rejet, d’où qu’ils viennent, feront un jour de nous des victimes ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), organe de représentation politique de la communauté, a pour sa part réaffirmé lundi son appel à « voter massivement dimanche prochain pour faire barrage au Front national, parti xénophobe et populiste ».

Europe 1

#LeCopainPS, un hashtag a succès pour dénoncer l’hypocrisie du parti socialiste

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Faux amis.

Un hashtag rencontre un certain succès sur Twitter aujourd’hui : #LeCopainPS, qui est premier des tendances France à l’heure où l’on écrit. Surtout utilisé par des victimes de racisme (musulman-e-s, Noir-e-s, féministes…), il souligne l’hypocrisie du discours socialiste, qui reste dans sa posture «ouverte» et «tolérante», mais mène finalement la même politique que la droite.

Par exemple:

écrit le statisticien Marwan Muhammad, qui a contribué à lancer le hashtag.

Mais ça vaut aussi pour les discours économiques :

Bref, une manière de pointer les hypocrisies de la gauche de gouvernement, notamment envers les minorités.

Libration

Des élus FN dénoncent une escroquerie fomentée par le Front National

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Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi à Valenciennes, trois élus FN du Nord ont dénoncé une «escroquerie» de la part du mouvement. Tous trois candidats aux départementales de mars 2015, ils contestent l’usage au sein du parti d’un «kit de campagne» conçu par la société Riwal. Utilisé par le FN depuis plusieurs scrutins, ce kit est un lot de matériel comprenant affiches, bulletins de votes ou encore conception d’un site Internet.

Censé faciliter la vie des candidats, le système est pourtant au cœur d’une enquête judiciaire depuis avril 2014. Les juges du pôle financier cherchent notamment à déterminer si l’achat de ce kit était obligatoire pour la plupart des candidats FN, et si le prix de certaines prestations n’a pas été surévalué.

«On nous a dit dans une réunion que, si on ne prenait pas les kits, on ne serait pas candidats», assure Francis Boudrenghien, conseiller municipal FN à Anzin, qui dit avoir été contraint de commander un supplément d’affiches électorales.

De son côté, Jean-Luc Laurent, conseiller municipal de Valenciennes, critique le prix et le format des prestations du kit : «Lorsqu’il m’a été proposé, pour un montant total de 8 000 euros, j’ai voulu y prendre quelques pièces et en refuser d’autres. La prestation de l’expert-comptable, par exemple, était facturée 1 400 euros alors qu’un professionnel local ne me demandait que 600 euros pour le même travail. J’ai également refusé la facturation de 28 000 cartes postales, livrées si tardivement que je n’aurai pas eu le temps de les distribuer.»

Selon Jean-Luc Laurent, ces réticences lui auraient valu d’être sermonné par le responsable local du FN, Guy Cannie. Dans un échange de courriels entre les deux hommes, exhibé par M. Laurent, Guy Cannie qualifie le kit d’«obligatoire». Ce terme apparaît également sur des documents adressés aux candidats du FN lors des municipales de 2014.

Ces éléments pourraient tout de même renforcer dans leurs soupçons les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeck et Aude Buresi. Les deux magistrats se concentrent sur la campagne législative de 2012, lors de laquelle le système des kits était déjà en place. Dans la double hypothèse d’un achat obligatoire et «surfacturé», le système ferait un perdant : l’Etat lui-même, qui rembourse aux candidats leurs dépenses de campagne en vertu du code électoral. Et deux gagnants. La société Riwal d’une part : productrice du kit, elle est dirigée par le très radical Frédéric Chatillon, un ami de Marine Le Pen.

Le microparti Jeanne d’autre part : piloté par des proches de cette dernière, il propose aux candidats FN des prêts leur permettant d’acheter le kit, à un taux d’intérêt de 6,5%. Neuf personnes ont déjà été mises en examen, dont Frédéric Chatillon, le vice-président du FN Jean-François Jalkh, son trésorier Wallerand de Saint-Just, ainsi que Jeanne et le FN eux-mêmes en tant que personnes morales.

Libération

Dénonçant l’absence de démocratie, démissions massives au FN en Vendée

A 10 jours du premier tour des élections régionales, sept membres du bureau départemental du FN en Vendée ont décidé de claquer la porte de leur parti. Pas de dialogue, ni de démocratie en interne… Ils se plaignent du traitement infligé par les dirigeants locaux et nationaux du parti.

Un nombre important de militants ne renouvelle pas leurs cartes au sein du Front National de Vendée, des cadres ont rendu les leurs.

Cette désaffection après le beau succès aux départementales n’est pas étranger à l’autoritarisme de la secrétaire départementale Brigitte Neveux et à son bras droit Jean-Patrick Fillet qui ont écarté toute idée de démocratie au sein du FN de Vendée…

Dans un communiqué, Pascal Souchard et José Féray expliquent les raisons qui les ont amené, comme 5 autres colistiers, à claquer la porte du Front National. Car depuis les élections départementales, sur 15 membres du bureaux, six ont démissionné et un a été suspendu par Marine Le Pen (Souchard).

France 3

Les fréquentations néo-nazies d’un candidat « identitaire »

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Le poids des mots et le choc d’une photo. Jean-Claude Martinez déclare à l’AFP que sa liste pour les Régionales, « Force France Sud » n’est « pas d’extrême-droite ». A moins de considérer que les nostalgiques du IIIème Reich sont de gauche, Jean-Claude Martinez a un problème de cohérence entre ses paroles et la composition de sa liste.

CaptureEn effet, un de ses colistiers en Haute-Garonne, Frank Pech fréquente le milieu néo-nazi. Pour preuve, une photo prise (le 5 mai 2012) dans un « haut lieu » de l’extrême-droite toulousaine : une auberge toulousaine dont le nom fleure bon la culture germanique et où celui qui figure en 20ème place sur la liste haut-garonnaise est bien entouré.

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Autour de la table, on trouve deux figures nationales de l’extrême droite française : Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac.

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Ce dernier, originaire de Rhône-Alpes, est un ancien membre du Front National. Il a été exclu suite à la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. L’affaire a fait la Une des médias.

Sa présence à Toulouse en mai 2012 est « normale ». La photo que s’est procurée France 3 immortalise une réunion entre le mouvement que présidait à l’époque, Alexandre Gabriac (Jeunesses Nationalistes) et une autre mouvance (Œuvre Française) dont le leader est également autour de la table, Yvan Benedetti.

Depuis la prise du cliché (sur lequel on retrouve les « bons » vieux symboles de l’extrême droite : croix celtique et polos Fred Perry), le mouvement d’Alexandre Gabriac a été dissous par le ministère de l’Intérieur. Le 5 juin 2013, un militant d’extrême-gauche, Clément Méric, est tué lors d’une rixe avec un groupuscule de nationalistes.

Suite à cet épisode sanglant (qui a secoué toute la France), Manuel Valls décide de dissoudre « Jeunesses Nationalistes ». A la sortie du conseil des ministres, il justifie sa décision : « Jeunesses Nationalistes propage la haine et la violence et rend hommage à des Waffen SS et à des miliciens ».

Le co-listier de Jean-Claude Martinez ne fréquente pas vraiment des « boys scouts ».

Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti sont les plus connus. Alexandre Gabriac est même une vraie « vedette » médiatique. Plusieurs chaines de télévisions lui ont consacrés différents reportages. En mars 2015, une condamnation à de la prison ferme a, d’ailleurs, de nouveau braqué les projecteurs sur Alexandre Gabriac. Mais, lors de la réunion de mai 2012, on trouve également des « célébrités » locales.

Pierre-Marie Bonneau est un avocat toulousain bien connu. Surnommé « Pilou », d’après un de ses amis, il lui arrive d’agrémenter ses dîners avec des discours d’Hitler. Dans sa jeunesse, des bruits insistants (alimentés par l’intéressé lui-même) circulaient, à la Faculté de droit, sur ses accointances pour l’extrême-droite. Depuis son inscription au barreau, il lui arrive « seulement » de défiler à Paris derrière la banderole des « Jeunesses Nationalistes ».

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Un autre convive a du faire de la route avant de rejoindre le colistier de Jean-Claude Martinez et ses camarades.

aurélien-rouanetMazamétain d’origine, membre du Bloc Identitaire, Aurélien Rouanet est une jeune « ordinaire ». Il a un compte Facebook. Un compte sur lequel il affiche son goût pour la Croix de Fer (une médaille militaire allemande) et défend la race aryenne.

Jean-Claude Martinez n’est pas responsable des fréquentations de son colistier. Mais il peut difficilement plaider l’ignorance. Franck Pech ne vient pas de nulle part. Comme Jean-Claude Martinez, il a adhéré, après avoir quitter le FN, au parti de Carl Lang : le Parti de France.

De plus, le fait d’intégrer sur des listes électorales une personne n’est pas neutre. C’est un véritable choix politique. Un co-listier n’est pas une personne croisée dans le bus. La tête de liste est censée connaître ses recrues.

Pour expliquer le décalage (flagrant) entre le discours et les actes de Jean-Claude Martinez, il reste une piste. Visiblement, pour le candidat aux Régionales, l’extrême-droite débute à la droite des «néo-nazis».

France 3

Anne-Sophie Leclère, ex-FN qui avait comparé Christiane Taubira à un singe est candidate aux régionales

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On n’est jamais vraiment mort en politique. Prenons l’exemple d’Anne-Sophie Leclère. Candidate FN aux municipales de 2014, elle avait comparé Christiane Taubira à un singe. « Je préfère la voir accrochée à la branche d’un arbre qu’au gouvernement« , avait-elle déclaré dans un reportage d’Envoyé spécial sur les nouveaux visages du Front national.

Condamnée en juillet 2014 à neuf mois de prison ferme, Anne-Sophie Leclère avait vu sa condamnation annulée par la cour d’appel de Guyane, en juin dernier. Aujourd’hui, on apprend que l’ancienne frontiste sera candidate aux régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Selon L’Union, Anne-Sophie Leclère sera la tête de liste de la « droite nationale » dans les Ardennes. « C’est elle qui nous a contactés », explique Dominique Biry auprès du quotidien. Cet ancien FN passé aujourd’hui dans le camp de Carl Lang et de son Parti de la France, fait pour l’instant office de « directeur de pré-campagne » de cette liste « anti-Philippot », le vice-président du FN menant la liste de son parti dans la région.

Dominique Biry n’est pas peu fier de rameuter cette ancienne frontiste. Il dit :

Prendre Anne-Sophie Leclère comme tête de liste dans les Ardennes n’est pas une provocation mais ce n’est pas innocent de notre part. […] Pour nous, elle représente la liberté d’expression bafouée.

Autrement dit, selon Dominique Biry, on doit pouvoir comparer la ministre de la Justice à un singe,  au nom de « la liberté d’expression »… Lui-même souligne que, si une procédure est toujours en cours à Paris contre Anne-Sophie Leclère, « elle est présumée innocente et sa condamnation a été annulée en appel ».

Robert Chardon le maire qui voulait interdire le culte musulman battu aux municipales

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Le maire de Venelles, Robert Chardon (ex-UMP), qui avait créé une polémique en déclarant sur Twitter vouloir «interdire le culte musulman» en France, a été battu au 2e tour des municipales partielles dimanche dans cette commune des Bouches-du-Rhône. «Celui qui pratique (doit être) immédiatement reconduit à la frontière», avait-il enchéri en mai dernier.

Robert Chardon, exclu du parti Les Républicains (LR) à la suite de ses propos islamophobes et qui conduisait une liste Divers droite (DVD), est arrivé en 3e position (31,17% des voix) derrière Arnaud Mercier (DVD, 36,69%) et Didier Pesprez (Divers gauche, 32,14%).

Les propos de l’ex-maire de cette commune d’environ 8000 habitants avaient été condamnés par Nicolas Sarkozy, le président des Républicains. Cette élection partielle avait été provoquée par la démission des membres de la majorité de Robert Chardon et de l’opposition après que ce dernier eut refusé de se retirer à la suite de la polémique.

Le Parisien