Deux militaires de Vigipirate condamnés pour avoir frappé un passant

Deux militaires basés à Lille dans le cadre de Vigipirate ont été jugés ce jeudi en comparution immédiate, soupçonnés d’avoir frappé un passant devant un bar de la rue Solférino, dans la nuit de mardi à mercredi.

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Mercredi, vers 3 h du matin, une bagarre éclate rue Solférino, à proximité de la place des Halles à Lille. Deux hommes s’en prennent à un troisième, qui reçoit des coups au visage. La victime finit avec une tête au carré, et un jour d’arrêt de travail. Deux suspects sont interpellés par la police dans la foulée, et placés en garde à vue. Ce sont des militaires d’une petite trentaine d’années.

Déjà connu pour des violences

Les deux hommes – appartenant au régiment des chasseurs de Verdun – étaient déployés à Lille, dans le cadre de la sécurisation vigipirate, et logés à la caserne Négrier. Dans la nuit de mardi à mercredi, ils auraient « fait le mur » pour rejoindre un bar de la rue Solférino, accompagnés d’amies. Selon un témoin, une première altercation aurait éclaté dans l’établissement avec un jeune homme, à propos d’une des filles, occasionnant un petit échange de gifles. Puis, une fois à l’extérieur, entre la rue Solférino et la place des Halles, les militaires auraient retrouvé et agressé le jeune homme, obligeant des portiers à intervenir. Les deux militaires ont attendu, ensuite, l’arrivée de la police.

Ils ont été présentés à un magistrat, jeudi, puis jugés en comparution immédiate, et condamnés à 8 et 10 mois de prison, des peines ferme mais sans mandat de dépôt, et aménageables. L’un d’eux était déjà connu pour des violences. Ils devront également indemniser la victime à hauteur de 4 000 euros.

La Voix Du Nord

Anthony et Jimmy tabassent un jeune homme pour une histoire de drogues

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«On a affaire à un règlement de compte entre dealers », voilà comment l’avocate de la défense résume la scène de violence ayant eu lieu à Brionne le 21 mai 2014.

Dans cette affaire, comme souvent dans les règlements de compte, les versions divergent. Des faits demeurent cependant constants. Jimmy L. a gazé Anthony C. pendant qu’Anthony D. lui portait de violents coups de batte de base-ball. Les faits se sont déroulés chez un ami de la victime alors qu’elle fêtait son anniversaire. À l’origine du conflit, une dette de 50 000 €.

Anthony D. est condamné à 18 mois de prison fermes. Jimmy L. 8 mois de détention.

Paris Normandie

Des policiers outragés et mordus par Pierre et Maxime

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Un différend commercial est à l’origine de l’affaire. Le plus âgé des deux prévenus, 39 ans, gérant d’une société de transport, avait acheté pour 18 900 € une voiture à la concession saint-quentinoise, qui s’est mise à mal fonctionné seulement deux jours plus tard.

Après un premier passage chez Citroën, un samedi sans technicien, Maxime, accompagné de Pierre, 37 ans, est revenu le mardi avec l’intention de trouver un accord. Les deux hommes sont restés à la concession plus de 4 heures et l’ambiance est devenue de plus en plus tendue. À l’approche de l’heure de fermeture, le personnel a appelé la police et là, tout a dérapé. Selon l’enquête, les quatre policiers ont été outragés et l’un d’eux aurait même été mordu à un bras par le trentenaire le plus jeune.

Reconnu coupable de violences, Pierre a écopé de quatre mois de prison avec sursis, de 250 € d’amende et de 600 € de dommages et intérêts à verser aux quatre policiers. Le second prévenu a seulement été condamné pour outrages à 250 € d’amende et 400 € de dommages. Sa dispense d’inscription au casier acceptée par le tribunal lui permet de poursuivre son activité de gérant.

Courrier Picard

Steeve Césaire Condamné pour viol, il sort et récidive un an plus tard

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Alyson, 21 ans, a assisté pendant deux jours au procès de l’homme qui l’a violée il y a un peu plus de deux ans à Cornebarrieu. Entre pleurs et colère, la jeune femme, combative, veut tourner la page.

Deux jours de procès, deux jours d’épreuves mais aussi deux jours «pour tourner la page». Alyson, 21 ans aujourd’hui, vient d’affronter Steeve Césaire, 36 ans, celui qui l’a violée, dans le noir, au petit matin du mardi 26 novembre 2013 à Cornebarrieu. Alors lycéenne, elle partait en cours vers 6 h 15 lorsqu’armé d’un cran d’arrêt il l’a obligée à avoir un rapport sexuel.

Courageuse et déterminée, la jeune femme, aujourd’hui mère d’une petite fille de 3 mois, a décidé de témoigner pour toutes les victimes.

La Depeche

Quentin avait planté six fois dans le dos son rival, 6 ans de prison ferme

La cour d’assises du Haut-Rhin a rendu son verdict. L’accusé a été condamné à six ans de prison. La cour n’a pas retenu la préméditation. L’avocat général avait requis ce matin dix ans de réclusion contre Quentin Schifferlé, accusé de tentative d’assassinat sur le petit ami de son ex. L’agression avait eu lieu au lycée Saint-André de Colmar en janvier 2014.

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Le jour des faits, le jeune bachelier de 18 ans n’avait plus goût à rien et en voulait à celui qui, selon lui, avait précipité la rupture avec son amie et avait pris sa place.

Ce jour-là, le jeune Quentin a quitté le domicile familial de Niederhergheim, le 27 janvier 2014 au soir, avec comme destination le lycée Saint-André de Colmar, où étudiaient son ancienne petite amie et son rival. Après 13 kilomètres parcourus à pied, il était  arrivé à 8h au lycée. À la pause de 9 h, il voyait celui qu’il considérait comme son rival, et, après quelques paroles, se jettait sur lui, armé d’un couteau qu’il lui plantait six fois dans le dos.

Le lycéen n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un professeur qui a maîtrisé le forcené. Détenu à Strasbourg, l’amoureux éconduit était poursuivi pour tentative d’assassinat.

DNA

Privé de cerises, Jean-Jacques voulait «tout cramer» dans le village

Ce jour-là, Jean-Jacques n’avait pas pris son traitement contre la dépression. Du coup, il est parti en vrille. Au point d’agresser un couple d’habitants du Sézannais.

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Juin 2014, Jean-Jacques ne va pas fort. Le papa du quinquagénaire est «  en train de mourir  ». Lui n’arrive plus à travailler dans ce collège parisien où il est ouvrier qualifié. Il se fait arrêter pour dépression, et passe ses journées à «  vagabonder  », il prend sa voiture, quitte son Val-de-Marne et fait de grandes balades avec sa chienne.

Pas vraiment seul dans sa tête, il frappe chez cette habitante du petit village de Charleville, près de Sézanne. Il raconte d’abord que son animal le suit, puis dit vouloir aller à Esternay et demande enfin du pain. L’habitante referme la porte et prévient son conjoint.  Craignant un cambrioleur, ils le prennent même en photo.

Deux jours plus tard, le loustic est de retour. Dans le verger, il cueille des cerises. Voulant faire fuir l’indésirable, le propriétaire des lieux sort le tromblon. «  Pan  !  », il tire en l’air et déclenche l’ire du gourmand, persuadé d’être sur un terrain communal et dans son bon droit.

Jean-Jacques invective Madame : «  Je vais mettre le feu à ta maison. Salope !  » Et après s’être proposé de visiter son fondement, de leur lancer un dernier avertissement   : «  Je reviendrai  ! Même dans dix ans  ! Vous vous souviendrez de Jean-Jacques !  »

Fâché tout rouge, Jean-Jaques met même le feu aux thuyas.

Le tribunal a condamné le bougre à deux mois de prison avec sursis et à verser 400 € au couple menacé.

L’Union

Les deux frères Lafont condamnés pour menaces et violences sur quatre policiers

Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer a condamné ce mardi à de la prison ferme deux frères qui résident à Rang-du-Fliers. Ils ont été reconnus coupables de menaces et violences sur quatre policiers de Berk-sur-Mer suite à une interpellation à leur domicile.

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Ce 23 janvier 2015, l’interpellation a été musclée. Huit policiers de Berk-sur-Mer sont en possession d’un mandat d’arrêt pour interpeller Ringo Lafont, 22 ans, à son domicile. L’homme vit dans une caravane, située sur un terrain privé, propriété de son père, à Rang-du-Fliers. Issu de la communauté des gens du voyage, il réside avec l’ensemble de sa famille.

Son jeune frère, Désiré, 20 ans, dit avoir voulu mettre à l’écart la fillette pour qu’elle n’assiste pas à la scène. Les policiers l’ont plaqué au sol. Il dit avoir aussi fait l’objet de violences de la part des

policiers. « Ce sont les policiers qui devraient être à ma place », lançait le plus âgé, furieux de la façon dont l’interpellation a été effectuée.

Le tribunal a condamné le frère aîné à six mois de prison ferme qui s’ajoutent à la révocation partielle d’un sursis de mise à l’épreuve d’une précédente peine de six mois, soit douze mois ferme au total.

Son frère, Désiré, a été condamné à trois mois de prison ferme (cette peine pourra éventuellement être aménagée, sous la forme d’un bracelet électronique par exemple).

La Voix Du Nord

Un médecin suédois jugé pour avoir drogué, violé et séquestré une femme dans un «bunker»

Un médecin suédois avait enlevé une femme et l’avait enfermée une semaine dans un bunker, en septembre 2015, avant de se rendre à la police. Son procès s’est ouvert lundi.

Un médecin suédois est jugé à Stockholm pour avoir drogué, violé et séquestré une jeune femme en septembre 2015 dans un «bunker» aménagé afin de l’y retenir des année durant. Se faisant passer pour un Américain, le trentenaire, originaire du sud de la Suède, avait rencontré la jeune femme une première fois le 10 septembre 2015 chez elle à Stockholm, après qu’ils eurent établi un contact à distance. Ils avaient alors eu un rapport consenti.

Deux jours plus tard, il était revenu avec du champagne, des fraises et du jus de fruit bourrés de sédatifs. Il l’avait violée alors qu’elle était inconsciente puis transportée dans un fauteuil roulant jusqu’à sa voiture, équipée de fausses plaques d’immatriculation. Il avait fait sans encombres les 550 km séparant Stockholm de son domicile, près de Kristianstad, dans l’extrême sud du pays, où le généraliste jouissait d’une très bonne réputation.

Il avait installé la jeune femme dans un véritable bunker, construit à l’abri des regards, avec l’apparence extérieure d’un abri de jardin. Une cellule insonorisée, pourvue d’un lit et de toilettes, était accessible par deux épaisses portes à verrouillage électronique. Le médecin lui avait imposé des prélèvements sanguins et vaginaux pour s’assurer qu’elle n’était porteuse d’aucune maladie sexuellement transmissible.

Mais ses desseins avaient été rapidement contrariés. La sachant recherchée, il s’était rendu avec elle dans un commissariat de Stockholm moins d’une semaine plus tard, en lui demandant d’expliquer aux policiers que sa disparition n’avait rien d’inquiétant. Devant le comportement étrange du couple, les policiers avaient fini par interroger seule la victime, qui avait aussitôt révélé les faits. L’homme avait été interpellé.

Comparé par la presse suédoise à Josef Fritzl, cet Autrichien qui avait séquestré et violé sa fille Elisabeth pendant 24 ans, l’accusé, âgé de 38 ans, encourt la prison à vie pour enlèvement et viol aggravé. «Il désespérait de trouver une femme», a expliqué son avocate.

L’Essentiel

Sophie et Sébastien jugés pour avoir tué un militaire de sept coups de pioche

Sophie Richard et Sébastien Chantereau sont accusés d’avoir assassiné, à coups de pioche, Julien Thévenet le 24 janvier 2014. Leur procès pourrait se tenir avant l’été. 

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Cela fera deux ans, jour pour jour, ce dimanche 24 janvier : Julien Thévenet , 24 ans, sous-officier de la BA113 de Saint-Dizier, était tué de sept coups de pioche dans le garage de son pavillon de Somme-Suippe. La maison a été retournée. S’agit-il d’un cambriolage qui a mal tourné ? L’hypothèse ne convainc pas les enquêteurs, même si un téléphone a notamment disparu du domicile.

Deux semaines après les faits, le lundi 10 février 2014, Sophie Richard – veuve Thévenet, 25 ans, est interpellée avec son amant, Sébastien Chantereau, 27 ans, au domicile de ce dernier, à Reims. Placés en garde à vue, ils craquent rapidement et avouent l’assassinat.

L’Union

George Calin, un cambrioleur identifié et jugé 3 ans après les faits

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Ce 24 octobre 2012, une alarme retentit dans un calme quartier pavillonnaire de Saint-Martin-sur-le-Pré. Sur place, les policiers constatent que le portail a été escaladé et que le ou les intrus se sont dirigés vers l’arrière de la maison où ils ont forcé la porte-fenêtre de la cuisine. Une empreinte papillaire peut être relevée.

Il s’avère qu’elle appartient à George Calin, ressortissant roumain âgé de 23 ans à l’époque, il était de passage dans le secteur (il vivait en Belgique au moment des faits), dépourvu de moyens et ne « savait pas quoi faire  ».

Condamné à sept reprises depuis 2013 (après cette première affaire), il est actuellement incarcéré au Havre, dans le cadre d’une affaire de vol en bande organisée et de tentative d’homicide.

Il a reconnu sans ambages des faits «  banals datant du début de sa carrière de délinquant  », selon les mots du parquet qui a requis six mois de prison ferme.

Une peine entérinée par le tribunal de Châlons-en-Champagne, mercredi.

La victime, présente à la visio-conférence avec le prévenu, n’a quant à elle pas souhaité se constituer partie civile, ayant déjà été remboursée par son assurance pour les dégâts occasionnés.

Eddy Pirot plante un couteau dans le crâne de son voisin

Eddy Pirot, un Abbevillois 43 ans, est jugé à partir de ce lundi 25 janvier 2016 et pendant trois jours pour une tentative d’assassinat survenue le 20 mai 2014 à Abbeville. La victime a frôlé la mort. 

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Le sexagénaire, qui sera assis sur les bancs de la partie civile à partir de ce lundi 25 janvier 2016, a vu la mort de très près. Le 20 mai 2014, il a reçu plusieurs coups de couteau. Retrouvé dans une mare de sang, il a été gravement blessé mais il a survécu.

Ce soir-là, vers 20 heures, l’homme se trouve chez lui, dans un appartement situé au premier étage d’une résidence ODA (un HLM), rue Nestor-Letellier, quartier de Rouvroy à Abbeville. Il reçoit un voisin, Eddy Pirot. Il le connaît très bien puisque l’invité a été le concubin de sa fille.

Selon le scénario reconstitué par les enquêteurs, les deux hommes boivent un verre de vin, quand soudain, tout bascule. Eddy Pirot bascule dans une violence extrême. Il assène deux coups de poing au sexagénaire, puis cinq ou six coups de couteau. Il prend la fuite. La victime est grièvement touchée. La lame du couteau s’est cassée. Elle est restée plantée dans son crâne, au niveau de l’oreille droite.

L’Abbevillois comparait à partir de ce lundi 25 janvier 2016 devant la cour d’assises de la Somme pour tentative d’assassinat.

Courrier Picard

Guet-apens tendu aux pompiers à Ajaccio: Christian Richard, l’un des agresseurs mis en examen

Interpellé mardi en fin de matinée à Ajaccio, Christian Richard a été présenté hier à la juge d’instruction chargée d’enquêter sur l’agression de quatre pompiers et d’un policier le soir de Noël.

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Le jeune homme de 23 ans résidant aux Jardins de l’Empereur a été mis en examen pour « violences aggravées » sur les quatre secouristes et le fonctionnaire de police et « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d’emprisonnement ».

En l’occurrence, la justice le suspecte d’avoir activement participé à la préparation d’un guet-apens tendu à une équipe de sapeurs-pompiers d’Ajaccio.

À l’issue de son audition, il a été placé en détention.

Des « éléments matériels », notamment une vidéo, permettent de le rattacher directement aux préparatifs du feu allumé pour attirer les secouristes aux Jardins de l’Empereur.

Le jeune homme, connu de la police et de la justice pour des faits de vols et d’outrages, reconnaît avoir pris part à la mise en place du brasier mais nie catégoriquement être l’un des agresseurs.

Son avocat, Me Xavier Casimiri rappelle que Christian Richard bénéficie, « comme tout justiciable de la présomption d’innocence ».

Il s’agit de la cinquième mise en examen dans la procédure qui vise, outre l’agression des pompiers et du policier, des dégradations commises le 24 décembre au cours de l’après-midi.

Corse Matin

Tentative de meurtre de Youssef par Simon Campana : la piste raciste explorée

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Mis en examen pour « tentative de meurtre en raison de l’ethnie de la victime » le 21 janvier, Simon Campana est suspecté d’avoir voulu abattre Youssef Bouchafraoui le 11 janvier dernier à Biguglia.

Si les motivations de l’agent municipal de la commune de Furiani âgé de 43 ans n’ont pas encore été déterminées, l’homme pourrait être lié à un attentat perpétré en début d’année.

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, la villa en construction d’un homme d’origine marocaine avait été visée par un plasticage.

En garde à vue, Simon Campana « aurait reconnu son implication dans l’attentat », rapporte une source judiciaire.

Les enquêteurs de la police judiciaire en charge des investigations pourront-ils faire le lien entre les deux événements ?

« Pour l’heure ce qui est sûr c’est que par deux fois, des personnes d’origine maghrébines ont été visées », selon une source judiciaire.

Corse Matin

Dix ans de prison pour Kévin le braqueur d’un dabiste

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En juin 2013, le Marseillais Kevin Pagès avait tenté de braquer un employé de la Brink’s chargé de réapprovisionner le distributeur d’une Caisse d’Epargne. Douze ans de réclusion étaient requis.

Les lunettes visées sur le nez, le regard obstinément fixé sur le sol et les épaules basses, Kevin Pagès comparaissait ce jeudi devant la cour d’assises du Gard pour tentative de vol avec arme sur un salarié de la Brink’s chargé de réapprovisionner le distributeur de billets de la Caisse d’Épargne, boulevard Salvador-Allende, à Nîmes.

Une victime qui vit la peur au ventre

Quant à la victime, en pleurs à la barre, elle a livré un témoignage humble et émouvant sous les yeux d’un accusé hagard. Le salarié de Brink’s souffre des conséquences de ces multiples coups et blessures. Le second malfaiteur a pointé son arme de poing sur le torse à bout portant et crié : « Si tu bouges, je te fume. » Depuis cette agression, la victime vit la peur au ventre. Il a développé des crises d’angoisses qui ponctuent encore aujourd’hui son quotidien et celui de sa famille.

Après avoir délibéré pendant plus de deux heures, Geneviève Perrin a rendu sa décision. Kevin Pagès est condamné a dix ans de réclusion criminelle.

Midi Libre